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----- Message d'origine -----
À : Jacky
Envoyé : dimanche 3 septembre 2000 08:17
Objet : Piriratés
Jacky,
Ta phrase "je peux te garantir que ton code
est.... y a même des liens vers le répertoire
"temp" de ton disque dur!!"
m'intrigue au plus haut point.
Pourrais-tu me donner plus de détails là dessus car il
y a une plainte au pénal qui est sur le point d'être déposé chez le
procureur dès ce lundi matin concernant le système "squid".
As-tu des détails précis là dessus (j'ai déjà
consulté tout ce qui a trait à squid sur internet). Ce système
permet-il d'intercepter ou de lire les e-mails par exemple? Bref, il me
manque la preuve irréfutable du pourquoi du comment. Merci d'avance.
Lorsque tu parles "d'architecture de mon site",
c'est un bien grand mot. Je ne savais même pas que je l'avais structuré,
mais bon, pour l'instant je suis débordé et, avant de sortir le numéro
005 de Tahiti Folies, on se fera un petit point technique si tu es OK.
Amicalement
René
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Jean-Dominique des ARCIS
Diplômé de Sciences Pénales et de Criminologie
Docteur d¹État en Droit
Avocat à la Cour
PAPEETE, le 4 septembre 2000
Monsieur le Procureur de la république
Tribunal de Première Instance
PALAIS
AFF. infraction à l¹art. 226-15
du code pénal
Monsieur le Procureur,
Je me vois contraint de vous saisir des faits suivants :
- le journal "La Dépêche de Tahiti" avait expliqué
dans ses colonnes il y
a deux mois environs que l'accès au réseau INTERNET avait été
anormalement
perturbé par l'installation du système "SQUID", système qui
permettait à la
sté MANA de décrypter tout ce qui entrait et sortait du territoire par
INTERNET. Le démenti ultérieur de "La Dépêche", n'avait
trompé personne.
- communiquant parfois par INTERNET avec un certain nombre de
personnes
sur des sujets dits "sensibles", je ne pouvais que chercher à vérifier
si
oui ou non le système SQUID permettait ou non de décrypter ma
correspondance
électronique,
- je me procurais finalement à l'extérieur une
documentation technique en
langue anglaise et sur INTERNET une documentation en langue française sur
"SQUID". De leurs lectures il apparaissait que MANA, équipée
de ce système,
pouvait lire le contenu des courriers électroniques quittant ou arrivant
à
un internaute par son intermédiaire.
J'avais dit au téléphone jeudi dernier à René HOFFER que je
pensais vous
saisir le lundi 4 septembre de cette réalité.
Monsieur HOFFER envoie un e-mail à "Jacky", un autre
internaute en
métropole, le 3 septembre. Il m¹en adresse une copie....que je n'ai
jamais
reçue. La teneur de cette correspondance visait directement le système
"SQUID" et ma "plainte".
Quelle ne fut par la surprise de Monsieur HOFFER de recevoir d'un
certain
"PD" (ça ne s¹invente pas), dont l'adresse électronique est
metu@multimania.com
un e-mail, montrant qu¹il avait intercepté sa
correspondance à "Jacky".
Le caractère menaçant ressort non seulement du contenu de ce
texte, de la
référence en objet : "Mefitu@", mais surtout de la réalité
de
l'interception.
Cette réalité démontre qu'il ne s'agit pas d¹une plaisanterie
de mauvais
goût et qu¹'il semble nécessaire et urgent de prendre des dispositions
pour
faire cesser ce qui constitue une infraction caractérisée aux
dispositions
de 226-15 § 2 du code pénal.
Monsieur René HOFFER se tient à la disposition de vos services
pour leur
apporter toutes précisions utiles sur les faits dénoncés par la présente.
Peut-être ne serait-il pas inutile d'étendre les investigations
de vos
services aux écoutes téléphoniques, tant il est notoire que des écoutes
téléphoniques illégales, organisées et généralisées sont constantes
sur le
territoire?
Je vous prie d¹agréer, Monsieur le Procureur de la république,
l'expression de mes sentiments les plus respectueux.
Jean-Dominique des ARCIS
Docteur en Droit
Avocat à la Cour
P.J. : - copie des e-mails en cause :
A) celui adressé à "Jacky" et intercepté par PD,
B) celui de PD
- documentation sur "SQUID" en français.
Jean-Dominique des ARCIS
Diplômé de Sciences Pénales et de Criminologie
Docteur d¹État en Droit
Avocat à la Cour
COMPLEMENT A LA REQUETE
CI-DESSUS:
PAPEETE, le 5 septembre 2000
Monsieur le Procureur de la République
Tribunal de Première Instance
PALAIS
AFF. infraction à l¹art. 226-15
du code pénal
Monsieur le Procureur,
Dans ma plainte d'hier j'indiquais que "La Dépêche de Tahiti"
avait fait
un article sur le système SQUID en Polynésie. C'était une erreur de ma
part,
puisque recherches faites, c'était le quotidien "Les Nouvelles"
qui en avait
parlé les 14 et 15 juin 2000. Vous voudrez bien trouver ci-joint la
photocopie des deux articles parus dans ce quotidien.
Il est que certaines applications du système SQUID ont leurs
justifications pratiques et que la Sté MANA pourra mettre en avant les
meilleures raison du monde pour y recourir. Il n'en reste pas moins que ce
système dans un régime inquisitorial peut permettre des atteintes très
graves au secret de la correspondance; ainsi page 2 de la note annexée à
ma
lettre d¹hier, il est expressément fait référence à "des
personnes mal
intentionnées" et à "certains plaisantins".
Cette dangerosité est d¹autant plus réelle que MANA, société
sous contrôle
de l'autorité territoriale, a le monopole de "serveur" en Polynésie
française. Si le territoire s'est battu pour avoir le contrôle de cette
société et ce monopole, ce n'est sûrement pas innocent.
Le directeur et le chef du cabinet du président du gouvernement étaient
mêlés directement au cambriolage de mon cabinet il y a trois ans. On pénètre
physiquement dans l'ordinateur de mon bureau il y a deux ans, puis
vraisemblablement par téléphone il y a quelques jours, au point que j'ai
dû
le reconfigurer. Enfin la copie d¹un fax "sensible" qui m'est
destiné dans
le cadre de mon exercice professionnel est détourné par un certain
"P.D."
dont nous avons l'adresse électronique.
Les relations que j'entretiens avec différentes personnalités du
territoire et les plaintes concernant d'autres personnalités, non des
moindres, peuvent expliquer une certaine défiance du territoire à mon égard,
mais en aucun cas elles ne sauraient justifier le recours à des moyens
illégaux pour me surveiller ou pour m'impressionner: écoutes téléphoniques,
SQUID....
Je ne peux donc que réitérer les termes de ma plainte d¹hier et
vous prie
d¹agréer, Monsieur le Procureur, l¹expression de mes sentiments les
plus
respectueux.
Jean-Dominique des ARCIS
Docteur en Droit
Avocat à la Cour
Cabinet principal : B.P. 425 UTUROA - Ile de RAIATEA
téléphone (689) 66 28 96 - Télécopie (689 66 28 97
Cabinet secondaire : B.P. 1554 PAPEETE - Ile de Tahiti
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Portable : (689) 77 29 78
E-mail : desarcis@netcourrier.com
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