
Fiche Descriptive :
| Superficie | 2 581 ha |
| Population (90) | 686 habitants |
| Marché | Le Mercredi matin |
| Foire | Le 13 de chaque mois |
Présentation:
Les
paysages de la commune sont variés. Le sud et l'ouest connaissent une
topographie de colline (versants, buttes). Des coteaux calcaires au N-E. de
Bouchauds et au sud de Laubertière font l'objet d'une reconnaissance au
niveau européen (sites Natura 2000) pour leur intérêt floristique et
faunistique. A l'exception de quelques zones
N.E., du
fond de
vallée de
la Charente.
Il s'agit
donc d'ambiances plus fraîches et plus humides. Le bourg de Genac est
implanté aux abords du ruisseau de Mosnac (appelé aussi du Node ou des Nodes)
qui traverse la commune d'Ouest en Est Une source (La Gordelière ou les
Gordelières) l'alimente sur la D 117 en contrebas d'Ecquechave. Lors de la
construction du lavoir associé à cette source au XIXème siècle,
d'anciens canaux
cimentés (probablement
romains) ont été découverts.
Au
Moyen-Age, de nombreux fiefs dépendaient de la châtellenie de Genac, qui
elle même faisait partie de la baronnie de Tourner. L'église St-Pierre, de
style roman, classée en 1980 a été ruinée puis restaurée au XVIème
siècle. Une maison renaissance dans le bourg sur la D 118 présente un beau
portail qui donne accès à un logis restauré,
accompagné d'une tour ronde.
Le principal fief était celui d'Aiguechave. Il a appartenu aux seigneurs de
Gourville jusqu'en 1215, date à laquelle il a été approprié à Hugues d'Aiguechave.
Il revient aux seigneurs de Gourville au XVème siècle.
Moulin
était aussi un fief important jusqu'en 1635. Cette terre appartenait à René
Prévost, écuyer, puis à la famille « La porte aux loups ». La propriété
a été confisquée à la révolution et vendue en trois lots. Il s'agit
encore aujourd'hui d'un bel ensemble architectural réutilisé en exploitation
agricole. Sur ce site, une belle façade XIXème en particulier,
met en valeur un bâtiment plus ancien. Enfin, le village de Cerceville
abriterait dans son sol d'anciens souterrains ayant servis de refuges pendant
la deuxième guerre mondiale.
Pont sur la Charente à la Touche de Genac
Élément du Patrimoine :
Monument de la dernière époque de la période romaine : Nef voûtée en ogive romane. Arcs doubleaux, chapiteaux des colonnes en feuillage à crochets comme dans les églises gothiques. Consoles sculptées pour soutenir les colonnes. Sur l'une d'elles est la Vierge ayant le bandeau royal sur la tête et une de ses mains sur la poitrine. Elle est entourée de deux anges qui soutiennent son bandeau. Le sanctuaire est du style ogival le plus moderne. A l'entrée, coupole ovale sur des arceaux fort ogivés.
Voir aussi Le Logis de Moulins
Toponymie (origine du nom des lieux):
Au début du XIIème siècle le village se nommais Agenaco. Il constitue l'héritière de l'ancienne Agenacum ou Villa Agini. Le village s'est donc développé à partir du domaine d'Aginus, un riche propriétaire terrien de l'époque gallo-romaine. Mais comment le mot Agenacum est-il devenu Genac. Il faut savoir qu'au Moyen Age, il était courant de ne pas mentionner la préposition -à-. On disait ainsi indifféremment 'je vais à Agenac' ou 'je vais Agenac'. Plus tard, cette dernière phrase fut comprise comme 'je vais à Genac'.
Présents sur la commune :
Cerceville : On pense que Cerceville est l'ancienne Cercii Villa ou Villa de Cercius.
Ecquechave : Le nom actuel est assez énigmatique, mais celui que portait le lieu au XIIème siècle Acquavaca est beaucoup plus parlant puisqu'il signifie eau libre (aqua=eau, vaca=libre).
Laubertière : Le village a été construit en un lieu dangereux. Laubertière vient en effet du latin lupus (=loup) auquel fut rajouté le suffixe -aria- (=lieu ouvert). Laubertière est donc 'L'endroit hanté par les loups'.