Fusions sous pression
La guerre que tous les maires ont décidé de livrer au gouvernement dans le dossier des fusions est représentative d'un important problème de notre système, un problème à la base de bien d'autres. Le gouvernement provincial, en remaniant tous le système municipal, va indéniablement soutiré du pouvoir à une bonne proportion de maires. Ces maires, avant même de connaître les motivations ou le programme du gouvernement, ont eu peur pour leur emploi, pour leur autorité. Ils ont décidé de s'allier, de convaincre les gens en tentant de leur inspirer un nationalisme municipal. Ils vont tenter, de manière prioritaire, à coup de milliers de dollars, de créer un sentiment d'appartenance des citoyens envers leur ville. En investissant des sommes astronomiques en campagnes publicitaires, comme dans un désespéré dernier élan pour survivre, pour ne point perdre le contrôle sur leur parcelle de terre respective. Même campagne qui n'est pas sans nous rappeler une féroce campagne électorale où, ironiquement, le gouvernement gaspille littéralement l'argent des fonds publiques pour dire aux gens à quel point ils sont responsables, bons et dignes de confiance. C'est lors de telles luttes que l'on peut constater que la vrai priorité de n'importe quel autorité ou pouvoir établi, c'est la continuité de leur pouvoir. La réaction des maires est la même que celle d'un bébé à qui l'on donne un bonbons pour ensuite lui soutirer. Lorsque l'on créé une frontière, il est quasi impossible, de manière diplomate, de s'en défaire. C'est une situation à la base de bien des guerres, bien des conflits, dont les exemples sont nombreux et n'ont pas besoin d'être cité. Peu à peu, les gens étant séparé et vivant sous des gouvernants différents, avec des manières différentes, deviennent fières de ce qu'ils sont, et en viennent à compétitionner avec ceux qui ne sont pas des leur.
RoY
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