UN HOMME DE SCIENCE ET DE FOI
BLAISE PASCAL (1623-1662)
Un génie scientifique précoce
Pascal naît à Clermont-Ferrand en 1623. Après la mort de sa mère, son père s'installe à Paris, dans le but de favoriser les études du jeune Blaise. L'enfant est un génie précoce : à seize ans, il publie un premier ouvrage scientifique remarqué (Essai sur les coniques). Trois ans plus tard, suivant sa famille à Rouen, il invente la machine à calculer, l'ancêtre de nos ordinateurs et calculatrices modernes. A la base des calculs de probabilités, il s'est aussi intéressé à l'étude de l'apesanteur.
L'homme engagé
Pascal n'est pas pour autant prisonnier des sciences. Il correspond avec Christine de Suède, fréquente des nobles, lit les philosophes antiques et Les Essais de Montaigne. Très proche des jansénistes, il les soutient, et lorsque la puissante Sorbonne les accuse d'hérésie, il publie les Lettres provinciales, de 1656 à 1657 et réussit à intéresser le public pour de complexes problèmes de doctrines religieuses. Mais le succès n'est pas sans déplaire à certaines personnes, les jésuites notamment, qui usent de leur influence pour faire censurer le livre. Pascal doit alors se cacher et change d'identité plusieurs fois pour échapper à la police.
Une fin de vie sous le signe de la passion religieuse
Transformé par ce qu'il appelle la "nuit de feu", c'est à dire la nuit où il a reçut la révélation de Dieu, Pascal fréquente de plus en plus assidûment Port-Royal les Champs, et est renforcé dans sa foi par le miracle de la guérison d'une de ses nièces au contact d'une relique de l'abbaye. En 1658, Il élabore le plan d'une vaste apologie de la religion chrétienne, que nous connaissons sous le nom de Pensées. Un an plus tard, il tombe profondément malade, ne peut plus travailler et meurt quelques années plus tard laissant inachevée son œuvre principale.