|
Les divertissements royaux sont des spectacles avec chant, danse, musique. D'une pièce à l'autre, le mélange se fait plus harmonieux. Les Fâcheux (1661), Monsieur de Pouceaugnac (1669), Le bourgeois gentilhomme (1670) pièce à grand spectacle écrite avec la collaboration de Lully et sans lequel la pièce n'aurait sans doute pas eu autant de succès à l'époque, Le Malade imaginaire (1673).
Les grandes comédies sont au nombre de quatre. Toutes écrites dans la même période de sa vie, entre 1662 et 1666, elles abordent de graves problèmes de la société de l'époque (le mariage et la condition de la femme ; les faux dévots hypocrites ; les libertins ; le manque de sincérité et l'attachement aux conventions, la nécessité de paraître). Ce sont : l'École des femmes (1662, inspiré par son mariage avec Armande Béjart, de vingt ans sa cadette), Tartuffe ou l'imposteur (1664, interdite la même année), Dom Juan (1665, interdite la même année), Le Misanthrope.
Les procédés comiques
Molière utilise une grande variété de procédés comiques :
Comique de geste (particulièrement utilisé dans la farce) : mimiques, déplacements, jeux de scène...
Comique de mots : répétitions, inventions verbales, accumulation, substitution de mots, passage du coq à l'âne, interruptions régulières, etc.
Comique de situation : rebondissements, quiproquos. Ce procédé est lié aux circonstances de l'intrigue.
Comique de mœurs ou de caractère : critique d'une mode, d'une classe sociale, d'un comportement.
|
|