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Top curagiu
©Cultura Corsa
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Qu'il soit coupable ou innocent, un homme a droit au respect
de sa dignité,cette page a pour but de vous faire connaitre les
conditions de détention des prisonniers politiques corses,sans
jamais vouloir justifier ou condamner leurs actes.A noter que beaucoup
d'entre eux sont en détention préventive donc présumés innocents
.
Rappelons qu'une loi francaise permet le raprochement des
prisonniers près de leur domicile,ce droit a été
accordé a Bertrant Cantat,pourquoi ne l'est t il pas aux prisonniers
politiques corses?
Article 9 de la Déclaration Universelle des Droits de
l'Homme de 1948 :
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu
ou exilé
Pages d'informations sur les prisonniers politiques corses
,pour de plus amples informations sur la lutte de libération
nationale voici le portail de la LLN:www.unita-naziunale.org
Fonds d'ecrans
: I prighjuneri pulitichi corsi in terra corsa
Courrier d'une mère de famille:
Permettez-moi par mon témoignage de
simple citoyenne, n’appartenant à aucun parti politique
ou association, d’apporter un éclairage sur les difficultés
rencontrées lorsqu’un membre de votre famille est transféré
loin de chez vous. Si vous êtes mère, parent, vous percevrez
mon désarroi d’avoir un être cher emprisonné,
loin de la Corse depuis 24 mois et non encore jugé. Le rapprochement
des détenu ? (…) La Corse n’est ni le Liban ni l’Irak
, tout de même !
Alors, pourquoi continuer à traiter la violence par la violence
et persister à extrader nos jeunes ? L’isolement n’est-il
pas source de révolte et d’engrenage dans la violence ?
(…)
Savez-vous que pour une demi-heure de parloir, il faut passer une journée
entière à Paris, de 7 heures à 23 heures, prendre
un sandwich. Coût total de la journée : 317 euros environ
pour une personne, ce qui fait une dépense annuelle de 3800 euros
(…)
Certes le détenu peut être visité trois fois dans
la semaine mais un jour sur deux et il faut alors prévoir de
passer 4 nuits à l’hôtel . A cette dépense,
prévoir 12 jours de congé annuel à demander à
l’employeur car les visites sont en semaine. Et il vous arrive
parfois d’être confronté à la surprise du
jour : le jour du parloir, vous vous présentez mais le détenu,
lui, n’y est pas, il a été extrait pour x raisons
sans que vous soyez prévenu. C’est arrivé à
notre famille, le jour de son anniversaire et plusieurs membres s’étaient
déplacés…
Il faut aussi que je vous parle de l’intendance que ce déplacement
engendre : réservation du billet d’avion à l’avance
en période de vacances, confirmation du parloir la veille auprès
d’un standard souvent saturé pour s’entendre parfois
dire quand enfin la communication est établie : « Désolé,
il n’y a plus de place à cette heure-là ».
Choisir une autre heure ? Pour le premier parloir, l’avion arrive
trop tard. Il faut encore prendre des dispositions pour les autres enfants
que nous laissons régulièrement livrés à
eux-mêmes. Quant aux personnes âgées de la famille,
impossible de faire le déplacement ; quand les grands parents
reverront-ils leurs petits enfants ?
Combien de temps faudra-t-il encore à ceux qui se disent sages
pour comprendre la nécessité de diminuer les délais
de préventive et la durée de l’éloignement
et qu’ils sont les complices d’une violence qu’ils
prétendent arrêter ? (…)
Quelle que soit votre appartenance sociale, sachez que nul n’est
à l’abri. Nous pouvons tous un jour être confronté
à une situation similaire et comme on dit chez nous : oghje a
me dumane a te !
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