Nouvelle page 2

 

Histoire

Sur un étroit plateau, long de 1.5 km d’est en ouest et large de 700 à 800m du nord au sud. En 56 av JC, les romains prirent possession du territoire du groupe celte des Agésinates et firent de l’oppidum du plateau leur Icolisma. Les invasions barbares successives multiplièrent les ravages. Puis vinrent les Wisigoths (412) qui pillèrent la première église bâtie sur cette acropole. Leur défaite de Vouillé (507), devant les francs de Clovis, assura à ce dernier, la maîtrise de l’Aquitaine. Après la mort de Clovis, le promontoire devint l’un des enjeux entre le duc d’Aquitaine et le Roi Pépin le bref. Ce dernier triompha. Après lui, Charlemagne, héritier de l’Angoumois, érigea la province en comté. Face aux envahisseurs normands, le Comte Turpion y laissa la vie, mais guillaume I) y gagna le surnom de ‘Taillefer’ pour avoir tranché en deux d’un seul coup d’épée, un chef viking.

Les Taillefer apportèrent puissance et gloire à leur comté et à leur ville perchée, bien enclose en ses murailles où l’Évêque Grimoard fit édifier une première église St Pierre (991 – 1015). Au siècle suivant, les rapports entre comtes d’angoumois et le roi de France s’envenimèrent et Henri II Plantagenêt rasa leur Château (1168). Peu après, Angoulême donna une reine à l’Angleterre, Isabelle Taillefer qui épousa Jean sans terre. Dans l’attente de son retour, son père, le comte d’Aimar III, fit édifier un nouveau château dont subsiste une tour polygonale, aujourd’hui bâtiment de l’Hôtel de ville. Rentrée en France après le décès de jean sans terre, Isabelle put se marier avec Hugues de Lusignan, lui offrant ainsi l’angoumois. L’extinction de la lignée entraîna le rattachement du comté à la couronne de France, sous Philippe le bel (1307).

La guerre de Cent ans qui entra à Angoulême en 1345, rendit l’angoumois à l’Angleterre (Traité de Brétigny, 1360). Il fallut toute la hardiesse de du Guesclin pour qu’il redevienne français. En 1494, naquis François I°, deux ans après Marguerite de Valois à Cognac. Devenu roi, il érigea le comté en duché au profit de sa mère, Louise de Savoie, et l’incorpora à la couronne  après la mort de celle-ci en 1531 ? C’est a lors que la ville hébergea discrètement Calvin (1533). Durant 30 ans, Angoulême souffrit des excès des protestants et des catholiques.

Malgré ces troubles, l’industrie papetière s’installa sur les rives de la Charente et des ses affluents et une bonne centaine de moulins battaient le chiffon.

A Ruelle, s’ouvrit en la Fonderie Nationale des canons de la Marine (1750). Au XIX°, la ville se dota d’une poudrerie (1819), puis du chemin de fer (1852 – 1853). Sa concurrence inquiéta les gabarriers de la Charente qui lui résistèrent offrant au port fluviale de l’Houmeau un trafic intense jusqu’au début du XX°.

Aujourd’hui, la ville a profité du développement des activités industrielles locales. La tradition de la papeterie demeure malgré la crise.

La création en 1973, du salon International de la bande Dessinée et le succès rencontré valent aujourd’hui à Angoulême sa renommée de ‘Ville de l’Image’. A cela, s’est ajouté des formations à la BD ou aux dessins animés assisté par ordinateur. Le CNBDI (Centre National de la Bande Dessinée et de l’Image) est le pôle culturelle de ce nouveau développement de la ville.

L'image et la BD :

La BD - Fin 1972, tout commence par la reprise à Angoulême, de l'exposition 'Dix millions d'images'. En 1974, un salon de la Bande Dessinée démarre. C'est Hugo Pratt qui signe l'affiche et Hergé, Reiser, Moebius, Tardi ou Bilal se mobilisent pour la manifestation§. En 1982, Claire Brétécher et Paul Gillon sont couronnés lors de la 10° exposition et en 1984, le festival s'offre une exposition sur la BD à New York. En 1989, vient la création d'un Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image (CNBDI). Il comprend un musée et une médiathèque. En 1986, le festival devient international. Il attire 200 000 passionnés chaque année.

Le Pôle Image - Aujourd'hui, la BD sort de ses bulles, s'anime sur les écrans et Angoulême se dote d'un pôle Image. Ce projet, maintenant effectif englobe des centres de formation, avec notamment une école des métiers du cinéma d'animation, et un pôle d'entreprises expertes dans le secteur de l'image.

Cliquez sur les points rouge de la carte. Ces lieux sont détaillés.

Se promener :

- Remparts Nord : Vue plongeante sur la Charente et le quartier St Cybard, jusqu'à 10-15 km.

- Remparts Sud : Vue sur la Vallée de l'Anguienne et ses coteaux.

- Cathédrale St Pierre : Elle date du 12° siècle. En partie détruite en 1562 par les Calvinistes, elle a été restaurée en 1634 et , surtout à partir de 1866, selon les goûts d'Abadie. La façade de la cathédrale permet d'admirer un grand tableau sculpté de style poitevin où plus de 70 personnages, statues et bas-reliefs illustrent le thème du Jugement dernier. Un Christ en majesté, entouré des symboles des Évangélistes, d'anges et de saints dans des médaillons président l'ensemble.

- Musée des Beaux Arts : Il occupe l'ancien évêché du 12° siècle qui a été remanié au 15 et 16° siècle et vaut le détour pour la qualité de ses collections d'art africain et océanien et pour le casque d'Agris. Le musée abrite une collection d'objets médiévaux, des céramiques régionales, des peintures françaises des 18 et 19° siècle et des oeuvres d'artistes charentais.

- Musée de la Société d'Archéologie : Il rassemble dans ses salles et dans un jardin des collections de préhistoire départementale, des mosaïques gallo-romaines, des collections lapidaires, de l'époque gallo-romaines au 18° siècle et diverse sortes d'antiquité régionales.

- Hôtel de Ville : C'est Paul Abadie, l'architecte du Sacré Coeur, qui le construisit dans le style gothico-renaissance entre 1858 et 1868, à l'emplacement du château des comtes d'Angoulême. De ce château, il ne subsiste que la tour octogonale, ancien donjon des 13 et 14° siècle et une tour ronde du 15° siècle, dans laquelle serait née Marguerite d'Angoulême.

- Hôtel St Simon : C'est le siège du Fond régional d'Art contemporain Poitou-charentes. On peut y voir des oeuvres récentes représentatives de la créativité artistique internationale.

- Le CNBDI : Son architecture signée Roland Castro mêle le moderne et l'ancien, avec des structures futuristes de métal et de verre, et des fractions de bâtiments industriels du début du siècle. Médiathèque et musée de la Bande Dessinée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Médiathèque - Installée au 1er étage, elle reçoit en dépôt légal un exemplaire de tout ce qui est édité en madère de BD (magazines et albums) et rassemble la quasi-totalité de la production française depuis 1946. Vous pouvez consulter librement un important fonds d'albums et de renies, et regarder des cassettes vidéo.

Musée - Un hommage est rendu aux grands auteurs de la BD (au rez-de-chaussée), avec une ou plusieurs planches ou dessins originaux et parfois un écran lumineux assorti de commentaires enregistrés. Des films vidéo retracent les grands moments de la BD. Parmi les précurseurs citons le Suisse Töpffer (milieu du 19e s.),
Christophe (La Famille Fenouillard, 1889), Pinchon (Bécassine, 1905), Forton (Les Pieds Nickelés. 1908), Alain
St-Ogan (Zig et Puce, 1925). Un peu plus tard, signalons, parmi une infinité de talents, les Belges Hergé (Tintin,
1929) et Franquin (Gaston Lagaffe, 1957), les Américains Raymond (Flash Gardon, 1934} et Schulz (Peanuts,1950) et, en France, Goscinny et Uderzo {Astérix, 1959), Gotlib, Claire Bretécher, Reiser, Bourgeon, Wolinski Loustal, Bilal, Baudoin, Tardi, Teulé.

- En face du CNBDI. L'ancienne papeterie Bardou-Le Nil, autrefois spécialisée dans la fabrication du papier à cigarettes, fonctionna jusqu'en 1970. On voit encore ici une des six roues à aubes en métal qui, placées dans les canaux ou coursiers, fournissaient l'énergie à la fabrique, jusqu'au moment où on passa à l'électricité. Avec ce musée de l'industrie papetière, vous découvrez l'activité traditionnelle d'Angoulême, née de la pureté des eaux de ses rivières. Imaginez qu'au 17e s. près de 100 moulins de la ville fournissaient du papier filigrane à la Hollande. Sous le titre « Imaginaires d'usines », on apprend les différentes phases de la fabrication industrielle du papier et du carton. La matière première - d'abord les chiffons, ensuite le bois et les déchets de papier - est transformée en pâte puis en feuille. Depuis l'invention en 1799 par Louis-Nicolas Robert, de la machine à papier, la feuille est produite en ruban continu. Une fois séchée, elle subit encore de nombreux traitements avant d'obtenir sa consistance définitive.

 

RETOUR