Bref historique de Cuba
 
BREF HISTORIQUE DE CUBA
 
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Le 16éme siécle
 
  • 27 octobre 1492 : Découverte de l'île et des habitants locaux, les indiens Arawaks et Guanahacabibes, par le navigateur gênois Christophe colomb.

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  • 1508 : Cristobal Colombus reste persuadé qu'il a découvert les Indes; Sebastian de Ocampo prouve en la contournant entiérement qu'il s'agit bien d'une île.

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  • 1509 : Institution de l'Inquisition par cédule royale dans toute l'amérique.

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  • 1518 : Edification de la premiére cathédrale à Barracoa, rapidement transferrée à Santiago en 1522.

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  • 1519 : Hernan Cortés passe au Méxique à la tête de 660 hommes.

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  • Jusqu'en 1538 : Les anciens conquistadores qui se nomment désormais los adelantados, résident à Santiago.

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  • 1540 : On fait le choix trés rapidement du port de la Havane pour concentrer les activités de commerce vers Séville au détriment du développement de Santiago..

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  • 1570 : Heureusement pour les natifs qui échappent à l'anéantissement, les réserves d'or s'épuisent trés rapidement et pousse l'Espagne à se lancer à la conquête du Golfe du Méxique.La capitale devient La Havane.Il ne reste cependant plus que 270 familles d'indo-cubains à cette date qui vivent dans une indigence absolue.

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  •  Fin 16éme : Généralisation des propriétés délimitées pour le bétail et les porcs; dans la même période, la culture de la canne à sucre tend à devenir massive. Les propriétés des espagnols se nomment les villas.
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    Source:Encarta 95 © 
    En 1588, l'empire Espagnol compte déjà le Mexique, l'Amérique centrale, le Pérou , le Chili et les Philippines (Regroupant l'actuelle Colombie, Bolivie, Argentine, Paraguay et une partie du Méxique).
     
    Le 17éme et le 18éme
     
     
  • 1620 : Début de l'exportation massive du sucre vers l'espagne; on trouve déjà une cinquantaine d'exploitations qui produisent environ 500 tonnes de sucre par an. L'unité de mesure est l'arroba, encore utilisée aujourd'hui (environ 11,5 Kg). Cuba exploite désormais le bois d'ébéne et le café.

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  • De 1620 à 1762 : L'île connait un développement assez lent de ses exploitations rurales et gére les structures qu'ont mis en place les colons espagnols. Ceci est dû en grande partie au pacte de monopole commercial qu'a passé l'espagne avec Cuba et qui provoquera d'ailleurs, au début du XVIII éme une révolte des producteurs de tabac (les vegueros en 1717, 1721 et 1723). En effet, ceux-ci se heurtent aux latifundiaires à qui ils doivent payer un loyer et au Trésor qui en 1680 contrôlle les cours du tabac.
  • 1762-63 : Occupation de la Havane par les Anglais qui est à l'origine d'une trés forte croissance économique due à l'introduction de capitaux dans les moulins sucriers (los ingenios). Il est fondamental de noter que la préference anglaise va au développement de la production de matiéres premieres et non à celle d'un embryon de secteur industriel. La G.B. s'assure ainsi l'appui des latifundiaires créoles.

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  • 1776 : Evénement d'importance que constitue l'indépendance des 13 Etats-Unis d'Amérique; L'élite intellectuelle latino américaine reçoit ce message de liberté avec enthousiasme même si elle ne représente qu'une infime minorité. La Grande Bretagne cherchera pendant plus d'un siécle à freiner l'implantation des E.U. (Etats Unis) en Amérique Latine.

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  • 1789 : La révolution française et la déclaration universelle des droits de l'homme finissent d'établir l'idée d'un droit naturel des hommes à naître libres et égaux (Article 1er de la D.D.H.).

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  • 1791 : Le début de la guerre d'indépendance à Haïti provoque l'effondrement de l'économie sucriére; Cuba devient le principal producteur.
  • Le 19éme siécle
     
     
  • Entre 1810 et 1824 : Le général José de San Martín (Argentin, né d'aristocrates espagnols, soldat de formation et libérateur de l'Argentine et du Chili) et Simon Bolivar (Créole Vénézuelien mort en 1830, libérateur de la Grande colombie - Vénézuela, Equateur et Colombie- et du Pérou) finissent de libérer avec la bataille d'Ayacucho en 1824 (vice-royaume du Pérou) le continent latino-américain. Bolivar, dans sa "Réponse d'un américain méridional à un habitant de la jamaïque" datée de 1815 définit sa vision de l'A.L. (Amérique Latine) : Union des pays hispanophones (idée de panaméricanisme trop souvent attribué au président U.S. James Monroe), démocraties autoritaires ("...de la morale et des lumiéres...") et appel à l'appui militaire de la G.B. à qui S. Bolivar propose de destituer l'Espagne en tant que puissance coloniale.
  • 1826 : S. Bolivar organise la premiére conférence Interaméricaine (Hors U.S.).

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  • 1828 : Toutes les industries U.S. ont pour base des matiéres premiéres nationales; afin d'accélérer et de protéger le developpement d'un Nord industriel, les Etats Unis imposent au Sud (plus libre échangiste) l'ancêtre du U.S. Trade Book, à savoir le "tariff of abominations". Complétées en 1864, ces barriéres douaniéres protectionnistes assureront la protection de l'industrie U.S. jusqu'en 1945. Il est fondamental de comprendre que les Etats Unis ont promu des solutions libérales, donc non protectionnistes, pour les pays qui leur fournissaient des matiéres premiéres non concurrentielles sur leur marché. Ne représentant pas une menace pour leur production, ils ne pouvaient qu'inciter ces pays, dont cuba, à produire pour exporter.

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  • 1850 : Le XIX ème siécle est le siécle du tabac; les usines s'agrandissent et les ateliers mécanisés apparaîssent. En 1850, la Havane compte 15000 ouvriers du tabac dont 5000 seront chômeurs dix ans plus tard. Les boites de cédre décorées rendent les premiéres marques cubaines célébres dans le monde entier. Mais les barrières douaniéres U.S. provoqueront une grave crise de cette industrie naissante. Pendant cette même période, Cuba perd sa position de troisiéme producteur mondial de café du fait de ces mêmes barriéres douaniéres : l'ile devra procéder à l'arrachage de nombreuses plantations pour les remplacer par de la canne à sucre. L'île dépend désormais dans ses tentatives de développement des besoins et des décisions de son voisin. La rapide élévation du niveau de vie aux Etats Unis entraîne un trés fort accroissement de la consommation de sucre cubain qui devient son premier fournisseur.

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  • 1858 : Le Sénateur Stephen A. Douglas prononce un discours à la Nouvelle Orléans qui fait suite à la proposition de "rachat de Cuba" par les E.U. à l'Espagne : " C'est notre destin de posséder Cuba et ce serait une folie même de débattre de cette question : Cuba appartient par nature au continent américain" (cf 2 décembre 1823) Nous noterons, non sans sourciller, la "confusion" faîte entre continent américain et Etats Unis d'Amérique.

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  • 1868 : Début de la premiére guerre d'indépendance du pays qui va durer dix ans; Antonio Maceo et Maximo Gomez sont les deux chefs les plus prestigieux de l'insurrection qui voit s'affronter , d'un côté les latifundiaires créoles et de l'autre, le pouvoir colonial. C'est un propriétaire terrien, Carlos Manuel de Céspedes, qui lance le mouvement depuis son exploitation sucriére de Demajagua; force est de constater d'une part, que cette insurrection doit beaucoup à la pauvreté endémique (l'esclavage ne sera aboli qu'en 1886 !) qui mine les ouvriers de la canne à sucre et que, d'autre part, les créoles ne parviennent pas à poser clairement la question de l'indépendance à l'espagne à laquelle, en définitive, ils doivent tout. Le pacte de Zanjon met fin aux combats en 1878, en échange, non pas de l'indépendance, mais de la promesse de réformes démocratiques.

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  • 1869 : Jose Martí publie, sous la direction de Mendive, son pére spirituel, "La Patrie Libre". Fils créole d'un modeste sergent de l'armée cubaine, travaillant comme commis d'épicerie pour subvenir aux besoins familiaux, il est considéré, avec raison, comme l'âme même de la nation cubaine. Martí a seize ans lorsqu'il se fait arrêter pour s'être moqué des volontaires de l'armée coloniale et du drapeau espagnol; ardent défenseur de l'indépendance absolue de l'île, cette moquerie lui coutera six ans de travaux forcés. Bénéficiant d'une mesure de clémence, il est déporté à Madrid en 1871 où il terminera brillament une licence de droit et une autre de philosophie. Homme d'action, intellectuel , visionnaire, Martí est perçu, de nos jours, comme le premier révolutionnaire cubain. : Il est un fondateur, un poète, un savant parce qu' il est un dirigeant révolutionnaire écrira Fidel Castro.

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  • 1875 : Martí va vivre au Mexique, au Guatemala et au Venezuela. Journaliste et enseignant, il multiplie les voyages et fait de courts séjours à Cuba d'où il est à nouveau exilé, en 1879, pour « menées conspiratrices ». Dans les années qui suivent, il poursuit ses activités à la fois politiques et littéraires ; il affirme ses dons d'orateur en participant à diverses réunions et conférences, et certains gouvernements d'Amérique latine lui confieront même des tâches diplomatiques.

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  • De 1878 à 1895 : Les Etats Unis n'ont plus rien à envier aux puissances occidentales : Son P.N.B. en 1880 s'élève à environ 7 milliards de dollars, la production industrielle représente plus de 35% de son P.N.B., ses points forts sont les industries du bois, du textile, de la chaussure, du fer et de la machine outil qui se développent au diapason de l'industrie d'armement. C'est tout naturellement que le continent latino américain passe de la tutelle économique anglaise et allemande à celle des E.U. .
  • 1897 : L'espagne, trés affaiblie, accorde l'autonomie, mais la lutte pour l'indépendance continue.

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  • Le 15 février 1898 : Le gouvernement des E.U. qui attend depuis longtemps cette occasion, décide d'envoyer deux croiseurs de sa flotte, en tant "qu'observateurs". Le "Maine" explose sur le port de la Havane dans des circonstances non élucidées (la même technique sera utilisée au Vietnam en 1964 dans le golfe du Tonkin); Washington accuse alors l'Espagne et lui déclare la guerre au nom de la "liberté et de l'indépendance de Cuba".Trois ans après la mort de Martí, le 10 décembre 1898, l'Espagne vaincue est contrainte de signer le traité de Paris le 20 avril 1898 instituant l'indépendance,au moins formelle, de la République cubaine et le transfert de souveraineté vers les E.U. des Philippines (Presque totalement transformé en pays anglophone en 50 ans !)et de Puerto Rico.  Ce traité engageait le Président des Etats Unis à ne pas exercer leur souveraineté sur l'île.

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  • De 1899 à 1901 : L'armée espagnole quitte l'île au 1er janvier; le général Wood, commandant des troupes d'occupation, est promu Gouverneur en attendant la formation d'un gouvernement. Il organise l'élection censitaire (réservée aux gens sachant lire et écrire, ayant combattu et possédant au moins 250 pesos soit 40 000 votants pour 1 500 000 habitants)d'une assemblée constituante qui, sitôt élue, vote la constitution le 21 janvier 1901.
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    Le 20éme siécle
     
     
  • 1901 : Pendant que l'assemblée constituante vote la constitution, le Sénat des E.U. vote l'amendement Platt, destiné à modifier une loi d'ouverture de crédits militaires (Army Appropriation Bill) . Par ce texte, les E.U. sont autorisés à intervenir par la force armée ou par la pression diplomatique dans les affaires intérieures de l'île pour "sauvegarder son indépendance et soutenir un gouvernement stable, capable de protéger les vies humaines, les propriétes et les libertés...". Les E.U. ont de plus le droit d'établir des bases militaires (encore présentes aujourd'hui à Guantanamo) et navales et ont un droit de véto sur les traités ainsi que sur les engagements internationaux des futurs gouvernements. Le général Wood spécifie qu'il occupera l'île tant que l'amendement ne sera pas accepté et un gouvernement formé : l'assemblée est contrainte d'accepter. Six mois plus tard, elle organise des élections présidentielles où le "candidat" recommandé par le département d'état est élu : D'un mot, la "démocratie cubaine" vient de naître et l'expression officielle pour désigner cette mise sous tutelle est celle de "République médiatisée" au sens de "placée sous domination".
  • De 1901 à 1905 : Aprés s'être assurés la domination politique, les E.U. provoquent la signature d'un traité de " réciprocité commerciale " qui institue de manière organique l'importation de biens d'équipements U.S. contre l'importation de matières premières cubaines. Environ 13000 américains deviennent propriétaires terriens durant cette période.
  • Cette politique aurait pu stimuler l'économie cubaine entre 1901 et 1958 à trois conditions :

  • 1906 : C'est l'année de la deuxiéme intervention des Etats Unis qui dura trois ans; durant cette période, le secrétaire U.S. à la guerre s'autoproclame "Gouverneur Général de l'île".

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  • 1912 : Le général Mario Garcia Menocal succéde au général José Miguel Gomez. C'est l'âge d'or de l'économie cubaine qui grâce à la guerre en Europe voit son industrie du sucre rapporter des millions avant que le phénoméne ne s'inverse littéralement en 1918.

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  • 1917 : Menocal demande sa réelection mais les libéraux se soulévent de nouveau et cette fois ci prennent le pouvoir le 7 février. Le 8 mars, les troupes américaines débarquent sur l'île et Menocal est déclaré "réelu".

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  • 1918 : Emergence d'un phénoméne politique singulier et propre à L'Amérique Latine, la réforme Universitaire. Il se caractérise par la participation trés active des étudiants à la vie politique locale.

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  • 1920 : Les élections cubaines sont annulées par les Etats Unis. En 1921, le Dr Alfredo Zayas est élu président. Cet ancien autonomiste fait peu de cas de ses anciens idéaux et tire tout le profit possible de la soumission de l'île aux banquiers U.S. . Cette période se caractérise par la présence du Général U.S. Crowder à bord du cuirassé Minnesota; son rôle fut de conduire la politique cubaine et de transmettre les directives du président Harding soucieux de garantir les intérêts U.S. . La corruption des sphéres gouvernementales provoque l'émergence d'un mouvement de colére en latence parmi les étudiants, dirigé par Julio Antonio Mella.

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  • 1923 :J.A. mella a vécu aux Etats-Unis pendant son adolescence et c'est donc en connaisseur qu'il prend la tête du mouvement des Universités Populaires. Fondateur du Parti Communiste Cubain en 1925, il propage la connaissance du marxisme dans le pays et se consacre à son projet radical-réformiste. Fidel Castro, à cette époque étudiant en droit fait partie de ces organisations étudiantes. Mella contribue par son militantisme à former une génération d'étudiants trés impliqués politiquement.
  • 1925 : Concrétement Mella réussit à soulever les ouvriers de la compagnie U.S. United Fruit Co. . Zayas comprenant les dangers d'une "contamination" des esprits entreprend une politique de travaux qui malheureusement profite surtout aux investisseurs de Wall Street. Le Général Machado, personalité violente et inculte prend la présidence.

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  • 1928 : Machado qui affirmait qu'il ne tolérerait pas une gréve de plus de cinq minutes, réforme la constitution pour pouvoir prolonger sa présidence en l'autorisant à se présenter comme candidat unique. L'opposition crie son indignation; c'est alors qu'il prend la décision de former une police politique chargée de liquider l'opposition. Julio Antonio Mella meurt assassiné par cette police en 1929 au Méxique. Puis vint le tour de Rafaël Trejo, étudiant de gauche et l'arrestation d'un enseignant émérite, Enrique José Varona (parmi les plus connus...) en 1933.

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  • 1933Grève générale durement réprimée, fuite de réfugiés cubains à Miami pour fuir la dictature de Machado. Devant ce trop plein de zéle, les E.U. dépêchent l'ambassadeur Mr Welles pour convaincre le dictateur de se retirer. L'opposition refuse cette médiation qui court circuite, une fois de plus, l'idée d'autodétermination. Une rumeur de départ du Machado fait descendre le peuple cubain dans la rue pour se faire, au final, mitrailler par la police (160 morts). Cet ami de l'amérique devient encombrant et les Etats Unis font pression sur l'armée pour le chasser; ce qu'il fît en s'enfuyant le 11 août 1934 vers les Bahamas. Mr Welles "installe" au pouvoir Carlos Manuel de Cespedes qui assura la présidence pendant trois semaines.
  • 1935 : Répression sanglante d'une nouvelle grève générale et assassinat du leader de l'opposition, Antonio Guiteras.

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  • 1940 : Convocation d'une assemblée constituante et projet d'élections générales. Les prisonniers politiques survivants fûrent libérés et l'opposition eût le droit de faire campagne. Curieusement, les pouvoirs publics ne votèrent pas de loi d'aide publique aux frais de campagne ce qui mit l'opposition dans la situation d'un pot de terre luttant contre un pot de fer intensivement appuyé (en dollars U.S.) par Roosevelt et la C.I.A. : Batista feu le dictateur fut élu "démocratiquement" président de la république et la constitution proclamée.

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  • 1944 : Le Dr Grau San Martin est de nouveau porté au pouvoir; ce mandat démocratique marque l'état de corruption, d'affairisme, de gangstérisme syndical et de détournements le plus avançé de toute l'histoire de l'île. Le président lui même fut accusé du vol du diamant du capitole.

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    1948 : Carlos Prio Socarras est élu président; il se contente de perpétuer le même type de gouvernement ce qui entraînera, fait remarquable du reste, à la fois le mécontentement des bourgeois aspirant à l'intégrité administrative et celui des miséreux affamés de "mieux-vivre".
     
  • 10 mars 1952 : Quelque temps avant les élections, le colonel Batista appuyé par les Etats Unis  prend le pouvoir par un coup d'état militaire qui vient officialiser sa situation dominante et le consacre président. C'est durant les sept années qui suivent que le sort de l'île va se jouer.

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  • 1953 : Fidel Castro, en juriste confirmé, se sert de l'arsenal législatif mis à sa disposition et porte plainte pour non respect du code de procédure législatif par Batista (forcément puisqu'il n'y eut pas d'élection). Le Tribunal d'Exception de la Havane est saisi de la plainte et bien évidemment déboute le demandeur Castro. Cette farce finit de convaincre Fidel Castro que le seul moyen d'action reste, dans un tel contexte, la LUTTE ARMEE.
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