Les fourmis sont la plupart omnivores, et leur régime alimentaire est
relativement varié. En effet la fourmi peut adapter son régime alimentaire aux ressources du milieu.
La fourmi est particulièrement friande du sucré, du nectar, des baies, des graines et du riz.
Elle est également friande d’insectes qu’elle mord et tue en l’empoisonnant à l’acide formique,
par l’intermédiaire de son aiguillon. Elle l’emporte ensuite dans la fourmilière pour le partager
avec les autres. On sait également qu’une colonie peut manger , en un jour, un poids équivalent à celui
d’une vache.
Fourmis s'attaquant à une chenille:
LA TROPHALLAXIE :
La fourmi possède deux estomacs, le gésier et le jabot.
Le plus proche de la bouche, le jabot est " l’estomac social ".
Cet estomac est un véritable réservoir de nourriture.
Une fois son estomac rempli, elle va retourner à la fourmilière où elle va régurgiter son contenu.
Elle effectue une sorte de bouche à bouche, appelé trophallaxie afin de nourrir ses compagnes et également
leurs larves.
La trophallaxie:
Lorsque la régurgitation s’effectue, la substance contenue dans le jabot, remonte le long de l’œsophage
pour être régurgitée, et une autre partie va dans le gésier, assurant donc également l’alimentation
propre à la fourmi.
Cette trophallaxie n’est pas seulement un échange de nourriture, mais c’est un acte social permettant
des stimulations chimiques qui sont génératrices de complaisance social.
Il en découle un resserrement des liens sociaux.
PARTICULARITES DE L’ALIMENTATION :
Certaines des espèces ont développé des habitudes remarquables, très spécialisées :
- La fourmi moissonneuse rouge du centre des Etats-Unis et d’Amérique du sud et du Mexique récolte les
graines dans la prairie.
Chez cette espèce, les ouvrières ramassent les graines tandisque les soldats les coupent en morceaux à
l’aide de leurs puissantes mandibules.
- Des fourmis du sud-ouest des Etats-Unis comme les fourmis défoliatrices Atta, cultivent dans leur
fourmilière, une espèce de champignon dont elle se nourrissent : Ce sont les fourmis champignonnières.
La première étape et de découper la feuille qui va être transférée à la fourmilière.
Transport de feuille à la fourmilière:
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Lors du transport, une fourmi porte la feuille et deux autres fourmis sont sur la feuille
(regarder attentivement l'image) afin de protéger la fourmi porteuse et la feuille contre les parasites.
A l’intérieur du nid, les fourmis défoliatrices transforment les fragments végétaux en substrats de culture.
Chez les fourmis à miel du sud-ouest des Etats-Unis, certaines ouvrières
sont utilisées comme réserves vivantes pour emmagasiner le miellat.
Ces ouvrières sont nourries de quantités énormes de miellat et leur corps se distend tellement qu’elles
deviennent incapable de bouger.
Elles se tiennent immobiles dans la fourmilière , dégorgeant des gouttelettes d’aliments à la demande
pour nourrir les autres membres de la colonie.
Fourmis "pot à miel":
ALIMENTATION PAR LE BIAIS D'UNE TROPHOBIONTE :
Dans tous les milieux les fourmis ont passé des accords avec les insectes herbivores qui les entourent.
En effet elles vont jusqu’à élever des pucerons, pour se nourrir du miellat, qu’ils sécrètent.
Sécrétion de miellat par les pucerons:
Le miellat est un excrément liquide, riches en sucres (tel le glucose à 90% plus deux trisaccharides
comme le fructomaltose et le melizitose), et en acide aminés, sécrété au niveau de l’anus.
C’est un apport nutritif très complet utilisé par le bon développement des larves.
En échange de nourriture, les fourmis protègent les pucerons des prédateurs, les bichonnent, les lavent
et prennent grand soin de leurs œufs.
Elle vont même jusqu’à les abriter à l’aide de parois constituées de terre ou de carton.
Parfois elle les emporte dans leur nid pour les traiter comme les membres de la colonie.
L’échange de nourriture est contrôlé par la fourmi elle-même. La fourmi en touchant avec ses antennes
ou ses pattes antérieures le puceron, déclenche la sécrétion de miellat.