Les Dossiers
Régulièrement, un nouveau dossier sur la vie animale est crée et publié sur cette page. Les dossiers ayant obtenus un nombre important de votes positifs seront classés dans les dossiers d'archives. Ces dossiers concerne tous les animaux, chiens, chats comme N.A.C.s.
L'Obésité chez nos compagnons
Source : Laetitia Barlerin, "L'Obésitié n'est pas une fatalité" in 30 Millions d'Amis, n°228, mars 2006, pp 28-32.
L'obésité chez l'animal est devenu un véritable fléau, 30 à 50% d'entre eux souffriraient d'un excès de poids.
L'obésité est un mal qui gagne les animaux de compagnies des pays industrialisés. On a souvent tendance à parler de "bien portant" pour désigner son animal, mais ça ne veut pas dire qu'il est bien nourri. Nous sommes nombreux à sous-estimer les risques de la prise de poids de notre animal.
Un animal est considéré comme obèse dès lors que son poids dépasse de 15 à 20 % son poids de forme. Par exemple, un chat de gouttière dont le poids normal est de 4 kg est considéré comme enrobé à 4,4 kg et obèse à partir de 4,8 kg. Ces animaux en surpoids souffrent véritablement car l'obésité n'est pas qu'une question de kilos en trop mais bien une maladie qui porte atteinte à la santé et au bien-être général de nos animaux. Parmis les risques encourrus, notre animal peut souffrir de diabète ducré, d'insuffisance respiratoire et cardiaque, d'arthrose ou encore d'hypertension artérielle. De plus, l'animal obèse est plus sensible aux agressions extérieures car ses défenses naturelles sont affaiblies, et là encore il peut rencontrer des troubles digestifs, des maladies de peau et les risques anesthésiques en cas d'opération sont augmentés car la graisse retient les substances anesthésiantes. Sa vie quotidienne est aussi bouleversée par son surpoids, en effet, il joue moins, a du mal à se déplacer, dort beaucoup, ne supporte pas la chaleur et grelotte en hiver et s'essoufle facilement.
Mais l'obésité n'est pas une fatalité, si l'animal prend du poids, c'est qu'il consomme plus de calories qu'il n'en brûle, la solution se trouve donc dans l'apport de nourriture et les exercices quotidiens. N'oublions pas qu'il ne faut surtout pas comparer le poids et le métabolisme d'un naimal avec celui d'un être humain ! Donner un petit biscuit à un coker équivaut à lui offrir un hamburger, un verre de lait lapé par un caht adulte équivaut à cinq barres au chocolat !
Outre l'alimentation, le manque d'exercice est pour beaucoup dans le surpoids. Un chat amateur de sieste sur canapé dépensera beaucoup moins d'énergie qu'un chat passant ses nuits à chasser. Un chien confiné 24h sur 24 dans son jardin prendra plus vite du poids qu'un chien promené tous les jours dans un parc. De plus, certaines races sont prédisposées au surpoids : labrador, cocker anglais, bulldog, shetland, cavalier King Charles, westie, beagles, teckels... Les chats de race sont quant à eux moins exposés à l'obésité que les chats de maison. Enfin, certains déséquilibres hormonaux comme l'hypothyroïdie, le dysfonctionnement des surrénales ou la prise de certains médicaments interviennent aussi dans la prise de poids, il faut alors consulter un vétérinaire avant tout régime. N'oublions pas que gérer ou prévenir une prise de poids est avant tout une question de santé !
A savoir
Comment savoir s'il est trop gros ?
La pesée : C'est la manière la plus précise pour apprécier l'embonpoint de notre animal. Pour les chiens de petits gabartis, utiliser un pèse-bébé, ou un pèse-personne en prenant son animal dans les bras puis en se pesant seul pour calculer la différence ou à l'aide d'une balance vétérinaire. Cette technique permet de suivre l'évolution du poids de l'animal, il faut le comparer au poids standard indiqué pour sa race ou à son poids-référence à l'âge d'un an.
La palpation des côtes : Placer les mains de part et d'autre de sa cage thoracique. Si vous n'arrivez pas à sentir facilement les os, c'est qu'il existe un dépôt anormal de graisse entre la peau et les côtes.
Le test de la silhouette : Cette méthode est la plus subjective. L'idéal est que les côtes, la colonne vertébrale et les os du bassin ne soient pas visibles et que la taille soit marquée. Il y a embonpoint quand la taille n'est pas marquée, qu'il y a des bourrelets de graisse au niveau de la colonne, des hanches, à la base de la queue chez les chiens et au ventre chez les chats. On considère qu'il y a obésité lorsqu'on a une distension abdominale marquée.
Varier les aliments fait grossir le chat
Quand on donne toujours la même nourriture à son chat, on peut avoir l'impression qu'il se lasse rapidement car il grignotte, ce qui est pourtant normal pour un félin. On est alors tenté de changer d'aliment ou de marque et le chat mange plus. Au final, il finit par trop manger et il grossit !
Les rapports entre prise de poids et comportement chez l'animal :
On l'a vu, l'obésité peut provoquer certaines pathologies provoquant des souffrances chez le chien ou le chat. Ces problèmes de santé ont forcément une incidence sur leur comportement. Le chien peut avoir un comportement agressif dit "par irritation" et le chat ne veut plus jouer et sera moins habile pour se toiletter, ce qui peut entraîner des lésions de peau et augmenter l'agressivité du chat.
L'anxiété peut aussi avoir des conséquences sur le poids de l'animal, la nourriture l'apaisant instantanément. Cette boulimie peut aussi être due à une maladie organique, dans ce cas-là, c'est au vétérinaire de faire la part des choses.
Les idées reçues
La stérilisation rend obèse : FAUX
Un animal stérilisé a tendance à dépenser moins d'énergie en raison d'une absence de stimulation hormonale sexuelle, d'une activité diminuée et d'une altération de la satiété (de l'appétit). La stérilisation est donc un élément prédisposant mais pas déterminant de l'obésité.
L'obésité diminue l'espérance de vie : VRAI
En raisons des risques de santé liés à l'obésité, l'espérance de vie est raccourcie de 20 à 30 % chez un animal obèse. Ces derniers ont 50 % de risques en plus de développer un cancer qu'un individu de poids normal.
Faire maigrir un animal obèse requiert un suivi médical : VRAI
Décider d'un régime amaigrissant sans conseil vétérinaire est dangereux. L'animal obèse a besoin d'un check-up préalable et d'un suivi. Un amaigrissement trop rapide peut s'avérer fatal.
Le sport fait maigrir : VRAI et FAUX
Le sport ne suffit pas car il ne fait pas consommer beaucoup d'énergie : une heure de marche pour un chien n'équivaut qu'à 75 Kcal. Le sport est pourtant capital lors d'un régime car il protège la maisse maigre, c'est à dire les muscles, a un effet coupe-faim et augmente les dépenses énergétiques.
Il faut forcer un animal quand il ne veut pas manger : FAUX
Un animal qui délaisse sa gamelle peut être malade ou simplement ne pas avoir faim ! Pousser un chien à manger peut le rendre boulimique et forcer un chat le rendre anorexique...
Il va être malheureux au régime : FAUX
Nous accordons une valeur affective à la nourriture. Pour nous, un régime est synonyme de frustration et nous pensons que nos animaux vont moins nous aimer s'ils ne reçoivent plus de friandises. Mais les animaux cherchent en priorités les interactions sociales : ce qui les rend heureux c'est de jouer, de recevoir des câlins et de participer à nos activités !
Pour le faire maigrir, il suffit de lui donner moins à manger : FAUX
Si sa gamelle est trop riche, ce n'est pas en la diminuant qu'on obtient des résultats. De plus, l'organisme réagit toujours à une période de diète par une augmentation des réserves. Le principe du régime n'est pas de priver l'animal mais de changer son alimentation.
Les lapins dans tout ça
Nos petites frimousses de lapins ne sont pas à l'abri d'un surpoids. Leur nourriture doit être riche en fibres et pauvre en substances nutritives. L'alimentation du lapin doit être basée sur le foin, l'eau et les légumes. Les mélanges de graines sont souvent beaucoup trop riches en calories et contiennent souvent des graines de tournesol, de lin voire de raisins secs, de noisette, etc, autant de choses qu'un lapin sauvage a peu de chance de rencontrer durant toute sa vie. Il faut limiter la portion de graines à environ 10 grammes par jour. Le pain est à proscrire, contrairement aux idées reçues, il ne permet pas au lapin de faire ses dents, il ne lui apporte rien à part des calories en plus. Le pain doit être considéré comme une friandise. Les fruits sont riches en sucres et doivent donc être donnés avec modération ! L'obésité chez le lapin est très dangereuse, la graisse entoure le coeur et les conséquences sont fatales !
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