La concordance des temps

La concordance des temps

La concordance des temps est la correspondance qui existe entre le temps du verbe de la proposition principale et celui de la proposition subordonnée.
J’ai dit que je l’avais brisé.

La proposition subordonnée exprime un fait qui passé par rapport à l’action principale qui est elle aussi au passé. Mais elle pourrait fort bien être antérieure, simultanée ou postérieure par rapport à cette action principale.

Dans le tableau, les différentes correspondances ont été envisagées en fonction du sens et de la chronologie. Souvent le choix est possible. Il faut alors employer le temps qui reflète au mieux la pensée.

Verbe principal   Verbe subordonné
  Antériorité Temps du passé, imparfait, plus-que-parfait. De l'indicatif au subjonctif.
Présent de l'indicatif Simultanéité Présent de l'indicatif. Présent du subjonctif.
  Postériorité Futur indicatif. Présent subjonctif.
  Antériorité Plus-que-parfait. Indicatif ou subjonctif
Passé de l'indicatif Simultanéité Imparfait. Indicatif ou subjonctif
  Postériorité Conditionnel présent. Imparfait du subjonctif.
  Antériorité Temps du passé, imparfait de l'indicatif.
Futur de l'indicatif Simultanéité Présent de l'indicatif ou du subjonctif.
  Postériorité Futur de l'indicatif. Présent du subjonctif
  Antériorité Plus-que-parfait du subjonctif
Conditionnel présent Simultanéité Imparfait du subjonctif
  Postériorité Imparfait du subjonctif

Face à une propositions subordonnée il faut se poser la question : " le verbe de la subordonnée est-il à l'indicatif ou au subjonctif ? ". S’ensuit les diverses possibilités qui sont liées aux temps.

* Lorsque le verbe de la subordonnée est à l'indicatif : tous les temps sont possibles si la principale est au présent ou au futur. On utilise le temps comme si la subordonnée était une indépendante.
Je croit qu'il dort maintenant.. Je crois qu'il a dormi ce matin. Je crois qu'il dormait lorsque je suis entré…

Si le verbe de la principale est à un temps du passé, la subordonnée se conjugue :
- à l'imparfait ou au passé simple lorsque le fait est simultané.
Il a dit qu'il ne dormait pas lorsque je suis entré. Il me parla dès que j’entrai;
- au conditionnel présent ou au conditionnel passé si le fait est postérieur .
Il a dit qu'il serait absent demain;
- au plus-que-parfait ou au passé antérieur si le fait est antérieur.
Il a dit qu'il avait dormi avant mon arrivée. Il se leva dès qu'il prît son médicament.
Le présent de l'indicatif dans la subordonnée peut exprimer un fait intemporel non soumis à la règle des temps.
Jean m'a dit que l’argent se dépense trop vite.

* Lorsque le verbe de la subordonnée est au subjonctif et que la principale est au présent ou au futur, la subordonnée se met :
- au présent du subjonctif si le fait est simultané ou postérieur.
Il demande que tu prennes l’avion immédiatement. Il voudra que tu prennes l’avion tout de suite. Il préférera que tu arrives demain.
- au passé du subjonctif si le fait est antérieur.
Il se doute que tu n’aies pas voulu le rencontrer.
Si elle est à un temps du passé, la subordonnée se met :
- à l'imparfait du subjonctif si le fait est simultané ou postérieur
Nous avons souhaité qu'il prît l’avion immédiatement.
- au plus-que-parfait du subjonctif si le fait est antérieur.
Il voulait que tu fusses arrivé avant son départ.
Après un conditionnel présent, si le verbe de la subordonnée doit être au subjonctif, il se met au présent ou à l'imparfait.
Je voudrais qu'il arrive avant son départ ou Je voudrais qu'il arrivât avant son départ.