Plus que jamais: Non a l'Euro !

PLUS QUE JAMAIS: NON A L'EURO !

 
 

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L'effondrement des marchés boursiers touche toute la planète. Pendant des mois, les " experts " de tous bords ont martelé : la " crise asiatique " est jugulée, elle se limitera à ce continent.

Aujourd'hui, la Russie et l'Amérique latine sont entraînées dans le tourbillon. A Wall Street 3 000 milliards de dollars ont disparu en Fumée depuis le 17 juillet.

Le Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht dénonce la campagne mensongère sur le " paratonnerre " que representerait l'euro. Ils savent tous que ce n'est pas vrai. Les milliards disparus à Wall Street sont en large partie ceux des fonds de pension américains. Cette crise va accentuer les exigences de la spéculation internationale. Telle est la raison de l'offensive en cours contre les régimes de retraite dans tous les pays européens.

Au cours des dernières années, les gouvernements soumis au traité de Maastricht n'ont eu de cesse de répéter: pour préparer le passage à la monnaie unique, il faut reduire les déficits publics.

Au nom de l'euro, on a privatisé, démantelé les services publics, attaqué les régimes de retraite, les systèmes de protection sociale, ruiné les Paysans, porté coup sur coup au système d'enseignement.

Dans les derniers mois, la Banque centrale européenne a accentué sa pression, exigeant que les gouvernements démantèlent les conventions collectives, liquident les statuts, développent la flexibilité, l'employabilité. Le résultat est là. Ce pillage des biens publics et des conquêtes ouvrières a nourri la spéculation internationale.

Aujourd'hui, la bulle de la spéculation crève. Que déclare la Banque centrale européenne ? Qu'il faudra accélérer l'oeuvre de destruction. Le commissaire européen en charge de la monnaie unique, Yves Thibault de Silguy, explique : " Face à la crise financière actuelle, l'Europe ne doit surtout pas changer de politique économique, mais au contraire poursuivre ses efforts de réduction de déficit public ". Il importe de " donner les messages de confiance aux marchés. Il y a encore du chemin à faire ".

Le Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht estime devoir dire tout haut ce que pense l'immense majorité : c'en est assez ! Jusqu'à quand faudra t il accepter que le traité de Maastricht, la monnaie unique détruisent toutes les conquêtes sociales et de la démocratie ?

Dans quelques mois, la Banque centrale européenne, institution qui, de par le traité de Maastricht, ne peut être soumise à aucun contrôle d'aucun gouvernement, d'aucune institution nationale sera dotée de pouvoirs sans précédent dans l'histoire. Ils le disent eux-mêmes: " Le principe "un pays, une monnaie" s'est appliqué tout au long de l'histoire. Avec la monnaie unique, ce lien est rompu pour la première fois et remplacé par le principe "un marché, une monnaie". "(0. Issing, membre du directoire de la BCE). Les Etats et les gouvernements perdront le droit de battre monnaie. C'est ici la remise en cause de toute souveraineté nationale, du droit des peuples à déterminer librement leur destin.

Une Banque centrale indépendante de tout contrôle est, de fait, sous la dépendance des marchés spéculatifs. Et qui les domine, si ce n'est Wall Street, les fonds de pension américains et la Fédéral Réserve Bank américaine ?

Or les faits le démontrent : ce n'est pas en se soumettant aux marchés financiers que se l'on se met à l'abri des krachs boursiers.

L'heure n'est certainement pas au renoncement de toute souveraineté des peuples.

Chaque jour qui passe confirme donc le constat qui nous a rassemblés, militants de toutes tendances, au sein du Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht.

Aucune politique conforme aux intérêts de l'immense majorité ne sera possible tant que ne sera pas abrogé le traité de Maastricht et balayée la monnaie unique.

Il est temps de dire : la monnaie unique n'est pas une Fatalité à laquelle il faudrait tout sacrifier. Le traité de Maastricht n'est jamais qu'une úuvre humaine : ce que certains hommes ont fait au service des intérêts du capital financier, de la minorité des spéculateurs, d'autres hommes peuvent le défaire au service des intérêts sociaux de l'immense majorité.

Paris, le 5 septembre 1998


Le Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht

  • Informe qu'un congres européen des comités anti- Maastricht, congrès de résistance sociale à la monnaie unique, se tiendra en Janvier 1999, à Lens (Pas-de- Calais), avec des délégations venues de toute l'Europe. Nous voulons construire, ensemble, l'unité de lutte des peuples d'Europe contre la monnaie unique.
  • Appelle a ce que se multiplient les réunions dans tout le pays pour débattre, développer l'information contre la propagande maastrichtienne et organiser la résistance sociale.

[ signer l'appel]

Les 41 initiateurs

 

Auchedé Rémy, conseiller général PCF du Pas-de-Calais ; Bargibant Patrice, Mouvement des citoyens (MDC) Paris XIIe; Besson Philippe, syndicaliste (15) ; Biancardi Sandra, PCF, Paris XVIIIe ; Biscaye Alain, MDC, Paris XVIIIe ; Bremaud Didier, Parti des travailleurs (49) ; Combes Francis, écrivain et éditeur ; Corduant Katel, militante syndicaliste ; Cousin Marie-Thérese, médecin, Parti des travailleurs, Paris ; Couty Daniel, syndicaliste (92) ; Couee Yvan, militant syndicaliste, INRA ; Doriane Olivier, Parti des travailleurs ; Frete Colette, PCF (80) ; Garabuau Jean, syndicaliste Sécurité sociale ; Gauquelin Marc, Parti des travailleurs ; Gil Gilbert, militant syndicaliste EDF, PCF (69) ; Gluckstein Daniel, secrétaire national du Parti des travailleurs ; Gutjahr Bernard, militant syndicaliste, PCF (74) ; Hassan Henry, syndicaliste enseignant (69) ; Hebert Alexandre, militant syndicaliste ; Jan Louisa, militante syndicaliste ; Joannon Bernard, syndicaliste hospitalier (69) ; Karman Jean-Jacques, PCF, conseiller général et maire adjoint díAubervilliers (93) ; Lambert Pierre, Parti des travailleurs ; Lambin Michel, militant syndicaliste Equipement ; Langlet Denis, Mouvement du Manifeste pour líindépendance syndicale ; Latour-Combes Patricia, Gauche communiste du PCF, membre du comité fédéral du 93, conseillère municipale díAubervilliers ; Levasseur Pierre, militant syndicaliste PTT ; Malnou Patrick, agent PTT (92) ; Marquiset Jean-Charles, militant syndicaliste, PCF ; Martin Claude, syndicaliste enseignant (02) ; Moreau Chantal, militante syndicaliste chimie (02) ; Muller Alain, militant syndicaliste ; Neau Jean-Paul, militant syndicaliste (49) ; Parquier Jean-Christophe, PCF, Paris XVIIIe ; Roques Alain, militant syndicaliste recherche ; Salamero Joachim, militant syndicaliste ; Sifflet Patrice, Mouvement du Manifeste pour líindépendance syndicale ; Samouth Pascal, syndicaliste (43) ; Vincenot Dominique, syndicaliste étudiant ; Zoberman Nicole. MDC, Paris XVIIIe.

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