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THEME 4. BIOCHIMIE ET SANTE CONGRES
INTERNATIONAL DE BIOCHIMIE-FORUM DES JEUNES CHERCHEEURS, 3-6 Mai 2004 |
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Lors du Congres international de Biochimie organisé à Marrakech (Maroc) en Mai 2004, le thème relatif à la Biochimie et Santé a connu un grand nombre d'interventions. Les communications émanant principalement de la France et des pays du Maghreb étaient remarquables |
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Étude d'une nouvelle classe d'inhibiteurs de la rétrotranscriptase du virus de l'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1)
UPR 9002 du CNRS, Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire, 15 rue René Descartes, 67084 Strasbourg, France et #UMR 6014 du CNRS, IRCOF, Université de Rouen, 76821 Mont St Aignan Cedex, France La
rétrotranscription de l'ARN viral en ADN proviral est une étape
clé du cycle réplicatif du VIH-1. Elle est catalysée
par la rétrotranscriptase (RT) qui est active sous forme hétérodimérique
et qui possède une activité RNase H ainsi qu'une activité
ADN polymerase ARN et ADN-dépendante. Les antiviraux dirigés
contre la RT et utilisés en polythérapie sont, soit des
analogues de nucléosides (NRTI) agissant comme terminateurs de
chaîne lors de leur incorporation dans l'ADN en voie de synthèse,
soit des inhibiteurs non nucléosidiques (NNRTI) ralentissant la
vitesse de la catalyse en se fixant à proximité du site
polymérase. Néanmoins, l'apparition rapide de mutations
de résistance dans le gène de la RT confère une grande
capacité d'échappement du virus à ces anti-rétroviraux.
S. HENRIET, J-C. PAILLART, E. DECROLY*, R. VIGNE*, B. EHRESMANN, C. EHRESMANN & R. MARQUET UPR9002 du CNRS, IBMC, 15 rue René Descartes 67084 Strasbourg cedex, *Unité 372 INSERM, Campus de Luminy, BP 178,13276 Marseille cedex 9, France La
protéine Vif (Viral Infectivity Factor) du VIH-1 est indispensable
à la pathogénèse virale. Parmi les cellules hôtes
du VIH-1, on peut distinguer des lignées dites permissives, pour
lesquelles le gène Vif n'est pas indispensable à la réplication
virale et des lignées dites non permissives pour lesquelles l'absence
de ce gène conduit à une perte d'infectivité des
virions. Il a été montré que Vif possède une
propriété de liaison à l'ARN et des mutants de Vif
ayant perdu cette capacité rendent le virus non infectieux dans
les lignées non permissives, soulignant l'importance de cette propriété
dans le cycle viral. De plus, Vif interagirait directement avec l'ARN
génomique du VIH-1 dans le cytoplasme permettant ainsi son encapsidation
dans la particule virale. Récemment, un facteur de restriction
cellulaire présent uniquement dans les lignées non permissives
et dont l'action est contrecarrée par Vif a été identifié
(protéine CEM15 ou APOBEC-3G). Alors que Vif semble avoir un effet
sur l'efficacité de la rétrotranscription du génome
du VIH-1, il a été montré que le mode d'inhibition
par APOBEC-3G affecte également cette étape par un phénomène
d'editing. Sélénium et physiologie musculaire : le rôle de la sélénoprotéine N M. REDERSTORFF, A. KROL & A. LESCURE UPR 9002 du CNRS, IBMC, 15 rue René Descartes, 67084 Strasbourg Cedex, France La
sélénoprotéine N (SePN) est l'une des protéines
contenant du sélénium nouvellement identifiée par
une approche bioinformatique. Aucune fonction ne lui a été
attribuée à ce jour. Toutefois, des mutations portées
par son gène SEPN1 ont été corrélées
à plusieurs formes de dystrophies musculaires congénitales,
caractérisées notamment par une rigidité spinale
ainsi que des contractures et des faiblesses musculaires s'accompagnant
d'insuffisances respiratoires sévères. Mots-clés : sélénium, sélénoprotéine N, dystrophie musculaire, interactions protéine/protéine, modèle murin Profil lipidique et lipoprotéique chez les diabétiques traités à l'insulineA. BRIKCI-NIGASSA1, D. CHAABANE-SARI1, D. KROUF2. 1Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université de Tlemcen, Algérie, 2Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université d'Oran, Algérie. L'intérêt
porté aux altérations métaboliques des lipoprotéines
plasmatiques observées généralement chez les diabétiques
de type 1 et 2 repose sur les liens entre ces troubles et l'apparition
des complications cardiovasculaires. Notre travail s'est basé sur
l'évaluation des troubles lipidiques et lipoprotéiques chez
des diabétiques insulinodépendants (DID) et insulinonécessitants
(DIN) dans la région de Tlemcen (n=24 : 12 femmes de 28 à
52 ans et 12 hommes de 28 à 58 ans). Tous les patients et témoins
ont été sélectionnés selon divers critères
(pas de médicament, de pathologie ni d'état physiologique
pouvant interférer avec le métabolisme lipidique et lipoprotéique). Mots-clés : Diabète insulinodépendant, Diabète insulinonécessitant, insulinothérapie, lipoprotéines, LCAT. Recherche des gènes modulant la surcharge en fer dans un modèle murin d'hémochromatose M. BENSAID 1,3, S. FRUCHON1, C. MAZERES1, S. BAHRAM2, A. SOULEIMANI3, M-P. ROTH1 & H. COPPIN1 1 INSERM U563, CHU Purpan, Toulouse, France, 2 Centre de Recherche d'Immunologie et d'Hématologie, Strasbourg, France, 3 Faculté des Sciences Dhar mehrez, Fès, Maroc L'hémochromatose est une maladie autosomique récessive caractérisée par une absorption excessive du fer au niveau duodénal et une accumulation progressive de ce fer dans les organes parenchymateux. En l'absence de traitement, elle s'accompagne à partir de 40 ans de complications sévères (cirrhose, carcinome hépatocellulaire, diabète ). Plus de 90% des individus atteints d'hémochromatose sont homozygotes pour la mutation C282Y du gène HFE. Néanmoins, tous les individus porteurs de cette mutation ne développent pas une surcharge en fer importante et ne présentent pas les complications caractéristiques de la maladie. Des facteurs environnementaux (abus d'alcool, régime alimentaire ) et des facteurs génétiques sous forme des gènes modulateurs peuvent contribuer aux variations phénotypiques observées. Les interactions complexes entre ces différents facteurs rendent difficile la recherche des gènes modulateurs chez l'homme. Notre travail vise à identifier les facteurs génétiques modulant l'expression phénotypique de la maladie en utilisant un modèle murin d'hémochromatose : les souris invalidées pour le gène HFE. Nous avons produit 1028 hybrides F2 provenant du croisement entre souris DBA/2 Hfe-/- développant une surcharge en fer intrahépatique élevée et souris C57BL/6 Hfe-/- qui développent une surcharge beaucoup moins importante. Nous avons montré que chez les souris F2 environ 62% de la variance du fer intrahépatique était d'origine génétique. Par criblage de génome de 276 hybrides à l'aide de 145 marqueurs microsatellites, nous avons identifié quatre régions contenant des gènes modificateurs sur les chromosomes 7, 8, 11 et 12. L'analyse des gènes candidats contenus dans ces régions ainsi que de leurs homologues chez l'homme permettra de comprendre les facteurs influençant la pénétrance et la sévérité de l'hémochromatose. Mots clés : Hémochromatose, gènes modulateurs, souris invalidées pour le gène HFE.
1 Laboratoire des venins et toxines. Institut Pasteur de Tunis, 13, Place Pasteur, BP-74, 1002 Tunis Belvedère, Tunisie, 2 CNRS UMR6032, Faculté de Pharmacie, 27 Bd J. Moulin, 13385 Marseille Cedex 5, France. Bien
que les serpents sont refoulés par nos cultures, ces animaux et
plus particulièrement lerurs venins pourraient porter en eux l'avenir
de la Médecine. En effet, plusieurs molécules extraites
des venins de serpents se sont avérées des agents anti-agrégants
plaquettaires et/ou anti-tumoraux potentiels. Ces molécules appartiennent
essentiellement à deux grandes familles; les désintégrines
et les lectines. Ces dernières constituent un groupe protéines
non enzymatiques structurallement homologues aux lectines animales. Elles
présentent une très forte homologie structurale en dépit
de leur divergence d'activité. Les radicaux libres : des intermédiaires de signalisation dans la transduction du signal couplé à la protéine prion cellulaire. M. PIETRI1, B. SCHNEIDER1, S. MOUILLET-RICHARD1, M. ERMONVAL1, J-M. LAUNAY2 & O. KELLERMANN1. 1Laboratoire Différenciation Cellulaire et Prions, CNRS UPR 1983 et Institut Pasteur, 7 rue Guy Môquet, 94801 Villejuif Cedex, France. Tel : + 33 1 49 58 33 33, Fax : + 33 1 49 58 33 29, 2Hôpital Lariboisière, 75010 Paris Cedex. Les
Encéphalopathies Subaiguës Spongiformes Transmissibles (ESST)
sont des affections dégénératives du système
nerveux central engendrées par l'accumulation d'un conformère
toxique de la protéine prion cellulaire (PrPC), que l'on nomme
protéine prion scrapie (PrPSC). La PrPC est une protéine
ubiquitaire, ancrée à la surface cellulaire par un groupement
GPI. Elle est abondante dans les neurones qui constituent les cellules
cibles des ESST. Les souris invalidées pour le gène de la
PrP C n'ont pas permis de déterminer le rôle physiologique
de la PrPC puisqu'elles ne présentent aucune altération
phénotypique majeure. Toutefois, les cellules cérébelleuses
isolées à partir de souris PrP0/0 ou des cellules neuroendocrines
infectées par la PrPSC ont une sensibilité accrue à
un stress oxydant induit. Pour appréhender le rôle de la
PrPC, nous bénéficions du modèle de différenciation
neuronale 1C11. En présence d'inducteurs, les cellules 1C11 se
différencient en neurones sérotoninergiques (1C115-HT) ou
noradrénergiques (1C11NE)(1). En mimant un signal d'activation
de la PrPC à l'aide d'anticorps, on a identifié pour la
première fois une voie de signalisation couplée à
la PrPC. Le crosslinking de la PrPC induit une activation de la kinase
intracellulaire Fyn. Ce couplage est relayé par une protéine
membranaire, la cavéoline-1. La mise en place du complexe de signalisation
PrPC-Cav-Fyn est spécifique des cellules différenciées
ayant acquis un phénotype neuronal sérotoninergique ou noradrénergique
complet.(2) Mots clés : Protéine prion, signalisation, radicaux libres. 1Mouillet-Richard
S. et al., 2000, J. Biol. Chem., 275, 13 :9186-9192. |
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