La photo de mariage et autres grandes réunions de famille
Dans la vie d'un photographe (amateur ou non), il y a beaucoup de chance pour qu'il ait à couvrir ce type d'événement, en particulier pour des proches. Si ce document est principalement centré sur la photo de mariage, vous comprendrez qu'il peut sans problème s'appliquer aux autre grandes réunions de famille.
Lorsque l'on propose à un amateur de couvrir ce type d'événement, il est chaque fois flatté, mais bien vite il peut appréhender les difficultés auxquelles il va devoir faire face. Surtout que pour ce sujet, il a une obligation de resultat, sans avoir de séance de "rattrapage".
Avant toute chose, il vaut mieux que d'autres personnes "couvrent" l'événement en même temps. Même partiellement et avec seulement un compact : ainsi on rique moins d'oublier de photographier certaines personnes (la cousine du cousin de la belle-mère...). Elles risqueraient de ne pas vous le pardonnez.
MATERIEL
Le mieux est sans doute d'avoir deux boitiers reflex avec deux objectifs différents. Deux clans se disputent alors farouchement : pour ou contre les zooms. Sans polémiquer je dirais que les zooms sont ici très pratiques, à condition de bien les utiliser. S'ils permettent d'adapter le cadrage très facilement, ils ne doivent pas rendre fainéant : pas question de tourner le bague de zooming plutôt que de se déplacer pour trouver le bon angle. Mais dans ces conditions particulières de reportage, il faut faire vite et bien (l'obligation de réussite est omniprésente). Deux zooms comme 28-70 et 70-200 sont ici idéals. De préférence lumineux, des zooms "amateur" feront malgrés tout l'affaire. Et tant pis s'ils ne sont pas aussi bon et lumineux que les focales fixes. Et s'ils peuvent pousser à la paresse, pas question de s'y laisser pousser !
Pour l'autofocus (AF), là encore deux clans s'opposent. Et une fois de plus c'est une affaire de goût. L'AF peut-être très utile à condition de ne pas se faire piéger. L'essentiel est d'assurer correctement son "travail".
Un flash me semble essentiel. Même en extérieur et en plein soleil, il permet de déboucher les ombres. Eviter à tout prix le flash intégré : trop proche de l'axe optique, il engendre de magnifiques yeux rouges. Et malgré les sytèmes "anti yeux-rouges" (qui font perdre tout spontanéité au sujet), préférez largement un flash externe, dit "cobra". Un nombre-guide (NG en mètre, c'est à dire la puissance du flash - donné dans la notice) supérieur à 30 est nettement préférable (d'où l'inutilité du flash intégré, beaucoup trop faible - sa puissance se limitant en général à un NG de 15).
FILM
Le négatif couleur paraît un bon choix puisque les photos sont destinées à être agrandies sur papier. La diapo étant difficile à tirer, elle ne présente à mon avis aucun intérêt pour ce type de travail. La sensibilité sera choisie en fonction de votre matériel... et de la météo. Mes favoris en négatif couleur sont la Fuji Reala 100 et les KodakRoyal Gold 100, 200 et 400. La RG 200 a tout ma préférence. En intérieur, par exemple dans l'Eglise, surtout sans flash, on peut utiliser l'excellente Fuji Supéria 800.
On peut aussi envisager le noir & blanc, mais cela répond sans doute à une autre démarche, plus "artistique", sans doute.
Attention côté tirage. Il ne faudrait pas gâcher votre travail en demandant des tirages premier prix de piètre qualité. Et c'est ce que risque de faire les jeunes mariés s'ilw se chargent eux-même des pellicules. Effrayés par le nombre de celles-ci (il est rare qu'un "non-photographe" donne plus de 2 pellicules à la fois...), ils voudront diminuer les frais au maximum. Mieux faux faire le boulot de son côté en demandant dès le départ des 13x19 brillants... ça ne mettra que plus en valeur votre travail. Maintenant c'est souvent un problème financier qu'il faut régler avec les mariés... Qui fait quoi ?
La photo de mariage est une spécialité, assez peu créative peut-être, mais qui demande beaucoup de rigueur et une bonne connaissance de son matériel. Une fois ce dernier paramètre rempli, on peu ainsi oublier la technique pour se concentrer sur la prise de vue. Il faut pour cela bien connaître les lieux pour pouvoir anticiper sur les déplacements. Savoir également si l'on disposera d'un escalier pour faire les groupes, ou d'une pente en surrélévation (le photographe se plaçant en bas). Le pied est alors un plus, laissant plus de liberté au photographe pour placer les gens.
Ne jamais oublier les photos institutionelles (signatures, passage des alliances, le "oui" ou... le "non" ;-)). Ensuite on peu envisager des photos des mariés, des mariés et des parents, des mariés et des témoins, etc... Pour trouver d'autres idées, il faut mieux se rendre sur les lieux quelques semaines avant pour faire le tour des points de prise de vue. Par ailleurs, en tant que photographe amateur, vous n'avez pas les mêmes obligations que le photographe pro, qu'il soit présent ou non. De plus, une bonne connaissance de l'assemblée vous permettra sans doute de réaliser des photos plus personelles en marge de la cérémonie. Pendant les préparatifs, les attitudes des enfants tirés à quatre épingles attentifs, puis qui s'ennuient et s'agitent plus ou moins discrètement. Ces photos (un peu) originales peuvent exploiter l'aspect amusant, solenel, émouvant, cocasse, attendrissant... Elles plairont toujours beaucoup et vous différencierons de l'éventuel photographe pro présent.
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