Les affaires en Italie

Les affaires en Italie


Le directeur sportif de l'équipe italienne Amore e Vita dénonce un échange d'éprouvette entre Pantani et Forconi lors d'un contrôle inopiné, l'an dernier, sur le giro. Il dit également que l'organisateur du Giro a prévenu les équipes de la perquisition de la NAS lors du retour sur la terre italienne en 1996.
Le CONI (comité olympique national italien) a effectué des prélèvements sanguins et urinaires sur trois formations italiennes : Mobilvetta, Ballan et Vini Caldirola. Les coureurs dénoncent les mauvaises conditions d'hygiène. Les flacons n'étaient pas cachetés et n'étaient transportés dans un frigo lors de l'acheminement au laboratoire d'analyse. Les coureurs ont menacé de ne pas repartir si les membres du CONI revenaient.

Les membres du CONI sont revenus, trois équipes italiennes ont refusé les contrôles. Les médecins se ont rabattus sur l'équipe Mapei qui est la seule a accepté des contrôles.

En signant leur licence, les coureurs italiens acceptent les contrôles de l'UCI, de leur fédération nationale et du CONI.

2 coureurs ont été déclarés inaptes par le CONI qui n'a pas le pouvoir d'exclure. Trombetta a été arrêté par le médecin de son équipe alors que Filipo Casagrande a continué la course et il s'est même échappé en fin d'étape.


Roberto Rempi, actuel médecin officiel de la Mercatone Uno, figure sur la liste des personnes mises en examen dans la cadre de l'enquête sur le dopage menée par le parquet de Bologne. Cela concernerait des faits remontant à la saison 1996, alors qu'il n'était pas encore en place à la Mercatone.
Le procureur du parquet de Ferrara, Pierguido Soprani, est parti pour Brest pour interroger Erwan Menthéour auteur d'un récent livre sur le dopage. Dans cet ouvrage, Menthéour prétend avoir appris certains secrets sur l'utilisation de produits dopants lors de son passage sous les couleurs de l'équipe italienne Aki en 1996.
Il a déclaré après son interrogatoire que cette affaire remonterait à un haut niveau dans le milieu du cyclisme et du calcio.
Le juge de Bologne Gianfranco Spinosa a entendu pendant trois heures Giancarlo Ferretti, directeur sportif de l'équipe MG disparue en 1997, année où elle avait été perquisitionnée à l'un de ses hôtels pendant le Giro. Il n'a pas été mis en examen, mais se trouve concerné par l'instruction où il est soupçonné d'avoir procédé à l'acquisition de produits illicites. Un autre directeur sportif, Emmanuele Bombini, était également attendu par le juge, mais il n'a pas répondu à la convocation. Il doit s'expliquer sur les mêmes motifs pour la période 96 (Gewiss) et 97 (Batik).
Riis et Olano ont été convoqués par le juge Soprani dans le cadre de l'affaire qui touche le docteur Ferrari qui était leur préparateur.

Un homme a confirmé que la Gewiss recourait à l'EPO : Paolo Gazerli, l'ancien masseur du groupe. "On faisait faire au moins 20 tests par an. C'était une stratégie de groupe. Chacun des coureurs avait un son préparateur. C'était les préparateurs qui prescrivaient l'EPO, pas nous. Ca fonctionnait comme ça depuis 1988. Tous, quasiment, utilisait l'EPO. Ce n'est pas la peine de se cacher derrière son petit doigt."

Les taux d'hématocrites proviennent d'une disquette saisie à Ferrare.

Les carnets du Docteur Ferrari révèlent les taux d'hématocrites des coureurs de l'équipe Gewiss durant l'hiver 94/95 et durant l'été 95 :

Coureur Taux au 15 décembre 1994 Taux au 24 mai 95
Bobrik 42.7 53
Cenghialta 37.2 54.5
Frattini 46 54
Volpi 38.5 52.6
Gotti 40.7 57
Furlan 38.8 51
Minali 41.7 54
Santaromita 41.4 45
Ugrumov 42.8 60
Berzin 41.7 53
Riss 41.1 56.3

Furlan a une thrombose a la jambe, mal lié à la prise d'EPO. Il s'est retiré du peloton depuis.


Des anciens patients de Docteur Ferrari ont été entendus par la police italienne : Chiappucci, Cipollini, Simeoni, Dolci, Faresin, Mazzoleni, Zaina, Furlan et Pontoni. Les coureurs entendus au soir du Tropheo Lagueglia parlaient de "prise" ou "d'une proposition de prise d'EPO ou d'un produit interdit" à propos des astérisques sur les carnets du Docteur. Le nouvel interrogatoire a apporté une réponse différente et unanime : il s'agirait d'une prescription "d'animoacides", utilisés pour faciliter la récupération et non inscrits sur la liste des produits interdits par le CIO.
Giovani Spinosa a réussi à révéler l'existence d'un trafic de produits dopants, organisé par un pharmacien de Bologne (Italie). Il a perquisitionné chez le Docteur Ferrari et a trouvé des carnets où ont été écrites des notes révélant d'importantes variations dans le taux hématocrite des coureurs suivis par le médecin.
En 1994, Ferrari disait : "Tout ce qui ne se trouve pas dans un contrôle n'est pas du dopage". "L'EPO n'est pas plus dangeureux qu'un verre de jus d'orange."
Dans un interview accordé à l'équipe Magazine, Pantani explique :
"La fédération italienne a ajouté huit examens supplémentaires pour faire croire qu'on est à la pointe du progrès. Mais ce n'est qu'une manoeuvre électorale du président Ceruti, qui cherche à se faire valoir. Au mois de septembre dernier, un juge de Bologne avait mis le laboratoire d'analyse mobile sous séquestre parce qu'il pensait que la machine servant à relever le taux hématocrite avait été étalonnée à la baisse. Ca ne donne pas franchement confiance à la fiabilité des examens..."
La langue de bois aurait-elle disparue chez Pantani, mais non rassurez-vous.
Question du magazine : "De leur coté, Zulle et Dufaux sont suspendus pour six mois.."
Pantani : "Objectivement, je pense qu'ils n'auraient pas du l'être. On les juge avec nos lois à nous, d'autant qu'ils n'ont pas enfreint les règles des contrôles. Que je sache, aucun d'eux n'a jamais été trouvé positif."
Sis coureurs ont été interrogés à titre de témoins dans le cadre de l'affaire du Dr Michele Ferrari, mis en examen pour "commercialisation, prescription et administration de médicament dangereux pour la santé publique" après la course, la trophée Laigueglia. Parmis ces six coureurs, on trouve des coureurs qui ont fait appel aux services du médecin : Gotti, Tonkov, Merckx, Bertolini, Bortolami et la vainqueur de la course Savoldelli. Les coureurs sont sortis libres de leur interrogatoire. Pendant ce temps, la brigade des stupéfiants, la brigade des stupéfiants, la NAS; procédait à une nouvelle perquisition chez le Dr Ferrari. L'un des anciens "clients" du préparateur italien aurait expliqué que les astérisques figurant à coté des noms des coureurs dans les dossiers médicaux saisis indiquaient une prise d'EPO.
30 coureurs italiens, dont 4 pros, habitant tous en Lombardie, ont été perquisitionnés à leur domicile, hier par la police dans le cadre des affaires de dopage affectant le cyclisme transalpin.
Antonio Tusi, sélectionneur italien a été mis en examen. Aucun produit interdit n'a été saisi lors d'une perquisition à son domicile, en ravanche la police judiciaire a pris possesion de fiches rédigées par Fusi.
Fusi a été inculpé d'association de malfaiteurs pour "commerce et distribution de produits avariés et dangeureux pour la santé publique". Une dizaine d'autres personnes, dont les anciens coureurs Pierino Gavazzi et Fabio Bordonali, directeurs sportifs de deux équipes amateurs de la région de Brescia, ont également été mis en examen.
La police de Trévise a trouvé des anabolisants, de l'EPO et des excitants au siège de plusieurs clubs de la région lors d'une série de perquisitions effectuées dans le cadre d'une enquête dans les milieux amateurs.
Des perquisitions ont été effectuées samedi 24 octobre 98 au siège de clubs cyclistes de jeunes de la région de Vénétie et au domicile de certains de leurs dirigeants dans le cadre d'une enquête contre le dopage menée depuis début octobre par le parquet de Venise. Les enquêteurs ont prélevé à cette occasion des produits à base d'EPO, dont certains se trouvaient au domicile des directeurs sportifs des clubs concernés.
Des perquisitions ont été effectuées jeudi (15 octobre) par les policiers au siège de la fédération italienne de cyclisme à Rome, au laboratoire de l'Acqua Acetosa agréé par le Comité Olympique National Italien (CONI) et à la commission antidopage du CONI.
Les enquêteurs ont saisi des documents de contrôles des tests antidopage, remontant à 1985, concernant surtout le cyclisme mais aussi d'autres disciplines. Dans les locaux de la fédération de cyclisme, ils ont également saisi deux cartons de vieux produits pharmaceutiques. Ces perquisitions s'inscrivent dans le cadre de l'enquête ouverte par le procureur de la République de Ferrare sur des cas de dopage présumés entre 1980 et 1996.

Article paru dans Vélo-Magazine du mois de novembre 1997.

"Giancarlo Ferretti, le directeur sportif de MG-Technogym, a été suspendu pour un mois par la Ligue italienne, suite au constat de recel de produits interdits fait au matin d'une étape du Giro par la brigade des stupéfiants italienne dans l'hôtel où était installée son équipe."

Article paru en septembre 1998 dans l'Equipe

Fabio Baldato (Riso Scotti), son coéquipier Roberto Pistore et Nicolas Loda (Ballan) ont été entendus comme témoins par le procureur de Trente au sujet d'une affaire datant de l'an dernier lorsque les trois hommes portaient encore le maillot MG Technogym. Lors du giro, des produits interdits avaient été découverts dans la chambre d'un masseur qui, depuis, a avoué l'existence d'un "self-service" à destination des coureurs. Les autres membres de l'équipe ainsi que Gian Carlo Ferretti, le manager, vont être entendus dans les prochains jours.