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"Comité de soutien à Laurent"
commissariat de Fontainebleau
   11 bis, place de la République
77300 FONTAINEBLEAU

 

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vers la page deux de la revue de presse

 

Tirs mortels (Le Monde du samedi 20 décembre 1997)

extrait de la presse belge (revue de presse Internet) :
C'est le titre en page finale du Monde d'un éditorial de Pierre Georges relatif également aux circonstances dans lesquelles a été abattu un jeune, près de Paris, après une course poursuite en voiture et qui a également dégénéré en une flambée de violences. Ci-après également son commentaires qui nous pose pas mal d'interrogations.
" Toujours le même scénario. Et souvent la même fin, tragique. Près de Fontainebleau, mercredi soir, un jeune de seize ans, sans permis de conduire évidemment, échappe, au volant d'une voiture, à un premier contrôle de police. Puis, quelques kilomètres plus loin, il va tenter de forcer un second barrage établi à un feu de croisement, sur la nationale 7. ( . . . )

A seize ans, Abdelkader avait accumulé, selon les renseignements communiqués, les délits. Une quarantaine d'affaires à son casier, vols agressions, racket, violences, et même une tentative d'homicide volontaire lors d'un vol de voiture en 1994. Donc, là encore, et sauf si ces renseignements devaient être contredits, ce gamin d'une cité de Dammarie-les-Lys était un délinquant, bien au-delà des bêtises de l'âge. ( . . . )

Et pourtant, quand on a raconté tout cela, en restant fidèle aux faits, reste une interrogation, toujours la même : ce réflexe policier de peur, d'autodéfense, ce tir instinctif sur celui qui menace étaient-ils une réplique proportionnée à l'agression. Autrement dit, les policiers ne sont-ils formés, dans les écoles de tir, qu'à tirer à la tête, qu'à tirer avec le risque évident de tuer ? ( . . . ) "


Suites judiciaires de l’affaire Bouziane    

Sursis pour les émeutiers, et attente de décision de jugement pour les deux policiers. La procédure judiciaire de l’affaire Bouziane et de ses suites, continue .

 

JUSTICE : la cour d'appel de Paris a réduit, mercredi 11 octobre, les peines prononcées le 20 septembre 1999 contre quatre jeunes gens poursuivis pour leur participation aux émeutes de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), en décembre 1997. Leurs peines, de douze à quinze mois d'emprisonnement, ont été ramenées à quinze mois d'emprisonnement avec sursis. Par ailleurs, la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris doit examiner, vendredi 13 octobre, le renvoi devant les assises de deux policiers impliqués dans la mort d'Abdelkader Bouziane, tué en décembre 1997 à Fontainebleau (Seine-et-Marne), alors qu'il tentait de forcer un barrage, et dont le décès avait provoqué les émeutes de Dammarie-les-Lys

 

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Procès de la haine ordinaire

La balle qui a fauché Abdelkader Bouziane, dans la soirée du 17 décembre 97, n’en finit pas de commettre ses ravages.

L’affaire jugée mardi dernier en «correctionnelle» à Melun, en est la preuve autant que la conséquence. Car en cette soirée de violences urbaines (le 21 décembre), une seconde balle est partie, se contentant cette fois de blesser. Et l’on n’ose imaginer ce qui se serait passé si cet autre projectile avait été mortel, lui aussi.

Une «presque bavure» donc, à caractère privé, commise par une femme policier en dehors du service, lors des soirées d’émeute de la Plaine du Lys qui ont fait suite à la mort de «Kader». La conséquence quasi inévitable du climat de rage et de haine qui régnait ces soirs-là sur la Z.U.P.

Il est avéré que ce pistolet (volé à la policère) constituait un véritable trophée pour les émeutiers décidés à venger leur ami, Abdelkader Bouziane, 16 ans, tué quelques jours plus tôt en franchissant un barrage de police. « C'était un trésor, confiera Mansour Mouloudji, le receleur de l'arme, jugé au cours de la même audience. Pendant plusieurs semaines elle a circulé dans la cité. Tout le monde tirait avec dans les caves. » Saisissant les divergences entre les multiples témoignages, l'avocat de la défense a demandé la relaxe. Jugement le 26 juin prochain.

 

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Affaire Abdelkader Bouziane : trois non-lieux requis

Au mois de juillet, Olivier Tcherkessoff, le procureur de Fontainebleau, requérait une mise en examen supplétive pour «homicide volontaire» à l’encontre du policier auteur du coup de feu qui avait tué Abdelkader Bouziane, cet adolescent de 16 ans, décédé, au volant de sa voiture, lors d’une course-poursuite entre Dammarie-lès-Lys et Fontainebleau. Puis au vu de l'enquête, trois non lieux étaient requis.

 

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Une manifestation sous forme de mise en garde

Trois non-lieux requis pour les policiers mis en cause dans l’affaire A. Bouziane, tué à Fontainebleau le 17 décembre 1997, une condamnation à 8 mois de prison ferme confirmée la semaine dernière par la cour d’appel de Paris pour Jamel Bouchareb, le passager de la voiture conduite par A. Bouziane. Certains jeunes gens de la Plaine-du-Lys et des cités environnantes ont le sentiment d’être victimes d’une «justice à deux vitesses. Celle qui blanchit les policiers et celle qui condamne des jeunes des cités pour des faits qu’ils n’ont pas commis».

 

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Une action prévue mercredi

La décision du procureur de Fontainebleau de requérir le non-lieu pour les trois policiers impliqués dans «l’affaire Bouziane» a évidemment provoqué la colère des jeunes réunis au sein de l’Association Dammarie Melun (ADM). Très présents aux côtés de Maître Terquem, les membres de cette association ont décidé de réagir en donnant rendez-vous devant le tribunal de Melun, mercredi 9 février à 14 heures, en espérant qu’une délégation sera reçue par le procureur. Seul problème, le procureur de Melun, M. Ingall-Montagnier ne suit pas cette affaire, le dossier étant dans les mains du procureur de Fontainebleau, M. Tcherkessoff...

 

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L'AFP :

France

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Bouziane: le parquet demande le non-lieu pour les deux policiers
ven 13 octo 00 - 15h03

PARIS (AFP) - L'avocat général de la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Paris a requis vendredi le non-lieu pour les deux policiers impliqués dans la mort d'Abdelkader Bouziane, tué par la police alors qu'il tentait de forcer un barrage routier à Fontainebleau en 1997.

L'arrêt a été mis en délibéré au 1er décembre.

La juge d'instruction de Fontainebleau avait demandé leur renvoi devant la Cour d'assises pour "violences volontaires avec armes ayant entrainé la mort sans intention de la donner", avec cette circonstance que les faits ont été commis par une personne dépositaire de l'autorité publique.

Le parquet de Fontainebleau avait requis le non-lieu estimant que les deux agents de la Brigade anti-criminalité avaient agi en état de légitime défense. La hiérarchie policière avait également avancé la thèse de la légitime défense.

Connu de la police et de la justice et considéré comme un "caïd" dans sa cité, la Plaine du Lys à Dammarie-lès-Lys, Abdelkader Bouziane, 16 ans, avait été tué par la police au volant de sa voiture après une course poursuite de plus de 15 kilomètres.

Les deux policiers de la brigade anti-criminalité de Fontainebleau avaient improvisé un barrage sur la nationale 7 en demandant à deux poids-lourds de ne pas redémarrer.

Abdelkader Bouziane avait alors roulé sur le bas côté de la route où s'étaient postés les policiers. Les deux agents avaient fait feu chacun à deux reprises sur la voiture. Seul un tir, le premier, avait été mortel. Il avait atteint l'adolescent après avoir traversé la vitre côté conducteur.

A la suite du drame, son quartier d'origine, la Plaine du Lys à Dammarie-les-Lys, avait connu plusieurs soirées de heurts entre jeunes et forces de l'ordre.

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Attente de décision pour les policiers

C’est sans doute ce vendredi 8 décembre que la chambre de mise en accusation de la cours d’appel de Paris rendra sa décision concernant les deux policiers impliqués dans la mort d‘Abdelkader Bouziane, tué au volant alors qu’il tentait de forcer un barrage de police le 17 décembre 1997 à Fontainebleau. La décision prévue pour ce vendredi 1er décembre n’ a pu être rendue en raison de la grève des personnels du greffe.

Soit la chambre suivra le procureur de Fontainebleau qui demande un non-lieu pour cause de légitime défense des policiers, soit ils se retrouveront devant la cours d’assises.

Comme on s’en doute, cette décison est très attendue à Dammarie-les-Lys d’où était originaire A. Bouziane, et dont la mort avait été suivie de mouvements d’émeute.

 

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Sept voitures brûlées dans la nuit

Vendredi, pour cause de grève du greffe, la Cour d’appel de Paris n’a pris de décision concernant l’affaire des deux policiers de Fontainebleau impliqués dans l’affaire Bouziane.

Vendredi prochain on saura s’ils sont passibles des assises ou s’ils bénéficient d’un non-lieu, comme le Parquet l’a requis.

 

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L’un des policiers ira aux assises

Un policier sur les trois concernés par l’affaire Bouziane, se retrouvera finalement devant la cour d’assises; les deux autres bénéficiant d’un non-lieu. Le policier impliqué dans ce futur procès est un membre de la BAC (Brigade anticriminalité) qui dans la nuit du 17 au 18 décembre 1997 intercepte la voiture conduite par Abdelkader Bouziane, un adolescent de 16 ans pris en chasse après une course-poursuite à Dammarie et signalé par radio, en route vers Fontainebleau. Ce soir-là, la BAC réquisitionne un camion semi-remorque en transit, le gare en travers de la R.7 à l’entrée de la ville et bloque l’unique issue de cette souricière. Bouziane choisira de forcer le barrage en fonçant sur les policiers. Ils sont trois fonctionnaires à en bloquer l’issue. Abdelkader Bouziane est particulièrement connu des services de polices. A seize ans il totalise déjà un grand nombre de procédures, dont deux pour des faits criminels. Voyant la voiture déboucher sur le bas côtés, deux des policiers ouvrent le feu. Une balle de l’un des policiers atteint Bouziane à la nuque, le tuant sur le coup. Les tirs du second policier n’atteignent que la voiture. En fin, un troisième membre de la brigade se charge d’arracher de la voiture, un passager qui lui n’est pas blessé mais qui se plaindra plus tard d’avoir été tabassé.

 

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Les policiers manifestent pour leur collègue
Des policiers ont manifesté lundi à Fontainebleau pour apporter leur soutien à leur collègue renvoyé devant la cour d’assises pour avoir tué Abdelkader Bouziane en 1997. Les fonctionnaires ont l’intime conviction qu’il s’agit d’un cas de légitime défense.

La République
Publié le  18 décembre 2000

Le devoir de réserve semble levé pour les policiers qui sont écœurés d’avoir appris que leur collègue Laurent Lechiffre devrait passer en cour d’assises pour la mort du jeune Abdelkader Bouziane («La Rep» du 11 décembre).

En décembre, il y a trois ans, la brigade anti-criminalité prend en filature un conducteur qui vient de commettre plusieurs infractions et refuse de se faire contrôler. Une course poursuite s’engage, le conducteur refuse l’interpellation et tente de forcer le bararge mis en place à Fontainebleau. Un policier se sentant menacé ouvre le feu, idem pour son collègue, qui tire aussi afin de défendre son coéquipier, et blesse mortellement le conducteur. Le premier est reconnu en état de légitime défense, et bénéficie d’un non-lieu, et le second doit comparaître aux assises.

Cette décision de la chambre de mise en accusation de la cour d’appel a suscité un grand émoi chez tous les policiers qui se sentent aussi lâchés par les pouvoirs publics. : « L’épreuve dure depuis trois ans pour notre copain qui est placé sous contrôle judiciaire, donc suspendu… » souligne Michel Chamik, porte parole de la coordination policière qui s’est mise en place spontanément pour défendre et apporter son soutien au policier.

A noter qu’un recours contre cette décison a été déposé et donc la comparution devant la cour d’assises n’est donc pas encore certaine.

J. P-T.


Les policiers lancent leur comité de soutien

APRÈS AVOIR largement mobilisé dans les commissariats de Seine-et-Marne, les membres de la coordination policière partent depuis hier à la rencontre de la population pour promouvoir le comité de soutien à leur collègue .

Ce policier vient d'être renvoyé devant les assises. En poste à Fontainebleau, le 17 décembre 1997, il avait mortellement blessé Abdelkader Bouziane, 16 ans, un habitant de la Plaine-du-Lys qui tentait de forcer un barrage.

Ce matin, les représentants de cette intersyndicale doivent diffuser leurs tracts sur le marché de Fontainebleau. Une diffusion débutée dès hier, au centre commercial de Villiers-en-Bière. L'imprimé invite le public à « témoigner sa sympathie » au policier incriminé. Premier constat : l'affaire reste très présente dans les esprits. Les personnes abordées par les policiers à Villiers s'arrêtent. Certains entament d'eux-mêmes la discussion avec les fonctionnaires. Si quelques-uns rendent plus ou moins sèchement le tract tendu, la plupart semblent compréhensifs. « Il faut savoir quelle police on veut, lance Philippe, un habitant de Bois-le-Roi. Peut-être que beaucoup, ce soir-là, se seraient sentis en état de légitime défense. Je ne crois pas que nos policiers soient des cow-boys. On n'est pas à Los Angeles. » Un papy venu avec madame remplir le caddie revient sur ses pas à la lecture du tract distribué. « Faut cogner ! », conseille-t-il à l'un des membres de la coordination. « On n'est pas là pour abattre des gens, recadre le policier. Nous ne faisons pas de notre collègue un héros. On veut simplement que l'on nous explique comment exercer notre métier. Qu'on nous dise ce qu'il faut faire dans ce genre de situation. » Cette mobilisation policière reste assez mal perçue dans la Plaine-du-Lys, le quartier d'où était originaire la victime. « C'est étrange que la cour d'assises les dérange à ce point, observe un membre d'ADM, l'association Dammarie-Melun créée au lendemain du drame. Ils oublient un peu vite que ce sont des policiers qui ont mené l'enquête. » La coordination annonçait hier qu'elle évoquerait aujourd'hui « certains aspects méconnus du dossier ». En fin de journée, ses porte-parole doivent être reçus en préfecture pour évoquer les interrogations policières face à la légitime défense.

Grégory Magne

 

 

UNE SEMAINE après le renvoi d'un policier devant les assises, dans le cadre de l'affaire Bouziane, les policiers poursuivaient hier leurs actions. Comme la veille à Villiers-en-Bière, ils ont opéré une nouvelle distribution de tracts sur le marché de Fontainebleau, invitant la population à rejoindre le comité de soutien à leur ancien collègue. Les membres de la coordination policière continuent de penser que leur collègue n'est qu'un « fusible de la paix sociale ». Que son renvoi devant un jury populaire a été décidé pour éviter de nouvelles émeutes à Dammarie-les-Lys. Le 17 décembre 1997, Abdelkader Bouziane, 16 ans, été abattu alors qu'il forçait un barrage de police à Fontainebleau.

Vendredi dernier, la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris a prononcé un non-lieu pour le premier policier, reconnaissant qu'il avait tiré en état de légitime défense. L'auteur du coup de feu mortel était, lui, renvoyé devant un jury populaire pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». La voiture représentait « un danger » C'est cette différence de traitement qui incite aujourd'hui les membres de la coordination à réclamer « un éclaircissement des textes » régissant la légitime défense. « Dans tout un tas de situations, nos collègues se demandent s'ils peuvent utiliser les techniques d'interpellation apprises sans risquer une mise en examen pour coup et blessure », affirme Michel Chamik, porte-parole du mouvement. Mais surtout, la colère policière est attisée par la mention, dans l'arrêt de renvoi de la chambre d'accusation, d'un certain nombre d'éléments qui préciseraient que le policier a agi dans les règles de la profession. L'arrêt rappellerait ainsi qu'il était « du devoir du policier » d'immobiliser le véhicule. Il reconnaîtrait par ailleurs que la voiture conduite par Abdelkader représentait « un danger pour les usagers ». Toutefois, les membres de la coordination sont moins prolixes sur les motivations qui conduisent au renvoi du fonctionnaire devant les assises. Le fait que ce soit  le policier qui a tiré le premier ce soir-là a peut-être été déterminant.

Grégory Magne

 

Et pour se faire une opinion sur le travail des policiers aux barrages :

 

Un policier tué, un autre grièvement blessé dans le Gard: les deux tueurs introuvables

NIMES (AP) -- La chasse à l'homme déclenchée mercredi après-midi dans le Gar, le Vaucluse et l'Ardèche après le meurtre d'un policier se poursuivait jeudi. Les deux hommes recherchés ont tué un policier de la brigade de recherche et d'intervention du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Montpellier et grièvement blessé un collègue de l'antenne d'Avignon du SRPJ de Montpellier.

Le ministre de l'Intérieur a réagi jeudi à la mort du brigadier Beaumont du SRPJ de Montpellier, en adressant ''une pensée émue pour sa famille''. ''Au moment où on va aborder les fêtes de Noël, voilà une famille en deuil parce que des truands l'ont lâchement assassiné'' a déclaré Daniel Vaillant sur LCI. ''Je souhaite que ces gens soient recherchés et j'espère que tout sera fait pour les retrouver'' a-t-il ajouté, soulignant qu'il a donné ''des consignes (...) aux policiers pour que ceux qui ont tué leur collègue soient jugés et sanctionnés''. ...

Entre-temps, les policiers ont alerté leurs collègues de l'antenne d'Avignon dans le but d'une interception en flagrant délit à un péage. La 605 des truands sera alors bloqué par les policiers en début d'après-midi au péage de Roquemaure (Gard). Mais les choses tournent mal. Les deux hommes font mine de se rendre mais l'un d'eux tire à bout portant sur un policier du SRPJ de Montpellier, touché en pleine tête. Il décèdera quelques minutes plus tard.

Les truands veulent se sortir du piège du péage car un fourgon entre-temps était venu se garer derrière leur voiture. Poussé par la puissance de celle-ci, le fourgon est propulsé en arrière. Ils foncent ensuite sur une Peugeot 106 des policiers du SRPJ d'Avignon placée en travers de la route. Un enquêteur avignonais est alors fauché et traîné sur près de 200 mètres par la voiture des tueurs.

Dans la soirée, ils dérobaient une Citroën AX pour poursuivre leur folle cavale.

 

L'enquête devait démontrer, par la balistique, qu'en fait, le policier a été tragiquement tué par son collègue . La question reste posée : que faut il faire sur les barrages ? La justice a déjà répondu sur certians points :
-ne pas fuir,
-arrêter l'action de délinquance et celui qui la commet,
-agir pour empêcher l'auteur de nuire
et tout celà au prix de vies humaines ...

La question reste posée : comment faut il faire dans ce type de situation ?

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L'affaire de Combs la Ville :

Le service régional de police judiciaire de Versailles, qui est en charge de l'enquête avec l'inspection générale de la police nationale, devrait remettre aujourd'hui son rapport préliminaire au parquet de Melun. Il devrait confirmer la thèse de la légitime défense. « Tous les témoignages concordent, explique une source proche de l'enquête. L'affaire semble carrée. » Dimanche matin à l'aube, Ali Rezgui et trois autres jeunes originaires de l'Essonne entrent à bord d'une camionnette J9 dans le parking souterrain de la résidence la Closerie à Combs-la-Ville. Là, ils volent trois motos. Un voisin, alerté par le bruit, prévient le commissariat de Moissy-Cramayel. Deux voitures de police se rendent sur les lieux. L'une d'elles se place face à la sortie du parking, de manière à empêcher le fourgon, conduit par Ali Rezgui, de s'enfuir. Tout va ensuite très vite. Le J9 sort. Un policier crie « halte ! » et tire une première fois vers les pneus du véhicule. En vain, la balle ripe sur le sol. Ali Rezgui accélère alors, fonçant droit sur la voiture barrant le passage. Le policier situé à la place passager sort et dégaine son arme, tandis que la conductrice reste à bord. Le policier tire cinq fois. Les trois premières balles atteignent le côté droit de la fourgonnette. Le véhicule accélère toujours. Le gardien de la paix vise alors le pare-brise. Deux balles traversent la vitre, l'une d'elles touche Rezgui au bas-ventre. Le jeune homme décède immédiatement. Cette mort violente a choqué les amis d'Ali Rezgui. A 19 ans, celui-ci avait déjà été mis en cause dans une quarantaine d'affaires de vols et de violences verbales ou physiques. Dimanche, la rumeur de son décès a enflammé la cité.

LES POLICIERS parlent de « guérilla urbaine », les jeunes crient à la « bavure ». Depuis la mort, dimanche sur un parking de Combs-la-Ville (Seine-et-Marne), d'Ali Rezgui, 19 ans, tué d'une balle dans le ventre par un gardien de la paix, les deux cités les plus sensibles du département de l'Essonne ­ les Tarterêts à Evry et la Grande-Borne à Grigny, où le défunt habitait ­ vivent au rythme des affrontements entre forces de police et adolescents. Dans la nuit d'hier, un nouveau palier a été franchi dans l'escalade de la violence. Pour la première fois, un CRS a été la cible d'un « sniper ». Le policier, âgé de 29 ans, était en faction dans un endroit calme, le square du Damier, quand il a été touché au pied par une balle de carabine 22 long rifle. Le tireur était posté sur un toit. Il n'a pu être identifié. Le policier a dû être opéré. Il ne devrait pas souffrir de séquelles. Six autres membres des forces de l'ordre ont été blessés au cours de la même nuit, par des jets de pierre.

  La famille s'est constituée partie civile

extrait d'un rapport d'Amnesty international sur la formation des Policiers

FORMATION DES AGENTS DE LA FORCE PUBLIQUE

L'absence de formation répondant aux normes et critères internationaux (voir ci-dessus) cause un malaise que l'on peut clairement déceler dans deux importantes déclarations de policiers. En juin 1993, Pierre Lascombe, du Syndicat national des commissaires - Fédération autonome des syndicats de police (SNC-FASP), a fait observer, a propos de l'application de la nouvelle loi controversée sur le contrôle des étrangers et immigrants en situation irrégulière et à la lumière des dispositions relatives aux droits de l'homme figurant dans le code de déontologie de la police : "Aucune heure n'est réservée aux cours de déontologie dans les écoles de gardiens de la paix" [11. Le Monde, 23 juin 1993.] et il a souligne la nécessité de prévoir une formation. D'autre part, après la mort par balle en décembre 1993 d'un jeune de 19 ans , le Syndicat national des policiers en tenue - Fedération autonome des syndicats de police (SNPT-FASP) a, dans une lettre adressée au ministre de l'intérieur, regretté que l'entraînement au maniement des armes donné actuellement soit inadéquat et demandé que les policiers soient mieux formés à la maîtrise des délinquants. Les critiques portaient notamment sur le système qui veut que ceux-ci apprennent seulement à tirer sur des cibles représentant un homme-tronc dans une position statique et que le tir soit jugé excellent s'il atteint l'un des organes vitaux. Il a demandé au ministre de se décider "... enfin à réformer cette mauvaise habitude qui consiste à apprendre aux policiers à tuer avant de leur apprendre la maitrise de leur arme et de la personne à interpeller" [ Le Monde 2-3 janvier 1994]

Le manuel actuel de formation des policiers [ Gestes et techniques professionnels d'intervention - Direction du personnel et de la formation de la police, ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.] aborde la question de l'emploi des armes a feu dans la section sur la mise en oeuvre de la règle de la légitime défense (Articles 122-5 et 122-6 du Code pénal). La section sur la légitime défense et le policier déclare catégoriquement : "L'usage d'une arme par un policier est un acte grave, extrême, qui a pour unique finalité la neutralisation de l'attaque injuste et dangereuse dont il fait l'objet (ou pour defendre la vie d'autrui) mais non l'élimination de l'individu  qu'il est chargé de mettre a disposition de la justice." Le manuel ne fait aucune référence aux normes et traités internationaux qui concernent tout particulièrement les personnels chargés du maintien de l'ordre, tels que le Code de conduite de l'ONU pour les responsables de l'application des lois et les Principes de base de l'ONU sur le recours à la force et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois.

A la connaissance d'Amnesty International, il n'y a pas eu de réaction du gouvernement, qui n'a pas introduit le moindre changement dans la formation pratique a l'usage de la force et des armes a feu en vue de répondre a la nécessité d'améliorer les normes de la police afin qu'elle ait recours au minimum de force indispensable ; et les normes applicables en matière de droits de l'homme n'ont pas été explicitement inscrites dans les programmes de formation des policiers.

 

vers la  page deux de la revue de presse