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Fiche Descriptive :

Superficie 1 291 ha
Population (90) 589 habitants

Présentation:

La commune de Gourville d'une superficie de 1291 ha, est située à 8 km de Rouillac et 27 km d'Angoulème.

Le bourg de Gourville a été construit sur une ancienne place forte des Wisigoths. C'est une paroisse qui, avant 1789, dépendait du Poitou (avec celles de Marcillac, Lanville, Mons et Bonneville) et constituait une enclave dans l'Angoumois. Au Moyen-Age, les seigneurs de Gourville dominaient ce territoire. La châtellenie de Gourville (devenue baronnie sous Henri IV) possédait une forteresse détruite à la révolution. Il en reste aujourd'hui un tiers du coté nord, une tour carrée, deux corps de logis et quelques fossés. En dehors de Gourville même et de son château, il existait deux principaux fiefs : celui des « Lentilles », situé au village de Ferrière (logis noble) appartenant aux seigneurs de Gourville ; et l'ancienne seigneurie de Montaigon, avec son logis du XVIème siècle, dans une île formée par deux bras du ruisseau de l'Auge. Ce dernier fief relevait du domaine de Marcillac.

L'église romane du XIIème siècle de l'Assomption à Gourville est considérée comme une des plus belles du département. Elle était à la fois prieurale et paroissiale, et appartenait au riche diocèse d'Angoulème. Elle a été très éprouvée par la guerre de 100 an, puis par les guerres de religion au XVIème siècle. Il ne reste plus du prieuré de Gourville qu'une petite tour ronde sans étage, derrière le chevet de l'église.

Le château a connu de nombreuses modifications. Il est toujours occupé et n'a cessé de l'être. Des oubliettes et des souterrains aujourd'hui éboulés permettaient d'aller jusqu'au théâtre des Bouchauds.

 

Château de GourvilleLa population de Gourville était d'environ 1100-1200 Hab. jusqu'aux années 1880. La chute de la population a été très nette jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale, où elle s'élevait alors à 500 Hab. Dans la deuxième partie du XXème siècle, la population se stabilise autour de ces chiffres. La population communale devrait augmenter prochainement (lotissement, HLM prévus). La commune a réalisé d'autre travaux de grande ampleur, comme la construction d'un groupe scolaire neuf, d'une maison de retraite, mais aussi à partir de 1999, la mise en place du tout à l'égout et d'un station d'épuration. Dans le bourg même, sur la D 736, d'importants aménagements ont été réalisés (terres pleins centraux avec plantations, fontaine, parking) incitant les automobilistes à ralentir et encourageant l'arrêt pour la découverte du lieu.

 

Élément du Patrimoine :

Monuments de l'époque du Moyen-age et de la Renaissance : Corlieu raconte qu'un de ses ancêtres "vint icy durant les guerres des anglois, et s'estant emparé du chasteau de Gorville, à quatre lieues d'Ensgolesme, le tint à force pour ceux de sa nation, jusques à la réduction de Guienne qu'il le rendit". Il reste de ce château une tour carrée couronnée de mâchicoulis, dont les murailles sont fort épaisses. Cette tour, et quelques parties peu importantes, sont les seules qui puissent appartenir au XIVème siècle. On aperçoit encore les vestiges des douves qui entouraient l'enceinte féodale.

Monuments importants  du roman Fleuri (XIIème siècle) :  Ancienne église à coupoles. Fenêtres étroites et basses. Au mur du nord de la Nef est un fragment de mur d'une église primitive, conservé lors de la construction de l'église à coupoles. La chapelle latérale, au midi, a été construite par les seigneurs de Gourville. On y voyait leur écusson sur la litre : Un lion hissant. Le clocher, la voûte et le portail sont de style ogival.

 

Toponymie (origine du nom des lieux):

Gourville constitue l'héritière de l'ancienne Gothorum Villa ou domaine des Goths, domaine agricole uniquement peuplé de Goths. Ces Goths étaient plus précisément des Wisigoths venus s'établir là sous le Bas-Empire, à une époque où les romains facilitaient l'immigration. Le village se nommait Godorvilla à la fin du XIIème siècle.

Présents sur la commune :

Les Cailletières : On a cru reconnaître dans le nom du village, la racine gauloise -caliavo- (=caillou). Ce qui laisse penser que les premières maisons furent édifiées sur un terrain caillouteux. 

 

 

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