
Tout en ayant travaillé parallèlement dans divers secteurs socio-éducatifs et culturels, Philippe Drumel, né en 1952 à Mons, partage sa carrière artistique entre le théâtre et les arts graphiques, à l’intérieur desquels la peinture et la bande dessinée ont une place privilégiée.
Au début des années 70, il retourne vers les études graphiques (Arts et Métiers, Métiers d’Art du Hainaut, Beaux-arts) pour se former à plusieurs disciplines : typographie, dessin, modelage, céramique…
A cette même période se montent ses premières expositions de peinture en Belgique et en France.
En 1974, lors de la conception de son premier projet de bande dessinée sur scénario de son ami Vincent Marchetti, Philippe rencontre Eddy Paape.
Cette rencontre le conforte dans son idée d’abandonner le style “gros nez” au profit du “réaliste”.
D’autre part, il travaille dès 1977 pour l’UNICEF. Il réalise pour cet organisme ce qui deviendra ses premières publications, des articles et des illustrations pour Le Forum de l’UNICEF.
En 1984, Philippe intègre l’équipe de la revue Séries B, co-organisatrice d’une exposition, Flics et truands dans la bande dessinée belge. Cette manifestation va être l’occasion d’enrichissantes rencontres avec bon nombre d’auteurs. Cette même époque voit se concrétiser ses premiers contacts avec Jean-Paul Mougin, rédacteur en chef d’(A suivre), autour du projet d’une longue histoire inspirée de ses souvenirs d’enfance en Afrique, projet finalement mis en sommeil.
Courant 1991, Philippe rend régulièrement visite à Antonio Cossu, Philippe Foerster et Gérard Goffaux lors de leur cours de bande dessinée à l’école des Métiers d’Art du Hainaut. Ces visites provoqueront la réalisation d’un court récit, publié plus tard dans Barracuda, un album collectif édité par l’école. Toujours en 1991, paraît le premier récit des dans (A suivre).
L'aventure au bout de la ligne (1992)
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Pigeon vole (1992)
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En attendant le soleil (1993)
Jean-Paul Mougin lui demande alors de concevoir une série sur le même thème, qui entraînera sur les années suivantes la publication de trois des quatre autres épisodes réalisés.
Ce sont ces récits que la Cafetière édite pour la première fois en album, le premier récit ayant été spécialement remanié par l’auteur.
En 1996, Philippe travaille sur deux projets, pour l’instant en suspens : le dessin d’un scénario de Denis Lapière, Une femme en prison, et une biographie dessinée, inspirée de la vie de Van Gogh.