Émile Nelligan



   

      Émile Nelligan est né à Montréal en 1879 de David Nelligan, venu d'Irlande, et d'Emilie Amanda Hudon, de Rimouski. Il a fréquenté plusieurs écoles, entre autre le collège Ste-Marie, mais il le quitta en mars 1897 pour s'inscrire à l'École de littérature de Montréal. Il écrit la plupart de ses poèmes entre l'âge de 17 et 20 ans. Son premier « Rêve Fantasque » fut publié dans un journal de l'époque sous le pseudonyme d'Emile Kovar. Il publia plus de vingt poèmes dans des revues littéraires. Son plus populaire est sans aucun doute « Le Vaisseau d'Or » et son premier recueil de poésie sera publié en 1904. À l'âge de dix-neuf ans, il sombre dans une schizophrénie avancée et ses poèmes sont de plus en plus noirs et le suicide se dessine dans ses poèmes. Tout le monde le prend pour un fou, mais il n'a qu'une maladie nerveuse. En 1899 il est conduit à l'asile. Il meurt le 18 novembre 1941 à l'âge de 62 ans de plusieurs causes.

      Certains pensent que son intérêt pour la poésie s'est éveillé lors de son séjour à l'école Mont St-Louis. L'influence à écrire lui est venue de poètes symbolistes tels que Verlaine, Baudelaire, Rodenbach, Rolinat et Edgar Poe. La musique de Chopin et Paderewski lui tiennent particulièrement à coeur. Sa poésie reflète un coeur prématurément meurtri et une très grande sensibilité. Trois de ses poèmes résument son destin d'homme et d'artiste. Son originalité fait de lui le plus grand poète québécois.


Le Vaisseau d'Or
Rêve Fantasque