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pour nous adresser vos témoignages, après vérifications, ils seront publiés.
- Mr Yann L., Concarneau : Les dauphins ont ruiné ma famille.
C'était le ticket gagnant... au deuxième tirage, tous les numéros étaient bons !
Enfin, après des années, la chance nous souriait ! Pour fêter ça, j'ai emmené tout le monde
faire du pédalo à la plage. A 100 mètres du bord, deux dauphins se sont mis à tourner autour
des pédalos, on riait tous. Une nouvelle fois, j'ai montré la grille gagnante à mon
beau-frère, à ce moment, un dauphin a sauté hors de l'eau et me l'a prise des mains, le
pédalo a chaviré me projettant à l'eau. Tous les enfants hurlaient, ma femme s'est
évanouie... Au retour sur la plage il a fallu en plus que je paie les pédalos ! Plus
jamais je n'aurai cette chance de gagner, ma vie est fichue !
- Mme Thérèse H., Nîmes : Ils m'ont pris mon mari.
Marcel ça f'sait 35 ans qu'on était mariés. Un soir, on r'gardait not' feuilleton, il
s'est l'vé d'un coup pour prendre son manteau : "Je vais chercher des cigarettes au
tabac.", qu'il a dit. C'est pas loin, Aux Dauphins Bleus, ça fait Bar et Tabac, y sont
gentils et pis y'a des belles peintures avec des dauphins d'ssus... à cause du nom
évidemment. Lui, il aimait rester des heures à les r'garder d'vant un ballon d' Côtes,
"Un jour j'prendrais l'bateau pour aller les voir", y nous disait, "alors, ce jour là,
j'plongerai avec eux autres.". Et ben Monsieur, depuis cette heure là, j'l'ai jamais
r'vu et j'sais pas où il est. C'est d'leur faute à ces maudits animaux ! Et comme y'a
pas d'corps, la pension est bloquée.
- Georges L., Holliwood : six cent mille dollars.
Je suis réalisateur de films de science fiction. Pour mon dernier tournage nous réalisions
un truc énorme, du jamais vu, des années qu'on attendait ça ! La scène était coton, en plus
les acteurs commençaient à en avoir assez des heures d'attente pour la mise en place. C'était
censé se dérouler sur une planète déserte, viable mais vide de toute vie animale. Juste les héros
se retrouvent dans l'eau après un amérissage de leur capsule de survie, deux connards de dauphins
passent dans le champ en sautant hors de l'eau. Ils auraient voulu faire foirer le film qu'ils ne
s'y seraient pas pris autrement. Tu te rends compte plus d'un demi million de dollars, une scène
de dix minutes de cascades et effets d'explosion réglés au millième de seconde, tout ça foutu en l'air !
J'ai jammais pu finir le film, il a fallu que je réalise le 4ème épisode de la saga pour m'en sortir
financièrement. Si je n'avais pas été connu, j'aurais été ruiné !
- Laurent B-S., Anvers : André était mon meilleur copain.
André, c'était mon copain d'enfance. On a fait les 400 coups ensemble. Au
début, j'avais juste remarqué qu'il se renfermait. Il voulait plus sortir avec la bande. Il
nous disait qu'il avait du travail ou qu'il avait sommeil, enfin toujours une bonne
excuse. Il devenait de plus en plus distant, ce n'était plus le même, il ne parlait plus,
ne riait plus et en plus
il maigrissait. Un soir j'ai pas pu me retenir, je lui ai dit de me laisser entrer, il
n'a pas voulu, je l'ai poussé et j'ai ouvert grand la porte : c'est là que j'ai vu
cette saloperie. Il y en avait partout, des posters, des objets, des magazines plein
sa chambre avec des dauphins dessus, j'en avais la nausée. Alors, il s'est jeté sur moi
et m'a mis dehors. Maintenant il ne sort plus du tout, il a les cheveux longs, il est
sale et ne mange plus que des pizzas qu'il se fait livrer. Mais il reste mon ami et
je voudrais le sauver de cet enfer où il est, je suis désespéré et je ne sais pas
quoi faire.
- Steve P., East-Derreckbay : Ils ont tout salopé le Marineland.
Le centre était tout neuf, les guichets d'entrée sentaient encore la peinture.
Les visiteurs se pressaient autour des bassins pour voir les dauphins. Tout d'un coup, ils
sont devenus comme fous, ils éclaboussaient tout autour d'eux et projettaient de l'eau
par dessus les protections. Les clients ont paniqué et se sont rués vers les sorties, en
quelques minutes, tout s'est vidé. Il ne restait plus que les banquettes aux coussins
détrempés et une petite chaussure d'enfant. Toute la recette d'une journée perdue, il
a même fallu licencier Mr Gomez, un vieux monsieur de 68 ans qui gardait le Parking.
- Mr et Mme V., Québec : Après, on a tous été malades.
Mon mari travaille de temps en temps sur un thonnier. Il part plusieurs semaines et
quand il rentre nous invitons toute la famille à manger. Il est fatigué mais ça lui fait
plaisir de les voir et nous l'écoutons raconter les petites histoires du bord.
"Jusque là, la pêche avait été mauvaise, le capitaine, un Brésilien, était très mécontent.
Un matin on suivait un banc quand on a commencé à remarquer le manège des dauphins.
Ils harcelaient les thons pour les pousser vers les nasses d'entrée de nos dérivants.
Comme des chiens de bergers, ils les regroupaient et les forçaient à rentrer dans le piège. Ils
semblaient éprouver de l'excitation de les voir s'empêtrer dans nos filets. Nous avons fait
une très bonne pêche ce jour là. On a presque rempli les chambres.
Dans les filets il y avait un dauphin qui s'était fait prendre. Pablo s'en est approché, le
dauphin lui a filé un grand coup avec sa queue, ça lui a arraché sa botte, son pied était
tout bleu après. Du coup, on a tué le dauphin et on s'est dit qu'on allait le manger parce
qu'il y en avait ras le bol du thon. Le cuistot l'a accomodé avec du riz. Et bien, plus de la
moitié des gars ont eu mal au ventre. C'était surement un dauphin malade qu'a fait exprès de se
faire prendre."
- Bill G., Orlando : Je les hais.
Les dauphins préfèrent Netscape et Linux, j'en ai la preuve. J'ai décidé chaque année de consacrer
un million de dollars à leur extermination. Que tout ceux qui me soutiennent achètent la version 98
de mon logiciel, je saurais que vous êtes d'accord.
- Journal Var-Matin : 15/08/99.
