
Fiche Descriptive :
| Superficie | 2 927 ha |
| Population (90) | 1761 habitants |
| Marché | Le Samedi matin |
| Foire | Le 27 de chaque mois |
Présentation:
Rouillac,
chef lieu de canton, se localise à 25 kilomètres d'Angoulême (par la route
départementale 939) et à 25 kilomètres de Cognac (par la route départementale
756). En effet, la commune est bâtie au point d'intersection de ces deux axes
de communication majeurs. Elle bénéfice d'une bonne desserte routière qui
la relie a Cognac, Ruffec, Echallat (D14), Angoulême, Anville (D64). Cette
commune de 2927 habitants s'inscrit dans un paysage agricole et vallonné. Son
site d'implantation se situe de part et d'autre de la rivière La Nouère Le bourg de Rouillac se développe à partir de cette petite
vallée dominée de tous cotes par des coteaux.
Rouillac
occupe un secteur à forte tradition agricole depuis que les Celtes et les
Gallo-romains lui auraient légué le nom de Rullus Aquum, en raison de la présence
sur le site de la villa d’un nommé Rullus. Si aucune trace ne confirme
cette assertion, la découverte d’une statuette de la déesse Epona plaide
pour l’antiquité de Rouillac. Protectrice des chevaux dans le panthéon
gaulois, Epona est toujours représentée en compagnie de cet animal. La
figurine découverte près de l’église de Rouillac montre la déesse juchée
en amazone sur un petit cheval (en celte : épos). Rouillac prétend
qu’il faut y voir l’origine de
l’élevage chevalin qui fit sa réputation
durant des siècles.
Fondée dans le troisième quart du XII° siècle et mutilé par les
protestant en 1562, l’Eglise St Pierre bénéficia de diverses
restaurations aux XVII, XVIII et XIX° siècle. La construction en croix latine se veut d’une grande sobriété. La souche rectangulaire du clocher
supporte une tour octogonale à deux étages.
A
l’entrée du bourg, le Logis de Boisbreteau, construit par Jean de Curzay
(XV-XVI°) à perdu sa tour d’origine.
Les
sols calcaires sont majoritaires, ils sont favorables à la culture de la
vigne, des céréales et des oléagineux.
Les
transactions commerciales ont toujours été importantes à Rouillac. Du fait
de cette activité et de la vigne. Rouillac est un bourg riche comme en témoignent
ses belles demeures. A la période faste du Second Empire où se construisent
de nombreuses maisons succède celle du Phylloxéra. Les cultures remplacent
la vigne.
Les
progrès techniques, les mutations agricoles ont modifiés les pratiques et
par conséquent les paysages. Aujourd'hui, bien que le nombre des
exploitations agricoles ait diminué (23 contre 59 en 1988), le secteur
agricole représente un secteur économique important. Trois grands types
d'activités caractérisent l'agriculture rouillacaise : les céréales oléagineux,
la viticulture, l'élevage.
L'activité
industrielle est diversifiée même si nous notons une part importante de
petites entreprises de B.T.P.
Le complexe Renault-Bisquit de Lignières est un centre de production d'eau de
vie de grande qualité, implanté sur un vignoble de 100 hectares ; il fait
appel à une main d’œuvre agricole, ouvriers, employés, techniciens. Quant
au secteur tertiaire, nous recensons un nombre important de commerces et de
services divers, lié à la fonction de chef-lieu de canton.
Depuis
1975, la population active n'a cessé d'augmenter. De nombreux actifs
travaillent sur la
Rouillac
a un rôle administratif non négligeable qui lui permet de concentrer les équipements
publics importants, un rôle économique par la présence d'un tissu
commercial et industriel développé. La commune doit profiter de ces atouts
sans pour autant perdre son caractère et son identité rurale.
Domaine de Lignières – 3 km au nord – Propriété de la société Ricard et du cognac Bisquit, il s’étend sur 350 hectares d’une terre riche, dont 200 de vignobles d’un seul tenant. Une exploitation vinicole avant tout, la plus étendue du département. Au centre de la propriété, le Château construit (1892-1898) en style néo-renaissance se présente comme une imposante bâtisse.
Quelques vues aériennes :
Élément du Patrimoine :
Monuments importants du roman Fleuri (XIIème siècle) : Belle église en croix latine. abside, absidioles et nefs voûtées en plein cintre. Coupole au centre des transepts. Fenêtres gothiques à l'ouest qui dépare l'unité du style. Clocher octogone.
Voir aussi le Château de Lignières
Voir aussi Le Logis de Boisbreteau
Toponymie (origine du nom des lieux):
Rouillac constitue l'héritière de l'ancienne Rulliacum ou Villa Rulii. Le village s'est donc développé à partir du domaine de Rullus, riche propriétaire terrien de l'époque gallo-romaine.
Présents sur la commune :
Boisbreteau : Le nom actuel du lieu constitue une francisation opposée de celui qu'il portait au Moyen Age : Nemus Bertaldi (bois de bertald, bertaldus ou Bertrand). Bertaldus est un patronyme typique de l'époque Gallo-romaine, associant un nom d'origine germanique, Bertald, à un suffixe latin -us-. Bertalda est formé de deux racines germaniques berht (=brillant) et waldan (=gouverner).
Le Breuil : Il s'agit d'une terme local désignant un bois de plaisance, une petite forêt privée ceinte de mûrs ou de haies.
Lignières : Le nom que portait le village au XIXème siècle, Linières va nous fournir son étymologie. En effet, on appelait au Moyen Age, Linières, les terres où l'on cultivait le lin. Du latin linaria (=champs de lin). Le lin, plante à petites fleurs bleues, servait autrefois à tisser les vêtements et les voiles de bateaux. A la Renaissance, les graines étaient utilisées par les imprimeurs pour fabriquer leurs vernis. Le nom du lieu indique qu'il s'agissait d'un grand domaine car le lieu ne peut être semé deux fois au même endroit et éxige de grandes rotations des sols. Signalons que le suffixe latin -aria- (=espace) est très répandu en toponymie.
Puy Boissard : Cela signifie littéralement 'la colline de Boissard'