-------------------- AUGEREAU Charles-Pierre-François,

duc de Castiglione
(Paris, 21 octobre 1757 - La Houssaye-en-Brie, 12 juin 1816)
BERNADOTTE BERTHIER BESSIERES BRUNE DAVOUT JOURDAN KELLERMAN LANNES
LEFEBVRE MASSENA MONCEY MORTIER MURAT NEY PERIGNON SERURIER SOULT
Fils d'un domestique et d'un fruitier, né rue Mouffetard, Augereau s'engage comme soldat en 1774, sert les rois de France, de Prusse puis de Naples. A la Révolution, il revient en France et fait une rapide carrière : capitaine de hussards en juin 1793, aide de camp de Rossignol en Vendée, général de division à l'armée des Pyrénées-Orientales, le 23 décembre 1793. Il rejoint l'armée d'Italie en septembre 1795 et se couvre de gloire à Montenotte, Millesimo Lodi, Castiglione où il décide de la victoire, à Arcole. Bonaparte l'envoie présenter au Directoire les drapeaux pris à l'ennemi et le propose aux directeurs pour exécuter à sa place le coup d'état du 18-Fructidor. Déçu de n'avoir pas été choisi comme directeur, Augereau commande les armées d'Allemagne et du Rhin en 1797-1798. Élu par la Haute-Garonne, il siège à gauche au Conseil des Cinq-Cents et manifeste son hostilité au coup d'état du 18-Brumaire. Il finit cependant par se rallier à Bonaparte qui lui confie le commandement de l'armée française en Batavie et le fait maréchal de l'Empire, le 19 mai 1804. Il est à la tête du 7ème corps de la Grande Armée du 30 août 1805 au 14 février 1807 et participe à toutes les grandes batailles. Il est blessé à Eylau. Le 19 mars 1808, l'Empereur le fait duc de Castiglione. En Allemagne en 1808, il passe à l'armée de Catalogne au début de 1810, puis revient pour conduire en Allemagne le 11ème corps de la Grande Armée au début de l'été 1812. Il ne participe pas à la campagne de Russie, mais se bat sans enthousiasme en Allemagne en 1813 et abandonne Lyon aux Alliés en mars 1814 avant de faire arborer la cocarde blanche des Bourbons à ses troupes. L'intrépide soldat a près de soixante ans et ne rêve plus que de jouir en paix de l'immense fortune qu'il a accumulée par ses rapines. Il n'en profitera pas longtemps. |