| À marée basse, il s'aventura jusqu'à un gros rocher sur lequel il avait l'habitude de se réfugier pour écouter la mer. Il resta longtemps à regarder au large et à écouter les oiseaux de mer. Quand il s'aperçut que la marée montante commençait à le cerner, il voulut vitement retourner à la rive en longeant la décharge de la rivière, de la même façon qu'il était venu. Mais la débâcle s'était emparée du cours d'eau qui débordait à pleins éclats et ses cris, plutôt que d'atteindre les habitants du chemin du roi, étaient repoussés au large par les rafales de vent. Les hommes des côtes organisèrent des battues sur les grèves de la Côte-sud pour retrouver le fils du capitaine, mais la mer ne rendit jamais le corps qu'elle avait englouti. |
Photo: Jean Cazes |
« Après ça, une grande oie blanche, plus belle et plus grosse que toutes les autres, venait passer l'été sur les battures où le fils du capitaine s'était noyé; c'était l'âme du jeune marin qui s'était réfugiée dans cette grande oie blanche pour venir revoir la mer et les battures qui l'avaient emporté. »--------------------------------------------------------------------