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Circulaire distribué pour le retour de Pasquale Paoli en 1790, il revient d'un exil de 20 ans en Angleterre et il est désormais rapeler par les révolutionaires francais qui lui confirent le soin de gouverner la nation corse au sein de la république francaise. "Mes chers compatriotes. La providence m'a ramené au sein de la patrie au moment où la plus heureuse et la plus étonnante des révolutions, après l'avoir tirée de l'état d'oppression et d'avilissement, ouvre devant elle la perspective d'un bonheur plus grand que nous n'aurions osé l'espérer. Je m'applaudis de me trouver encore une fois au milieu de mes compatriotes et de pouvoir, en m'associant à leurs efforts, concourir à l'établissemnt du calme et de la tranquilité, sur la base immuable d'une liberté commune que garantit à jamais la plus belle, la plus sage des constitutions. Pour demeurer fidèle à la liberté je me séparai de ma patrie qui m'étai si chère, et si j'y reviens, c'est encore pour m'occuper avec vous de ce qui peut la rendre heureuse. Méprisant de méchantes insinuations..., je n'en travaillerai pas moins avec ardeur à la prospérité de ce peuple; mais en conservant le caractère de simple citoyen, n'ayant plus à lui offrir que du zèle et des conseils. Le titre de citoyen, le seul dont je m'honore est aussi le seul qui convienne à des hommes vraiment libres, animés de l'amour de la patrie et du bien public. Incompatible avec l'esprit d'individualisme aussi bien qu'avec tout intérêt de parti ou de faction, traces funestes des temps de despotisme et de violence, ce beau titre de citoyen commande un respect involable et l'observation la plus scrupuleuse des lois constitutionnelles." Pasquale Paoli
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