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Les violences conjugales… parlons-en !


Dimanche soir j'ai regardé la télé. Enfin un programme sur les violences conjugales à une heure de grande écoute.

Premier reportage : interventions de la police suite à des alertes téléphoniques. Les flics interviennent, proposent à la victime de l'emmener au commissariat déposer plainte. Tout ceci avec beaucoup de douceur … caméra oblige ? Ce n'est en tout cas pas l'expérience que nous avons sur le terrain lorsque nous sollicitons la police pour ce type d'appels au secours.

Deuxième reportage : le centre pour femmes battues de Belfort. Gros plan sur des femmes accueillies en urgence. Le personnel du centre nomme leur agresseur « le père de leurs enfants » tandis qu'il parle aux hommes violents de leur « femme ».

Gros plan sur un couple, discussion lourde de menaces dans les propos échangés. Lui ne peut pas vivre sans elle et semble prêt à tout pour la récupérer, elle pétrie de culpabilité commence à douter de sa détermination.

On a envie de crier « courage fuyons » avant qu'il ne soit trop tard. Tous les ans des femmes meurent de suites de violences conjugales, parlons-en, parlons-en bien.


Une côte d'Adam cassée.



Désolée ma chère, nous n'avons pas les mêmes valeurs !


L'IVG, la contraception c'est du passé. Le nouvel enjeu du féminisme français, c'est la parité politique ? Alors les jeunes féministes s'entendent dire que tout ira mieux quand elles auront donné le pouvoir aux femmes politiques ou aux partis qui défendent la parité en politique.

La pilule micro dosée dite de confort pas remboursée, la pilule du lendemain (Norlévo) à soixante francs en pharmacie, l'IVG hors délai à l'étranger de 2000 à 10000 francs ? Soyez patientes les filles, déjà Mme Aubry veut augmenter le remboursement du stérilet. Bon d'accord pour l'instant vous ne trouvez pas de médecin acceptant de vous en poser un. Mais, vous voulez tout, tout de suite ! Ah la jeunesse !

Vous apprendrez avec l'âge, les féministes des années soixante-dix étaient pareilles. Elles ne voulaient pas attendre la révolution pour obtenir des droits. Mais depuis, elles ont su s'armer de patience, ont mieux compris comment ça marchait, ont fait carrière… et tout va mieux … pour elles. Elles sont même reçues à l'apéro au gouvernement après la manif du 15 janvier sur les droits des femmes. Ah non pardon sur la parité politique. C'est dire si les femmes sont reconnues par les institutions françaises !

Bon, après elles ne peuvent pas faire plus, c'est la crise ! Ce n'est pas de leur faute si vous n'avez pas de tune. Elles, elles gèrent et elles font de leur mieux. Ah ? Vous voulez vraiment pas attendre ? Et ben voilà une bonne nouvelle !


Une transbarbie.


Petite histoire de mots

Vous connaissez les psychotests à 2 francs, ceux qui pullulent dans les vieux polars et qui consistent à associer à des mots pas du tout choisis au hasard ce qui vous vient à l'esprit en les entendant? Il était une fois une fille qui voulait jouer à ce jeu, comme ça, pour sonder l'opinion secrète de ses congénères. Appelons-la Émilie, et pour simplifier le conte disons qu'elle se contentait d'interroger des congénères pas trop politiquement incorrects. Émilie, donc, commence par " anarchisme ". Bonne pioche : ils sont très peu, ceux qui froncent les sourcils et répondent " poseurs de bombes " ou " propagande par le fait ". A " antiracisme ", beaucoup associent " solidarité " , certains osent " abolition des frontières ", et " antifascisme " fait le plus souvent penser à " no pasarán ". Émilie, que le succès enhardit, continue avec " syndicalisme " pour s'apercevoir que, s'il n'est pas toujours à la mode, ce terme rappelle presque immanquablement le mec (pas souvent la nana…) plein d'abnégation qui se crève pour nos droits. Bon, allez, j'y vais, se dit alors notre Emilie qui s'arme de courage et tente " féminisme ". Catastrophe : au mieux, on lui demande " c'est le MLF qui t'a commandé le sondage ?" ou " tu fais partie des chiennes de garde ?", au pire elle se voit traiter de " séparatiste ", de " coupe-couilles " voire de " pitbull ". En tout cas, se dit l'enquêteuse improvisée, de l'association d'idées, on passe avec aisance à l'attaque personnelle, et moi, de psychologue à 2 balles je deviens líder máximo du séparatisme sauvage. Mais continuons le jeu : Émilie recule prudemment d'un pas et demande " euh, antisexisme, ça te dérange moins ? " Ouf, la personne interrogée se calme, l'assure d'un comportement irréprochable de parfait-e antisexiste et clôt l'entretien puisque tout est dit. Allez, salut ! La semaine prochaine, on refait le jeu avec " anarchaféminisme "…

Mado