
Fiche Descriptive :
| Superficie | 2 101 ha |
| Population (90) | 738 habitants |
Présentation:
Autrefois,
dénommée St Cybard-des-Eaux, la commune de St Cybardeaux s'étale d'Est
en Ouest le long de la vallée de la Nouère.
De chaque côté de cette vallée s'élèvent des plateaux ondulés, surplombés par la butte des Bouchauds, lieu historique considérable. A son sommet, fut en effet édifié l'un des plus grands théâtres Gallo-Romain d'Europe. L'ensemble su site archéologique est actuellement propriété du conseil Général de Charente.
Si
le bourg fut, sous l'Ancien Régime un important relais de poste, son histoire
fut marquée par quelques personnalités qui auront su rester au pays tout en
occupant de plus larges responsabilités. Citons avant out un de ses maires et
conseiller général, le Docteur Amiott, médecin de marine qui servit à bord
du bateau transportant la Statue de la Liberté du Havre à New-York au début
du siècle.
De
plus, le cimetière compterait aussi l'un des derniers compagnons de Napoléon
à Ste Hélène.
Traditionnellement,
la commune tirait sa principale ressource de la vigne. Vers 1880, l'arrivée du
phylloxéra provoqua l'abandon des terres viticoles qui furent reprises ensuite
par de nouveaux arrivants , originaires de Vendée et des Deux-Sèvres. Inexpérimentés
au travail de la vigne, les nouveaux venus développèrent la culture céréalière
et pratiquèrent l'élevage, changeant du même coup l'orientation agricole
traditionnelle de la commune.
Grâce
à l'utilisation des plants de vigne américains, qui permirent de mieux résister
au phylloxéra, le vignoble s'est recréé à partir du début du XXème
siècle. C'st depuis cette époque que la production de raisin destinée au
Cognac et au Pineau prit une ampleur considérable.
Depuis
l'activité agricole de la commune se partage principalement entre la culture céréalière
et la viticulture, cette dernière apportant sa principale ressource avec la
production de Pineau et cognac.
La
population de St Cybardeaux était de 855 habitants en 1914. Elle est désormais
de 726 habitants (recensement de 1986) dont 350 regroupés dans le bourg même.
Ce
chiffre devrait être à la hausse depuis la création d'un lotissement et
l'arrivée de nouvelles familles.
La
part des actifs ayant un emploi sur la commune concerne avant tout les
exploitants agricoles. A l'image du milieu rural, les petites exploitations
tendent à disparaître au profit des plus grosses, mais ce mouvement semble
encore assez peu perceptible. A titre d'exemple, la douzaine d'exploitation
viticoles du hameau de Dorgeville a été ramené, en 40 ans, à 4
exploitations.
Cette
population agricole en baisse serait compensée par l'arrivée de nouveaux
habitants qui pratiquent en majorité leur activité professionnelle en dehors
de la commune, généralement sur Rouillac, Jarnac, Cognac ou Angoulême.
La
commune ne possède pas de POS, mais dispose d'un plan communal qui sert de base
de planification dans les projets de construction.
Elle
réalise actuellement, en collaboration avec la DDA, des travaux
d'assainissement qui ne seront pas prioritaires sur les aménagements d'entrées
de bourg. Toutefois, ces travaux sont une opportunité à saisir pour réaliser
l'enfouissement des réseaux aériens et embellir certaines entrées.
La
particularité majeure de la commune est de posséder un bourg central, St
Cybardeaux, autour duquel rayonne plusieurs hameaux dont une grande partie est
situé en zone limitrophe (Ste Catherine, Bois-Raymond, Dorgeville, Grosville,
Dauves, Les Bouchauds). Ainsi certains hameaux comme Ste Catherine et Dauves
sont traversés par les limites respectives d'Echallat et Gourville.
Cette
situation semblerait agir sur le comportement des habitants, sur leur
identification à leur lieu de vie et sur l'organisation de leurs activités
quotidiennes. Par conséquent, l'aménagement des entrées de bourg devra faire
l'objet d'une concertation entre les communes.
Élément du Patrimoine :
Villes, villas ou constructions romaines : Voir le Théâtre Gallo-romains.
Églises romanes : Le bas du clocher en coupole est d'une époque très reculée. Il remonte au roman primaire. L'abside gothique est fortement inclinée au nord. La nef a été élargie par un bas-côté gothique du XVème siècle. Sur les modillons au mûrs sud de la nef, l'homme est représenté barbu, avec la face et le bras appuyé sur la hanche. La femme est représentée nue, la tête en bas et se tenant les pieds avec les mains. On y voit aussi l'oiseau, symbolisme de l'orgueil, et l'homme rongeant un os. Style barbare.
Toponymie (origine du nom des lieux):
Ce village s'est construit autour d'une Eglise dédiée au Saint Patron de l'établissement dont elle dépendait, l'Abbaye de St Cybard d'Angoulême. Mais pourquoi cette terminaison en -eaux-? On sait par plusieurs documents religieux que le village se nommait Sanctus Eparhius de Ilicibus au XIIème siècle, devenu St Cybard d'Elz vers la fin du Moyen Age. st Cybard d'Elz fut plus tard compris St Cybard d'Eu, qui désigne l'Yeuse (Chêne vert). Le terme -euze- existe d'ailleurs en patois charentais. Le toponyme indique donc que les premiers bâtiments s'élevèrent dans un ancien bois de chênes verts défrichés. Le nom évolua de St Cybard d'Eu vers St Cybard des Eaux par déformation.
Présents sur la commune :
Dorgeville : Le nom du lieu est à lire comme la villa du sieur Dorge. Dorge est un patronyme signifiant à l'origine un cultivateur ou vendeur d'orge.
Les Bouchauds : Les bouchauds représentent la francisation de l'ancien terme latin -boscalis- (=l'étendue de bois) qui a donné boscal dans le sud de la France et bouchau dans les parlers charentais. Le mot dérive du latin boscus (=bois) et indique que le village s'est bâti à l'emplacement d'une forêt défrichée à l'époque Gallo-Romaine . Signalons que les archéologues identifient Les Bouchauds à l'ancienne cité de Germanicomagus (le marché de germinacus), une importante station de la via Agrippa de Lyon à Saintes.