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En attendant la guerre  Population 1788 Curé  Pendez les !  Rien que la loi  Bataille contre les Francs   L'église   Bâtiments communaux

En attendant la guerre

En 1939, même si la guerre se profile à l'horizon, les Elesmois continuaient à s'amuser en écoutant quelques morceaux de musique et en dansant dans les bals, comme en témoigne cette affiche découverte dans les archives de la commune.

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Dominique Sallé

Population

A propos de l'état Civil - Un rapport de 1788 (Archives Nationales, rapport Hennet) indique qu'à cette date Elesmes comptent 42 feux - nous dirions maintenant maison ou famille - soit environ 160 habitants. Ce même rapport donne à Mairieux et Assevent, 15 feux chacun, soit environ 6o habitants. Deux siècles après, au recensement de 1982, Elesmes, avec 796 habitants, était toujours plus peuplé que Mairieux, 685 habitants, mais largement distancé par Assevent avec ses 1599 habitants.

Sources : Bulletin municipal n°16 (1995)

Curé

Relatif à la vie paroissiale - En 1425, Gilles L'enfant était curé d'Elesmes mais aussi chantre à la Chapelle du Vatican. Si donc il touchait les revenus que lui rapportait la cure d'Elesmes, il n'y résidait pas et devait, sans doute payer un petit "curaillon" pour officier à sa place. Que ceux qui se plaignent de ne pas voir souvent leur curé, imaginent ce que c'était au 15ème siècle. Devoir oblige !

Sources : Bulletin municipal n°16 (1995)

Pendez les !

    En 1709, deux soldats déserteurs de la garnison de Maubeuge se réfugient dans les bois d'Elesmes et y vivent de vols.
Les Elesmois font une battue et s'en emparent. Ils les enferment au château, abandonné à cette époque, et demandent à l'intendant (l'équivalent du Préfet actuel) de les faire pendre.
Celui-ci, Monsieur Doujat, répond au bas de la lettre du Mayeur: " pendez-les "
Ce qui fut fait par les habitants.

    En 1718, plaidant contre leur seigneur au sujet d'un droit de poursoing (un impôt basé sur les récoltes de céréales), les gens d'Elesmes rappellent qu'en 1709 ils ont été, en pendant les deux déserteurs, les instruments de la justice royale sans que leur seigneur, dont c'était la prérogative, eut protesté. Ils estiment qu'ils n'ont donc plus à lui verser d'impôts. Heureux temps ou l'on pouvait discuter de ses impôts locaux ! ! !

Sources : Bulletin municipal n°15 (1994)

Rien que la loi

En 1693, Elesmes qui faisait partie du Hainaut, était régie par les lois, chartes et coutumes de la ville de Mons, comme le prouve la liste de nom de communes sur cet ouvrage intitulé " Loix chartes et coutumes du chef-lieu de la ville de Mons, et des Villes & Villages y resortissans, avec plusieurs décrets en depandans ". Un chapitre Premier nous prouve que l’égalité des sexes n’existait pas :

" Qu’une fille, sœur germaine de son frère aura eu la succession des héritages de leur père et mère, la moitié d'autant que son frère en aura. Si deux filles y a, elles auront elles deux la moitié de la succession et ledit frère l'autre moitié, etc… "

Sources : Bulletin municipal n°13 (1992)

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Bataille contre les Francs

D’après une étude de Monsieur Chamonin, parue dans le tome X des Mémoires de la Société Archéologique d’Avesnes, Elesmes aurait été le lieu d’une bataille que les Romains livrèrent aux Francs en 446. Actius, général en chef des Romains, en Gaule, défit les Francs venus des bords du Rhin envahir l’Artois.

Sidoine Apollinaire, littérateur du Ve siècle, dans un récit de cette bataille, y décrit Elesmes (Helena) comme un village formant un arc, non loin d’une rivière traversée par un pont en planches.

Sources : Bulletin municipal n°12 (1991)

L'église

    Elle fut bâtie vers 1614. Elle possède 20 mètres de longueur et 7 mètres de largeur. Sa première cloche fut fondue en 1630; son parrain fut Messire Charles Jausse, baron de Crustautem, sa marraine Madame Claire restteau.

nouvel10.jpg (16779 octets)    En août 1914, l'église fut incendiée par les troupes allemandes ainsi que l'école des filles, le presbytère et une bonne partie du village, suite à la résistance de la ville de Maubeuge.

    La reconstruction de l'église a eu lieu en 1923, sous la responsabilité de Monsieur Sabin Thiébaux, maire de la commune et de Monsieur l'Abbé Wattremez, curé de Mairieux et d'Elesmes. Et voici l'inscription que l'on trouve sur la nouvelle cloche: "J'ai été faite à BlancMisseron le 15 octobre 1919; j'ai noms Marie Arthur Désirée Victoire; je sonne la résurrection et la vie; mon parrain a été Monsieur Achille Quertainmont Bernier, ma marraine Dame Arthur Hannecart Gillot. Monsieur l'Abbé Bernard, curé et Monsieur sabin Thiebaux, maire"

Sources : Bulletin municipal n°10 (1989)

Bâtiments communaux

Le 12 janvier 1880, le Conseil Municipal décide la construction
    d'une école de garçons, rue du Pont de Pierre,
    d'une école de filles rue de l'Eglise
Le 10 janvier 1938, il décide la construction d'une salle des fêtes

Le 12 juillet 1956, le Conseil décide la construction d'une classe enfantine

En 2001, les travaux de restauration de la Mairie débutent.