| "La chance
n'est qu'un mot pour désigner la ténacité dans les
projets" EMERSON
| SOMMAIRE : |
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INTRODUCTION |
I -
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LES FAITS |
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- point
de vue du distributeur d'énergie
- point
de vue du client
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II -
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LE COS Phi : UN PEU DE THEORIE : |
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- qui
est-il ???
- une
expérience...
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III -
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QUELQUES VALEURS DE COS Phi : |
IV -
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INCONVENIENTS D'UN MAUVAIS COS
Phi : |
V -
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COMMENT AMELIORER LE COS Phi : |
VI -
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OU INSTALLER UNE BATTERIE DE
CONDENSATEUR : |
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INTRODUCTION
:
Tout système électrique utilisant
le courant alternatif met en jeu deux formes d'énergie :
l'énergie
active et l'énergie réactive. Dans les processus industriels utilisant
l'énergie électrique seule l'énergie active est
transformée au sein de l'outil de production en énergie
mécanique, thermique, lumineuse, etc... L'autre,
l'énergie réactive sert notamment à l'alimentation des
circuits magnétiques des machines électriques (moteurs,
autotransformateurs, etc...). Par ailleurs, certains
constituants des réseaux électriques de transport et de
distribution (transformateurs, lignes, etc...) consomment
également dans certains cas d'exploitation de l'énergie
réactive.
I - LES FAITS :
- Point de vue
du distributeur d'énergie :
La circulation des puissances
active et réactive provoque des pertes actives et
des chutes de tension dans les conducteurs. Les
pertes actives réduisent le rendement global des
réseaux et les chutes de tension sont néfastes au
maintien d'une bonne tension que doit le distributeur
à ses clients. Ainsi est-il donc préférable sur le
plan technique de les produire le plus près possible
des lieux de consommation.
- Pour la puissance active,
on montre qu'il est plus économique de la
produire d'une manière centralisée et de la
distribuer ensuite aux clients. Le coût du
transport est bien moins élevé que le
surcoût d'une production réalisée
localement.
- En revanche, pour la
puissance réactive, il est économiquement
plus intéressant de la produire, en tout ou
partie, localement par des générateurs
d'énergie réactive autonomes comme les
condensateurs par exemple. Cette pratique est
appelée COMPENSATION.
- Point de vue
du client :
Comme pour le
distributeur, le transport de la puissance réactive
sur le réseau intérieur du client entraîne les
inconvénients suivants :
- surcharge
ou surdimensionnement des installations
(transfo, câbles, etc...)
- pertes
actives plus importantes dans ces ouvrages
- augmentation
de la facture EDF.
Cheminement
des puissances ACTIVE et REACTIVE
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II - LE COS Phi
: UN PEU DE THEORIE :
- Qui est-il :
Nous venons de voir que tous
les moteurs et tous les appareils fonctionnant en
courant alternatif et comprenant un circuit
magnétique absorbent deux formes d'énergie :
- une énergie dite active,
qui se manifeste par un travail sur l'arbre
d'un moteur par exemple.
- une énergie dite
réactive, qui ne sert qu'à aimanter le fer
du circuit magnétique.
A chacune de ces énergies
correspond un courant actif (Ia), en phase avec la tension du réseau et
un courant
réactif (Ir), appelé
aussi courant magnétisant. Celui-ci étant déphasé
de 90° en arrière par rapport au courant actif. Les
deux courants actif et réactif se composent
vectoriellement pour former le courant apparent, déphasé d'un angle Phi par rapport
au courant actif. Ce courant dit apparent est
cependant bien réel, puisque c'est celui qui
parcourt les divers conducteurs du circuit, depuis la
source jusqu'au récepteur inclus, et qui provoque
entre autre l'échauffement de ces conducteurs, donc
les pertes d'énergie par effet joule.
| Représentation
des courants par FRESNEL : |

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D'après la
représentation ci contre et sachant qu'en
monophasé :
- P
= U.It.Cos Phi
- Q
= U.It.Sin Phi
- S
= U.It
Rappel :
- Sin
Phi = Opp/Hyp
- Cos
Phi = Adj/Hyp
- Tg
Phi = Opp/Adj
- Ia
= It.Cos Phi donc It = Ia/Cos Phi
- Ir
= It.Sin Phi donc It = Ir/Sin Phi
Nous pouvons donc écrire :
- P
= U.Ia
- Q
= U.Ir
- S
= U.It
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De cela nous pouvons donc voir
qu'il est très simple de retranscrire le diagramme des
courants donné précedemment par le diagramme suivant :
Du facteur
de puissance à la puissance réactive...
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Remarque
: Les équations ci
contre donneraient les mêmes résultats si nous
étions en triphasé.
LE
FACTEUR DE PUISSANCE EST LA PROPORTION DE
PUISSANCE ACTIVE DANS LA PUISSANCE APPARENTE.
Nous
pourrons donc dire, et puisque le facteur de
puissance est égal au rapport de la puissance
active par la puissance apparente que :
- le
facteur de puissance est égal au Cosinus
Phi.
- le
Cosinus Phi = P/S ou Ia/It
- P
< S donc 0 < Cosinus Phi < 1.
- It
sera d'autant plus grand que le Cosinus
Phi sera petit...
|
- Une
expérience mettant en évidence l'incidence
d'une variation de Cos Phi :
Considérons deux appareils
électriques fréquemment employés, fonctionnant en
monophasé sous la tension de 220V alternatif :
- Un four
électrique à résistances
- Un moteur
monophasé dont le rendement sera égal à 1.
Une
expérience... :-))
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A
puissance utile égale nous pouvons voir que :
- I moteur > I
résistances
- Smoteur >
Srésistances
Ainsi pour une puissance
active identique (P=8800W), le moteur appelle sur
le réseau une puissance apparente (S = U.I = 220.50 =
11000VA) supérieure à
celle qui est appelée par le four (S = U.I = 220.40 =
8800VA). Cela est dû
au fait que pour disposer de 8800W de puissance
active (moteur), il faut aimanter le circuit
magnétique de ce dernier et donc consommer de
l'énergie REACTIVE.
Calculons le Cosinus Phi
dans chaque cas :
- résistances
: Cos Phi = P/S = 8800/8800 = 1
- moteur
: Cos Phi = P/S = 8800/11000 = 0,8
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III -
QUELQUESVALEURS DE COS Phi :
| APPAREIL |
Cos Phi |
Tg Phi |
OBSERVATIONS |
| Moteurs
asynchrones ordinaires chargés à : |
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| Lampes à incandescence |
1
|
0
|
|
| Lampes à fluorescence |
0,5
|
1,73
|
Ces
lampes sont généralement compensées. Le FP est
alors satisfaisant. |
| Lampes à fluorescence compensées |
0,93
|
0,39
|
|
| Fours à résistances |
1
|
0
|
Sauf
si le réglage est assuré par gradateur à
thyristors |
| Fours à induction |
0,85
|
0,62
|
Cette
valeur suppose une compensation par condensateurs
prévue par le constructeur. |
| Machines à souder à résistances |
0,8 à 0,9
|
0,75 à 0,48
|
|
| Postes statiques monophasés de
soudage à l'arc |
0,5
|
1,73
|
Sauf
si la compensation à été prévue par le
constructeur. |
| Chaudières à thermoplongeurs |
1
|
0
|
Sauf
si la régulation est assurée par des thyristors
fonctionnant à angle de phase; les thyristors à
trains d'onde ne modifiant pas le facteur de
puissance. |
IV - INCONVENIENTS
D'UN MAUVAIS COS Phi :
Comme nous venons de le voir
précedement, pour une même puissance utile fournie par
un appareil électrique, il faut transporter dans tous
les circuits électriques une intensité d'autant plus
grande que le Cos Phi est faible, cela entraîne :
- Une augmentation du montant de
la facture EDF.(une consommation excessive
d'énergie réactive peut également entraîner
une majoration sous forme de pénalité du
montant de votre facture EDF : difficulté qu'a
EDF à prévoir la quantité d'énergie à
produire).
- Une surcharge ou un
surdimensionnement de l'installation. En effet,
si le Cos Phi diminue, It (courant réellement
transporté) augmente, or, les facteurs qui
limitent la puissance maximale que peut
transmettre une ligne sont, d'une part la chute
de tension (fonction de I), d'autre part la
température maximale admissible par l'isolant :
à peu près 70° pour du PVC (fonction de I²)
Ce qu'il faut retenir :
Un mauvais Cosinus
Phi :
- accroît les chutes de tension
dans les câbles,
- augmente les pertes par effet
joule lors du transport de l'énergie électrique
- entraîne une surfacturation
EDF par une surconsommation ou une pénalité
- dégrade la capacité de
transport de l'énergie électrique par des
câbles
- entraîne un
surdimensionnement des installations neuves :
câbles (section), transfo (S), etc...
- entraîne des renforcements
prématurés des installations existantes
- Ne laisse pas de réserve de
marche au secondaire du transformateur
V - COMMENT
AMELIORER LE COS Phi :
L'amélioration du Cosinus Phi doit
passer par l'installation d'un moyen de compensation qui
constitue la solution la plus efficace : très
généralement une ou plusieurs batteries de
condensateurs (Véritable générateur d'énergie
réactive : I en avance de 90° sur U réseau)
Rappel : Q = P.Tg (Phi)
Soit un appareil ou groupe
d'appareils appelant une puissance active P (en Kw) et
une puissance réactive (en KVAR). On souhaite réduire
la Tg(Phi) à une valeur plus faible Tg(Phi').
| Puissance
réactive des condensateurs à installer : |
 |
Q = P.Tg(Phi) et Q' = P.Tg(Phi') La
puissance du ou des condensateurs à installer
sera égale à : Qb = P(Tg(Phi) - Tg(Phi')) = Q -
Q'
Dans l'exemple précité : Qb = 30(0,75-0,31)
= 13,2 KVAR
NOTA : la valeur du Cos Phi
ou Tg Phi évoluant avec le temps il convient
d'utiliser les valeurs moyennes de ces derniers
pour l'utilisation de la formule précédente
"Qb = P
(Tg(Phi)-Tg(Phi'))"
|
Calcul de la
capacité des condensateurs à installer :
La quantité
d'énergie réactive fournie par un condensateur est Qc = U².C.w
avec :
- U =
tension aux bornes du condensateur
- C =
capacité du condensateur
- w = 2.PI.f
= pulsation du réseau d'alimentation
Si nous avons
un couplage triangle alors 3 condensateurs :
=> Quantité
d'énergie réactive à apporter par condensateur :
Qb / 3 d'où Qc = Qb / 3 ce qui nous donne :
C
= (Pabs(Tg(Phi)-Tg(Phi'))/(3.U².w)
Si nous prenons
les valeurs de l'exemple précédent et que le
réseau d'alimentation est de 3 x 400V~ alors C =
87,6 MicroFarad. Si nous avions couplé nos
condensateur en étoile, nous aurions obtenus une
capacité par condensateur de C = 264,9 MicroFarad
sous une tension d'alimentation de 230V~.
Conclusion :
- La capacité
des condensateurs couplés en triangle est trois
fois plus petite.
- La tension à
supporter par les condensateurs lors du couplage
étoile est dans un rapport de racine de 3.
- les dimensions
de la batterie de condensateurs couplés en
triangle seront plus petites.
VI - OU
INSTALLER UNE BATTERIE DE CONDENSATEUR :

Venez donc
discuter de ce cours sur la liste de discussion
d'Electrotech-City
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Walter DI PILLA V1.00
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