Chroniques - Melodick, le webzine indépendant

 

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selection melodick                                                     Seven Hate "Matching the profile" (enrages/at(h)ome/dialektik) ****½

Lorsqu'on tient entre nos mains un tel album, on a envie d'utiliser des tonnes d'expressions et superlatifs qui ne veulent pas dire grand chose : une tuerie, une vraie bombe, c'est géant, énorme, ça le fait trop... Reste qu'il faut expliquer un tel engouement. Les Seven Hate n'ont cessé depuis The weaning day en 1994 de progresser au fil des albums. On avait déja senti une évolution notable vers des sonorités plus emo et vers les mid tempo sur Is this glen, paru il y a un peu plus de deux ans. Reste qu'un grand pas a été franchi avec Matching the profile. Il n'est plus guère question de punk mélodique à 200 à l'heure mais de morceaux d'une incroyable richesse mélodique. Pour s'en convaincre, il suffit de se pencher un minimum sur les parties guitare qui étendent considérablement le potentiel émotionnel du groupe. Le chant a lui aussi énormément progressé, de plus en plus touchant. Du coup, il faudra même à l'auditeur plusieurs écoutes pour percevoir pleinement le Seven Hate, cru 2002. Et croyez-moi, l'année est bonne ! Des morceaux comme Matchless, Anxious ou encore Forward vous bouleversent. Qu'on qualifie ceci d'emocore, de power pop, de punk... ceci importe guère. La musique de Seven Hate est surtout celle de gens qui y croient plus que jamais, qui se sont donnés le temps d'évoluer et dont la sincérité ne sera jamais remise en cause. Si par le passé, on les a considéré comme l'un des leaders de la scène punk, on peut aujourd'hui sans mal parler de l'un des meilleurs groupes français. manu
www.sevenhate.com

7hate1.jpg (43501 octets)

v/a 10 and d'esprit Fera Rock (virgin) ***
En 1981, Tonton Mitterand avant de devenir megalomane (avant?) autorisait les radios libres. 20 ans apres, la plupart sont mortes ou devenues des grosses bouses commerciales ( NRJ par exemple). Subsistent 25 cellules de resistance à la connerie ambiante,
affiliées au réseau des radios rock. Ce genre de radios locales, jamais réellement professionnelles mais qui servent de defricheur de talents aux maisons de disques qui restent leur cul dans leur fauteuil à compiler les compils de Celine Academy Fabian Star. Car sans ces radios aurions nous eu vent d'un groupe qui se nommait Nirvana? Sûrement pas. En deux CD, 10 ans d'esprit Fera rock (la federation des radios associatives) propose de se ballader dans la scène indé française: de Noir Des à Manu Chao, de Married Monk à Ezekiel, Miossec, Petit Vodo ...etc..25 morceaux "d'artistes confirmés ou non qui sont le reflet de l'esprit maison". Une compil qui permettra, on l'espère à la Fera de repartir pour dix ans, car en vérité, on s'aperçoit que ce genre de radios quelques fois branlantes vous manquent cruellement que lorsqu'on a plus le loisir de les écouter. Un peu comme certains groupes ou certaines especes en voie de disparition. nadia

Fera Rock.jpg (1848 octets)

36 Crazyfists "Bitterness the star" (roadrunner) **½
L'originalité n'est pas forcément leur fort mais ils savent ce que le mot efficacité veut dire. Des grosses guitares proches de Deftones et des passages plus émotionnels qui parfois savent vraiment frapper juste comme sur le tubesque Sir Wrist Theory ou sur All i am. Tout ceci est bien sûr servi, comme il se doit, par une production énorme. Les fans de néo-métal seront comblés. Les autres, vraisemblablement, continueront leur chemin. manu

Alpha Jet "Luxe out" (la ouache / juno music) **
Il faut l'avouer : le disque ne démarrait pas trop mal. Une voix féminine nous invitait à "monter à bord" sur une petite mélodie très power pop. Et d'ailleurs, ce Pan American d'ouverture se montre plutôt de bonne augure dans son ensemble. Malheureusement, cette nouvelle signature du label de Matmatah va vite montrer qu'elle sait aussi vite tomber dans le cliché et l'emphase. Ca frôle la ballade variétoche sur La vie est si facile... Sur Princesse Gasoline, Alpha Jet s'essaie à un riff très Neil Young mais le problème est que les intonnations vocales les rapprochent plus du mauvais rock français. Sur le morceau suivant, c'est au son de Placebo qu'ils s'attaquent avant de revenir sur des terrains plus pop (Come come come). Ce qui est le plus dérangeant, c'est cette voix quelque peu désagreable et trop poussive. Pourtant, le groupe démontre de temps à autre une facilité mélodique certaine (Quand tu dors, Pan American) qui nous fait dire qu'ils ne sont peut-être pas à jetter d'emblée aux oubliettes. manu
http://www.junomusic.com

...and you will know us by Trail Of Dead "Source, tags and codes" (interscope) ****½
Qu'il est difficile de se remettre de cet album ! En effet, Trail of dead pratique un  art du contre pied digne de Fugazi en allant explorer le monde de la pop "relative ways" ou encore celui du  hardcore "hommage", Trail of dead ne se fixe aucune  barrière de genre tout en structurant le tout pour donner   un ensemle assez homogène. De plus, ils maîtrisent une rythmique alternant des montées progréssives qui donnent des refrains secs et tendus avec des moments plus calmes ("it was there that I saw you") mais aussi des mélodies émo au sens premier du terme avec une mélancolie qui ne s'éfface que pour  laisser place à un ton plus colérique et rageur . Cet album  se distingue aussi par un rajout d'instruments
(piano,violons...) sur certains morceaux : "source,tags&codes"  (pour ne citer que cette chanson), donnant une richesse  musicale et une profondeur incroyable qui ne se dévoile que  morceau apres morceau, écoute apres écoute. Bref Trail of  dead démontre que le rock a de beaux jours devant lui tant que l'on aura des albums de cette envergure. fabien

Armchair Martian "Who wants to play bass ?" (my records) **
C'est le quatrième album de cette formation centrée autour de la figure de Jon Snodgrass dont on nous dit dans la bio qu'il est un "great songwriter". Ouais... Pourquoi pas ? Mais combien de fois a-t-on déja entendu ces mélodies dans la pure lignée pop/rock américaine.  C'est très "clean", agréable à écouter, la voix n'est pas sans charme. Il manque cependant la petite étincelle qui effectivement aurait pu nous donner l'impression de découvrir un sacré songwriter. Ici, nous avons simplement l'impression d'écouter un album aux prétentions modestes mais néanmoins honnêtes... manu
www.myrecords.com

Breach "Kollapse" (Burning heart) ***½
Comme le laisser entendre "Godbox", Breach combo en perpetuelle métamorphose était sur le point de nous présenter un nouvel alter-ego musical. Après de nombreuses écoutes de ce "Kollapse" je crois qu'on peut considerer celui ci comme un aboutissement. Ultime rencontre entre le post rock de Fugazi, le hardcore métal dépressif de Neurosis et le rock abrasif d' Unsane... L'ambiance psyché-tribale developpée sur certains titres ("Big strong boss" par exemple) nous remémore aussi les regrétés Guilt. Une bonne moitié des morceaux se présente sous la forme de plages instrumentales heavy, glauques, mélancoliques et mélodiques à souhait. Le contraste formé avec la demi douzaine d'assauts furibonds complétant l'album est saisissant et extremement efficace. Ces morceaux, violents, se différencient quelque peu de ce à quoi Breach nous avait habitué par le passé, par le biais d' une alternance toute nouvelle entre chant hurlé (habituel) et vocalise quasi-melodique "in da post hardcore style".Breach joue la carte de l'ambiguité, projette son utraviolence punk-métal-noise dans un enfer mélodico-hypnotique . Les trames mélodiques de "Big strong boss", la puissance dévastatrice de "Murder Kings and killer queens" se completent dans une inocente osmose. Le monolithisme redondant de "Venom", dernier véritable album en date, n'est donc plus de mise... pour notre plus grand plaisir ! Breach s'offre un album complet, abouti couvrant une palette émotionnelle trés large et, on peut le dire sans se tromper, réalise ici une pièce maitresse d'une richesse musicale impressionante !
olivier

The Craftmen Club "Prototype rockn'roll" (autoprod) ***½
Le premier album de cette formation bretonne est présenté comme du rock décapant et il est clair que cette appelation convient bien. Craftmen club sert un rock   electrique et complexe grace à des samplers et des rajouts  de sons qui donnent un ensemble assez consistant et structuré. De plus avec une voix assez agréable à entendre  et des chansons qui explorent des pistes différentes cet  album s'écoute et se réecoute sans se lasser et donne envie  d'entendre un deuxieme prototype. fabien
contact : o_yann@hotmail.com / www.thecraftmenclub.fr.st
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Dionysos " Western sous la neige" (trema) ****
3 ans apres Haiku dyonisos revient avec un nouvel album  produit par Steve Albini ( Nirvana, Sonic Youth...). Western sous la neige se décline en deux parties : une premiere partie ou dyonisos rend hommagedionysos.jpg (28111 octets) aux mythes developpés par le cinéma americain ,"theme from western sous la neige, Mc  enroe's poetry, Don Diego 2000, Song for a jedi...." Dyonisos nous   raconte des contines burlesque et attachantes. Un deuxieme  thème est développé, plus fou et plus poétique , notamment  avec deux chansons "Coiffeur d'oiseau" et "Anorak" . Tout  ceci est servi par une musique un peu extravagante que l'on se surprend a reprendre longtemps apres sans jamais sombrer dans la mégalomanie . Cet album justifie sa  réputation d'évènement pour l'année 2002 et confirme que  Dyonisos est un des meilleurs groupes rock français du
moment. fabien

Division of laura Lee  "Black city" (Burning heart) ****
Le rock pur et dur un tantinet retro revient en force ! Il suffit de constater le succés actuel de groupes comme The hives, The Strokes ou l'intérêt portés par la presse spécialisée à l'égard de formations telles que The international noise conspiracy, The icarus line ou The robocop kraus... Qui aurait parié sur ces groupes il y a un ou deux ans ? Personne, probablement... Alors, le public rock, lassé par la sophistication et le côté surfait du néo metal, par l'ultra brutalité et le caractère élitiste du Hardcore, par le manque d'âme des musiques rock-electroniques se jeterait-il de nouveau sur ses vieux vinyls du MC5, des Who ou des Stooges en quêtes d'emotions vraies et immediatement accessibles ? Cherche t'il le Rolling Stones des années 2000 ? Il y a peu être de ça...  Avec "Black city" Division of laura lee a donc toute les chances pour percer...  Premièrement, le groupe a su profiter de sa tournée en compagnie de ses collègues de label de The international noise conspiracy, pour se faire remarquer par la presse anglaise, qui depuis lors, monte le groupe en épingle...   Deuxièmement, le plus important evidemment, la musique : un savant mélange de rock sixties/seventies, enluminé par de petites experimentations que ne renieraient pas certains groupes post-rock/rock indé genre Girls against boys ou Fugazi. Rythmique binaire pur jus, saturation légére pour des guitares néammoins incisives dans leurs attaques, mélodies faciles, vocalises à la Mick jagger, épanchements punks, "Yeah, Yeah" de rigueur, la panoplie est complète.  Si la plupart des compositions ont pour but de vous faire taper du pied et secouer la tête ( et remplissent cet office de bien belle manière !) d'autres titres, plus apaisés, dégagent une atmosphère et un groove quasi hypnotique surprenant...
Prenons pour exemple le sublime et très Girls against boys" "Trapped in", tout en mélodie, ou le très posé et riche en percussions "I guess I'm healed"... Le groupe sait diversifier sa musique sans s'écarter d'une ligne conductrice, assurant ainsi une cohésion à l'ensemble.
Un pêche d'enfer, des refrains plus qu'entêtants ( une ribambelle de hits ! :"Need to get some", "We have been planning this for years", "Number one", "Black city"...) Division of laura lee possède toutes les qualités pour rejoindre ses petits camarades sur MTV 2. olivier

http://www.divisionoflauralee.com

The Dukes of nothing "War and wine" (Eccentric man) ***½
C'est gras et ça blaste ! Normal c'est composé d'ex-Iron Monkey (un combo british monumental qui repoussa jadis les limites du sludge core avec un maxi et un album sur Earache), Acrimony et de l'actuel batteur d'Orange goblin.
Ce truc s'appelle The Duke of Nothing ! "War and wine" est leur première livraison. Huit morceaux propulsés en 14 minutes et 40 secondes, un condensé brut des charges héroïques de Motorhead, Poison Idea et Saint vitus (Le final maudit et fataliste de "White damage"). Appelez ça du Punk, du Stoner, de la merde,... ce que vous voulez, il s'agit simplement de Rock n' roll ultra primaire et puissant à faire pâlir Nashville pussy et consort !!!
Les potards de Guitares bloqués sur Onze, tempo keupon, vocalises droit sortie d'une gorge gargarisée quotidienement au whisky (Lemmy Kilminster n'est pas loin...), inutile de vous faire un tableau... Là où les dernières sorties de Speedealer et Orange goblin échouent lamentablement, the dukes of nothing donnent avec "War and Wine" une pure leçon de rock n' roll biker, rageur, nihiliste et dégueulasse. A écouter a fond ! olivier
http://www.dukesofnothing.com/

eNola "Figurines" (jaff / bmg) ****
L'erreur serait de mettre eNola dans le même paquet que toutes ces nouvelles formations qui, sous prétexte d'un chant en français, envahissent les catalogues des majors sans faire preuve de la moindre originalité. Ce groupe parisien nous avait déja conquis avec un maxi 4 titres remarqué. Figurines en est l'exact prolongement (outre le fait qu'il n'y a désormais plus de morceaux en anglais). Une fois de plus, la richesse mélodique du groupe surprend, servie ici par une production impeccable. L'album renferme déja au moins trois tubes potentiels : Dunes, Sentinelles et surtout Le flair, absolumment parfait. Sous l'apparente évidence de ces morceaux, se cache décidemment une complexité harmonique et une émotion retennue. C'est vrai, on se dit que certains titres pourraient tout à fait passer sur bon nombre de radios, mais est-ce pour autant une raison pour leur jetter la pierre ? Au contraire, eNola parvient avec brio à aller directement à l'essentiel tout en dévoilant un talent flagrant. Il est rare de voir la langue française aussi bien s'adapter à une musique qui lorgne plutôt outre-manche. On cherche d'ailleurs souvent à voir dans le soi-disant renouveau du rock français un possible égal aux fameux noms de la pop ango-saxonne (Coldplay, Radiohead...). Avec Figurines, eNola offre en tous cas une réponse magistrale. manu
www.enolaweb.com
enola visuel.jpg (202419 octets)

Five Point O "Untitled" (roadrunner) ****
Messieurs dames, chef Five Point o vous convie à une lecon de cuisine ! Veuillez vite rejoindre vos fourneaux: au menu aujourd'hui: tarte au hardcore, mmmmmmm, j'en salive déjà ! D'abord le fond de tarte:1 kg de batterie tamisée et 100 grs de guitares éguisées (pour eviter les grumaux). Pétrir, laisser reposer, puis étaler dans un plat. Maintenant, le plus important: la sauce, mmmmmmmm 100 ml de vocaux (32 ou 33 types qui chantent en même temps, ça va de De la Rocha a Gorefest en passant par Linkin park), un zest de neurosis, une bonne poignée de Vision of disorder (les débuts), une tasse de claviers draculéens pour la couleur (sinon du concentré de tomate, ça fait l'affaire), une petiteFivePoint0.jpg (3995 octets) pincée de Patton ("Untitled") et enfin, l'ingredient principal: une gigantesque paire de couilles, euh pardon, de rognons pour le goût.
Faire revenir a feu doux, étaler sur la pâte, mettre dans le four d'une production digne d'un bivouac, d'une spéciale du Paris Dakkar, sortir et déguster pendant que c'est chaud.
Dommage que un ou deux titres viennent pervertir le goût de cette superbe tarte. La prochaine sera meilleure...Goutez moi un morceau de "Untitled" et dites m'en des nouvelles. fouad

Fu manchu "California crossing" (Mammoth) ****
"Separate kingdom" morceau d'ouverture risque de surprendre plus d'un fan du "fu" ! En effet jusqu'a présent jamais le groupe n'avait composé un morceau si mélodique, jamais Scott Hill n'avait utilisé son chant de manière aussi poussé...
Car c'est bien là que se situe la grosse différrence entre "California crossing" et ses six (!) prédécesseurs. Les vocalises autrefois monocordes et nonchalantes ont cette fois ci été travaillées pour nous offrir des refrains mélodiques digne de ce nom (Le déjà nommé "Separate Kingdom, "California crossing", "Thinking out loud"...). Fini les sonorités garages, les guitares ont été nettoyeés, la production plus légère et calibrée contribue aussi à degraisser quelque peu les morceaux et à sublimer leurs qualités mélodiques.
Fu manchu sonne aujourd'hui comme un pur groupe de hard rock seventies (on pense Beaucoup à Thin Lizzy) matiné d'influences grungy (Mudhoney, le fuzz toujours à l'honneur...). Les puristes ne vont peut être pas apprécier ce petit virage ! Pourtant force est de constater que "California crossing est un putain de skeud !
La nouvelle orientation mélodique du groupe, associée à une qualité de riffs toujours aussi constante ("Squash that fly", "Hang on"), à un groove irrésistible, (un Brant Bjork explosif, surtout lorqu'il se permet un gros solo de batterie au milieu de "The wasteoid") donne naissance à d'imparables ritournelle hard rock crunchy !
Au niveau des thèmes abordés, les voitures, le skate, le surf, la Californie sont toujours à l'honneur...
Oui, Fu manchu veut vendre, ça s'entend, mais n'a pas pour autant vendu son âme, juste rendu ses morceaux plus efficaces et par là même plus accessibles et mémorisables...
Même si le quatuor a un peu perdu de sa furie et de sa crasse au passage, ces petites évolutions font de "California crossing" un album complet et prouve que Fu manchu n'est pas un groupe prisonnier d'une formule pré-établie mais au contraire une formation qui sait se réinventer pour ne pas lasser, tout en restant fidèle à ses influences et ses aspirations... Une belle réussite donc ! olivier

The Get Set "Down marriott lane !" (crank !) ***½
Le label Crank est assez discret mais fait parti de ces gages de qualité du rock indépendant américain avec des groupes tels que les défunts Mineral ou plus récemment The Icarius Line. The Get Set restait pour nous un nom inconnu et bien loin du rock n' roll incisif de The Icarius Line, il s'est révélé rapidement être une bonne surprise en matière de pop. Refrains parfaits (Thin, I feel free, Ocean), très belles mélodies, voix honnête... Le groupe semble parfois tutoyer certains des pilliers du pop/rock américain. Car, s'il ne révolutionne pas le genre, il maîtrise en tous cas son sujet sur le bout des doigts à en croire les arrangements qui viennent étoffer certains morceaux, les ambiances qui viennent s'insénuent au fil desGet Set.jpg (30120 octets) chansons et puis quand même l'efficacité des morceaux. Surtout, contrairement à beaucoup de groupes du même accabit, The Get Set cherche la qualité sur tout un album et ne vise pas à nous donner seulement une ou deux grosses "pop songs". Il se renouvèle et est fidèle à lui-même pendant ces 10 titres dont on ne peut s'empêcher de retenir en priorité Number One pour son caractère emporté, Ocean pour son lyrisme retenu, Everybody hides a face si intemporel et Thin, qui va droit à l'essentiel. Une découverte en tous les cas au très gros potentiel. manu
www.crankthis.com

Gingerbread "Amber gambler" (gingerprod) ****
Avec ce premier album, on comptera bientôt Gingerbread comme l'un des meilleurs representants de la scène emo/power pop française. Jamais en panne d'inspiration, cette formation en provenance du Nord Pas de Calais nous offre 12 titres d'une très haute tenue.  Un pas a été franchi depuis le 4 titres autoproduit sorti sur Buzz Off. Le groupe tient la route sur un album entier et se montre très mature.  Ils existent depuis 1993 et maîtrisent à merveille leurs mélodies. Des mélodies qui savent s'ancrer dans votre tête, une énergie redoutable, un côté très pop jamais fleur bleue... On ne voit guère que des qualités à cette musique. La sincérité, la fougue et l'émotion sont présentes, servies par une voix d'autant plus touchante que fragile. Il est maintenant grand temps de se pencher sur Gingerbread. manu
http://membres.lycos.fr/gingermusic / gingerbread@libertysurf.fr

Gorillaz "G Sides" (emi) *
Le vent de fraicheur amené par Gorillaz l'an dernier ne m'avait pas foncièrement retournée, mais je dois avouer que j'avais ondulé mon corps pulpeux au rythme de Clint Eastwood. Un ami voulant surement me voir réitérer l'exercice m'amena cet import du Japon ( il faudra un jour que l'on me dise pourquoi les fils du soleil levant sont toujours mieux fournis question
musique). Bref, une fois passé le remix de 19-2000, sorti en singles voici quelques semaines, c'est la désolation. Gorilaz se mue en chimpanzé paraplégique défoncé aux fils de banane séchée. Les raretés s'engluent, les remix sont fait par dessus la jambe, ça pue le plan marketting à mort. Reste les dessins du livret, mais du coup ça fait cher le livret. Alors avec moi crions tous "Go RI LLAZ, TU ES NAZE". nadia

v/a Happy Meals 3 "Songs to run away from" (my records) ***
Le problème de bon nombre de compilations réside bien leur qualité inégale. Celle-ci n'échappe pas à la règle et va encore plus loin puisqu'elle nous propose aussi bien des groupes à sonorités proches de la country que des formations punk. En tête d'affiche, on retrouvera Nerf Heder, Me First § The Gimme Gimmes ou encore Lagwagon. Ce n'est d'ailleurs pas nécessairement dans ces trois là qu'il faudra chercher satisfaction : Me First se contentant comme d'habitude de calquer en 'quintes' quelques grands succés (on a ici droit à un massacre en règle du The times they are a changin' de Bob Dylan), Lagwagon nous proposant un pâle morceau acoustique et Nerf Heder prouve une fois de plus son manque flagrant de talent. Derrière cela, quelques uns s'en sortent plutôt bien tels Bright Life, Left Front Tire et Goleta aux sonorités emo/pop très proches de Jimmy Eat World, d'autres nous proposent des pop songs légères et futiles (Smile, Buellton, Saltine, Sugarcult), des ballades folk honorables (Scott Garth, Drag The River)... Bref, 21 titres au total et une compilation qui à l'approche des beaux jours devient fréquentable. manu
www.myrecords.com

Hot Rod Circuit "Sorry about tomorrow" (vagrant) ****½
La claque du mois !!! L'album précédent "if it’s cool wiht you " sorti sur le label Montablan hotel m’avait un peu laissé sur ma faim mais la je dois dire : chapeau bas !! Avec Hot rod circuit, la pop et le rock n'roll ne se sont jamais aussi bien associés ! On se trouve très vite envoûté par ces fabuleuses mélodies et ce rythme mid tempo qui vous suit tout au long de l' album... Comment résister à des titres comme " radiation suit " ou " cool for one night " qui sont de vrai tubes tout en puissance ?!! Mais, ce qui fait le charme des Hot rod, c’est cette touche rock and roll qui permet de les différencier un peu de la vague emo, très en vogue en ce moment aux Usa,  comme en témoigne les titres "at nature’s mercy" ou encor " get what you get " ! Un album sublime que tout le monde doit avoir dans sa discothèque !!! On peut dire que entre saves the day, the get up kids et donc HRC le label Vagrant nous gâte. julien
www.hotrod-circuit.com

The new amsterdams "Para toda vida" (vagrant) **
Pour ceux qui ne le savent pas, The new amsterdams est en fait le projet solo de Matt Pryor (guitariste/chanteur des Get up kids). C'est le deuxième album, et personnellement je trouve que le premier "Never your mind " était carément mieux, il était beaucoup plus varié et se trouvait alors accompagné d’une section rythmique sur certains titres qui le rendait plus attrayant. Ici, on a un peu l'impression de s’être fait arnaquer car on a affaire à 11 balades acoustiques qui se ressemblent pratiquement toutes et qui a mon goût ont été bâclées ! Bon, c’est vrai que des titres comme "picture in the paper " et "stay on the phone " dégagent de bonnes émotions qui ne sont pas à rappeler celle des get up kids mais l’ensemble reste plat et relativement chiant !! Mieux vaut aller se consoler en reécoutant un album des Get Up!! julien

New End Original "Thriller" (jade tree) ****
On pourrait se contenter d'une découverte rapide et distraite et penser n'avoir entre les mains qu'un disque emo parmi tant d'autres. Mais le background musical de New End Original est là pour nous prévenir. Cette nouvelle formation est en fait composée de plusieurs acteurs décisifs de la scène emocore américaine (ex Far, ex Texas is the reason...). Plusieurs écoutes dévoilent un disque incroyablement riche. La mélancolie qu'il renferme, l'émotion distillée à fleur de peau prennent une dimendsion particulière dans ces 11 titres d'une profondeur rare. Les textes témoignent d'un refus du bonheur prêt à consommer (Lukewarn), d'un certain malaise fâce à soi-même ("I'm lonely as a leper, I'm contagious as hell" sur Leper song) dans une approche qui reste souvent poétique ("And when the world is full, I'll give you all the spaces). En définitive, New End Original est à l'encontre de la pollution sonore des campus américains. Sans nécessairement surprendre, sa musique sait nous amener vers des terres apparemment connues mais en les appréhendant de manière encore plus touchante et profonde. Rajoutons que les premiers titres peuvent paraître trompeurs car le groupe ralentit ensuite le tempo, se rapprochant plus souvent d'une pop mélancolique. On atteind alors des sommets (#1 Defender, Better tahn ever, Leper song...). Ne passez surtout pas à côté de ce disque. manu
jadetree.gif (1852 octets)

The Nils "Green fields in daylight" (Mag Wheel rcd) ***
Inspirés par les Sex Pistols (?!), Alex Soria a 12 ans quand il forme les NILS du coté d'une quelqconque banlieue de Montreal. Comme il le dit lui même "nous avons commencé quand on était des gosses, on ne savait pas jouer mais on avait la foi". Et les 29 titres de cette compil ne diront pas le contraire. Si le début est un peu brouillon, on sent déjà que Alex a compris le truc qui se passe en 78. SI les compos sonnent comme du JAM, l'évolution va se faire au rythme des années suivantes et du rock qui les marquent, c'est ainsi que d'un punk plutôt british ,les Nils subiront l'influence de l'Australie ou encore des groupes comme
les Plimsouls que l'on sent ici. Il n'est jamais trop tard pour se mettre quelque chose de bon sur la platine, les Nils ne sont plus, mais quel cartons ils auraient fait si on les avaient
choper avant. bob morlock

No Way Out / Mind the Gap
"split" (prehisto) **
Split 8 titres réunissant deux figures montantes de la scène punk mélodique hexagonale. No Way Out ouvre le bal et confirme tout le bien qu'on pensait d'eux sur leur premier album. Loin des clichés du style, le groupe balance ces 4 morceaux d'une traîte. Les mélodies sont habiles, l'intensité bien présente. Le titre All right est une vraie réussite et ne fait qu'accroître notre impatience quant à la sortie d'un deuxième album. En revanche, on peut être moins convaincu pa Mind The Gap qui officie dans un style sensiblement identique mais beaucoup moins pertinant voire parfois presque emmerdant... Ca à un côté plus léger que les précités mais ça manque d'identité et de maturité. manu
prehisto@free.fr / www.prehisto.st.fr

Orwell "Des lendemains" (europop2000) **
Je ne comprends guère pourquoi certains s'extasient devant cet album d'Orwell. Oh, certes, il n'y a rien de honteux dans cette pop entre Fugu et Daho. Le groupe chante majoritairement en français des textes plutôt réussis, les mélodies sont assez travaillées et quelques morceaux parviennent parfois à retenir notre attention (Fear of Mars, Devenir, Des lendemains). Le problème majeur étant que tout ceci manque cruellement de relief, d'un brin d'émotion et le resultat final est d'une linéarité qui nous plonge dans l'ennui le plus profond. Peut-être que certaines personnes se retrouvent dans cette musique... Ce n'est vraiment pas mon cas tant cet album manque de vie. manu

Piebald
"We are the only friends we have" (big wheel recreation) ****
Dès le premier titre qui ouvre ce nouvelle album, on comprend très vite que le nouveau Piebald sera plus "clean " que par le passé. En effet, il y a un gros son , plus de cohérence dans la structure des morceaux et le chant est un peu plus juste mais je vous rassure, toujours reconnaissable entre 1000 !! (c’est d’ailleur ce qui fait le charme de piebald). L'album nous offre une pop fraîche et surtout très variée car on passe de morceaux rock and roll 60s "rich people can breed " à des morceaux emo rock "american hearths ", " the king of the road " en passant par des balades pop sans oublier le tubesque " the stalker " et le dernier titre qui se termine dans un amas de trompette du plus belle effet ! C’est résolument le meilleur opus que Piebald nous ait offert depuis leur début, la grande classe !! NERD ROCK RULES !!!!!! julien
www.pieblad.com

Rude Boy System "Take your time !" (small axe / big mama) ***
Alors que j'étais en train d'écrire cette chronique, le temps était dès plus maussade : pluie fine, brûme, obscurité inquiètante... Le nouvel album de Rude Boy System s'est donc posé comme un remède idéal ! Pour son quatrième album, la formation montre qu'elle maîtrise parfaitement le "vrai" ska (comprenez : il ne sont pas du genre à se contenter de deux notes de trompettes par morceau sur une rythmique "rock" alternatif) mais aussi le reggae dans sa version "roots" voire parfois le dub. Et c'est justement ça qui nous plaît. Rude Boy System ne cède pas à quelconque facilité et préfère jouer sur le côté "intemporel" de la musique festive. Un peu à la manière des Jim Murple Memorial même si le chant, ici, est un peu faible. Ca reste une très bonne surprise. manu

Rufio "Perhaps,I suppose" (militia group 1) ***½
Rufio est un nouveau groupe qui risque grave de cartonner dans quelques temps!!! Leur musique se situe entres le punk rock ultra speed californien et des trucs plus emo pop. Ils sont munis d'une technique irréprochable et d'un savoir faire mélodique évident qui joue en leur faveur. Le jeux des grateux est parfois assez metal, ce qui me fait penser par moment à Strung out ou Slick shoes comme sur les titres "above me " ou " saves the world ". Bon c' est sûr que cet album ne respire pas l'originalité à plein nez mais je trouve que tous les titres sont plutôt excellents et accrocheurs. D’ ailleurs je vait me le mettre un petit coup là !!! julien

Save The Day "Stat what you are" (vagrant) ****
Apres "l'enormissime" trough being cool, Save The Day met encore une fois la barre trés haute avec un album résolument plus pop. A l'heure ou tous ces pseudos groupes neo punk emo ont tendance a toujours nous balancer les mêmes trucs, Std arrive à affirmer sa propre identité et à se plasser parmi les réfèrences du genre au même titre que des groupes tel que Get up kids, Sensefield ou encore The Promise ring. L'album débute par un at your funeral  remplie d'émotion suivi du très Beatles cars and calories, les balades pop rock " freakish " et " nightingale " sont phenomenales sans parler des titres comme " firefly " ou   " certain tragedy " qui restent dans vos ptites têtes des journées entieres . Bref un album tout simplement parfait à découvrir d’urgence avant qu’il ne tombe dans le business de MTV. julien

Stereototal "Musique automatique" (bungalow) ***½
Avec Stereototal, mettez vous en apnée, fermez les yeux, appuyez sur play et soufflez bien à fond. Vous voilà transposé, comme par miracle, dans un monde coloré, gai,   sucré où les gens maussades sont transformés en jolis  bonshommes au sourire expressif et chantant Trénet, où les mégères coincées sont devenues de belles filles  plantureuses au regard fatal et à l'air malicieux, et où la  musique de TF1 ( comprennez Star Academy, ou ce que vous  voulez ) est remplacée par cette kitsch-pop tendre au goût  unique. Un vent tiède vous caresse le visage et au dessus  de vous s'étend le ciel, d'un bleu si bleu, que jamais vous
n'en reverrez de semblable... Mordez dans ce moment  d'évasion et de plaisir avant qu'il ne cesse. Mais de  toutes façons, vous aurez toujours quelques paroles à   fredonner, ça et là, de temps à autres, histoire de ne pas  redescendre totalement de ce voyage... " Mes chansons sont  des chansons d'a, des chansons d'amour, na na na na na na
na na... " repie

Strife "Angermeans" (Victory) ***
Strife est de retour ! Les petits rois du crossover hardcore metal typés nineties remettent le couvert, toujours sur Victory, quatre ans après leur split.  On s'attendait à une petite révolution au niveau du style pratiqué, suite à l'ultime morceau enregistré par le groupe pour la B.O du film "Godmoney". Le dit morceau explorait alors des contrées trés métalliques et pactisait presque avec l'industriel... Il n'en est rien, le hardcore métal d'influence Cro mags (le riff de "Rise again" est totalement emprunté à une célèbre composition du groupe de Harley Flanagan et John Joseph, je vous laisse trouver laquelle...) est toujours de rigueur... Puissant, basique et violent (chant encore plus agressif que par le passé, influence de la nouvelle generation hardcore ?) comme il se doit... Pas de doute ils sont toujours en colére ! Accélération, mosh part, breaks écrasants de lourdeur, tout y est, les clichés pleuvent mais le groupe gère sa non-originalité avec complaisance et savoir faire...et on tombe dans le panneau ! Soyons justes, quelques petites innovations apparaissent tout de même: Certains passages chantés (Angermeans"), des samples surprenants ("Angel wings"), des percusions ("From these graves" avec le percusionniste de Cypress hill) habillent quelques une des cavalcades vengeresses ici présentes... Strife connait son sujet sur le bout des doigts; applique une formule dejà usée mais l'applique bien ! Les habitués ne seront pas déçus et même peut être agréablement surpris de retrouver le groupe en si bonne forme ! olivier

Superbus "Aeromusical" (mercury / universal) *
Les maisons de disque croient désormais au rock français. Elles y croient tellement qu'elles façonnent des groupes pour les destiner à cartonner. Superbus va prouver qu'en France aussi on sait être fun, énergique et que les mélodies sucrées et entêtantes, on connaît. Bref, tant au niveau du style (un espèce de mélange affreux de ska, de power pop...) que du look, Superbus est censé être le No Doubt français. Les imbéciles vont aimer, c'est tellement futile et plat qu'ils se retrouveront dedans. Peut-être qu'on se trompe... Peut-être ne sont-ils pas une machine à tube fabriquée par les nouveaux économistes du disque. Peut-être qu'ils ont galéré pendant des années écumant les salles de concert, répêtant au fond du cave. Peut-être aussi que pour le bonheur de nos oreilles, il feraient bien d'y retourner. Dans leur cave. manu

 Swim demo (autoprod) ****
Au milieu des démos déversées tous les jours dans la boite aux lettres, il y a parfois celle où l'on se dit "moi, j'aurais un label, je te les convoquerais tout
de suite dans mon bureau". C'est ce qui vient de se passer avec Swim. Pochette discrète, bio succinte et peu engageante, et pourtant, le résultat dépasse les espérances. Cinq titres que l'on qualifiera de trip hop genre Masssive Attack pour faire court, mais qui pourrait évoluer dans l'organique univers de Zend Advesta. Un mélange de machines et de piano, de samples et de cordes, accompagnés par une voix et des arrangements de grande qualités, Swim, avec ce 5 titres, se hisse facilement au dessus de bien des bricolos d'ambiance et de mélange electro. nadia
juliapoggi@hotmail.com

Taking Back Sunday "Tell all your friends" (victory) ****
Chez Taking Back Sunday, il y aussi bien un côté très mélodique, presque teenage, à la Get Up Kids qu'une puissance de frappe 'emo' qui évoque facilement toute l'écurie Victory (Grade, BoySetsFire...). C'est précisemment ce point d'ancrage qui fait tout l'attrait de cet opus dont on apprendra à évaluer l'intensité au fil des écoutes. Alors qu'on les voyait déja  tomber dans les clichés 'college rock américain', ils nous surprennent et nous communiquent une sensibilité exacerbée. Les tubes sont légions, tels ce Cute without the 'E' et son refrain aussi simple qu'envoutant. Taking Back Sunday respire la spontanéité, la violence affective, un peu comme si leur son cherchait toujours à exprimer une overdose d'emotions. Les voix qui se surpeposent rendent parfaitement une telle impression. Certes, ce n'est guère par leur originalité qu'ils convaincront mais bien par la richesse mélodique certaine de leurs compos et la puissance qu'elles renferment. manu
www.takingbacksunday.com tbs.jpg (3636 octets)

Tang "3 titres promo" (autoprod) ****
Dès la première écoute, on comprend que Tang est une formation au potentiel énorme. Ils viennent de Lille et évoluent sous l'appelation "emocore". Loin d'être usurpé, le terme emo prend ici tout son sens car rarement un groupe n'avait mis une telle puissance dans sestang.jpg (2700 octets) chansons. En alternant passages d'une beauté rare, presque ambiants et envolées saturées au chant hurlé voire pleuré. C'est bel et bien une claque ! On sent une profondeur déconcertante dans ces morceaux et il faut le reconnaître, on en ressort pas indemne. Tang semble jouer carte sur table et faire en sorte que le moindre moment de ce cd 3 titres soit suffisamment chargée en émotions pour bouleverser l'auditeur. Le sommet est atteint sur Sundown Camp qui s'apparente bien à l'un des morceaux les plus sensibles entendus ces derniers temps. Ne passez pas à côté d'un tel groupe, un 6 titres sortira d'ici peu de temps. manu www.tang.fr.st / maxitang@free.fr

Underoath "Changing of time" (Tooth and nails) ****
Voilà un groupe qui manie mélodie et violence comme bien peu ! Impressionant comme tout sur "Changing of time" semble couler de source... Les compositions sont limpides, pourtant on passe allègrement de passages emo à la Thursday/ The juliana theory au black metal dans un seul et même morceau et cela, le plus naturellement du monde. Le bluff est total !
"When the sun sleeps" dévellope une mélodie pop de premier choix, avec vocalises renforcées par plusieurs nappes de claviers, alors qu'un second chant nerveux, hurlé pour ne pas dire aboyé, tentent de destabiliser cette tentative d'harmonisation.
"Letting go of tonight" débute comme la plus sirupeuse des pop pour violemment exploser le long d'un break hardcore metal ultra violent, alors que que le clavier apporte son lot de connotation black metal... C'est ainsi qu' évoluent les choses dans le monde d'Underoath. Ce qui parait contre nature ne l'est plus. Derrière une violence indéniable et dérangeante, l'espoir et la tranquilité sommeillent... Le métal et l'emo s'entrelacent, fusionnent corp et âme. Nombreux sont les groupes qui se réclame du mélange des deux genres, mais rares sont ceux qui le pratiquent avec une classe, une aisance si naturelle. Encore plus rares sont ceux qui poussent l'expérimentation jusqu'en terre black metallique....

Ne parlons mêmes pas des influences new waves flagrantes ("Angel below"), de l'intrusion du piano, de ces boucles electro sur fond de guitares claires....Cet album est d'une richesse inouïe et se dévoile un peu plus à chaque écoute. Impossible de résister au savoureux mélange de sonorités eighties et de blast beat sur "Angel below", aux riffs punisseurs de "A message for Adrienne" , à la beauté triste de "Alone in december". Le groupe vous entraîne dans les méandres d'un univers unique et intense par l'intermédiaire d'une bande son entre descente aux enfers et ascension (paradisiaque bien évidemment !). olivier

Yage "The human head is too strong for itself " (Pure pain sugar) ***
L'emo-screamo fait des ravages ces temps ci ! Avec des sorties de la qualité du dernier Envy (Japon), du dernier Standstill (Espagne) et de ce nouveau Yage (Allemagne), le style nous en fait voir de toute les couleurs ! Auparavant handicapés par des productions non adéquates et par un desir trop flagrant de vouloir domestiquer le bruit, sans maîtrise nécessaire à l'exercice, les groupes emo-screamo-noise s'etaient un peu perdus en chemin...  Même si Yage use et abuse de tout les poncifs du genre, chant crié , plans de guitare un peu tordus (mais mélodiques) , tempos trépidants et énervés, il laisse tout le monde le cul par terre grâce à un talent de composition hors pair. A l'instar des 2 groupes précédemment cités, l'ambition première est de faire passer ses émotions, aussi extremes soient t'elles, par le biais de compositions fougueuses... mais réfléchies ! Les mélodies, l'emotion et l'energie dégagées par les six titres ici présents (le morceau titre en tete ) en attestent ! On pense parfois à At the drive in en plus direct, en moins audacieux, mais tout aussi efficace. La production trés claire, permet de distinguer toute les nuances et met en valeur le travail impressionant des guitares. Des riffs carrement Big rock viennent même renforcer la texture des morceaux pour un résultat surprenant et pertinant. Le chant alterne passages criés (mais pas trop) et mélodiques (mais pas trop). Quoi qu'il en soit les morceaux fonctionnent à merveille et l'on en vient vite à regréter la courte durée de cet EP.
Ceux qui s'en étaient déjà doutés lors de la sortie du premier album du groupe vont voir leur intuitions se confirmer à l'écoute de "The human head is too strong for itself" : Yage est un groupe avec lequel il va falloir compter ! olivier
Dispo sur http://www.plastikculture.fr.st
http://www.yage5.de

Neil Young "Are you passionate ?" (reprise records) ***
Il y a deux ans, l'infatiguable "loner" nous livrait un Silver and gold plutôt de bonne facture et prouvait une fois de plus que s'il n'en restait qu'un, ce serait bien lui. Depuis les années 60, il est toujours resté sincère et fidèle à une exigence de qualité. Qu'il s'agisse des plus belles balades acoustiques ou de véritable tempêtes électriques, Neil Young n'a jamais vraiment déçu. On lui doit certaine des plus belles pages de l'histoire du rock (Harvest, Tonight's the night...). Malheureusment, Are you passionate ? ne risque pas de compter parmi ses oeuvres majeures. Pas franchement décevant mais un peu superficiel, ce nouvel opus s'écoute très bien et procure un relatif agréable moment. Pour tout dire, Neil Young y paraît un peu léger (You're my girl, Quit...) et ne laisse que très rarement place à ces moments ombrageux où il semble exceller. Pour notre plus grand bonheur, il parvient quand même une fois de plus à nous transporter lorsqu'il retrouve son Crazy Horse le temps d'un Goin' Home en forme de chef d'oeuvre à lui tout seul. Il refait pleurer sa guitare d'une façon incomparable et on ne peut s'empêcher de se dire : quel dieu ! manu

NYoung.jpg (3938 octets)

Zenzile "Meets Sir Jean" (crash disques / pias) ****
Aux côtés d'High Tone et d'Improvisators Dub, Zenzile est incontestablement l'une des meilleures formations dub hexagonales. Ce maxi ne décevra personne. Ici, leur musique s'enrichit de la voix de Sir Jean, chanteur des excellents Meï Teï Shô. Et ça nous donne une version étincelante de Sleepless night et de Sorenama. Au total, 6 titres où va plus loin dans le dub : il le chante, il l'expérimente (en jouant sur différentes ambiances), le dépouille ou l'enrichit. Définitivement une formation indispensable ! manu
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Forum.jpg (2685 octets)

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