Clinique Vétérinaire Poils et Plumes

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Parasites... c'est fini!

Le mot “parasite” est souvent synonyme de réactions de dégoût et de peur chez plusieurs personnes et c’est tout à fait normal puisque pour la majorité des gens, ces parasites demeurent des inconnus. Il est donc essentiel que tout propriétaire d’un chien ou d’un chat sache reconnaître ces parasites et comprenne l’importance du traitement et de la prévention de ces hôtes indésirables.

Il existe quatre catégories de parasites parmi les plus communs. Les vers ronds, les vers à crochet, les vers plats et les coccidies. Les vers ronds, aussi appelés ascaris, mesurent de 4 à 6 pouces de long et on l’apparence d’un ver. Les adultes vivent dans le petit intestin des chats et des chiens. Les vers à crochet ont moins d’un pouce de long et vivent également dans le petit intestin des chats et des chiens. De plus, à cause de leur petite taille, ils ne sont pas visibles dans les selles. Les vers plats ont, comme leur nom l’indique, un corp long et plat qui consiste en plusieurs petits segments attachés les uns les autres. Le ver adulte vit dans le petit intestin (surtout des chats) et les segments, au fur et à mesure qu’ils atteignent leur maturité, se détachent et sont expulsés de l’animal par l’anus. Ces segments ressemblent à des grains de riz et sont souvent aperçus sur le poil entourant l’anus de l’animal. Finalement, les coccidies sont de la famille des protozoaires, vivent dans le petit intestin et ne peuvent être vus à l’oeil nu.

Quels sont les signes chez mon animal d’une infestation parasitaire?

Ces signes sont malheureusement non spécifiques et peuvent inclure un pelage terne, de la toux, des vomissements, de la diarrhée qui peut parfois contenir du sang et du mucus, une perte d’appétit, une perte de poids, de l’anémie et un abdomen gonflé. Ce sont des signes qui peuvent être reliés à plusieurs autres maladies dont certaines maladies virales contagieuses. La plupart du temps, ce sont les chiots et les chatons qui présentent ces signes et qui sont par le fait même beaucoup plus à risque de subir de graves conséquences de la présence de ces parasites.

Comment mon animal peut-il acquérir des parasites?

Les parasites se retrouvent à tous les endroits où ont accès les chiens et les chats (endroits publics, parcs, terrains de jeux...). En effet, les oeufs peuvent vivre longtemps dans l’environnement, les femelles sont très fertiles et le parasite est présent en grand nombre chez tous les carnivores. Ainsi, nos compagnons peuvent s’infecter à tout instant lorsque mis en contact avec un environnement infecté. L’infection se fait par l’ingestion d’oeufs infectieux. Les chiots et les chatons, qui sont contaminés via la placenta ou le lait de leur mère, sont également très susceptibles de s’infecter via l’environnement, par leur tendance à explorer et à avoir une hygiène moins importante que les adultes. D’autres modes d’infection sont l’ingestion de rongeurs et de puces (qui gardent dans leurs tissus différents stades larvaires) qui concernent particulièrement les chats par leurs habitudes de chasse et d’hygiène personnelle ( en se léchant, ils ingèrent des puces).

Lesquels de ces parasites est à risque pour les humains?

Deux facteurs doivent être considérés lorsqu’on évalue le risque pour une personne humaine: la dangerosité du parasite et le degré d’exposition de la personne concernée. Il existe des parasites très dangereux pour la vie humaine qui vivent dans la faune sauvage et qui ont peu de chances de se retrouver en contact réel avec la majorité des personnes. Les parasites les plus communs du chien et du chat sont peu dangereux mais, du fait que ces deux espèces côtoient le monde des humains, ceux-ci sont exposés à ces parasites. Les habitudes de défécation est un point important dans le risque aux humains. En effet les chats, en enterrant leurs excréments, préservent les oeufs de parasites dans des condition de survie supérieures (on sait que le soleil et la sécheresse détruit ces oeufs). De plus, les chat préfèrent enterrer leur besoins dans des endroits fréquemment utilisés par les humains et on a qu’à penser aux jardins et terrains de jeux, où la texture du sol plaît aux félins. Les carnivores sauvages et les chiens errants déposent à n’importe quel endroit leurs excréments et par là, dispersent les oeufs de parasites. Finalement, trop souvent, les chiots et les chatons ne sont pas vermifugés et peuvent contaminer les enfants qui sont plus à risque par leur habitude de tout porter à leur bouche.

Quelles sont les techniques diagnostics utilisées pour détecter les parasites dans la population d’animaux de compagnie?

A cause du long temps de survie des oeufs dans le sol, la prévention doit se tourner vers une diminution de la contamination de l’environnement. Donc, les animaux doivent être traités avant que les parasites ne contaminent l’environnement. On peut assumer que tous les animaux âgés de moins de 6 mois sont infestés et ont besoin d’être traités. Ainsi, la technique la plus commune de détection de parasite est la coprologie faite chez le vétérinaire. Elle consiste en la détection d’oeufs de parasites dans les selles de l’animal. Il est évident toutefois que cette méthode n’est pas infaillible. En effet, on obtient parfois de faux négatifs et ce pour plusieurs raisons. D’abord, les parasites peuvent n’être que des mâles (et ceux-ci ne pondent évidemment pas d’oeufs), les selles peuvent ne pas être fraîches, les parasites peuvent ne pas être dans leur période de ponte et le nombre d’oeufs peut être si faible qu’il peut arriver qu’il n’y en ait aucun sur la lame.

Quelles sont les recommandations afin de gérer le phénomène parasites dans la population des animaux de compagnie?

Lorsqu’un infection parasitaire ou un risque d’infection est identifié chez un animal, le but du propriétaire est de traiter son animal alors que le but du vétérinaire est d’une part de traiter l’animal et d’autre part, de prévenir la contamination de l’environnement, protégeant par le fait même les autres animaux et les humains. Tous les chiots devraient être vermifugés aux 2 semaines (à partir de 2 semaines d’âge) jusqu’au sevrage (vers 6 semaines) et à chaque mois jusqu’à 6 mois. La chienne devrait être traitée simultanément aux chiots. Tout chien adulte devrait recevoir 3 vermifuges (un au printemps, au milieu de l’été et un dernier à l’automne) et le médicament utilisé variera en fonction des parasites impliqués. Tous les chatons devraient être vermifugés à partir de 4 semaines d’âge et à chaque mois jusqu’à 6 mois. Tout chat adulte qui va à l’extérieur doit être vermifugé 6 fois dans l’année donc aux 2 mois.

Quel est le rôle du vétérinaire dans la prévention des zoonoses causées par les parasites?

Le vétérinaire doit offrir à ses clients les meilleures traitements possibles et les informer adéquatement sur les risques que courent leur animal. Et ceci afin de les aider à protéger la santé de leur animal et leur propre santé. Une autre responsabilité que nous avons est d’informer les clients que même s’il se défont de leur animal par peur des parasites, il s y sont quand même exposés si on pense aux parcs et endroits publics qui sont considérablement contaminés.

Un dernier mot concernant les zoonoses rattachées à Toxocara canis ou cati

Comme dit précédemment, Toxocara canis et cati sont les vers les plus communs chez le chien et le chat respectivement. Ce sont également eux qui causent le plus communément des problèmes de santé publique. On a vu que chez l’animal, les vers adultes vivent dans l’intestin grêle et les oeufs sont rejetés dans les selles de l’animal. Sous certaines conditions, les oeufs deviennent infectieux après 3 ou 4 semaines passés dans l’environnement. Ils peuvent y survivre pour d’assez longues périodes mais sont détruits par les rayons du soleil, la sécheresse et des températures en-dessous de -15 degrés celcius.

Chez le chien, l’infection se fait par ingestion d’oeufs ou de larves infectieuses enkystées dans les tissus d’un hôte, par migration transplacentaire ou transmammaire (par le lait) ou par ingestion de vers adultes immatures dans les vomitus ou les selles. Après l’ingestion (où les larves migrent dans différents tissus avant de se loger dans l’intestin), la femelle pondra ses premiers oeufs 4 ou 5 semaines plus tard. A noter que certaines des larves resteront enkystées dans les différents tissus du porteur et pourront se réactiver suite à un stress comme par exemple une gestation. Les chiots infectés très jeunes sont une grande source de contamination de l’environnement

Les sols contaminés sont une source importante d’infection pour les humains (parcs, terrains de jeux, places publiques, carré de sable, etc.).

Les humains s’infectent généralement en ingérant des oeufs ou des larves à partir du sol, par un manque d’hygiène des mains ou par les selles ou sécrétions de leurs animaux. Un fois ingéré, l’oeuf ou la larve s’en ira dans les différents tissus et y restera. Les symptômes qui y seront reliés dépendront de la l’emplacement du kyste (à noter que la majorité des personnes n’ont aucune manifestation physique de ses migrations). L’infection et les manifestations sont plus fréquentes chez les enfants de moins de 6 ans de par, évidemment, leurs habitudes. Une pathologie particulière reliée à ces migrations est la migration larvaire oculaire, qui peut survenir chez des enfants et de jeunes adultes et provoquer une cécité. Les manifestations qui s’y rattachent sont les plus importantes. Les symptômes et une simple prise de sang permettent de diagnostiquer la présence de migrations larvaires.

Donc, vous voici armés pour faire face à ces êtres minuscules et souvenez-vous que votre vétérinaire est la personne ressource à consulter pour toute question ou inquiétude concernant les parasites.

 

 

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