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« L'exploitation et la discrimination des femmes a commencé avec le patriarcat et c'est encore le patriarcat, sous une forme modifié et avec d'autres stratégies, qui perpétue cette situation. Autre fois les femmes étaient non seulement propriétaires de leur corps, mais aussi des richesses agricoles, qui étaient les premières richesses de l'antiquité. Le patriarcat a commencé avec l'appropriation des ces deux sources de richesse, la fertilité et la fécondité. A partir du moment où les hommes ont découvert qu'ils étaient les pères de leur enfants, alors qu'ils croyaient la femme en rapport avec une espèce de divinité qui les fécondait d'une manière ou d'une autre, ils ont décrété, qu'ils étaient les propriétaires de cette fertilité. Cette main mise des hommes sur la fertilité et la fécondité a abouti aux désastre écologique actuel, avec l'inflation démographique d'une part et l'épuisement de sols nourriciers de l'autre." « La cause immédiate des malheurs présents et de la menace de demain est celle du système patriarcal, fondé sur l'appropriation de la fécondité et de la fertilité, et dont les structures mentales et culturelles se sont maintenues à travers toutes les formes sociales et économiques successives. Les deux facteurs principaux de l'essor du patriarcat sont les formes lointaines mais directes de la catastrophe écologique actuelle ( épuisement des ressources et inflation démographique globale. » Françoise d'Eaubonne extrait de Que pourrait être une société éco-féministe
La femme, mère et agricultrice, travaillait au sein de petites communautés familiales, dans une économie de type communiste primitif. Il s'agissait d'une agriculture à la houe, sèche, sans irrigation, nécessitant des déplacements fréquents le long des grandes voies de migration pré-romaines. Le grand renversement s'est opéré avec la découverte de la charrue et de l'irrigation. L'agriculture est devenue sédentaire, avec appropriation du sol qu'il fallait défendre face aux tiers... Dès le début du pastoralisme, les hommes ont observé les animaux qu'ils domestiquaient et c'est ainsi qu'ils ont découvert la paternité. C'est ainsi que les hommes se sont appropriés les des deux ressources qui appartenaient aux femmes: l'agriculture et la fécondité. Tous les problèmes actuels, qu'ils s'agisse de l'épuisement des ressources ou de l'explosion démographique, en découlent… Nous vivons dans un paradoxe mortel: une population croissante doit vivre de ressources qui vont en diminuant. Ceci est la conséquence directe des deux révolutions fondatrices du patriarcat… Les femmes doivent impérativement reprendre en mains la propriété de leurs corps qui leur a été volée par le patriarcat. Il est par ailleurs urgent de relier la lutte pour les droits des femmes à celle pour la défense de la nature, violée par le patriarcat. » Françoise d'Eaubonne Ecologie et féminisme : Révolution ou mutation « Jusqu'ici les luttes féministes se sont bornées à démontrer le tort fait à plus de la moitié de l'humanité. Le moment est venu de démontrer qu'avec le féminisme c'est l'humanité entière qui va muer. (…) Le féminisme, en libérant la femme, libère l'humanité tout entière. Il est ce qui colle de plus près à l'universalisme. Il est à la base même des valeurs les plus immédiates de la Vie et c'est par là que se recoupent le combat féministe et le combat écologique. »... « seule une société au féminin, qui serait le non-pouvoir, pourrait accomplir cette mutation, car aucune autre catégorie humaine n'y est aussi directement intéressée à tous les niveaux et que le féminin est le seul des deux sexes en voie de pouvoir demain accepter, refuser, ralentir ou accélérer la reproduction de l'espèce ».Françoise d'Eaubonne Le féminisme ou la mort |
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Françoise d'Eaubonne à la source de l'écoféminisme |

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Anarchiste individualiste |
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On essais avec ce qui dépend de nous |

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