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Les assurances au Maroc | | |
Le mécanisme de l'assurance
MECANISME DE L’ASSURANCE
La loi des grands nombres et les probabilités
Selon la loi des grands nombres, plus une expérience est répétée, plus les résultats de
cette expérience se rapprochent de la probabilité théorique de survenance d’un
événement.
Ainsi, avec un dé à jouer à 6 faces, la probabilité de sortir le 1 est de 1/6e puisque
chaque face a autant de chances de sortir. En jouant un nombre de fois limité, 10 par
exemple, la possibilité de sortir le 1 est de 0, 1, 2, 10 fois peut être avec de la chance,
soit un résultat très proche ou très éloigné des 1/6e. Mais en jouant beaucoup plus,
10.000, 1.000.000 de fois, le nombre total de sorties du 1, la fréquence observée se
rapproche de la probabilité théorique de 1/6e.
Si la probabilité c’est la chance de survenance d’un événement, la fréquence c’est
l’observation du nombre d’événements réalisés sur le total des éléments d’observation.
Le calcul de la fréquence s’obtient par la formule suivante :
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{PRIVATE}
Fréquence =
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nombre de cas observés où l’événement se produit
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nombre total de cas observés
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Cette fréquence est nécessairement comprise entre 0 (pas d’événements réalisés sur
100 événements observés), et 1 (100%). En assurance, cette fréquence est exprimée
le plus souvent en taux pour mille, 0,1‰ par exemple.
Les statistiques et l’assurance
En ce qui concerne l’assurance, les statistiques ont une importance primordiale pour le
calcul des primes en premier lieu, pour une meilleure répartition des risques en second
lieu.
En effet, on peut maîtriser le hasard avec des études statistiques portant sur un très
grand nombre de cas et sur des périodes longues. On peut ainsi prédire la probabilité
de survenance d’un événement avec suffisamment de certitude pour en tirer des
conclusions chiffrables.
Les statistiques pourront par exemple indiquer combien de décès surviennent à tel âge
de la vie ou l’âge moyen de décès d’une population masculine ou féminine à une
époque donnée (table de mortalité).
De même, les statistiques pourront indiquer l’effectif (le nombre) de sinistres Incendie
survenus dans une population d’assurés et combien ils ont coûté, globalement et en
moyenne.
Calcul des primes
La prime pure
Un risque quelconque peut être caractérisé par un nombre d’apparitions du
phénomène appelé fréquence du risque. Le calcul de la prime implique une simple
multiplication de la somme assurée par cette fréquence rapportée au nombre de biens
assurés.
Cependant, la réalisation du risque n’est pas obligatoirement totale.
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{PRIVATE}
Exemple:
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Un immeuble assuré contre l’incendie peut ne brûler qu’en partie. Les statistiques
permettent de déterminer le coût moyen obtenu en divisant le coût total des
sinistres par le nombre de sinistres.
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On peut donc calculer la prime pure à partir du coût moyen.
D’une manière simplifiée, la prime technique ou la prime pure est égale à la fréquence
du risque multipliée par le coût moyen d’un sinistre.
Prime pure = fréquence
X
coût moyen
Ainsi, en vol, si la fréquence est de 1 pour 1000 assurés et le coût moyen de 8.000 Dh,
la prime pure sera de (1/1.000)
X
8.000 = 8 Dh, payable par chaque assuré en " vol "
quel que soit l’effectif des assurés (au-delà de 1.000).
La prime nette et la prime totale
Pour couvrir ses frais de fonctionnement (frais de gestion, rémunération des
intermédiaires ...), l’assureur ajoute à la prime pure des chargements. Le total de la
prime pure et des chargements (commissions et frais de gestion) constitue la prime
commerciale.
Récapitulation
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{PRIVATE}
Prime commerciale ou prime nette
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Prime pure
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Commissions
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Frais de gestion
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-
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Taxes
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Chargements
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Prime totale
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Acceptation des risques et production
Sélection
L’assureur s’efforce de choisir des risques normaux ou homogènes et comparables à
ceux observés pour l’établissement des statistiques servant à la détermination des
primes.
Les méthodes de sélection sont variables selon les branches considérées :
-
visite médicale en assurance Vie
-
vérification du risque en assurance Dommages
Les risques aggravés par rapport à la moyenne sont soit refusés s’ils présentent de
trop fortes chances d’occasionner des pertes, soit acceptés moyennant un supplément
de prime (une maison en bois est plus exposée au feu qu’une maison en pierre).
En tout état de cause, l’assureur s’efforcera, afin de maintenir son équilibre technique,
de respecter la règle d’or suivante : S = P
où S = Total des sinistres et P = Total des primes de risque (ou prime pure).
La sinistralité d’un risque est illustrée par son S/P qui est le rapport entre le total des
sinistres et le total des primes de risque.
Production d’affaires nouvelles
Au-delà de la nécessité de sélection du risque et d’équilibre des risques, une autre
manière de compenser les risques consiste à les " noyer " dans une masse
considérable d’assurés. C’est pourquoi l’assureur doit s’efforcer de réunir le maximum
d’assurés par une production constante d’affaires nouvelles. Par cette production,
l’assureur limite les risques et remplace les sorties naturelles de contrats.
Dispersion de risques
Par ailleurs, pour que l’assurance joue à plein, il convient d’établir une dispersion des
risques de manière à éviter qu’un sinistre collectif ne vienne à toucher tous les assurés
d’une seule compagnie (imaginons une tempête ou un cyclone ravageant une ville qui
serait entièrement assurée par une seule compagnie).
En pratique, cette règle n’est pas toujours facile à respecter. C’est pourquoi, les
assureurs ont inventé les techniques de la co-assurance et de la réassurance pour
limiter ces éventuels cumuls.
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