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Lettre du 29 janvier 1793 au ministre de la guerre,éxedé par les fausses accusation dont il faisait l'objet de la part des révolutionnaires.Pasquale déçu par la méfiances des révolutionnaires a son égard souhaite quitter ses fonctions. Je suis informé que des ambitieux éffrénés s'efforcent depuis quelque temps , soit par la voie des journaux, soit par celle des informations obsucures, de répandre des soupçons sur la sincérité (de mon patriotisme). Fort de mes sentiments,confiant dans leur pureté, j'eusse été indifférent à de si basses manoeuvres si je n'avais lieu de croire qu'elles ont principalement pour auteurs des citoyens honorés de la confiance publique, en qui le sentiment de l'ambition fait taire celui de la justice, et rend peut être odieux celui de la reconnaissance. Quels que soient donc les motifs, citoyen ministre, que l'on cherche à faire valoir pour accréditer ces soupçons insjustes et vils, j'espère qu'ils ne seront jamais accueillis par ceux qui ont assez s'élévation d'âme pour croire à l'existence des vertus publiques, et chez qui le cri momentané de l'envie ne saurait prévaloir au sacrifice réel d'une vie entière dévouée constamment au bonheur du peuple.[...] Ces assurances, dont la solidité n'est sujette ni à l'influence des circonstance ni à celle des événements éphémères, et que je vous prie de vouloir bien renouveler au conseil exécutif national, doivent fermer la bouche, je ne dis pas à la délation obscure, mais à la délation la plus éffrontée.Si après tout, citoyen ministre, elles étaient insuffisantes pour garantir les derniers jours de ma carrière du poison de la calomnie, j'abandonnerais des fonctions rendues inutiles par la méfiance; je reprendrais sans regret, comme sans remords, la qualité de simple citoyen, à laquelle les Corses sont habitués à attacher quelque prix" Pasquale Paoli
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