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La
machine synchrone
Il existe deux mode de
fonctionnement pour la machines synchrone : moteur et générateur.
1.
Le générateur synchrone ou alternateur
A partir d’une énergie mécanique, l’alternateur crée
une énergie électrique. Le rotor est constitué d’un circuit magnétique qui
fourni un champ magnétique constant. Ce rotor tourne à l’intérieur d’un stator
composé de 3 bobines. Lorsque le champ magnétique fixe passe devant une bobine,
il induit des courants à l’intérieur de celle-ci. Pour chaque bobine, ce
courants induit crée une différence de potentiel qui est une des tensions
délivrées par l’alternateur.
La vitesse
de rotation ou vitesse du champ tournant :
W = Ws = 2pf/p
avec W : fréquence de rotation (rad/s).
f :
fréquence des courants (hertz).
p :
nombres de paires de pôles.
n = ns = (60.f) / p
avec n : vitesse de synchronisme
(tr/min).
L’alternateur absorbe une
puissance mécanique (Pa) qu’il transforme en puissance électrique : la
puissance utile (Pu), mais une partie de la puissance mécanique est perdue en
cours de transformation, ceci est du à la constitution de l’alternateur.
Le bilan des puissances de
l’alternateur est le suivant :
Rotor stator

Pa Pu

Pertes :
pméca pjr pjs
pfs
Pa : puissance mécanique
absorbée par le moteur
pméca : puissance
mécanique perdue : pertes dues aux frottements mécaniques engendrés par la
rotation du rotor
pjr : pertes par
effet joule dans les enroulements du rotor
pjs : pertes
joules stator : pertes dans les enroulements du stator (formule identique
à celle de la MAS)
pfs : pertes fer
stator : dues aux pertes dans les tôles magnétiques du stator.
Pu : puissance utile : c’est
la puissance électrique délivrée
Rendement
h= Pu / Pa
h= (Pa – Pertes) / Pa
1.3. Constitution

Il existe différents types de rotor ou roue polaire
Comme sont nom l’indique le rotor est constitué en
partie d’un aimant naturel.
Il n’est donc pas nécessaire de posséder une autre
source d’énergie électrique pour créer un champ constant dans le rotor au contraire
du rotor bobiné.
·
Les
rotor bobinés
Comme le nom l’indique le rotor est constitué d’un
ou de noyau(s) magnétique(s) composé(s) de tôles et d’une ou plusieurs
bobine(s) enroulée(s) autour de ce(s) noyau(x). Ces bobines correctement
associées en série permettent d’obtenir des pôles nord et sud. Dans les rotor
bobinés deux catégories sont à distinguer :

Rotor à pôles saillants : ce types de
construction n’autorise pas de grandes vitesses de rotation. Forte puissance
mais faible vitesse n<1500 tr/min. Production d’énergie de 60 à 400 Hz dans
les centrales hydrauliques, groupes électrogènes.
Rotor à pôles lisses : ce mode de
construction qui assure une grande robustesse mécanique est systématiquement
adopté pour les alternateurs de fortes puissances dont la fréquence de rotation
est élevée (3000 et 1500 tr/min). Production d’énergie dans les centrales
nucléaires.

Le stator d’une machine synchrone est identiques a celui d’une machine asynchrone, il est constitué d’un empilage de tôles magnétiques qui contiennent des encoches dans lesquelles sont insérées les bobines.
1.4.
L’aimantation du rotor :
Pour qu’un champ soit crée dans
le stator, il faut que le rotor soit le siège d’un champ magnétique (il faut
que le rotor soit aimanté) :
·
Pour le rotor à aimants permanents, l’aimantation est
naturelle (matériaux diamagnétiques qui composent la roue polaire).
·
Pour les rotors bobinés, il existe 2 façons d’aimanter le
rotor :
o Soit on
alimente, par l’intermédiaire de balais, les bobinages du rotor avec du courant
continu.
o Soit une
bobine sur le stator, alimentée en courant continu, crée un système triphasé
dans 3 enroulements du rotor dédiés à l’aimantation. Ce système triphasé est
redressé par un pont de diode pour donner un courant continu qui va alimenter
le rotor et l’aimanter. Ce pont de diodes, qui est embarqué sur le rotor, est
appelé pont tournant (il tourne avec le rotor).
Schéma
interne
o Le réglage
du courant qui traverse les enroulements de la roue polaire (Ie) permet de
faire varier la tension de sortie de l’alternateur.
o Le
réglage de la vitesse W (en rad/s) de l’arbre du moteur permet de faire varier la
fréquence (f en Hz) du système triphasé que délivre l’alternateur :
W= Ws = ( 2 P . f ) / p
W et Ws en
rad/s
f en Hz
p :
nombre de paires de pôles
2.
Le moteur synchrone
Ø
Souvent utilisé pour économiser
de l’argent sur la facture EDF, le relèvement du cosinus j peut être fait avec des condensateurs
(qui produisent de l’énergie réactive) mais aussi avec une machine synchrone
qui sera utilisée en moteur, elle sera appelée compensateur synchrone.
Ø
Le moteur synchrone peut aussi
être utilisé pour entraîner de fortes charges, son avantage sur le moteur
asynchrone étant sa vitesse qui est constante. Exemple : le TGV Atlantique
utilise le moteur synchrone pour se propulser ; le fonctionnement du
moteur sera alors de type inductif.
Le fonctionnement du moteur synchrone :
Le
stator est alimenté en triphasé, créant un champ tournant. Les bobinages du
rotor sont eux alimentés en courant continu, le rotor est donc aimanté. Le
rotor tourne à la même vitesse que celle du champ tournant, c’est à dire que W=Ws.
Le
réglage de la valeur du courant qui alimente le rotor permet de faire varier la
puissance réactive du moteur :
Ø
Si la puissance réactive est
absorbée par le moteur (Q<0), son fonctionnement est inductif (exemple du
TGV, le moteur sert à entraîner une charge).
Ø
Si la puissance réactive est produite
par le moteur (Q>0), son fonctionnement est capacitif, c’est un compensateur
synchrone (exemple du relèvement du cosinus j).