Sexualité

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Sexualité

Voir la note sur le vocabulaire : "femelle et mâle"


Définitions

- Sexuel :

1) Relatif aux sexes, à la relation ou à la distinction entre les sexes.

2) Relatif à la sexualité.


- Sexualité : Ensemble des diverses modalités de satisfaction (recherche) du plaisir physique pulsionnel.

Il existe aussi une définition de la sexualité en zoologie : ensemble des phénomènes liés à la reproduction animale. Les deux définitions sont très différentes, à ne surtout pas confondre. J'utiliserai uniquement la première dans les lignes qui suivent.

Voir : sexualité - contre-nature


- Masturbation : Excitation manuelle particulièrement des zones génitales.


- Onanisme : Recherche solitaire du plaisir sexuel


Le choix des définitions de masturbation et onanisme recèle une part de subjectivité. Les définitions ci-dessus sont valables pour le texte qui suit.


- Cosexer




Le corps, chacun de ses éléments ainsi que les découvertes et plaisirs qui peuvent en être tirés, appartiennent à la personne qui habite ce corps. C'est à elle de décider ce qu'elle en fait au fur à mesure de sa maturité et responsabilité.

Si un mineur ne peut pas décider de tout, son corps et sa vie reste son bien et non celui de ses parents. Ils peuvent protéger son intérêt. Mais ils ne peuvent pas atteindre à l'intégrité physique de leur enfant. Tout acte qui n'est pas indispensable à la santé ou au bien-être (dont sexualité) de la personne ne peut être fait que si c'est la personne une fois responsable qui le désir. Il faut donc toujours laisser le choix à la personne concernée. Elle décidera pour elle-même quand elle sera en âge.

N'étant pas pour son bien-être ni, par définition, avec son consentement éclairé, tout acte (en particulier ablation d'une partie des organes génitaux : prépuce, organe sexuel...) est un crime des parents et du praticien sur l'enfant et porte le nom de mutilation sexuelle. Lui seul, une fois adulte, doit pouvoir prendre de telles décisions sur son propre corps et vis-à-vis de sa propre sexualité.


Aperçu de l'état actuel des mentalités

Les choses ont beaucoup évoluées durant tout un siècle. Et dans le bon sens. Mais tout est loin d'être pour le mieux.

Certaines règles ont persisté en devenant implicites. C'est particulièrement le cas pour la valorisation de la sexualité selon le sexe. L'exemple typique étant la valeur donnée à l'onanisme. Il garde un caractère malsain pour les mâles. C'est bien pire pour les femelles. Beaucoup plus tabou d'une part. D'autre part, les désirs et plaisirs féminins (bien plus que masculins) sont encore souvent dénigrés. Certains vont même parfois jusqu'à considérer - implicitement bien-sûr - que le rôle de la femme dans la sexualité est de satisfaire l'homme.

Je ne vais pas faire une étude exhaustive des tabous et perversions de la sexualité actuelle. Ce qui ressort clairement, c'est l'inégalité des sexes vis-à-vis de la sexualité. Il est vrai que dans ce domaine, certaines différences existent (très peu) mais le rôle de chacun ne devrait pas dépendre du sexe.

L'onanisme est identique pour les deux sexes. Clitoris et pénis ont exactement le même rôle. Nier, mépriser, condamner celui du clitoris est injustifiable, issu de volontés et de structures misogynes (voir excision vs circoncision). Il en va de même pour la valorisation de la sexualité vaginale (et du coït). L'un et l'autre se complétant souvent. L'intensité et la qualité des plaisirs et désirs ne dépendent pas du sexe biologique.

Education et culture façonnent la sexualité. Dans notre système patriarcal, elles donnent un caractère actif à la sexualité masculine, alors que celle féminine est voulue passive. Elle est dépréciée et parfois même honteuse. C'est évident pour l'onanisme : honteux, sale pour les femelles ; "naturel" pour les mâles.

Ce n'est pas la seule injustice. Beaucoup considèrent encore aujourd'hui acceptable que les femelles n'éprouvent pas ou peu de plaisirs lors de leurs premiers rapports. (voir # "défloration"). Ce qui confirme le rôle implicitement imposé à la femme : donné du plaisir à l'homme, quitte à nier le sien.

Il est temps de donner la même éducation sexuelle aux deux sexes et la même valeur à leur sexualité. Chacun devrait avoir les mêmes droits au plaisir.

L'opprobre subi à cause de mœurs sexuelles jugées malsaines est une pratique particulièrement ignoble, qui dégénère parfois en viol. Il n'a jamais pour cible les hommes, sauf GBTI. Par exemple, la vulgarité et la provocation (présumées) sont critiquées uniquement chez les femmes.


- L'exemple du préservatif :


La notice des préservatifs est malheureusement représentative des conduites injustement valorisées, notamment au niveau politique.

Il est écrit : "Le ministère de la santé recommande..." "... destinés à être appliqués dans le vagin ou sur le pénis." "... contact entre le pénis et le corps de la partenaire" "Dés la fin du rapport (éjaculation)"

Autrement dit le ministère de la santé recommande exclusivement le coït et l'hétérosexualité. L'utilisation d'un préservatif coupé en bande pour le cunnilingus n'est même pas envisagé, ni aucun rapport buccal ou annal.


Sexualité et reproduction

Les humains ont la possibilité de prendre un plaisir physique indépendamment de la reproduction (même si la recherche de l'éjaculation parasite la sensualité des mâles). Les humains ont des zones érogènes dont la stimulation procure de la jouissance, pour parler seulement du sens du toucher.

De là, le rôle du coït est le même que celui de n'importe quelle autre pratique. Il n'est pas le seul acte sexuel digne de ce nom, ni le fondement d'un ordre symbolique.

De là aussi l'homosexualité. Vouloir limiter la sexualité à un rapport entre des individus de sexes différents est absurde.

La vision manichéiste qui oppose formellement hétérosexualité et homosexualité (les bisexuels sont alors considérés comme pervers) est tout aussi absurde.

La sexualité consiste à satisfaire le plaisir, non à mimer la reproduction (copulation). Les sciences sociales l'ont admis. Il serait temps que les mentalités suivent.


Les animaux, du moins la plupart, ne recherchent pas de plaisir sexuel (attention à l'anthropomorphisme). Ils assouvissent seulement un instinct, comme une machine suivant son programme. Chez les animaux à fécondation interne - les mammifères notamment - la femelle se contente souvent de subir les assauts du mâle.

Le singe bonobo possède une sexualité. Contrairement à l'instinct qui incite à effectuer une tache précise sans autre but que suivre cet instinct, la sexualité a pour but le plaisir physique et comme moyens tous ceux qui permettent de l'obtenir. Chez les bonobos, les mâles ne se contentent pas d'imposer le coït aux femelles pendant la saison des "amours". Non, les deux sexes s'adonnent assidûment à toutes sortes de pratiques sexuelles : masturbation, rapports buccaux... dont homosexuelles et solitaires. Les mœurs des bonobos, puisqu'ils n'ont aucune règle proclamée ni implicite, donnent une idée de ce qu'est une sexualité "naturelle" (non culturelle). Ce qui ne veut pas forcément dire la meilleure. L'idée que l'homosexualité ou que les pratiques autres que le coït sont "contre nature" est donc un contre-sens.


Voir sexualité animale ?


Développement de la "liberté" sexuelle

D'un coté le poids de l'ordre moral parfois très hypocrite. De l'autre les injonctions coercitives à une sexualité débordante, prétendue "liberté sexuelle". Dont le héraut est la pornographie avec son essor fulgurant (ou perçu comme tel) et surtout la surenchère de pratiques et de violence.

D'un coté interdits imbéciles, liens entre sexualité et reproduction et sentiments. De l'autre une sexualité vulgaire, sale, humiliante, dégradante... et payante.


Injonctions en plus très clivées. Notamment actif versus passif dans l'hétérosexualité. C'est à dire que les hommes sont exclusivement actifs, les femmes exclusivement passives, sauf à pénétrer (doigts, gode... peu importe) une autre femme.

Il faut préférer un fist anal à une pratique plus douce. Il faut aller le plus loin possible. Plus ça s'éloigne de la simplicité et de la douceur, mieux c'est supposé être. Beaucoup vont même parfois jusqu'à chercher toujours plus de violence, de saleté, de risques de contamination, de dégradation des corps (surtout femelles), de douleur.

Le goût d'un homme (tant qu'il est posé en actif exclusif) ne saurait avoir de limite. Quant aux femmes "libres", "libertines", elles se doivent d'accepter de se soumettre à un maximum de pratiques, et ce en y prenant plaisir. Mais contrairement à un homme, il convient de préciser qu' "elle aime ça" (les pratiques et se soumettre). Comme quoi le plaisir féminin n'est pas perçu aussi "naturel" que le masculin.

Bref la "liberté" affichée cache mal l'injonction à se conformer à des models sexuels. En plus des plus sexistes et contestables. Il ne s'agit pas de liberté mais au contraire d'assignation. Exubérance, quantité, variété ne font pas la liberté sexuelle, même si elles s'opposent à la norme plus traditionnelle de limitation sur tous les plans de la sexualité.


Le développement de la pornographie, et plus globalement de la prétendue "liberté" sexuelle, peut être vu comme une preuve de l'indépendance de la sexualité vis-à-vis de la reproduction et des sentiments. Mais en fait, la prostitution apporte cette preuve depuis bien longtemps.


La vraie liberté, progresse très difficilement entre ces deux coercitions opposées. Où le développement de la liberté de mœurs est plus évident, c'est vis-à-vis des questions d'"orientation sexuelle". Les questions qui ont été mises sur le tapis ont permis une progression de la liberté, y compris au-delà des questions d'attirances.


Le SIDA, ou plutôt les réactions face à l'épidémie, ont causé beaucoup de dommages aux LGBT et ont ralenti le progrès. Il en est de même pour les libertés sexuelles. La stigmatisation des pratiques autres que le coït et même les intégrismes (comme parler de châtiment divin contre l'homosexualité) ont utilisés le SIDA pour leur idéologie sophiste anti-sexualité.


"Défloration"

Beaucoup sont tentés de dire que la virginité est perdue lors du premier coït, ce qui exclu les homosexuels. L'état de l'hymen sert de garant de la virginité de la femelle.

De tels principes sont aussi arriérés que misogynes et homophobes. Le cunnilingus ou la masturbation ne sont pas alors considérés comme des actes sexuels à part entière et en sont d'autant plus dévalorisés. Une lesbienne peut ainsi être considérée comme vierge malgré une longue expérience sexuelle.


Ce que veut imposer la prétendue morale, c'est une première relation (hétérosexuelle) basée sur le coït chez des femelles qui ont leur hymen intact. Or le vagin n'est pas sensibilisé (1) et la perforation de l'hymen est souvent douloureuse. Cette vision de la virginité et de la première fois est lourdement misogyne. Elle nie les désirs, les plaisirs et les souffrances de la femelle. Elle impose à cette dernière le rôle de donné du plaisir au mâle. La femelle se pose ainsi comme objet et non comme individu.

La première fois ne doit pas se fonder impérativement sur le coït. Il peut être très destructeur (conduire notamment à la frigidité) pour la jeune femelle non sensibilisée (1). D'autres pratiques lui permettent de prendre du plaisir et d'atteindre l'orgasme. Ce qui devrait évidemment être le but.


Cette vision de la virginité veut interdire la pénétration lors de la masturbation (pratiquée par l'intéressée ou par un tiers). Interdire la perforation de l'hymen et la sensibilisation du vagin avant le premier coït, c'est imposer la souffrance à la jeune femelle.


La découverte, la conquête de son intérieur (défloration, sensibilisation...) appartient à la femelle autant que les organes avec lesquels elle naît, notamment vagin et hymen.


Le plaisir au masculin

Que les mâles sont aveugles de chercher à atteindre l'orgasme dans la précipitation et la brutalité ! L'orgasme masculin est mécanique, certes, pourtant les orgasmes ne se valent pas en intensité. Et seul ne compte pas l'orgasme. En fait, la sexualité des mâles est parasitée par une pulsion liée à la reproduction (instinct ?), qui les incite à chercher l'éjaculation rapidement.


Au-delà des perversions, les mâles ne savent généralement pas prendre du plaisir. Ils ne savent pas écouter leur corps (et encore moins leur partenaire). Ils n'ont ni sensualité ni sensibilité. Ils recherchent l'orgasme mais presque pas le plaisir. Pourtant le plaisir, pour parler seulement de sa part purement physique, dépasse aisément l'orgasme en intensité. Notamment par la faiblesse de la durée de l'orgasme.

Le mâle étant poussé à rechercher l'éjaculation, il en est souvent limité dans sa sexualité et sa sensualité.

Les mâles savent bien utiliser leur vue mais pas leur toucher. Il est souvent dit que, contrairement aux femelles, ils n'ont qu'une zone érogène (génitale) pourtant rien ne justifie cette limitation. C'est le conditionnement identitaire ("virilité", valorisation masculine de l'insensibilité, de la brutalité sexuelle, de la violence, amalgame entre sensibilité et fragilité...) qui veut imposer cette image masculine dénuée de sensualité.

Mais nous sommes ce que nous voulons être. Rien n'empêche un mâle de développer sa sensibilité et d'éprouver un fort plaisir lors d'une simple caresse hors de la zone génitale. Les zones fortement innervées (lèvres, mamelons, mains, plexus solaire...) sont les plus enclines à devenir érogène. En écoutant son corps, particulièrement le sens du toucher, une douce caresse (coït délicat, simple attouchement...) donne plus de plaisir qu'une pénétration brutale.

La vitesse précipite l'orgasme et raccourcit donc le plaisir. Prendre son temps permet de mieux sentir les stimulations, d'en prendre d'autant plus de plaisir, plus longtemps et l'orgasme qui est long à venir est plus intense.

Certaines techniques permettent de retarder longtemps, voire éviter, l'éjaculation. Dans cette condition un mâle peut prendre beaucoup de plaisir mais aussi atteindre l'orgasme. Un orgasme de type féminin (universel) dû, non à l'éjaculation, mais à l'intensité du plaisir. Il peut aussi, après cet orgasme, toujours comme une femelle, continuer le rapport (rester en érection), éventuellement jusqu'à un autre orgasme.

Evidemment une sensualité favorisant la douceur à la précipitation permet de donner plus de plaisir à la partenaire qui atteint également plus facilement l'orgasme. Rappelons que les mâles qui se laissent aller, par manque de goût donc (et par misogynie), à la brutalité et à la précipitation sont souvent des éjaculateurs rapides. Ces mêmes mâles ne connaissent que le coït et n'envisagent pas d'acte, tel le cunnilingus, autre que pour un rapide préliminaire et sûrement pas après éjaculation. Dans de telles conditions, les femelles prennent généralement peu de plaisir et n'atteignent pas l'orgasme.


Perversions

Tout le monde est instinctivement poussé à rechercher le pouvoir, souvent par le contrôle. Ces pulsions doivent être contenues. Mais les individus, particulièrement les hommes (par leur conditionnement/éducation et non leur "nature"), d'une part assouvissent ses pulsions primaires, d'autre part les laissent dériver vers des perversions ignobles : recherche chez l'autre de la soumission, de l'humiliation, de la peur... Ces recherches s'expriment souvent par la violence.


Ces perversions (si courantes) additionnées à la phallocratie sont une part de la réalité des rapports, surtout sexuels, entre les sexes. Ils expliquent la prostitution et la présence de tant d'atrocités dans la pornographie.

Toutefois ne tombons pas dans l'extrême. Toutes violences et dominations ne sont pas à rejeter avec intolérance. Même l'humiliation peut être acceptable dans un contexte précis. Le SM est le meilleur exemple. Il s'agit alors d'un jeu de domination avec des règles. Celui qui "domine" dans le SM doit avoir un important contrôle sur lui-même (où est le plaisir ?). C'est donc l'opposé des perversions de pouvoir décrites supra.


Note sur la violence : C'est plus l'idée de violence (dont la domination) que la violence elle-même que je critique. Où commence la violence ? Au sens le plus large et valorisant la violence peut être définie comme l'intensité de la vie. En pratique, le mot est employé lorsqu'il y a brutalité. La violence dans la sexualité n'est pas forcément mauvaise mais - mis à part SM et apparentés - rares sont les cas où elle se justifie. Le violence verbale et (peut-être) plus critiquable que la violence physique.


Les hommes désirent souvent chez les femmes des signes notamment physiques de différences avec leur sexe et surtout de faiblesse. Peuvent aussi être observés du racisme latent et des tendances pédophiles. Voir : canon


Médias

Le sexe est omniprésent. Nous en sommes inondés et particulièrement par la publicité.

Pour ventre, peu hésitent encore à stimuler le subconscient du consommateur y compris en développant la perversion et la misogynie.

Si le sexe est hyper-médiatisé, c'est presque toujours avec vulgarité : la sexualité est de plus en plus souvent sale. Les pornographes comme les publicitaires cherchent à donner de la force à l'image ou à la sexualité elle-même, par la vulgarité. Viennent souvent s'y rajouter la violence, les rapports de domination, d'humiliation et autres perversions, ainsi que la misogynie.

Nous sommes saturés de pornographie et de publicité dégradantes. A tous les niveaux, à commencer bien sûr par médiatique, la société ne conçoit plus de sexualité qui ne soit pas sale.


Les perversions n'ont rien à faire dans la pornographie.

La publicité, notamment l'affichage, touche les mineurs qui devraient être protégés contre les incitations sexistes et perverses.

Le sexe n'a généralement rien à faire dans la publicité. Si le produit à un caractère érotique, il est tout à fait légitime d'évoquer la sexualité dans la publicité. Au-delà, il s'agit d'une provocation gratuite aux conséquences culturelles désastreuses.

Voir : pornographie # soft


A quel âge ?

Question de maturité...

Si deux individus de 12 ans, tous deux sexuellement matures et responsables, ont un rapport sexuel ensemble, je ne vois pas où est le mal. Et si un des deux à 50 ans, je ne vois toujours rien de mal. C'est une question de maturité.

Il faut préserver ceux qui ne sont pas prêts (désir ?) à avoir un rapport sexuel et ceux qui ne sont pas assez mûrs pour faire des choix responsables dans ce domaine (savoir affirmer un oui ou un non). Dans ce dernier cas, l'adulte peut abuser d'un pouvoir psychologique (voire autoritaire) sur le jeune.

Les générations françaises actuelles sont souvent prêtes pour leur premier rapport vers 15 ans. Par contre, beaucoup (peut-être plus de filles) ne sont pas pleinement conscients de leur liberté et de l'importance de leur choix. C'est en fait très variable. La maturité dépend toujours pour une part de la personnalité de l'individu.

Mais l'éducation sexuelle joue un grand rôle. Une jeune fille à qui l'entourage va inculquer une vision passive et dévalorisée de la sexualité féminine va devoir se libérer de cette vision avant de pouvoir assumer pleinement ses choix dans sa vie sexuelle.

L'éducation sexuelle dépend en France que (ou presque) des parents. Ils peuvent aussi bien donner tous les repères nécessaires à l'épanouissement de leur(s) enfant(s) comme éluder les questions ou/et perpétrer les images arriérées de la sexualité (hétérosexisme, confusion avec la reproduction, avec les sentiments...).

Avec une éducation sexuelle scolaire, suffisamment précoce, qui évoque les questions de désir et de liberté, je pense qu'à 15 ans tous les élèves seraient suffisamment murs pour ne pas avoir besoin de protection contre l'influence d'adultes. Ils sauraient ce qu'ils veulent et affirmeraient leur choix. Ceux qui ne se sentiraient pas sexuellement prêts, sauraient attendrent. Voir : pédophilies.


Et les déficients mentaux. Lorsqu'ils ne développent pas de sexualité, ils sont comme des enfants. Mais quand ils ont une sexualité tout en ayant la maturité d'un enfant ?...


Le problème de la sexologie, c'est la sexologie

La sexologie est une assistance thérapeutique et l'étude de la biologie de la reproduction, des comportements sexuels et des considérations culturelles.

L'idée même de cette discipline, induit un amalgame injustifiable entre reproduction, sexualité et culture. La sexologie est alors un conformisme aussi contextuel et contingent que coercitif.

La sexologie serait plutôt la couplologie : l'étude des normes contextuelles des couples et la propagande de ce schéma contingent.

Si la biologie de la reproduction est comprise dans celle de la sexualité, reproduction et sexualité sont deux choses bien distinctes. Et ce n'est certainement pas à la science de renforcer les stéréotypes culturels.


Luxure

Voir : religion et laïcité


La notion de luxure nie la sexualité puisqu'elle interdit la recherche du plaisir dans les rapports sexuels qui doivent avoir uniquement pour but la reproduction.

En fait, l'interdit n'était qu'officiel. La sexualité servant aux mâles de soupape à la coercition du dogme. En perdant son intégrisme, l'interdit du plaisir est devenu plus réel, heureusement amoindri par l'émancipation sexuelle.

Actuellement, le catholicisme lie profondément sexualité et reproduction. Si le plaisir sexuel n'est pas interdit, il est aussi dévalorisé est limité aux rapports de couple (idéalement dans le mariage). Se masturber est un pêché. L'homosexualité aussi.




1) : Seulement 3 femelles sur 4 peuvent atteindre l'orgasme par voie vaginale. Cette répartition n'est pas homogène. La plupart des jeunes femelles n'éprouvent pas de plaisir lors des premières pénétrations. Le vagin étant un organe interne, il doit préalablement être sensibilisé.




2) Note sur l'organe sexuel


Les organes génitaux femelles comme mâles se développent à partir des mêmes ébauches fœtales. Le réseau nerveux et donc la sensibilité sont équivalents. L'organe sexuel aussi : tumescent, grâce surtout à deux corps (caverneux) profondément implantés à l'intérieur (Ils s'attachent aux branches ischio-pubiennes des os iliaques) enserrant les corps spongieux et se prolongeant jusqu'à la tête de l'organe : le gland, particulièrement sensible, recouvert d'un repli de peau : le prépuce, maintenu par un "frein". Bref il faut arrêter de chercher l'organe sexuel femelle principal dans un vagin, miroir du pénis. Non l'organe sexuel principal des femelles est le clitoris, équivalent au pénis si ce n'est qu'il ne permet pas l'insémination.




Voir aussi : sexualité animale ? et sexualité - contre-nature