Le Néoroyalisme.
La royauté correspond à un fantasme ancestral de l'homme. Je suis au sommet, pas de loi pour moi, je suis Dieu! Dans le royalisme digne de ce nom, le pouvoir sur les autres était multidisciplinaire, y compris le droit de cuissage. Actuellement, il n'y a que le mari qui puisse. Il y a donc un progrès.
Les royaumes correspondent aux systèmes pyramidaux qui apparaissent souvent dans le règne vivant. Ils apparaissent aussi dans le monde inanimé. A petite échelle, on a les particules élémentaires qui jouent le rôle de centres énergétiques au niveau des atomes. Les atomes eux-mêmes jouent le rôle des centres au sein des molécules. Les molécules, à leur tour, jouent le rôle des centres au niveau des corps à l'échelle humaine. A grande échelle, la structure est souvent centrale aussi. Les planètes et les étoiles sont sphériques. Les galaxies présentent aussi une symétrie centrale. Ainsi on remarque généralement la structure pyramidale de la matière. Pour les mêmes raisons, l'organisation des sociétés est souvent centrale. C’est une question d’ordre et d’économie. L'organisation énergétique se présente sous forme de centres où se croisent différents canaux énergétiques. Dans la terminologie précédente, ces centres ont été appelés nœuds.
Dans l'histoire humaine les structures centrales sont apparues sous forme de royaumes. Les vestiges de la royauté sont-ils importants? Cela dépend bien entendu de l'importance des phénomènes sociaux concernés. De toute évidence, actuellement c'est l'emploi & l’intégration qui constituent la préoccupation sociale n°1. En matière d'emploi, le patronat fait encore ce qu'il veut de ses sujets. C'est le néoroyalisme.
Bien sûr, il y a aussi de bons rois, ceux qui veillent avec bonté sur leurs sujets. A ce propos, on peut remarquer un bel exemple de la société animale où le roi est officiellement institutionnalisé. Il s'agit des abeilles: il y a bien une reine. Cependant la fonction de la reine est principalement reproductrice, elle ne donne pas d'ordres. Elle pond, elle donne de sa chair, elle travaille. La ruche constitue ainsi un curieux phénomène: elle est à la fois royaliste, communiste et républicaine. Pourquoi communiste? Parce que l’intégration sociale y est exemplaire. Pourquoi républicaine? Parce que le “ roi ” travaille. Ceci montre un bel exemple des liens sociaux et aussi un exemple de la logique non-locale. Pourquoi non-locale ? On constate, par exemple, l’absence des décideurs ; chaque abeille sait ce qu’elle a à faire: c’est l’instinct, autrement dit la connexion large & profonde avec l’ensemble de l’Univers.
Les bons rois existent, mais sont rares car ce système est instable. La société humaine est grande et, contrairement à celle des abeilles, elle a découvert l'argent. Ceci représente un élément qui s'emballe, s'il n'est pas contrôlé par une structure juridique. En général le roi ne fait pas grand chose, sauf des cocktails, des représentations, des défilés etc. Dans les monarchies, il y a donc une contradiction. Le plus grand personnage ne fait rien ! Cette contradiction a disparu par l'avènement des républiques. Là, on demande au président de travailler comme tout le monde. Tout le monde, sauf les chômeurs!
- Prenez vos allocations et retournez à vos inactivités!
C'est une forme du néoroyalisme. Le roi apparaît comme un chômeur institutionnel. Le but est de faire travailler les autres. Curieux phénomène, n'est ce pas?
Ainsi le néoroyalisme doit être vu par rapport à l'emploi et l'intégration. Comment? Tout simplement parce qu'un patron a sur l'employé des droits énormes, au fait néoroyalistes. Un patron peut facilement licencier l'ouvrier et un autre patron peut ne pas l'embaucher. Dans ce cas il se trouve sans travail, donc sans ressources suffisantes pour une période plus ou moins longue. Il y a ainsi un no man's land où le citoyen peut tomber. Un patron peut exclure quelqu'un, le jeter en marge de la société.
Dans le passé, chaque royaume avait sa propre législation. De temps en temps un royaume envahissait un autre mais, la plupart du temps, leur relations se bornaient aux échanges commerciaux. Les royaumes se distinguaient par la séparation juridique. Il n'y avait pas de coordination administrative entre les royaumes.
La coordination représente l’ordre qui concerne le concept grandiose de l'entropie. Pour comprendre cette grandeur physique nous avons donné l’exemple d’une machine à café. On met une pièce, un gobelet tombe, le café coule, on le boit et on jette le gobelet dans la poubelle. Avant l'utilisation, les gobelets étaient emboîtés et rangés. Ils présentaient un haut degré d'ordre. Après l'utilisation, ils sont entassés dans la poubelle en désordre.
Dans la logique royaliste, on est arrivé aujourd'hui à un système de pyramides, chacune étant représentée par une entreprise qui regroupe autour d'elle ses ouvriers. Entre les pyramides il y a un espace dépourvu d'intégration sociale. Un ouvrier licencié tombe dans le no man's land et se trouve comme un poisson hors de l'eau. Il n'y a pas de coordination nationale entre les entreprises. En effet, le patron n'est pas soumis à une loi suffisante en matière de la coordination et l'intégration sociale. Il fait ce qu'il veut. C'est l'ultra libéralisme tant critiquable et critiqué.
Pourquoi le royalisme est-il en voie de disparition? C'est parce la coordination entre les royaumes n’est pas suffisante. En représentant un royaume par une pyramide, on peut s'imaginer un sac rempli de pyramides dans le désordre (comme des gobelets usagés). Les pyramides humaines sont complexes et puissantes, ainsi elles doivent être coordonnées. Les systèmes royalistes étaient viables à l'époque de la pré conquête du globe, car il y avait de la place pour tout le monde. On arrivait sur un terrain libre pour développer sa pyramide. A l'époque, les grands nœuds de la structure sociale étaient peu corrélés entre eux du fait de leur éloignement. Actuellement la densité de la sphère humaine est telle que les royaumes sont les uns à côté des autres et même les uns dans les autres. Il en découle la nécessité de la coordination juridique en vue du traitement du problème de l'emploi & l'intégration sociale.
Du point de vue de la physique du vivant, le désordre est lié à la logique locale qui caractérise encore les dirigeants. Un homme de qualité voudra surmonter les difficultés de la vie par le courage et par le travail.
- Mais non : tu n'auras pas de travail, dit le patron.
- Je suis travailleur et honnête, alors pourquoi n'aurai-je pas de travail ? demande d'homme.
- Nous en décidons ainsi car nous n'avons pas les mêmes valeurs. Nous raisonnons comme des rois et nous faisons de la politique. Vous parlez de l’honnêteté et du courage, c'est quoi ?
- Vous allez à contresens de l'histoire, dit l'homme.
- Le contresens je m'en contrebalance.
Dans la logique néoroyaliste, on ne statuera jamais sur la coordination sociale. Pourtant celle-ci permettrait de résoudre de multiples problèmes. Par définition, un être vivant est sensible à la notion de l'ordre, en l'occurrence social ; n'aime pas se sentir inutile ou exclu. On voit ces jeunes sans emploi en train de se rassembler sous les porches des HLM des banlieues. Pas d'occupation et pas de perspective d'occupation. Ils restent là à attendre et à regarder la rue. Et dans la rue passe la longue voiture de son excellence le roi. Quelle est la réaction d'un jeune chômeur plein de forces? Si on continue à bafouer sa dignité humaine, il cédera. Dans ce cas, il pourrait avoir une réaction s'inscrivant dans la logique royaliste: vouloir la grosse voiture (par n'importe quel moyen) et passer sa vie à ne rien faire, sauf régner. Il pourrait aussi avoir la réaction violente et prendre une bombe et la jeter sur la grosse voiture pour amener à dissocier ce nœud social devenu à ses yeux obsolète. Ainsi, au lieu de mourir de peur, il préférerait mourir sur la barricade.
L'ordre institutionnel : voilà un beau projet pour adoucir les mœurs. C'est le respect des liens sociaux.
C’est la question de vie,
ou de mort.
La Non-Localité Sociale.
Le concept de la non-localité sociale apparaît comme conséquence de la non-localité quantique abordée, vers le milieu du siècle, par David Bohm (voir chap. Le modèle de la réalité). En tant que précurseur de la logique non-locale, David Bohm introduit une notion qu’il appelle ordre implicite. Il montra ainsi que, par-dessus des constituants particuliers du monde, il existe un ordre implicite où tous les éléments sont interconnectés.
Pour "anecdote" je cite le fait que David Bohm fut exclu de son université pour cause de son interprétation de la mécanique quantique et sous prétexte d’idées communistes (pourtant de telles idées sont logiques pour le précurseur de la non-localité quantique). Aucune université américaine n’est prête à l’accueillir. En 1951, l’administration américaine lui retire son passeport : il est ainsi déchu de la nationalité américaine et condamné à l’exil. De la part d’une administration (par ailleurs démocratique), ces actes représentent évidement la logique locale. La position progressiste de Bohm, fut celle d'un homme brillant et audacieux, mais aussi extraordinairement honnête, gentil et généreux [Albert D., 1994]. Étant donné l'importance de ses découvertes (notamment l'effet Bohm-Aharonov), David Bohm fut réhabilité. Il a eu de la chance! Plus que Galilée et ses prédécesseurs brûlés vifs pour avoir osé, comme lui, s’élever contre le nombrilisme. La comparaison n'est pas fortuite. La révolution copernicienne soutenue par Galilée est bien comparable à la révolution scientifique actuelle dont David Bohm fut le précurseur. Dans tous ces cas, il s'agit de reculer les frontières de l'égocentrisme au niveau des sciences.
Le principe de la non-localité quantique est actuellement admis par la communauté scientifique (le communisme un peu moins). Ce principe concerne bien entendu la sphère humaine. Dans ce cas on parle de la non-localité sociale. Selon la logique locale, les personnes physiques et morales sont séparées et placées çà et là au gré du hasard. Cette logique conduit à des contradictions.
Considérons un exemple. Vous voyez une personne. Elle vous paraît spéciale: les habits, le comportement, la couleur de la peau, etc. Vous n'êtes pas habitué, vous devez vous adapter. Selon la logique globale, on considère que la présence de cette personne est logique et on cherche cette logique (plus le phénomène est rare, plus il faut ratisser large pour le comprendre : cette constatation vient de la logique ondulatoire exprimée par la relation de Heisenberg citée dans le § Le hasard & la coïncidence du chap. La causalité & la responsabilité). Selon la logique locale, on peut vouloir éliminer une personne qui paraît hors norme : au nom de l'argent, de parti, etc. Les actes d'épuration ethnique représentent malheureusement une telle logique.
Selon la logique globale, nos états d’âme reflètent une structure très large, au fait de dimension cosmique. Il n’est pas toujours nécessaire de se référer à un contexte si large : souvent un contexte humain, familial ou professionnel suffit. Il faut cependant savoir que le raisonnement local, que nous faisons parfois pour simplifier, doit être compatible avec le raisonnement global. La logique locale constitue en effet le cas limite de la logique globale. De ce fait les deux logiques donnent souvent le même résultat. Souvent, mais pas toujours. Il en découle l’intérêt de la logique globale. Tout comportement que l’on observe peut avantageusement être analysé à la base de la logique non-locale.
Au niveau social, le terme de non-localité prend toute son ampleur. Tant qu’on étudiait la matière morte, on pouvait se restreindre à la logique locale car la matière morte admet les états d’équilibre thermodynamique caractérisant les systèmes isolés. Un organisme vivant par contre est caractérisé par un état de non-équilibre car il échange l’énergie avec les autres parties du monde. Il en découle l’importance de la logique non-locale.
Du principe de non-localité quantique il découle que la sphère humaine peut être considérée comme un organisme vivant. De ce fait les structures sociales trouvent leurs prolongations dans l’esprit des gens. À ce titre toutes les liaisons sont sensibles par tous les individus composant la société. Plus précisément chaque partie de chaque individu est sensible aux forces globales de la société telles l’économie, la politique, etc. Quand l’estomac d’un individu est sous-alimenté, cela concerne évidemment son Premier ministre, le front monétaire international, etc. Avant la mondialisation et la communication, on pouvait se barricader dans un château en s’imaginant que le prochain ignore ce qu’on fait de sa journée. Aujourd'hui ce n'est plus possible. On vous voit, on vous entend, on vous filme même (souriez). L'interface de communication est totale. On ne peut pas tricher. La nécessité de la logique non-locale s'impose d'elle-même par l'avènement de la mondialisation. Certains croient même à la télépathie, ce qui va dans le même sens du raisonnement.
Le raisonnement local (l'ignorance des liens) vient du fait que nous nous référons d'abord par rapport à nous-mêmes. Ceci est causé par le fait que notre première expérience de la force vient de notre propre corps. Nous voyons le monde par rapport à nous-mêmes. Une transformation intérieure–extérieure a été représentée par l'image en tête du chap. La sphère humaine.
La logique égocentrique était fréquente dans le passé. On a voulu brûler Galilée parce qu'il a éveillé les calculs de Copernic selon lesquelles nous sommes quelque part dans le cosmos, mais aucunement dans son centre. La logique égocentrique appartient souvent à la logique du désordre, donc à la logique de la mort. Certaines formes de cette logique persistent encore. Dans la logique locale, je peux être mieux qu'un autre. Je peux écraser l'autre.
A la lumière de la logique globale l'exclusion représente le désordre ultime. Je suis là, mais je n'ai pas de place : la contradiction insurmontable. Le monde vivant tend à augmenter l'ordre. C'est pourquoi l'exclusion est ressentie si profondément par les êtres vivants. Du point de vue de la physique de la vie, cette sensation est profondément destructrice. En présence de l'exclusion il apparaît une sensation morbide qui ne peut être ni substituée ni masquée.
La conséquence de la logique égocentrique réside dans la division de nos représentations (puisqu'on n'y voit pas de liens suffisants). Les divisions entraînent les contradictions qui, quelque part, induisent une erreur. C'est le désordre qui fait perdre l'énergie vitale. L'approche globale, par contre, observe les énergies présentes dans l'Univers. Ces énergies ordonnent les galaxies, les planètes, les biosphères, les molécules, les atomes, les particules élémentaires, etc. C'est bien ces énergies qui permettent aux êtres vivants de communiquer.
En langage de la physique, les liens sociaux émergent du substrat ondulatoire (qui pour l’occasion a été nommé social). Le climat, l'ambiance, régnant dans une société témoignent de son existence. L'ambiance est sentie par chaque membre de la société sous forme d'une sensation, donc d'une force. On parle des bonnes ou des mauvaises vibrations. Cette situation vient du fait que la matière ondulatoire est présente partout. Par endroits on constate quelque chose et par endroits on a impression qu’il n'y a rien. Ce "rien" correspond au substrat ondulatoire évoqué plus haut. De ce substrat (de ce "rien") peut apparaître un phénomène très énergétique comparable au Big-Bang. Les lacunes sont illusoires et téméraires.
En fait, les liens entre tous les individus et tous les objets existent bel et bien. L'étendue infinie de ces liens fait que je ne peux pas bouger mon petit doigt sans qu'il y ait un mouvement correspondant partout dans l'univers actuellement connu. Certains croient à l'astrologie, ce qui va dans le même sens du raisonnement.
La logique locale apparaît donc comme archaïque. Elle était dominante dans l’esprit royaliste à l’époque de la pré-conquête du globe. A cette époque les nœuds de la structure sociale étaient éloignés, on pouvait donc raisonner localement. Aujourd’hui les gens veulent mettre en relief la coordination sociale. Celle-ci progresse certes, mais avec hauts et bas.
Dans les années 1990, en France on a supprimé le contrôle administratif de licenciement. A cette époque le Premier ministre déclarait aux journalistes de la terrasse de sa villa:
- Le chômage ? Ah oui... le chômage... eh bien... c'est à dire... certainement, certainement... on y pense un peu... pardon, on y pense beaucoup.
Depuis, il y a eu un progrès. Sous pression de la base, l'État a reconnu les associations de chômeurs et les a même reçues à Matignon: un geste historique. Cependant, à part les 35 heures hebdomadaires, aucune action n'apparaît à l'horizon du nouveau millénaire. La difficulté vient effectivement de la logique locale qui caractérise encore les dirigeants. L'ignorance des liens sociaux fait que 2 êtres humains ne se comprennent pas quand ils parlent des choses simples. Un jour un homme demanda à un autre.
- Vous gagnez combien mon brave?
- Mon RMI est de 3000 FRF monsieur.
- Hm... Ca fait... oui, ça fait 1 kg de caviar... Si, si..! 1 kg de caviar c'est beaucoup!
La logique locale peut se justifier, à condition qu'il y ait du caviar et de la vodka pour tout le monde.
« Donne au monastère tout ce dont tu peux te priver
Afin de gagner dans la vie future »
Le Processus Révolutionnaire.
En début des années 1980, nous avons vécu "en direct" l'exemple d'une révolution: l'écartement de Jaruzelski, l'exécution de Ceausescu, la chute du rideau de fer, etc. Cette révolution a marqué la fin de la conquête du milieu terrestre de l'homme. En ce sens il s'agit de la plus importante révolution depuis le début de l'humanité, il y a 3 millions d'années.
Cette révolution était préparée par les jeunes intellectuels polonais des années 1960. J'ai vécu cette ambiance dans les cités universitaires à Varsovie. C'est de là que sont sortis les futurs ministres (Balcerowicz, Kuron, etc.). Préparée ainsi par les intellectuels, cette révolution fut achevée en 1988 par les ouvriers organisés en structure syndicale (SOLIDARNOSC) dirigée par Lech Walesa[1]. Il s’en est suivi la perestroïka, dirigée par Mikhaïl Gorbatchev[2].
La perestroïka veut dire la réorganisation. Celle-ci a été mondiale: la chute du rideau de fer, la réunion des 2 Allemagnes, le déplacement de la frontière Est/Ouest, la fracturation de l'URSS, de la Yougoslavie, la fusion des pays européens, l'avènement des multinationales, de l'Internet, etc.
Cette révolution s'est soldée à l'Est par la chute du communisme et à l'Ouest par les difficultés du capitalisme. On est entré dans l'ère nouvelle aux multiples facettes: la mondialisation, la post conquête, l'ère génique, robotique, informationnelle, nucléaire, spatiale, etc.
La chute du rideau de fer a provoqué l'ouverture de l'Occident aux produits et à la main-d’œuvre orientale et l'ouverture de l'Orient à la technologie occidentale. Les 2 systèmes ont commencé à se réorganiser. Depuis cette révolution, l'économie de l'Est s'est améliorée (bénéficiant de l'expérience occidentale de rentabilisation des entreprises). Symétriquement, le capitalisme a intégré la gauche, du fait des impératifs sociaux. De cette manière que le processus révolutionnaire a permis une diminution de l'entropie dans le corps social.
Le processus révolutionnaire ainsi décrit s’est installé à l’Est car les anciennes structures, devenues rigides et conductrices, se sont avérées obsolètes. La rigidité et l’inadaptation ont été ressenties par la population comme une répression. Cette répression a provoqué une réaction du corps social qui a commencé à dissocier ses structures rigides, puis à les faire éclater dans la phase finale du processus révolutionnaire.
Actuellement, à l'Ouest, les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Le capitalisme doit réorganiser les anciennes structures, mais celles-ci sont solidement implantées rigides & conductrices. Le système se regroupe autour des mégapoles ultra-libéraux qui imposent leur loi. Ceci est ressenti comme une répression, le processus révolutionnaire s'installe. Par ex. José Bové tenta de dissocier un empire commercial dans le cadre d'un acte symbolique & politique pour lequel il fut jugé comme un simple malfaiteur et condamné à la prison ferme (une des caractéristiques du processus révolutionnaire est que la "justice" appuie le pouvoir répressif). Le processus révolutionnaire apparaît ainsi comme une réponse à la répression.
Dans les pays développés on ne sait pas encore reconnaître les éléments de la répression: c'est normal, il n’y en avait pas avant. Le premier signe est la démagogie. Les discours des chefs d'état deviennent artificiels. Un fossé se creuse entre la population et l’État. Par exemple vous êtes contrôlé sur la voie publique. Cela vous fait perdre du temps et souvent de l'argent. Dans son discours démagogue, le policier dit: "c'est pour votre bien". En réalité, il opère sur vous une ponction matérielle. En période de progression économique on les appelait les gardiens de la paix. En période de régression ou stagnation économique, les policiers se rangent du côté du pouvoir et deviennent les agents de la taxation (prélèvement direct sur la voie publique). Ce type d’agissements perturbe la conscience collective et le processus révolutionnaire s’installe.
Le processus d’évolution (de révolution) peut être décrit sur la base de la physique du vivant, car le corps social est structuré comme un corps physique. Ce corps a été représenté par des nœuds & canaux se prolongeant dans le substrat ondulatoire. Il est important de savoir que ces trois constituants (nœuds, canaux, substrat) sont issus des mêmes ondes. Ils peuvent donc s'interchanger : l'un peut devenir l'autre selon les conditions énergétiques. Les 3 principaux paramètres physiques à considérer sont : la pression, la température et l’entropie. Sur cette base nous pouvons modéliser le processus révolutionnaire et répondre à la question comment un corps (le corps social) peut-il entrer dans tel processus.
Évidemment les révolutions arrivent rarement en période de vaches grasses. Elles sont souvent corrélées avec une difficulté économique. L'économie s'apparente aux facteurs énergétiques représentés en physique par la température. Une difficulté économique rigidifie la structure sociale et la rend conductrice. L’argent circule principalement dans les canaux reliant les nœuds. En dehors, dans le substrat, on observe une sorte d’exclusion économique. Cette situation provoque une réaction perceptible dans la conscience collective. Le substrat social se structure (le mécanisme de ce phénomène a été présenté dans le § La structure juridique).
Le premier facteur de la structuration vient de l’augmentation de la densité humaine (la démographie). Le second facteur vient du fait que la nouvelle génération amène une entropie moindre. Le corps social devient mieux ordonné et plus souple. La nouvelle structure apparaît partout cependant, par un effet de masque, elle est d’abord visible dans le substrat, au niveau des petites gens. Ceux-ci sont conscients des améliorations à faire. L'ancienne structure apparaît comme encombrante et inefficace pour la jeune génération. La nouvelle conscience diversifie et dissocie les gros nœuds (processus d’évolution) ou bien les fait éclater (processus de révolution).
Un autre facteur d’évolution provient du dégagement énergétique lié à l'augmentation de la densité de la sphère humaine et le dégagement de l’énergie potentielle lié à la diminution de l'entropie. Ces énergétiques font fondre les structures rigides (les gros nœuds reliés par les gros canaux). Il y a donc 2 facteurs agissant en sens inverse:
1/ Le refroidissement qui fait grossir les nœuds et fait rigidifier les canaux.
2/ La structuration du substrat, qui les fait dissocier et le réchauffement qui les fait fondre.
On constate effectivement que l'une des caractéristiques de la société répressive est la division de cette société en deux camps bien distincts: les privilégiés et les autres. Pour accéder au camp des privilégiés, un père de famille dira:
- J'ai des gosses à nourrir, donc il faut que j'obéisse. Un jeune homme dira:
- Je ne veux pas devenir pauvre donc j’accepte le plus offrant, même si c’est malhonnête.
Les gens profondément honnêtes, par contre, ne seront jamais corrompus. Ils formeront le second camp et afficheront leur couleur ouvertement. L’ordre avancé correspond à l’honnêteté. Dans les cas d’une dictature, on observe souvent le phénomène de corruption. Le système répressif tente d'acheter les gens. L'élément révolutionnaire par contre utilise l’honnêteté comme arme efficace. Cela est logique dans la mesure où l'honnêteté correspond à une entropie moindre.
Dans la pratique, l’oppresseur propose à l’opprimé d’accéder à une option malhonnête. Si l'opprimé accepte, il rejoindra le camp des privilégiés, s’il refuse, il se retrouve en marge (c’est bien le critère de l’honnêteté qui joue). Le mécanisme de la séparation entre les 2 camps s’articule donc autour de l’entropie. Le camp des privilégiés détient ainsi le pouvoir mal géré et le camp des exclus présente les revendications justifiées. De cette manière, le processus révolutionnaire s'installe. Toutes les révolutions ainsi décrites se sont soldées par une victoire.
Quel est le mécanisme de la victoire? Il est relativement simple. Au fil du temps, l'écart se creuse entre l'intelligence de l'opprimé et celle de l'oppresseur. L’intelligence de l’opprimé est plus fine. Du point de vue de la physique, elle est constituée par le substrat, tandis que l’intelligence de l’oppresseur est constituée par les nœuds.
L'écart se creuse également entre leurs besoins relatifs. L'oppresseur consomme beaucoup et devient rigide. Ceci vient du meilleur rendement (en entropie) caractérisant l’opprimé : il représente l’ordre futur qui, par définition, est plus général. Par l'intermédiaire de l'honnêteté, l'honneur constitue la force de l'opprimé et fait défaut à l'oppresseur. L'argent est la valeur n°1 pour l'oppresseur: il en a beaucoup mais ne voudra pas en perdre (la haute conductivité des liaisons). Pour l'opprimé, l'argent n'est pas une valeur principale: il est nécessaire, mais pas suffisant. L'opprimé en a besoin, mais il a appris a être économe. Il a appris une gestion fine, l'ordre flexible. Il réclame surtout la reconnaissance de son esprit (substrat). A la limite il dira à l'oppresseur:
- Moi, je vais perdre un peu mais toi, tu vas perdre beaucoup. Je risque de perdre la liberté mais toi... tu risques de perdre la vie.
Et, comme d'habitude, l'oppresseur cédera.
Les anciennes révolutions se déroulaient de cette façon relativement simple. Dans un pays, le "mal" se regroupait autour d'un seul tyran. En général il suffisait de le décapiter ou de l'écarter pour que l'édifice s'écroule.
Actuellement la situation est plus complexe. Il n'y a pas de corrélation nationale en matière d'emploi. Les entreprises ressemblent (du point de vue de l'emploi) aux pyramides avec le no man's land autour. Avant il y avait un seul roi, maintenant il y a plusieurs néo-rois. Le roi était adoré en période de progression, détesté en période de régression: tout était simple. Maintenant les entreprises utilisent le statut des sociétés anonymes. Il y a des responsables, mais on ne sait pas qui. Cela explique les attentats aveugles. Les gens demandent la définition transparente des responsabilités.
Avant la fin de conquête du globe il n'y avait que 2 catégories sociales: les décideurs et les exécutants. Ainsi tout le monde était content. Celui qui était sans initiative, exécutait simplement les ordres et tout allait bien. Il était dans le sillage du conquistador qui le payait et le protégeait. Actuellement il y a les décideurs, les exécutants et les exclus (chômeurs, RMI, SDF). Les exécutants sont à moitié contents car ils ne sont pas exclus, de ce fait ils n'expriment pas totalement leurs revendications. Ces revendications mettront donc longtemps avant d'aboutir : 1000 ans environ selon certaines prévisions, 2000 ans selon d'autres.
Considérons, dans le cadre de la physique du temps, les étapes de l'évolution humaine, notamment la cadence des révolutions. On constate que, depuis la révolution polonaise en 1988, les pays de l'ancien bloc de l'Est (la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie, etc.) ont, tour à tour, traversé la révolution du communisme au capitalisme. Chaque pays a fait sa révolution à une date différente ; en octobre 2000, c'est la Serbie qui a fait son passage presque en douceur (3 morts). Cette différence de dates est liée à la notion de la vitesse dans le temps (§ La 5ème dimension).
Puisque la majorité des pays "communistes" ont fait leur révolution, je considère que cette révolution est quasi-accomplie[3]. Au cours de cette révolution, le bloc de l'Est (la moitié de l'humanité environ) a viré au capitalisme. Puisqu'il y a eu le changement de sens (gauche-droite) alors on peut parler de révolution. À la même époque, il y a eu la suppression des frontières d'argent, ce qui a profondément modifié les structures capitalistes de l'autre moitié de l'humanité (bloc Ouest); là, il ne s'agit pas d'une révolution mais d'une évolution, puisqu'il n'y a pas eu de changement de sens.
Ainsi, depuis 1988, la Terre affiche majoritairement la tendance capitaliste même si de nombreux gouvernements se réclament de la gauche. De fait, c'est le pouvoir d'argent qui s'impose dans la logique capitaliste, par conséquent la composante de gauche y est minoritaire. Le processus révolutionnaire actuel consiste à revendiquer l'équilibre droite-gauche. Pourquoi? Parce que les gens sensés se rendent compte des méfaits du libéralisme économique et de l'insuffisance de la structure juridique. Par ex aux. USA, un PDG en moyenne gagne 200 fois le salaire de ses ouvriers. Peut-on parler du néo-féodalisme ?
- Un peu !
Le processus révolutionnaire actuel revendique avant tout l'abolition de l'exclusion, donc la diminution des inégalités sociales. Ces objectifs font partie des actions de la gauche. Comme le communisme fut parasité par le stalinisme, le capitalisme fut parasité par l'impérialisme dont les actions aggravent ces inégalités. Par conséquent, la révolution actuelle se fait dans la direction droite-gauche.
Qui va faire cette révolution? Certains l'ont déjà commencé, d'autres pas. Certains savent où ils en en sont, d'autres hésitent, prêts à retourner la veste, à récupérer à leur compte la victoire du peuple. Ainsi la division en 2 camps s'accentue : les privilégiés (à terme minoritaires), les révolutionnaires (à terme majoritaires) et entre les deux : les opportunistes. La situation actuelle correspond au début du processus, donc les révolutionnaires sont encore minoritaires. Qui sont ces gens ?
Considérons la situation actuelle du point de vue de la physique du temps. Force est de constater que certaines sociétés évoluent trop vite, ce qui est généralement ressenti sous forme de stress. Nous avons signalé dans le § La 5ème dimension du chap. L'espace-temps, que l'accélération (de l'évolution) est liée à une force : quand l'évolution va trop vite, cette force est ressentie sous forme d'un stress, d'un arrachement, d'un déracinement.
Considérons le problème de l'agriculture, puisque là sont nos racines. Regardons un petit paysan africain qui cultive, avec un outil rudimentaire, son lopin de terre aride, là où il ne pleut quasiment jamais. Comparons-le au gros agriculteur européen qui cultive, avec des outils sophistiqués, des centaines d'hectares de terres fertiles, là où il pleut beaucoup… et s'il ne pleut pas, il arrose! Quelles sont les chances de l'un par rapport à l'autre ? Quelles sont les solutions pour la population africaine majoritairement agricole ? Quel processus permet de résoudre les problèmes de la misère ?
Un exemple de solution est fourni par les anciens ouvriers forestiers du Brésil, ceux qui ont refusé la déforestation de l'Amazonie. Ils ont créé les petites fermes écologiques et, assure-t-on, ils ont trouvé leur bonheur écologique.
Après l'agriculture est venu l'artisanat. Là aussi, les pays développés sont allés trop loin, trop vite par ex. en fabriquant certains objets par les robots et en fabriquant la mal-bouffe. Dans les pays riches, les trésors du savoir-faire artisanal se perdent, pendant que les pays pauvres en ont besoin. La tradition artisanale française est capable, à elle seule, de résoudre tous les problèmes des pays pauvres.
L'agriculture & l'artisanat constituent évidemment les bases de la civilisation humaine. En se développant trop vite, certaines civilisations ont rompu les liaisons avec le passé et ont introduit des nuisances ; par exemple la pollution industrielle, notamment automobile et agricole. Le déséquilibre écologique dû à l'industrialisation est déjà menaçant et les pays pauvres ne devraient pas évoluer dans la même direction pour aggraver la catastrophe. Le développement de l'agriculture & l'artisanat permettrait de sauver les pays pauvres notamment l'Afrique qui meurt de soif, de faim, du chômage, de l'insalubrité, des maladies virales, et malheureusement de la violence.
Le développement rural & artisanal des pays pauvres permettrait de sauver des vies et de sauver l'écosystème.
- Des arbres poussent dans le désert, miracle!
Symétriquement, le freinage de la course contre la montre dans les pays riches permettrait de sauver la dignité humaine et sauver l'écosystème. Il y a donc bien une symétrie du déséquilibre temporel : les uns vont trop vite, les autres pas assez. Ce déséquilibre temporel correspond au déséquilibre structurel. Les pays riches abandonnent l'artisanat au profit des grandes trusts (ce qui induit le chômage) et les pays pauvres ne développent pas l'artisanat (ce qui induit aussi le chômage). Dans les 2 cas, les artisans ne peuvent pas se développer car ils ne peuvent pas concurrencer les trusts.
Le processus révolutionnaire actuel réclame donc une décentralisation (diversification) et une réorganisation (ordination). Rappelons que, du point de la physique, la diversification & l'ordination constituent les attributs nécessaires du processus de la vie. Ils constituent donc l'essence d'évolution et le moteur de révolution actuelle.
Qu'est ce qui pourrait sauver l'amour ? Le processus d'évolution (de révolution) consiste à équilibrer (à inverser) les tendances : la droite par rapport à la gauche, le passé par rapport au présent, la pauvreté par rapport à la richesse. À l'état actuel des choses, l'équilibre ne paraît pas possible avant 1000 ans (2000 ans seront peut-être nécessaires). Espérons toutefois que cet l'équilibre puisse être atteint un jour et, espérons, qu'il puisse être atteint sans trop de violences.
Parmi les spiritualités pacifiques pouvant porter une contribution essentielle voir décisive au processus d’évolution (révolution) on doit citer le Bouddhisme. Dans le cadre de cette pratique, l’argent n’est pas mis en avant par rapport à l’intégration sociale. Pour souligner cela, certains moines n’ont pas le droit de toucher à l’argent. Celui-ci est pourtant généreusement proposé aux institutions bouddhiques par les adeptes de cette philosophie. Un autre symbole réside dans la tradition, largement répandue dans certaines sociétés orientales, de coller les feuilles d’or sur les statues de Bouddha. Elles contiennent ainsi des centaines, voir des milliers de kilos d’or pur !! C’est un symbole, la fois évident et fort, du détachement matériel.
"Une société basée très largement sur l'argent,
comme nous l'impose l'ultra-libéralisme actuel,
ne paraît pas devoir être une forme durable
d'organisation des sociétés.
Un moment risque d'arriver
où ce système s'effondrera"
Jean-Marie Pelt
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Le Présent. |
Les Forces en Place.
La complexité des forces en place peut être analysée en langage de la physique du vivant. La situation actuelle correspond à la métastase précédant le changement d’état (statos, du grec : stationnaire ; méta, du grec : le dépassement). En langage social, cela représente le processus d'évolution aboutissant souvent à une révolution.
Pour comprendre le fonctionnement d'un corps (social en l'occurrence) des notions de la thermodynamique sont appréciables. On peut par exemple s'imaginer le mécanisme de la cristallisation. Considérons un cristal de glace. Sa structure interne est constituée par des nœuds reliés par des canaux où circule l’énergie reliant les nœuds. Cette structure (nœuds & canaux) émerge d'une structure plus générale nommée substrat, sorte de bassin énergétique où tout peut être englouti, d'où tout peut sortir. En effet, on connaît mal nos limites dans l'infiniment petit ; on les connaît un peu mieux dans l'infiniment grand.
Le corps social est structuré comme un corps physique. Sur cette base nous pouvons représenter l'évolution actuelle de notre société. Les forces en place correspondent principalement aux sollicitations énergétiques suivantes.
1/ Le refroidissement dû aux différentes causes.
2/ Le réchauffement dû à l'augmentation de la densité de la sphère humaine (la démographie).
3/ Le dégagement de l'énergie potentielle lié au processus de l'ordonnancement (diminution de l'entropie).
4/ La structuration due à l'augmentation de la densité de la sphère humaine.
5/ La structuration due à la diminution de l'entropie dans la sphère vivante.
Au cours de processus de refroidissement on observe l'augmentation du rôle des gros nœuds. Ceci correspond au phénomène de cristallisation. Les décisions humaines sont prises par des gros personnages (les gros nœuds de la structure sociale). En se refroidissant pour causes économiques, les nœuds augmentent : plus ils sont gros, plus il grossissent. C'est ainsi qu'on a pu expliquer le stalinisme. En langage social, les nœuds sont représentés par des pôles : financiers, industriels, etc. Au cours du processus de refroidissement, les pôles s'associent en mégapoles. Nous obtenons ainsi des multinationales.
Pour analyser le processus actuel on doit bien distinguer le rôle des 2 milieux : l’un constitué par le substrat et l’autre par les canaux & nœuds. Le système des canaux & nœuds est bien installé, mais rigide, conducteur et obsolète. En présence de l'augmentation de la démographie et en présence de la diminution de l’entropie, le corps social acquiert une nouvelle structure. La structuration est surtout visible dans l'espace entre les canaux et les nœuds, dans le substrat social. C’est ainsi que la prise de conscience se fait souvent en dehors (et même contre) des gros personnages en place: les présidents, les ministres, les financiers, les industriels. Lorsque l'on augmente la densité d'un corps, on observe un dégagement énergétique (expérience de la pompe à vélo). A cela s'ajoute le dégagement d'énergie potentielle lié à la diminution de l'entropie. Ces énergies font fondre les structures rigides. C’est ainsi que les forces actuellement en place présentent des composantes du progrès.
La structuration du substrat constitue un phénomène remarquable (voir le chapitre Le substrat ondulatoire). Les projets et les décisions humaines apparaissent sous forme d’impulsions circulant entre les cellules nerveuses. Aujourd'hui on voit une route, mais hier ce n’était qu'un dessin dans un bureau d'architecte. Et avant ? C'était un état d'esprit dans la tête de quelqu'un. L'esprit s'incarne dans la matière. Ainsi se fait la structuration du substrat au niveau de la biosphère.
- Au commencement, l'esprit de Dieu planait au-dessus des ténèbres.
Du fait de la diminution de l'entropie, le règne vivant présente la faculté de s'auto-réparer qui fait défaut à la matière morte. Les enfants qui naissent amènent l'entropie moindre, donc l'ordre plus souple, plus subtil. L'ordination de la sphère vivante est considérée par des croyants comme l'intelligence divine. Ce point de vue peut être considéré comme scientifique car, par le biais de l'entropie, l'ordination constitue l'attribut sine qua non du monde vivant. Dans ce sens, on peut considérer que le monde vivant est imprégné par l'intelligence divine (liée au processus de l'ordination). La physique de la vie peut être appliquée car nous disposons de la quantité physiquement mesurable qu'est l'entropie. La diminution de l’entropie constitue le processus qui caractérise le fonctionnement de la matière vivante, contrairement à la matière morte.
En tant que processus essentiel, l'augmentation de l'ordre procure un plaisir essentiel. A l'inverse, l'augmentation du désordre procure un déplaisir, essentiel aussi. L'exclusion est sentie comme le désordre ultime. Comment peut-on être à la fois citoyen et exclu? En présence de ce désordre les gens se sentent perdus. C'est la conséquence directe du manque de coordination des entreprises avec les instances sociales. L'esprit de cette coordination apparaît actuellement sous forme de structuration du substrat au niveau du corps social. La conscience collective se structure, le vide juridique se comble. Le processus actuel conduit à un changement d'état. Ce changement sera réalisé quand nos dirigeants se sentiront concernés, de gré ou de force, par les nécessités sociales au niveau de l’intégration.
Les tendances actuelles montrent ainsi de nombreux phénomènes positifs. On rejette l'esprit de possession & domination. On découvre la complexité des forces individuelles. On apprécie le bien-être intérieur et la paix. On admire l’harmonie du corps avec la biosphère et le cosmos. On apprécie les liens sociaux, la richesse des cultures : on découvre les autres. Les exemples sont nombreux. On admire les coutumes africaines au niveau familial : le respect des ancêtres, la cohésion familiale, le respect des esprits et des sages. On redécouvre l'ancienne culture des Amérindiens, des asiatiques, des shamans. Voilà quelques-unes des belles tendances actuelles.
Ce que vous appelez Dieu,
je l’appelle : La Conscience Universelle.
Et moi, dit le chaman,
je l’appelle : Le Grand Esprit !
Les Mégapoles
Un aspect important de la situation actuelle réside dans la présence des multinationales. Il s’agit des organismes centralisés, en ce sens ils peuvent être comparés aux pôles. Du fait de leurs grandes dimensions, on peut les désigner par le nom de mégapoles. La majorité de ces structures sont des organismes industriels et commerciaux.
Les mégapôles s’inscrivent dans la logique évoquée à l’occasion des royaumes. La différence est que les mégapoles dépassent les frontières nationales : en ce sens ils peuvent être comparés aux empires (on parle ainsi des empires financiers et commerciaux).
La structure des mégapoles se superpose à la structure des états. Dans le passé, le citoyen était soumis seulement à l’autorité étatique; actuellement il doit, en plus, subir l’autorité des mégapoles. Il se pose donc le problème de la coordination de ces deux structures. Le début de cette coordination apparaît par l’intermédiaire de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). L’action de cette organisation ne va pas encore au cœur du problème; la preuve : les violentes manifestations à l’occasion des réunions de l’OMC.
L’aspect critiquable de cette situation réside dans le fait que les mégapoles fonctionnent souvent dans un esprit de conquête qui est contraire à l’esprit de collaboration. Dans la situation actuelle on observe donc la présence des deux phénomènes suivants:
1/ La structuration en mégapoles;
2/ L'opposition à cette structuration.
En effet, un mégapole non coordonné, fuyant dans les vides juridiques, induit l'exclusion et parfois la misère. Dans cette situation la conscience collective se structure en opposition au libéralisme excessif des mégapoles.
L’ultra-libéralisme est lié à la situation économique qui ralentit dans les pays développés depuis l’abolition des frontières concernant les mouvements d’argent. Du point de vue de la physique, cette situation s'apparente à la donnée énergétique décroissante qui provoque la cristallisation des structures : ceci établit des liaisons privilégiées. En l’absence de la coordination avec les instances sociales, les structures financières peuvent fuir par les vides juridiques à la recherche du profit.
Quand on mange un aliment comportant le E205 ou autre produit hormonalement ou génétiquement modifié, on ne sait pas ce qu'on mange, mais le fabricant sait ce qu'il gagne. C'est ainsi que l'on a été infectés par la maladie de Creutzfeldt-Jacob : 30 ans d'incubation : il existe peut-être des malades qui ignorent leur état ! Il y a d’autres dangers de cette logique : la baisse démographique, la destruction de l’environnement, etc. De ce fait les mégapoles commerciaux paraissent aberrants dans l'esprit des gens. L'opposition à cette situation apparaît sous forme d’une structure énergétique dans le substrat social.
Suite à la diminution de l'entropie et à l'augmentation de la démographie il apparaît dans le substrat social un réseau nouveau, plus fin, qui diversifie les mégapoles en les dotant d'une corrélation mutuelle. Le substrat social se dote ainsi d'une organisation plus souple, plus générale, exprimant des nouveaux besoins. Par ailleurs, l'apport énergétique dû aux même causes (démographie, entropie) contribue à la fonte de la structure rigide des mégapoles. Cette restructuration & diversification confère aux mégapoles (du moins ce qu'il en reste) la capacité d'exister au sein de la nouvelle structure. Parfois on décapite un tyran mais… c'est parce qu'il l'a bien cherché. C'est bien par le biais de l’énergie contenue dans le substrat ondulatoire qu'émerge la corrélation juridique et la restructuration des mégapoles.
Dans l'exemple des mégapoles agroalimentaires, les modifications génétiques et hormonales sont souvent faites dans l'objectif du gain. Dans cette situation les dérapages sont logiques. Pourquoi consommer les pesticides, les nitrates, la dioxine, la listériose, les hormones avariés, les gènes douteux ? Pourquoi devenir une victime de l'impérialisme économique ? On veut que l'élevage des êtres vivants corresponde aux prérogatives élevées: l'amour, l'art, le plaisir. Ceci apparaît nettement au niveau de la conscience collective actuelle.
La division et exclusion résultent de l'état rigide et conducteur du corps social, d'où les privilégiés. Si on fait partie d'un mégapôle financier il y a 2 options suivantes. Soit on est soumis : dans ce cas on est bercé par la finance et flatté par les larbins ; soit on est révolutionnaire : dans ce cas on devient exclu. Comment un jeune chômeur peut-il comprendre le fonctionnement des empires financiers? On peut lui montrer le reportage sur l'affaire du Crédit Lyonnais des années 1980: il n'y comprendra rien, sinon que ces messieurs en costume-cravate n'étaient pas honnêtes. Il sait que les empires financiers transportent beaucoup d'argent, mais cet argent passe toujours à côté de lui.
- Ce n'est pas pour ma tronche!
Dans la logique des mégapoles industriels, le gain est obtenu grâce à la robotisation, ce qui diminue l'emploi. Le robot devient le maître de l'homme et l'homme esclave du robot. L'humanité évoque une vieille peur de la domination des robots. La société cherche à s'en défendre. Si un automate remplace un homme, on veut que cet homme soit libéré et non pas aliéné par l'exclusion. Si un être humain est remplacé par un automate, on veut qu’il trouve une occupation supérieure. Ceci apparaît nettement au niveau de la conscience collective actuelle.
Bien entendu que le travail astreignant doit régresser, cependant l'intégration doit progresser. Un être humain aime construire quelque chose, accroître l'ordre. Étant intégré, il est obligé de se lever le matin, se laver, s'habiller proprement, sortir de la maison et se rendre dans un lieu à caractère professionnel, s'aérer, participer à la vie sociale, ne pas se sentir parasite et pouvoir répondre à son enfant qui demande:
- Où travailles-tu papa?
Celui qui a vécu une expérience sociale ou communautaire, sait apprécier les plaisirs de la communion, du travail et des loisirs entre collègues. Le désir prioritaire des gens est la collaboration. Par rapport à ceci, la création de l'objet et de l'argent apparaît comme secondaire. On importe les marchandises parce que c'est moins cher, donc on y "gagne" (l'argent d'abord). On délocalise les usines pour la même raison. De cette manière les pays détériorent leurs ressources humaines.
En opposition à cela, une logique nouvelle apparaît dans la conscience collective. Il est évident que les besoins actuels concernent la collaboration sociale et non pas la conquête. On doit aussi développer les loisirs qui assurent l’épanouissement de la sphère privée. On veut trouver une alternative à la société d'exploitation qui étouffe aussi bien les exploités que les exploitants et crée l'exclusion. Les gens savent que des mégapoles sont peu coordonnés au niveau de la gestion des ressources humaines et, souvent, ils s'inscrivent dans la logique néo-féodale ou néo-royaliste. La demande se situe au niveau de la sauvegarde de la dignité humaine. Les solutions sont connues : la coordination et la diversification (la décentralisation). Ces 2 aspects caractérisent le comportement essentiel de la sphère vivante.
On a vu à la télévision un reportage sur l'emploi des chômeurs dans les petites fermes maraîchères spécialement créées à cet effet. L'expérience fut couronnée de succès. Durant les dernières décennies, on a assisté à l'agrandissement démesuré des fermes. Avant, une famille vivait sur une ferme de 5 hectares. Maintenant il en faut 20 fois plus et, paradoxalement, les terres restent en friche. En découlent le chômage, la qualité médiocre de la nourriture et la qualité médiocre de la vie du paysan. Pourquoi ne pas faire de bonnes fermes biologiques à taille humaine? Elles peuvent être bien contrôlées au point de vue sanitaire: cela créerait des emplois.
Remarquons pour finir, la différence entre l’aspect positif et l’aspect négatif de la génétique. Pour reculer la désertification on peut utilement créer des plantes résistant à la sécheresse. Pour guérir certaines maladies, l’arme génique est nécessaire. Pour se défendre contre les insectes dévastateurs (les criquets, etc.) on peut, par la voie génique, développer des défenses immunitaires. Les transformations génétiques actuelles, sont encore naturelles car pouvant être obtenues par la voie des sélections naturelles (on associe les gènes existants dans la nature). Grâce à l’intervention de l’homme, les améliorations sont possibles et pas forcement négatives. La génétique constitue un vrai trésor, mais attention aux dérapages qui accompagnent chaque progrès technologique.
« Il n’y a pas de mal
à se faire du bien. »
Le Partage et la Création de l’Emploi.
Pour présenter les forces vivantes, nous avons évoqué les propriétés ondulatoires des corps appliquées au corps social. On sait qu'une onde transporte l'énergie. Les principales trajectoires selon lesquelles circule l’énergie ont été appelées : les canaux. Les carrefours énergétiques ont été appelés : les nœuds. Nous avons vu que le système des canaux et des nœuds émerge du milieu diffus qui a été appelé substrat. Dans le cas du corps social on peut ainsi parler du substrat social.
Nous avons souligné le rôle du substrat en décrivant la structuration du vide juridique. De manière similaire nous avons décrit le processus révolutionnaire, plus généralement le processus de l'évolution. Nous avons vu comment ces processus sont corrélés avec la donnée économique et aux autres paramètres énergétiques caractérisant le corps social. Nous avons analysé le comportement des nœuds de la structure sociale et nous avons souligné le rôle de la démographie qui dynamise la sphère humaine.
Surtout nous avons admiré comment l'entropie décrit le phénomène de la conscience (caractérisant nécessairement le monde vivant). En langage ondulatoire, l'apparition de la conscience collective correspond à la structuration du substrat social. Le substrat est perçu par nous sous forme de climat, d'ambiance, de charme. Nous avons vu comment la structuration du substrat amène la conscience. Celle-ci est d'abord visible dans le milieu subtil (donc au niveau des petites gens) et après, au niveau des gros personnages du monde politique et financier. La logique ondulatoire indique que, dans certaines conditions, le substrat peut devenir actif (même explosif), ce qui explique le processus révolutionnaire.
Nous avons aussi esquissé la différence entre une structure de droite et une structure de gauche en se rapportant au comportement de la matière par rapport à l'antimatière. Nous avons critiqué la logique locale sous sa forme égocentrique. C'est ainsi qu’on a pu expliquer l'exclusion et le racisme avec leurs tragiques conséquences.
Pour analyser les forces sociales, nous avons utilisé principalement la physique et, parfois, les mathématiques pour décrire les formes. Ainsi nous avons vu que les forces agissent au sein des structures multipolaires. La corrélation entre ces structures doit être prise en compte pour élaborer des modèles de l'intégration sociale. On a vu comment les modèles d’intégration par l’emploi se cristallisent au niveau de la structure juridique.
La première mesure en matière d’emploi fut prise en France en octobre 1997, concernant la loi sur les 35 heures hebdomadaires. La réponse du patronat a été donnée en moins d'une semaine. La crise profonde du patronat (CNPF) et la démission de son président.
- J'ai perdu confiance dans le gouvernement, a-t-il déclaré [TF1, journal télévisé du 14 octobre 1997].
Le jour de sa démission, le président déclaré, je cite:
- Le CNPF a désormais besoin d'un "tueur" pas d'un "négociateur" [l'Express édition spéciale n° 2420 du 20 octobre 1997].
La seconde loi en matière d’emploi est apparue en 1999. A l’occasion de cette loi, le nouveau président du patronat a déclaré, je cite:
- C'est un jour sombre pour notre pays [Antenne2, journal télévisé du 28 juillet 1999].
La diminution du temps de travail est difficile car les dirigeants préfèrent utiliser les individus performants, quitte à leur donner un salaire supplémentaire. La loi des 35 heures ne résout donc qu'une partie du problème car on verra quand même beaucoup d'heures supplémentaires. Le partage du travail est pourtant nécessaire. Considérons un exemple. Vous êtes un chef de famille (ou d'entreprise) et vous avez chez vous quelques personnes qui travaillent et quelques personnes qui ne font rien (tout en touchant l’argent des autres). Si vous laissez cette situation car elle vous arrange (diviser pour régner) vous vous exposez aux conflits. Si vous dites “partageons le travail” vous pouvez espérer l'ordre.
Concernant le partage du travail il faut remarquer un détail. Tout le monde veut être riche et en bonne santé, avoir le beurre et l'argent du beurre. C'est compréhensible. Le choix entre le bonheur et l'argent, est délicat. Le partage du travail diminue le chômage, mais il diminue aussi le salaire. On doit choisir: le confort matériel ou le confort spirituel. L'argent ne peut pas couvrir tous les besoins. Il est nécessaire, mais pas suffisant. On ne peut pas acheter l'amitié, l'amour, l'estime, l'honneur, etc. Les syndicats réclament la diminution du temps de travail sans la diminution du salaire. Bonne idée, cependant utopique. Il faut donc choisir.
A propos de l'emploi, on connaît aussi l'argument suivant avancé par les chefs d'entreprises:
- On ne peut pas embaucher, car on n'a pas assez de travail.
Cette difficulté peut être surmontée par la création d'emploi. Ceci nécessite de mettre en œuvre les forces humaines hautement évoluées. Si on réfléchit, on voit qu'une création d'emploi est relativement facile. Il y a en effet beaucoup de choses à faire pour faciliter notre mode de vie: tout peut être amélioré. Nos villes sont inadaptées et polluées, le mode de vie est stressant. Il y a beaucoup à faire, mais il n'y a pas d'emploi. Il y a tellement à faire, qu'on ne sait pas par quel bout commencer : on a donc du pain sur la planche. Il y a aussi de l'argent. Les pays développés disposent d’un Produit Intérieur Brut plus de 20 fois supérieur à la moyenne mondiale. Il y en a ainsi pour tout le monde, il suffit de partager équitablement. Voilà le désir d'un ordre élémentaire. La solution réside dans l'organisation juridique et dans le développement de la créativité humaine.
Considérons un exemple simple. A Paris il y a un problème de circulation et de pollution. Pour se rendre de l'Opéra à la République, un seul chemin s'impose: la rue Réaumur éternellement bouchée. L'engorgement se situe au niveau du boulevard Sébastopol. Il suffirait de faire un tunnel. Sans cela, à travers le 2e arrondissement de Paris, toute la journée, les moteurs tournent à l'arrêt et polluent. Bonjour le gaz carbonique, l'effet de serre et les autres détériorations du milieu naturel à commencer par les poumons et les oreilles. Les automobilistes maudissent le sort, les habitants vivent dans le stress. Dans le même quartier, des milliers de chômeurs souffrent du fait qu'ils se sentent inutiles.
Pour créer l'emploi, dans ce cas, il suffirait de lancer le projet du tunnel sous le boulevard Sébastopol et exécuter ce projet. Cela permettrait aux gens de s'occuper, de développer leur esprit de création & d'organisation, d'avoir la possibilité de se rendre utile et aussi de s'amuser en commun. Ce faisant, ils auraient passé le temps en équipe, ils auraient retrouvé un lieu et un lien social. Ils seraient fiers du résultat. Les riverains et les automobilistes seraient satisfaits. Personne ne perdrait de temps et tout le monde serait en meilleure santé. L'avantage serait multiple.
J'ai eu l'immense avantage de côtoyer un service social d'une cité. On n'imagine pas le bien qui peut être fait grâce à un tel service. Un exclu, quand il passe par le service social, en ressort rassuré. Il redevient membre de la famille humaine, il n'a plus l'impression d'être exclu. Il se sent guéri. Dans un quartier grand et non encadré, les individus ne se connaissent pas. Les uns sont riches, les autres sont moyens, certains sont exclus. Ces derniers rasent les murs (et ne veulent pas se raser). Il y a ceux qui ont un travail et ceux qui n'en ont pas. Certains vont le garder, d'autres vont le perdre. Certains auront assez pour leur retraite, d'autres pas. Certains auront des enfants, d'autres point.
On déplore ainsi l'ignorance des liens, la division et l'exclusion. Dans une société ainsi éclatée il y a la jalousie, la honte, la pitié, la haine et tout ce qui découle de l'exclusion. L'énergie se refoule, s'accumule et éclate. Parallèlement, les forces de progrès s'expriment pour diversifier et affiner l'ordre. Sur cette voie, les gens désirent découvrir des liens sociaux.
De toute évidence, à un problème humain, une solution humaine. Dans un immeuble, dans une cité, les gens se connaissent.
- Marie-Louise, elle est exquise et Anatole, il en raffole…
- Marie-Thérèse, elle est obèse mais Antonio y est à l'aise…
Dans une cité, on sait qui veut qui et qui sait quoi. En présence d'une législation adéquate, les assistants sociaux (psychologues, conseillers en emploi) sauraient comment gérer ces énergies. Un peu de sport occupe déjà les jeunes. Certaines insertions paraissent difficiles, un mendiant par exemple. C'est aussi un être humain. Au lieu de mendier, il préférerait sans doute se rendre utile, par exemple comme gardien. On voit en effet beaucoup de travail pour les gardiens (pas pour les agents de répression).
Les exemples de la création d'emploi abondent et sont édifiants. Les activités écologiques sont bien venues. Elles permettent le sauvetage des populations habitant les zones arides et le sauvetage des populations très pauvres. Considérons l'exemple du sauvetage écologique de l’oryx d’Arabie (sorte de gazelle). Il n'est resté que 75 individus de cette espèce, tous en captivité. Sur certaines parties du Sahara, cet animal est le seul à pouvoir survivre (chaleur, sécheresse, peu de nourriture). Grâce à son introduction, le désert a pu être reconquis. On a pu arrêter le sable et même planter des arbres de 12 m de hauteur. L'activité humaine a pu reprendre, l'intégration s'est produite, une population a échappé à la mort : le triomphe de l'équipe et les objectifs atteints.
Les idées concrètes de la création d'emploi sont multiples. Toutes sont belles, certaines paraissent utopiques. Utopiques pour qui? Pour ceux qui prêchent la logique royaliste. Cela fait beaucoup de monde, surtout parmi les dirigeants. Nous sommes entraînés par les mégapoles financiers et industriels. Aussi longtemps que ces mégapoles ne seront pas investis par une nouvelle conscience et subordonnés à une nouvelle législation, toute solution dans le domaine de l'emploi, aussi belle soit-elle, paraîtra utopique.
La nouvelle conscience est claire: partager d'abord l'emploi et après les bénéfices. C'est bien après le travail qu’on reçoit le salaire. Une telle approche inciterait à l'action, puisqu’il serait impossible de recevoir de l’argent à ne rien faire. Dans le cadre de cette approche la donnée économique serait subordonnée à la structure juridique : pas d'excès de pauvreté pour certains, pas d’excès de richesse pour d'autres. C’est ainsi que l’on prévoit le profil de la nouvelle société.
«Donc, si vous voulez,
les choses progressent.»
Jacques Chirac
Le Dipôle Social.
Rappelons que l'humanité a déjà été capable d'une réussite au niveau de l’intégration sociale. Cette réussite a été souvent primitive, exagérée et faisait partie d’un cadre comportant des exactions. Dans certains pays de l’Est, on avait droit aux soins gratuits, au transport gratuit, au logement gratuit, aux vêtements gratuits. C'était déséquilibré exagéré et inadapté. C’était l'extrême gauche.
Plus près du centre, les choses étaient plus équilibrées. En Pologne par exemple, on avait droit aux soins gratuits. Cela éliminait les barrières d'argent. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la gratuité ne constituait pas une source d’abus. Ce n’est pas parce que le médecin était gratuit, qu’on allait le voir plus souvent (surtout le dentiste).
Dans le domaine de l'éducation supérieure, les barrières de l'argent n'existaient pas non plus. Chaque étudiant d'école supérieure (habitant loin de ses parents) avait droit à une bourse d'études et à un logement décent à la Cité Universitaire. Les autres services de la vie courante étaient payants: les transports, les logements, etc., mais ils n'étaient pas chers. On sait en effet que dans ce système intégré la dimension d'argent était moins pesante que dans un système "libéral".
Le défaut principal du communisme archaïque résidait dans le manque de rentabilité. Soyons clairs: ce communisme manquait de capitalisme. Pas de problème, on s'en occupe : la droite apparaît à l’Est. Symétriquement, certains acquis de la gauche apparaissent actuellement à l’Ouest. En France, par exemple, le gouvernement de gauche a récemment instauré les soins gratuits pour une large partie de la population. Bravo !
Certains demandent aux communistes de se repentir et de tirer les leçons du passé. Cette demande vient évidemment de la confusion entre le stalinisme et le communisme. Nous avons signalé à plusieurs reprises que le stalinisme est complètement dissociable du communisme. Nombreux pourtant font l'amalgame. Ces 2 composants (communisme, stalinisme) coexistaient certes, mais en mauvaises relations. En effet, la société était nettement divisée en 2 camps : d'un côté les privilégiés (minoritaires) et de l'autre côté la population prise en otage par les staliniens (voir § La donnée économique du chap. La physique de la conscience).
Bien entendu, l'aspect constructif est dissociable de l'aspect destructif (en mathématique ceci peut être discuté à l'aide des espaces affins). Si on comprend cela, on sait discerner le communisme du stalinisme. Il est vrai que les staliniens doivent se repentir ; les communistes par contre n'ont que de bonnes leçons à à laisser à l'histoire : ils ont réalisé des exemples d'intégration sociale. Qui a fait mieux en la matière ?
L’ancien système de l’Est est souvent qualifié de "communiste". Les " " veulent dire qu'il ne s'agit pas du communisme. En effet, le communisme était parasité par le stalinisme. Rappelons qu'à l'Occident, à cette époque (et encore maintenant), on confondait le communisme avec le stalinisme : dans le cadre de cette confusion on exorcisait le démon "communiste". Symétriquement, à l'Est, on exorcisait le démon "impérialiste" en confondant le capitalisme avec l'impérialisme (notamment l'impérialisme commercial).
Abolir les barrières d'argent constitue évidemment une revendication légitime ; se débarrasser des soucis d’argent constitue un rêve qui vit en nous. Il existe 2 manières de réaliser ce rêve.
La 1re est de charger les autres de nos soucis matériels : se promener les poches vides et s’entourer de larbins qui s’occupent de nos taches ; là, on ne cherche pas l’argent, mais le pouvoir.
La 2ème manière pour se débarrasser des soucis d’argent est de remplir sa maison de billets de banque. Quelle est la meilleure solution ?
- Aucune !
- Mais encore ?
- À la réflexion… j’aurais préféré… je ne sais pas !
On reconnaît dans la première de ces extrémités, la solution classique du stalinisme et dans la seconde : la solution de l'impérialisme avec la confusion des genres caractérisant ces systèmes.
Abolir les barrières d'argent présente des avantages que le monde occidental découvre depuis peu : les activités associatives, sociales, éducatives, humanitaires, le bénévolat, etc. Ce type d'activité se fait en général dans la joie et la bonne humeur, avec un soupçon de fierté et d'exaltation. Cet aspect positif a bien été réalisé dans les pays de l'Est.
Cependant, à l'Est, on négligeait la dimension de rentabilité du fait de l'absence de la droite. Le stalinisme prônait avant tout le pouvoir. Cette tentative de négliger l'argent était bien sûr maladive.
Symétriquement, à l'Ouest, on négligeait la dimension sociale du fait de l'absence de la gauche. La solution impérialiste (la profusion des richesses) présente évidemment des dangers. Pour qu'il y ait des riches, il faut des pauvres. Il faut se barricader, craindre la révolution, la mort.
Ceci dit, à l'Ouest, on a compris l'intérêt de la dimension matérielle et on a développé son aspect positif : la science, la technologie, la rentabilité, etc. Les systèmes futurs doivent évidemment prendre du passé les avantages et abandonner les inconvénients.
Les exemples cités nous emmènent à considérer la symétrie Est-Ouest, droite-gauche, capitalisme-communisme. Les symétries structurelles de la sphère humaine peuvent être discutées à la lumière de la physique du vivant. Du principe action-réaction, on déduit qu'à chaque entité positive est associée une entité négative. Du fait que les différents systèmes (ondulatoires) évoluent avec des vitesses différentes, l'action est légèrement différente de la réaction, donc les systèmes sont quelque part asymétriques. En physique on appelle cela : une brisure de symétrie.
Le communisme, on le déplore, a été parasité par le stalinisme notamment au niveau de la propagande. Symétriquement, le capitalisme est affecté par la propagande commerciale (la réclame). Comme le stalinisme, la propagande commerciale a usurpé le nom : dans cette usurpation on note la similitude étymologique : communisme-communication. Évidement, la réclame n'est pas forcément la communication. Cette "communication" est un bourrage de crâne.
Avec un entonnoir muni d'une vrille à vitesse variable.
Le citoyen est bien affecté par cette pratique. Lié aussi à la donnée économique, symétriquement par rapport au stalinisme, il y a donc l'impérialisme commercial. Dans les 2 cas (le stalinisme et l'impérialisme) la propagande sert à aliéner le citoyen au pouvoir des privilégiés. La propagande capitaliste vise évidemment le portefeuille. En termes de temps perdu, cette propagande paraît plus agressive que la propagande stalinienne.
- Je dois subir 3 heures de pub par jour !
Heureusement que, comme le reste, la propagande évolue.
- La vilaine face est remplacée par la jolie fesse.
- Parfois on s'amuse.
Le progrès est donc certain.
Bien entendu, la propagande commerciale prône la compétition. Dans cette situation le citoyen doit être vigilant car il peut basculer en marge de la société, sans ticket de retour. L'exclusion frappe dans les meilleurs cas 10% de la population (chômage +RMI+ SDF). Dans des cas pires (notamment en Afrique) le chômage atteint 75%. C'est énorme, inimaginable ! Nous entrons là dans le domaine des exactions ou même des génocides car le nord de l'Afrique meurt complètement : les végétaux, les animaux et les humains.
Lié aussi à la donnée économique, symétriquement par rapport au stalinisme, il y a eu le nazisme qui peut être considéré comme l'escalade de l'impérialisme. Remarquons que Hitler était contemporain de Staline.
Plaçons-nous sur le terrain de la physique du vivant. Le problème des exactions, caractérisant le régime stalinien, était fortement lié à la taille du pays. La composante capitaliste (individualiste) se présente sous forme de pyramides peu corrélées entre elles. C'est pour cette raison que, depuis la levée du rideau de fer, le "vent de l'Ouest" (affaiblissant la corrélation sociale) a dissocié les plus grands pays situés dans la partie occidentale du bloc Est : l'URSS et la Yougoslavie. Symétriquement (sous l’effet du "vent de l’Est") les pays de l'Europe situés dans la partie orientale du bloc Ouest, se sont associés en créant la Communauté Européenne. La Chine est plus difficilement dissociable car située très à l'Est et, dans une certaine mesure, très à gauche.
- Comparable à une ruche.
À la lumière de ceci on peut comprendre pourquoi les exactions caractérisant le système stalinien étaient surtout présentes dans les grands pays (URSS, Chine) et peu visibles dans les petits pays (Pologne, Hongrie, etc.). Nous considérons ici la physique qui permet de représenter la force des liaisons, en l'occurrence sociales. À l'Est, un pays trop grand ne pouvait être maintenu que par la dictature. La dictature établit les liaisons "artificielles" et casse les liaisons naturelles du corps social, d'où les exactions. Dans un petit pays (comme la Pologne) le nombre de morts par exactions était environ 1000 fois moindre que le nombre de morts par l'automobile en France contemporaine. Il ne s'agit pas de minimiser l'importance des exactions (ni les lier au communisme). Il s'agit de comprendre qu'elles venaient de causes abordables par la physique du vivant en considérant des paramètres telles que la taille du pays, les pôles d’attraction, la présence de tendances, leur proportions, etc.
Symétriquement, à l'Ouest, l'absence de la composante de gauche produisait (et produit) des méfaits au moins aussi importants. Outre le nazisme, il faut dénoncer l'exclusion entraînant la famine, la délinquance juvénile, les épidémies virales, la criminalité, etc. Par ex. aux USA le nombre des prisonniers est supérieur au nombre des étudiants, en Russie et en Ukraine la mafia est forte… Les trafiquants de narcotiques, les trafiquants d'armes : il y a de quoi faire des films à suspense. Notons que dans l'ancien système de l'Est, aucun de ces phénomènes nuisibles n'était présent. Ces phénomènes viennent de l'absence de la corrélation sociale et de l'absence de la structure juridique encadrant l'économie. La faiblesse de la composante communiste permet l'ultra-libéralisme économique qui induit beaucoup de nuisances écologiques, morales, spirituelles, etc.
Depuis les années 1980, nombre de pays sont passé à gauche, mais cette gauche centriste (à la Mitterrand) n'est pas capable de résoudre les principaux problèmes, notamment l'exclusion. La gauche plurielle (instaurée par Jospin) permet d'équilibrer mieux la situation grâce à la composante communiste. Nous avons déjà signalé que la gauche progresse actuellement de l'Est à l'Ouest, donc c'est bien la France qui commence les festivités, car (sur cette latitude) la France est le plus oriental des pays occidentaux.
La discussion faite plus haut ne privilégie pas le stalinisme par rapport au nazisme, ni le communisme par rapport au capitalisme. Bien sur il ne faut pas croire que les dangers du stalinisme sont définitivement écartés (voir le § La donnée économique du chap. La physique de la conscience). Il faut aussi comprendre que les dangers de l'impérialisme sont plus que jamais présents. Évidemment il ne faut pas confondre l'impérialisme avec le capitalisme, le stalinisme avec le communisme. Je considère que le stalinisme et l'impérialisme constituent les parasites de leurs systèmes hôtes, de ce fait ils sont comparables à une maladie. Par contre, le capitalisme et le communisme ne sont pas critiquables.
Le stalinisme était lié à la donnée économique décroissante qui, à son tour, était liée au fait que ce régime manquait de la composante capitaliste. Symétriquement, le problème apparent des pays capitalistes était (et est) l'impérialisme commercial, d'où l'exclusion : ce problème est aussi lié à la donnée économique (notamment l’ultra-libéralisme) qui, à son tour, est liée au fait que ce régime n'est pas suffisamment doté de la composante communiste.
Nous avons discuté cette situation en termes communisme-capitalisme pour mettre mieux en relief la composante historique. Plus généralement il faut mener cette discussion en termes droite-gauche.
Ce que nous avons voulu souligner à travers cette discussion, c'est la nécessité de l'équilibre entre la droite et la gauche. Autrement dit, la droite doit coexister avec la gauche. En termes de physique du vivant, cette coexistence est donnée par la représentation dipolaire du potentiel des forces. Rappelons (§ Le potentiel du chap. Les sciences physiques) que tout potentiel se décompose de manière unique comme suit, en contributions multipolaires.
Potentiel = monopolaire + bipolaire + quadripolaire + octupolaire + ...
La contribution bipolaire est essentielle dans le monde vivant. Elle est incarnée par la force électromagnétique responsable de la cohésion de nos corps chimiques. La contribution bipolaire structure le monde vivant en 2 sexes. C'est aussi elle qui configure le monde politique en polarité droite-gauche.
C'est ainsi que l'on peut parler du dipôle social. La coexistence harmonieuse des 2 pôles de ce dipôle permet la floraison de la vie sociale. Si ce dipôle est brisé ou déséquilibré, ceci conduit aux inconvénients constatés dans le passé et dans le présent.
Récemment, en voulant enlever le stalinisme, on a détruit le communisme en jetant ainsi le bébé avec l’eau de bain. A la place on a introduit le capitalisme parasité par l’impérialisme économique. Il faudra d’abord subir les conséquences de ce déséquilibre, puis le rétablir.
Oui, mais comment faire? L'introduction d'un remède se ferait par la coordination juridique des entreprises. Ce sont elles qui gèrent les ressources humaines. Plus précisément la coordination du patronat, car nous sommes dans la sphère vivante et certaines entreprises sont virtuelles.
La coordination représente un élément de
liaison; ligare, commun (le communisme n'est pas loin): ce sont des adjectifs
qui qualifient cette situation. Ces adjectifs appartiennent à la logique de la gauche.
Ainsi la composante de gauche jouerait un rôle de liaison entre les différents
éléments de droite représentés par les entreprises. C’est ainsi que
les dipôles sociaux (droite-gauche) pourraient fonctionner au
sain d’une structure complexe de la société.
« Je suis venu calme orphelin,
riche de mes seuls yeux tranquilles
vers les hommes des grandes villes. »
L'Intégration et la Rentabilité.
Dans les chapitres précédents nous avons observé & analysé les forces sociales articulées autour de la gestion des ressources humaines. Dans le futur, ces forces prendront de l'importance et définiront le profil de la future société.
Les forces individuelles représentent pour nous l'intérêt suprême. Ces forces sont en général complexes. Il y a les désirs, les plaisirs, les peines, la joie, la haine, la faim, la soif, l'amour, l'amitié, les réflexions, les états d'âme, etc. Ce sont les sensations. La fierté, l'honneur, l'honnêteté, la curiosité, etc., ce sont les sensations, mais aussi les concepts. La nécessité de la conceptualisation vient de la complexité de la représentation de ces forces.
La sensation de la faim ou de la soif concerne chacune de nos cellules (bien que l'on puisse dire que ces sensations sont plus localisées vers l’estomac que vers les orteils). La sensation de chaud ou de froid est également élémentaire. Les autres forces peuvent être plus complexes, par exemple le désir sexuel. Nous avons vu (chap. La libération sexuelle) que la structure spatiale des forces sexuelles s'articule (chez l'homme) autour de la prostate et que la représentation ondulatoire est nécessaire pour expliquer leur fonctionnement. Dans les cas simples, l'espace-temps habituel suffit pour décrire ces forces. Dans le cas ou les forces sont plus complexes, nous avons besoin d'un espace de représentation plus abstrait. Les mathématiciens et les physiciens emploient des référentiels permettant de représenter une réalité complexe.
Notre corps (sa géométrie et ses sensations) fournit le référentiel fondamental pour représenter le reste de l'Univers. Nos forces individuelles constituent pour nous l'articulation entre le microcosme et le macrocosme. Les forces que nous ressentons dans notre corps, ce sont principalement les forces électromagnétiques reliant nos précieuses molécules. Ces molécules sont faites d'atomes, eux-mêmes faits de particules élémentaires par où passe l'énergie de ce monde. Nous sommes donc directement connectés à l'infiniment petit.
Nous sommes également connectés à l'infiniment grand pour la bonne raison que les principales forces reliant les particules (électromagnétique et gravifique) ont une portée infinie et que tous les atomes de l'Univers sont reliés par ces forces. L'expression de la non-localité quantique nous apprend que nous ne pouvons pas, sous peine de graves erreurs, extraire un phénomène de son contexte et que le contexte est a priori infini. Certains atomes de ce contexte sont regroupés en structures telles que les acides désoxyribonucléiques (ADN), les gènes, les chromosomes, les cellules, les êtres vivants, les familles, les sociétés, les biosphères entourant les planètes, etc. Cette partie du contexte général est le siège de la conscience et le siège des forces sociales.
Les forces que nous ressentons dans notre corps s'avèrent particulièrement complexes lorsque nous sommes en communication avec un autre être vivant. Ces forces sont, à un certain niveau, décrites par la psychologie: l'esprit d'initiative, d'appartenance, etc. On aime être maître, on n'aime pas être esclave, on déteste l'humiliation, on aime le défi, etc. Toutes les ramifications des forces individuelles se prolongent ainsi au niveau des forces sociales. Nous agissons selon les prorogatifs individuels : la faim, la soif, l'amour, la haine, le besoin d'argent, etc. Ces prérogatives se prolongent au niveau des forces sociales : c’est ainsi que les forces individuelles et les forces sociales forment une seule structure.
Quelle est la première force sociale ressentie par un individu? C'est d'abord la mère et ensuite le père. Ceci permet de voir sur quelles bases se structurent les sensations personnelles et sociales de l'enfant. Au fur et à mesure que l'enfant grandit, ses forces personnelles sont de plus en plus largement connectées aux forces sociales. Le départ est donc le sein maternel... Ouf ! L'environnement maternel est sécurisant. Dans le ventre de la mère la température est idéale : ni chaud, ni froid, pas de courants d'air, la nourriture arrive par tuyau, on flotte, le lit est douillet, on n'a pas besoin de luter contre la gravitation, etc. On n'a pas besoin de travailler. Qui fait mieux ?
Les rapports avec la mère constituent ainsi la base de notre vision sociale. Cependant, la sexualité bipolaire exige 2 sexes ; le mode de reproduction bisexuée est essentiel sur la Terre, donc il faut un papa. La logique maternelle est une logique d’intégration et la logique paternelle est une logique d’expansion.
Ainsi la nature est bien faite: c'est le père qui dépasse les limites de la logique maternelle. La gestation se faisant au sein de la mère, l’action de la mère est antérieure par rapport à l’action du père. La première phase, c'est la phase du bébé. Durant cette phase le bébé ne sait pas comment résoudre les problèmes. Seule méthode consiste à pleurer. Bébé pleure, la mère accourt et le problème est réglé. Ainsi, dans la logique du bébé, le seul fait de pleurer permet de résoudre tous les problèmes. Certaines personnes gardent cette logique toute leur vie : ils pleurent, ils râlent en croyant que cela suffit pour avancer. C'est la logique paternelle qui permet de sortir de l'impasse. Le père dira :
- Au lieu de pleurer, résous ton problème.
Et il montre comment faire. Les rapports avec le père constituent ainsi la seconde donne de notre vision sociale.
Puisque les rapports avec les parents constituent les fondements de nos rapports sociaux, alors la logique de ces rapports peut être élargie à la société au sens large. Pourquoi? Simplement, parce que la matière vivante est issue de la sexualité. Le corps social est un corps vivant ; ainsi les personnes morales peuvent aussi porter une coloration sexuelle. Proprement dit, la coloration sexuelle ne concerne que les dipôles : ainsi les structures monopolaires ne sont pas caractérisées par cette coloration. Les structures plus complexes (quadripolaires, octupolaires, etc.) peuvent éventuellement en être exemptes.
Les forces sociales sont souvent décrites en langage politique: socialisme, capitalisme, droite, gauche, etc. Dans le futur, les gens poursuivront la redéfinition des rapports sociaux. Cette redéfinition tiendra compte des notions fondamentales de notre psyché. Avant les années 1980, l’humanité était séparée par le rideau de fer : il y avait soit le communisme soit le capitalisme. Maintenant la situation est plus complexe. Dans le passé, on était donc dans la situation d'orphelin : soit le père, soit la mère, mais jamais les deux. Le bébé aime être materné, l'adulte aussi (il aime être intégré). L'adulte aime cependant l'initiative apprise par la logique paternelle. Le mieux, évidemment, c'est la famille complète.
C'est ainsi que nous arrivons à critiquer l'absence de l'an des deux systèmes de base (communisme, capitalisme). Dans la même logique, il faut critiquer l'exagération de l'un d'eux ou un déséquilibre de l'un par rapport à l'autre. Trop d' intégration n’est pas bon pour la santé publique ; trop d’expansionnisme, non plus. Dans certains pays d’Amérique, l’excès de libéralisme économique induit la misère galopante, la délinquance juvénile, les prêts à 50 % par mois, etc. Attention!
Le capitalisme est assez connu, car analysé depuis Marx. Le communisme par contre constitue encore un sujet méconnu du grand public pour la bonne raison que, suite à une désinformation remarquable, l'opinion a largement confondu le communisme avec le stalinisme. Le communisme classique comportait évidemment un défaut bien connu: l'irresponsabilité. Dans cette structure l'individu pouvait se comporter comme un enfant gâté. Il était exagérément materné par le système. On reprochait à juste titre au communisme classique d'être trop encadrant, trop maternel. Cela constituait l'un de ses principaux défauts. Le maternage caractérisant ce système provoque, pour les gens peu évolués, une sorte d'endormissement de leur initiative. On reçoit son salaire, mais on râle qu'il soit trop petit. On est ainsi dans la logique de l'enfant qui ouvre la bouche en attendant que cela tombe. On travaille de manière passive et on dit que ça fatigue.
Le communisme archaïque a disparu car ses représentants ne savaient pas rentabiliser leurs entreprises. Cependant l'intégration était une réussite évidente pour celui qui a vécu à l'Est ; elle était appréciée. De toute évidence personne n'aime voir l'exclusion de son frère ou ami. Il se trouve qu'actuellement il n'y a que le communisme qui, dans sa philosophie, intègre entièrement les citoyens. Relevez le défi, les non communistes !
Les avantages de la logique individualiste caractérisant le capitalisme classique sont aussi évidents. Je ne perçois pas un salaire: je facture! De ce fait je ne discute pas son montant... puisque je l'établis moi-même! J'ai développe l'initiative et je recueille les fruits. Je suis le maître! Un plaisir non dissimulable. Je me sens responsable et motivé. Je viens au travail quand je veux... puisque je suis patron! Je choisis mon heure, rêve de puissance qui vit en nous.
Le capitalisme présente aussi de graves défauts. L'excès de libéralisme où chacun se débrouille seul, le superman qui veut tout faire. L'exagération, en quelque sorte, de la logique expansionniste. Entre je m'assume et je me débrouille il y a une distinction. La négation des valeurs communes et communautaires, libéralisme sans bornes éthiques, des laissés pour compte, le cloisonnement, etc. Tout cela exclut la notion de confiance, limite les possibilités de collaboration, entrave l’intégration sociale, etc.
Là, évidemment, le communisme présente une partie de la solution du problème : dans le domaine de l’intégration on a déjà connu une réussite. Il faut cependant savoir que l'idéal est beau mais l'homme en est loin. Pour en approcher, il devrait déjà adopter la logique globale. La collaboration et l'abolition des barrières d'argent : ces éléments exigent des qualités morales que les hommes acquièrent lentement, mais sûrement. Le capitalisme présente l’autre partie de la solution: il permet d’apprendre l'initiative, de réaliser la rentabilité. Après tout, la nature est riche!
Cependant, ni le communisme ni le capitalisme ne peut assurer seul la vie d'une société. Chacun présente des limites au-delà desquelles il ne peut pas aller. Par conséquent, le développement des sociétés aboutira dans le futur à la structure possédant toutes les composantes passées (communisme, capitalisme, etc.) et les composants nouveaux issus du processus de la diversification qui caractérise le monde vivant. En effet, les monopoles se dissocient en multipôles : par exemple la Télécommunication ou l'Aviation, qui constituaient autrefois les monopoles d'état ; bientôt ce sera l’Électricité et Gaz qui va abandonner le statut de monopole. A cela se superpose le processus de l’ordination faisant que les anciens systèmes, qualifiés de classiques, se transforment en systèmes nouveaux, qualifiés de néo-. Le royalisme devient néo-royalisme, le fascisme devient ainsi néo-fascisme, le communisme devient le communisme nouveau et le capitalisme: le capitalisme nouveau.
En plus on verra des structures inédites. On a vu l'apparition des écologistes, on voit l'apparition de nouveaux types de personnes, de nouveaux comportements. L’ordination et la diversification introduiront ainsi un système plus complexe et plus souple. Le capitalisme va, à juste titre, revendiquer le droit de l'homme à l'initiative et à la richesse. Le communisme va, à juste titre, revendiquer le droit de l'homme à l'emploi et à l'intégration sociale. Il faut de tout pour faire un monde. Ceci correspond à des forces individuelles ancestrales. Il y a bien sûr le désir de l'appartenance communautaire. Il y a aussi le désir d'initiative, de richesse, d'élargissement de son territoire, etc. Ces forces sont là, il faut les respecter, les exploiter. Personne n'aime l'exclusion, chacun veut appartenir à la communauté, être materné, chacun veut avoir un capital, être le roi. Qu’à cela ne tienne! La sphère humaine augmentera l'ordre par l'introduction du système pluriel. Alléluia!
Comment s'installe l'ordre pluriel? Mon cœur est à gauche et mon portefeuille à droite. Chacun de nous se situe à la fois à droite et à gauche. Cependant, au niveau des élections, il faut choisir. Quel est le régime le plus apte à gérer les problèmes actuels ? Quand la gauche ne parvient pas à résoudre les problèmes, on choisit la droite. Durant son règne on constate que les problèmes persistent. C'est là que la gauche revient en disant :
- Nos prédécesseurs n’étaient bons à rien.… votez pour nous !
Puisque ni la droite ni la gauche ne parviennent à résorber les problèmes, on va dans le futur assister à la naissance d'une nouvelle configuration. Dans le § Le Potentiel du chapitre L'espace-temps nous avons vu la décomposition du potentiel en contribution monopolaire, bipolaire, quadripolaire, etc. Il s'agit là d'une classification fondamentale des forces de la nature. Le pouvoir royaliste était monopolaire. Un être humain, une société augmentent leur complexité. L'association droite-gauche correspond à un début de la logique bipolaire. Cependant, actuellement, c'est encore en grande partie la logique monopolaire. En effet nous avons encore l’alternance : soit la gauche soit la droite, mais jamais les deux ensemble.
Récemment, un début de logique bipolaire s’est constitué par le phénomène de la cohabitation: le président est d'un bord et le gouvernement de l'autre. Lorsque nous verrons dans le gouvernement en même temps la droite et la gauche, nous accéderons pleinement à la logique bipolaire. Comment accéder à la logique quadripolaire ?
Remarquons que chaque partie présente l’intérieur de sa propre différenciation. Celle-ci, greffée sur la différenciation précédente (droite-gauche), permettra d'accéder à la logique quadripolaire. Dans cette logique tout le monde peut être au pouvoir. Par exemple: les communistes à l'emploi, les socialistes au logement, le RPR à la finance et l’UDF aux affaires étrangères. Ceci permettrait d'éviter l'incompatibilité physique entre la droite et la gauche. Certainement aussi, on assistera à la montée d'une nouvelle force concernant tout le monde : elle représentera un monopôle social; les écologistes sont déjà là.
Et le Front National? D'après ce qu'on dit, il aimerait être à l'immigration.
« Ce qui m’intéresse vraiment
est de savoir
si Dieu avait le choix
dans la création du monde. »
Albert Einstein
Le Corps & l'âme.
Notre voyage dans le passé a commencé dans la nuit des temps, avant le Big-Bang. Il se terminera aussi dans le lointain futur. La question est de savoir, par exemple, si notre race vivra infiniment. Selon certains scientifiques, la race humaine vivra encore au moins 800.000 ans. Dans ce cas nous avons déjà fait les ¾ du parcours. Mais peut être que nous vivrons éternellement. Par conséquent il faut analyser 2 cas.
1/ La vie finie de la race humaine. Ceci ne doit pas être étonnant car nous avons l'habitude de voir les êtres vivants mourir, aussi désolant que cela puisse être. Remarquons que le processus vivant s'écoule des valeurs négatives du paramètre temps vers les valeurs positives. Imaginons que le temps passe à l'envers. Dans ce cas on naîtrait âgé et on finirait bébé dans les couches à faire des bêtises. On n'aime pas vieillir, mais si on devait rajeunir, le monde vivant se désorganiserait. Il paraît donc mieux que le temps passe dans le sens habituel.
La pathologie caractérisant le cas échéant le monde vivant, vient de sa logique destructrice mesurable en physique par l'entropie. Le néo-nazisme et le néo-stalinisme perpétuent les vestiges d'un désordre profond. La détérioration du milieu naturel humain (déforestation, désertification, la couche d'ozone, l'effet de serre) provoque la famine ; l’ultra-libéralisme provoque la misère. La race humaine mourra, si elle fait trop de bêtises. Pour l’éviter, il faudra cultiver l'amour, la compréhension, la compassion, etc.
Ce qui est rassurant c'est le principe de réincarnation caractérisant les pratiques bouddhiques. La sphère humaine peut mourir physiquement dans 800.000 ans, cependant son esprit réincarné et sa conscience peuvent vivre éternellement. Il faut donc considérer le second cas.
2/ La vie éternelle de la race humaine. Il est évident
que chaque civilisation laisse des traces que l'on ne peut pas effacer. Le
principe de la non-localité quantique permet d’envisager les déplacements
des énergies dans le temps. Une structure énergétique est une structure matérielle
et chaque fragment de matière vivante est caractérisé par son esprit. Ainsi,
à la lumière de la non-localité quantique, la réincarnation parait évidente.
La cohésion de notre corps est principalement assurée par la force électromagnétique qui représente l'énergie relativement compacte (potentiel tensoriel d’ordre I, voir le § Le potentiel du chap. L'espace-temps). La force gravifique est beaucoup plus complexe et beaucoup plus légère (potentiel d’ordre II) or il existe certainement d’autres forces encore plus complexes qui n’ont pas encore été découvertes par la physique (ordre III et supérieurs).
En comparant la force électromagnétique avec la force gravifique, une remarque doit être faite pour distinguer la légèreté de la complexité. On sait que la cohésion d’un atome est plus grande que la cohésion d’une molécule (composée d’atomes). Ceci vient du fait que, dans l’atome, la charge de l’électron est équilibrée par celle du proton : de ce fait peu d’énergie électromagnétique sort à l’extérieur de l’atome. Vu de l’extérieur, l’atome paraît neutre. En ce sens on peut dire que les molécules sont liées par les forces électromagnétiques légères. Légères mais pas complexes, dans le sens ou la force électromagnétique (décrite par le potentiel d’ordre I) est simple par rapport à la force gravifique (décrite par le potentiel d’ordre II). Toutes ces structures énergétiques (corps), compactes ou subtiles, vivent au sein d'un organisme vivant.
Chaque corps est "coiffé" par son esprit. Au bout d'un certain temps, une partie du corps cesse d'augmenter l'ordre (tombe malade) et entraîne la mort du reste du corps. Cependant l'esprit caractérisant ce corps vivant peut, dans certains cas, caractériser un corps futur : se réincarner (dans la tradition Bouddhique) ou ressusciter (selon la terminologie religieuse). Après la mort d'un corps, l'empreinte de ce corps existe dans le substrat ondulatoire sous forme de l'esprit caractérisant le corps défunt. C'est ainsi que la matière vivante perpétue sa conscience.
Ce qu’il est important de comprendre, c'est que chaque être vivant est composé de plusieurs corps plus ou moins compactes, plus ou moins subtils. Remarquons un rapport d’affinité (au sens mathématique du terme) entre les 2 principales spiritualités humaines. Selon la spiritualité bouddhique, un corps peut mourir laissant son âme se réincarner dans un autre corps ou, selon la spiritualité religieuse, dans le même corps ressuscité.
La résurrection est évoquée à l’occasion du
Christ, autrement dit à l’occasion d’une personne complètement accomplie.
Monsieur tout le monde, s’il se laisse aller, doit passer par un purgatoire.
En termes non-locales on affirme qu’aucun vice ne sera toléré car, à la fin
du processus de purification, il y aura un jugement dernier. Dans un cas limite,
une l’âme trop désordonnée doit mourir définitivement en l'enfer. Ceci
rejoint la symbolique bouddhique selon laquelle la réincarnation constitue une
purification.
Ainsi, dans certaines conditions, la race humaine pourrait vivre éternellement. En effet, nous sommes entrés dans l'ère génique. Ceci signifie que nous pourrons nous modifier à volonté.
- Faire pousser une salade sur la tête d'une star?
- Voyons, voyons!
Ceci signifie que dans 800.000 ans nous serons très différents physiquement. Actuellement on observe une augmentation de la boite crânienne, le recul de la dentition, etc. Si nous commençons à nous croiser avec les extraterrestres (vivant probablement sur des autres planètes) alors on ne pourra même plus dire si nous sommes des humains. Nous serons des mutants… Des vrais!
On dira que nous sommes les galaxiens : à moitié bizarres, avec des yeux multi-spectraux, des récepteurs télépathiques, le 2e nez, 3e œil le 6e sens, la propulsion nucléaire individuelle, l'antigravitation, des micro-processeurs incorporés dans le corps, et j'en passe les meilleures.
- Des micro-processeurs pour guérir les handicapés moteur ?
- Avec l’activation des muscles, le handicapé peut courir à 100 km/heure !
Évidement, pour vivre éternellement, il faut n'accumuler que les qualités (les Bouddhistes expliquent cela très bien). Il faut également installer un système pluriel, sinon on va s’entre-tuer.
Il faut aussi installer l'intégration sociale, probablement par la proclamation des droits de l'homme au travail. Dans ce cas pouvoir législatif annonce:
- L’emploi est crée et partagé par tous, l'argent est
perçu pour un travail.
Dans ce cas que se passe-t-il ? La confiance s'installe, l'initiative renaît. Chacun peut s'épanouir, conquérir sa parcelle, développer son affaire, se sentir responsable. Chacun peut agrandir sa richesse matérielle et spirituelle. Une telle structure saura intégrer le capitalisme, le communisme, l'écologie, et même la maladie d’amour... pour vivre éternellement.
Un bémol doit évidemment être mis concernant la notion de l'infini : cette notion est difficilement abordable en physique mais… avec l'outil mathématique on fait des miracles. Puisque tout le monde n'aime pas les mathématiques, alors on a du mal à s'imaginer ce qui va se passer au-delà d'un horizon temporel lointain. Peut être que l'âme de certains est suffisamment généreuse pour vivre éternellement, peut être pas : verra qui vivra.
"Ce qui compte dans la sauvegarde des condors
et de leurs congénères,
ce n’est pas tant que nous avons besoins des condors,
mais nous avons besoin des qualités humaines
nécessaires pour les sauvegarder;
car ce sont précisément celles-là qu’il nous faut,
pour nous sauver nous-mêmes."
Mac Millan
Au Plaisir !
Nous voilà au terme de cette discussion des forces de la nature. On a vu comment la physique quantique amène l'approche ondulatoire. Les récents développements de cette science ont, à leur tour, amené la logique non-locale. Ceci demande la révision complète du concept de la causalité et du libre arbitre. Tout est lié à tout et inversement. Selon les scientifiques, l’ensemble de la matière et toutes les forces forment un seul corps ondulatoire qui peut être considéré (du point de vue d'Einstein) comme courbure d’un l'espace-temps au moins pentadimensionnel.
Surtout, l'Univers possède une caractéristique intéressante : celle de se présenter, par endroits, sous une forme vivante. Ces parties de l'espace-temps, contrairement aux autres, se caractérisent par l'accroissement de l'ordre au sens physique de ce terme (l'entropie). C'est notre condition, un cadeau du ciel. Peut être il n'est pas nécessaire d'en demander plus. C'est de là que vient l'intelligence caractérisant le monde vivant. Les croyants la qualifient de divine et les scientifiques peuvent aujourd’hui comprendre ce terme.
L’accroissement de l'ordre laisse évidement une trace: c’est la mémoire, la conscience, la culture. La conscience vient de la force liée à l’énergie débloquée au cours du processus de l’ordination. Les idées sont subtiles, elles naissent d’un "rien". En effet, la conscience vient de la structuration fine du milieu ondulatoire, notamment du substrat.
Le concept du
substrat s’avère très fécond. Il permet d’expliquer de nombreux phénomènes,
notamment les causes du Big-Bang. Celui-ci est survenu il y a longtemps.
Depuis le monde vivant évolue. Récemment, nous sommes entrés dans une nouvelle ère : la génétique, l'écologie, la robotique, la mondialisation, etc. La nouvelle époque vient avec son mystère, provoque un émerveillement et une révolte. Après la révolution, on vivra la renaissance : des nouvelles couleurs, des nouvelles saveurs. Au plaisir donc… sur les ondes.
- Et l'esprit de la matière, c'est quoi?
C'est tout cela, dirait le poète, avec un large geste de la main.
"Et j'y étais,
buvant du vin et du miel...
tout coulait sur la barbe
et rien ne restait
dans le gosier"
[1] Px. Nobel de la paix 1983.
[2] Nobel de la paix 1990.
[3] Il reste encore des pays qui (à l'heure où j'écris ces lignes) n'ont pas fait ce passage : notamment la Chine, Madagascar, Cuba, etc. Espérons que ces pays feront mieux que leurs prédécesseurs, car le passage à l'économie individualiste comporte des dangers que les autres pays n'ont pas su maîtriser (les inégalités sociales).