Glossaire assommant! par H.Tullon du C.P.A de Rabat
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Lettres L-Q
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lâcher le coude |
(substd vieilli) Laisser partir. |
185 |
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lambrequin |
Bordure à festons, garnie de franges, de houppes, servant à décorer
une galerie de fenêtre, un ciel de lit. Le lambrequin d'un dais. PR. Ici
le lambrequin orne le dais qui
constitue la couverture, le toit du corbillard. |
354 |
|
lanterner |
Tarder, traîner. |
410 |
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lapin des lapins |
(substd, vieilli) Sacré gaillard. DA. Expression hyperbolique qui
combine les connotations de vitalité (notamment sexuelle) généralement
prêtée au lapin, et la structure superlative le
Nx des Nx,
héritée des langues sémitiques par le biais du latin d’Église (cf.
ar. malik al-mulûk). |
203 |
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large des épaules |
(fig.) Dissimulateur, dépourvu de franchise. |
243 |
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lavage |
(substd vieilli) Vente à bas prix. DA |
462 |
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lever une femme |
(substd) La séduire et l’entraîner avec soi. Cf. draguer. PR |
450 |
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levrette |
Variété petite du lévrier d'Italie. Levrette mâle. La levrette,
chien de luxe. PR. Ici comme symbole des chiens de luxe. |
463 |
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liard
(un rouge —) |
L’épithète de couleur se justifie par le fait que le liard
était une monnaie de cuivre (cf. note
ci-dessus). Son antéposition traduit le fait que la couleur n’a pas ici
de valeur classificatoire, le liard
étant forcément rouge. |
236 |
|
liards |
Ancienne monnaie française de cuivre, qui valait le quart d'un sou
[lui-même, (vieilli) vingtième du franc ou cinq centimes]. PR |
214 |
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lichade |
N d’action et, par ext., N concret (aussi lichée, avec une suffixation différente) du V licher. Cf.
aussi licher et licheuse, et
notes. |
337 |
|
licher |
Cf. note suivante. |
312 |
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licheur, –euse |
N d’agent dérivé de (vx, région.) licher,
lécher. (substd vieilli) Boire. Licher un petit verre. PR. Une licheuse
est donc une femme qui boit. |
131 |
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louche |
(vx) Qui manque de clarté, de transparence. Vin louche. Cf.
trouble. « Une lumière louche, un éclairage livide d'orage »
(Zola). PR |
325 |
|
louchon |
(substd vieilli) Personne qui louche. Cf. loucheur, -euse. « son
apprentie, ce petit louchon d'Augustine » (Zola). PR |
169 |
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loupiat |
(substd vieilli) Paresseux, fainéant. RH+DA |
323 |
|
lune (voir la — par le même trou que les autres) |
Probablt expression proverbiale qui, le contexte est clair, suggère
l'identité de la condition humaine au-delà des différences sociales.
Reste que n’est pas clairement déterminé le référent de trou : désigne-t-il métonymiquement les yeux ou bien
repose-t-il sur une cosmographie populaire faisant de la voûte céleste
une surface au travers des orifices de laquelle la lumière des astres est
perceptible ? D’autre part, probable “allusion” (figure) : le
rapprochement de lune et de trou, dans un contexte de mariage [et donc de lune
de miel], n’est pas nécessairement dépourvu de connotations érotiques… |
318 |
|
machine |
(substd vieilli) Manière de désigner des référents qu’on ne peut
pas (ou, dans d’autres cas, qu’on ne veut pas) désigner plus précisément.
A été remplacé dans l’usage contemporain par machin.
Cf. aussi truc, bidule. D’après
RH + PR |
100 |
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magot (croquer le –) |
(substd vieilli) Dépenser une somme d’argent qu’on tenait en réserve,
cachée. PR |
27 |
|
maigrir |
I (V. intr.) Devenir maigre ; perdre du poids. II (V. tr.) 1° (littér.) Rendre maigre. – Par ext. Faire paraître maigre. 2° (techn.) Amincir (une pièce de bois). PR Joli exemple d’un sens aujourd’hui réputé littéraire, conservé
par la langue populaire du XIXe siècle. |
156 |
|
maillot |
(anciennt) Pièce ou bandes d'étoffe dont on enveloppait le corps
d'un jeune enfant et qui enfermaient les bras et les jambes ; lange
qui enfermait les jambes et le corps du nouveau-né jusqu'aux aisselles (cf
emmailloter). – Loc. Enfant au maillot, en bas âge. PR |
24 |
|
main (se faire la —) |
S’exercer. PR. Ici, gagner en habileté, en efficacité. |
44 |
|
mains de beurre |
Mains qui laissent tout échapper. PR. Ici, qui ne sont pas faites
pour le travail. |
382 |
|
maison à gros numéro |
(substd vx) Maison close. DA |
446 |
|
man(n)ezingue |
(substd vx) Bistrotier,
marchand de vin. DA |
186 |
|
manger (— le bon Dieu dans les églises) |
Périphrase familière (vieillie) signifiant communier, au sens du rite chrétien. |
132 |
|
manger (pour nous — le nez) |
(loc. substd) Pour nous disputer. |
107 |
|
manger (se —) |
(métaph.) Se disputer. Auj., on dirait plutôt s’entredévorer. |
297 |
|
manquer à qqn |
(vieilli) Commettre une faute à son égard. « Si j'ai manqué en
cela, dites-le-moi » (Gautier). PR |
108 |
|
marchande à la toilette |
(vx) Marchande, revendeuse à la toilette, qui vendait des vêtements,
des objets de parure (d'occasion), et qui, souvent, pratiquait l'usure.
PR. L’expression provient de la toile dans laquelle elles enveloppaient
leur marchandise. |
339 |
|
margot |
Diminutif substd du prénom Marguerite. Ici, employé comme nom commun
dans un contexte nettement péjoratif (cf.
notamment le Dét démonstratif) ; il est effectivement attesté
au sens de femme aux mœurs légères
au XVIe s. DMF. On le retrouvera p. 414 dans un contexte, qui pour être
moins vulgaire, ne laisse guère de doute sur le sens du mot. |
347 |
|
margoulette |
(substd vieilli) Cf. gueule.
PR |
185 |
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Marie-bon-bec |
Appellatif composé d’un prénom commun et d’un syntagme caractérisant,
le tout étant pris comme dénomination d’un type humain ou social (cf.
aussi une marie-couche-toi-là, une
marie-salope, un jean-foutre…).
Ici, le caractérisant fait inévitablement songer au refrain de la Ballade
des femmes de Paris de François Villon (1431 ou 32–après 1463) Il
n’est bon bec que de Paris. Chez Villon le bon bec des
Parisiennes est une métonymie doublée d’une métaphore de leur bien
parler, elles qui sont belles
langagères et très bonnes
caquetères. Au reste, ce bon
bec appartient à la langue familière. Dans le présent contexte, il
ne pourrait être qu’ironique, puisque Coupeau reproche précisément à
Gervaise de fai[re s]a gueule, c.-à-d.
de rester silencieuse. Mais on peut aussi comprendre bec
comme désignation substd de la bouche en tant qu’elle permet de
manger et de boire (cf. le surnom de Bec-Salé
qui est celui d’un camarade de travail de Goujet), or c’est là un
trait de Gervaise bien connu. Cf. note
à bec. |
409 |
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marlou |
(substd) Proxénète ; petit voyou ; concubin. DA |
252 |
|
marquer à la fourchette |
(substd vx.) Exagérer l’addition. HM |
412 |
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mastoc |
(substd péj.) Qui a une forme, une silhouette massive. PR |
411 |
|
mastroquet |
(substd vieilli)
1° Marchand de vin au détail, tenancier d'un débit de boissons. Cf.
cafetier.
2° (1862) Café, débit de boissons. Aujourd’hui (substd) troquet. PR |
185 |
|
mâtine |
Fém. de (vx) mâtin 1° Grand et gros chien de garde ou de chasse. 2° (XVe) Homme désagréable,
grossier, laid. (substd) Personne malicieuse, turbulente. Cf.
coquin, luron. Ah! La mâtine! 3° Interjection exprimant la surprise, l'admiration. « Mâtin, vous
ne vous refusez rien, vous! » (Huysmans). PR Ici, la nuance d’admiration qu’emporte l’interjection est transférée
à un N de qualité (suivant la terminologie de Milner) qui s’applique
à Gervaise, comme le montre l’accord au féminin. |
34 |
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matou |
(substd p. métaph.) Mâle, amant. DA |
425 |
|
mauvais teint |
SN cplt du N lainage. |
38 |
|
mea
culpa |
Formule liturgique de repentance, par laquelle les catholiques
reconnaissent leurs fautes, leur culpabilité. |
435 |
|
mécaniser |
(vx) Avilir. Ce sens dérivé de celui, étymologique, de « exercer
un métier manuel » a été réactivé au XIXe s. par la “mécanisation”
qui “rendait semblable à une machine”. RH |
449 |
|
mener les poules pisser |
(substd vieilli) Sous un prétexte fallacieux. RH |
476 |
|
merlan |
(substd) Coiffeur. |
434 |
|
mine longue |
Mimique triste, morose, insatisfaite. Cf. (loc. substd) avoir une
mine longue comme un jour sans pain. Cf. ici même note à nez
qui s’allongeait. |
252 |
|
mioche |
(substd) Enfant. Cf. gosse.
Père qui joue avec sa mioche. « Des mioches font des pâtés de sable »
(André Gide). PR |
71 |
|
modiste |
(mod.) Fabricant et marchand de coiffures féminines. Ouvrière qui
confectionne les chapeaux de femme pour un modiste, une maison de couture.
PR |
24 |
|
mont-de-piété |
Établissement de prêt sur gage. Cf.
crédit (municipal) et (substd) ma tante. Engager sa montre au
mont-de-piété (cf. mettre au
clou). Des monts-de-piété. PR |
20 |
|
morue |
1° Grand poisson (gadidés), qui vit dans les mers froides. Banc de
morues. Pêche à la morue. – Morue fraîche, franche. Cf. cabillaud. Morue séchée. Cf. merluche, stockfisch. Morue verte, salée mais non séchée. Dessaler de la morue. Huile de
foie de morue. 2° (1849) (substd vieilli) Prostituée. – Terme d'injure pour une
femme. PR |
44 |
|
moucharder |
(substd) (vieilli) Surveiller, espionner. HM. (mod.) Dénoncer. PR Ce
sens mod. apparaît clairement à la p. 294. |
25 294 |
|
mouchettes |
(au plur. galt, vx) Ciseaux qui servaient à moucher les chandelles.
« Ayant pris les mouchettes pour moucher la chandelle »
(Zola). |
463 |
|
moutard |
(substd) Enfant, sans distinction de sexe. Cf. mioche, môme, mouflet. PR |
96 |
|
moutardier |
(substd) Postérieur,
fessier. DA |
394 |
|
mouvette |
(vx, techn.) Instrument qui sert à mouvoir, à remuer. Dérivé sur le doublet mouver, propre au N de la France, de mouvoir. BW |
240 |
|
mufes |
Déformation populaire de mufle.
RH. (1840) (fig.) Individu mal élevé, grossier et indélicat. Cf.
butor, goujat, malotru, pignouf, rustre. Se conduire comme un mufle.
– (Adj) Ce qu'il peut être mufle! PR |
60 |
|
muser |
1° (vieilli ou littér.) Perdre son temps à des bagatelles, à des
riens. Cf. s'attarder, flâner,
musarder, traîner. « J'aime à muser […] toute la journée sans
ordre et sans suite » (Rousseau). 2° (vénerie) Être en rut, en parlant du cerf. PR Ici, il est assez clair que c’est le 1er sens qui, tout
d’abord, est convoqué ; on prendra garde cependant que cerfs
se trouve à peine deux lignes auparavant et que son emploi, fût-il métaphorique,
est de nature à activer la polysémie de muser,
à un moment où il est question de la tendance de Nana à “courir”. |
420 |
|
nabot |
(péj.) Personne de très petite taille. Cf. avorton, nain. PR |
411 |
|
nanan |
(substd vx) Friandise. « Les nanans dont nous sommes friands »
(Balzac). (mod. loc.) C'est du nanan, c'est très agréable, très facile
(cf. C'est du gâteau). PR |
176 |
|
négresse |
(substd vieilli)
Bouteille de vin rouge. DA |
261 |
|
nénai |
Orthographe vieillie pour néné ;
on a également eu nénet. (substd)
Sein de femme. Cf. lolo, nichon. De gros nénés. PR |
172 |
|
nette comme torchette |
Expression dont la paronomase indique probablt le caractère
proverbial. En l’occurrence, torchette
est tout simplement un diminutif de torchon,
avec changement de suffixe. RH |
340 |
|
nettoyé (être —) |
(substd) Se retrouver sans le sou, ruiné, dépouillé de tout. |
35 |
|
nettoyer |
(1844) (substd) Éliminer, liquider, détruire, tuer. PR. |
116 |
|
nez (faire son —) |
Cf. p. 249, pif et note. |
314 |
|
nez creux (il a le —) |
(substd) Flair, intuition. « Il devine facilement ». PR |
108 |
|
nez qui s’allongeait |
Cf. p. 249, pif et note. |
343 |
|
nipper (se —) |
(substd) S’habiller (cf. note
à nippes) |
27 |
|
nippes
(N. fém. svt pl.) |
1° (vx) Objet servant à l'ajustement et à la parure. « De belles
nippes, du linge fin, […] des bijoux » (Gautier).
2° (péj.) Cf. hardes. «
Des nippes qui ne valent pas quatre sous » (Hugo). 3° (substd vieilli) Vêtements. Cf.
fringues. PR |
20 |
|
noceur, –euse |
(substd) Qui aime faire la noce, la fête. Cf. débauché, fêtard, viveur. PR |
68 |
|
nounou |
(lang. enfantin) Nourrice. PR |
414 |
|
octroi |
Contribution indirecte que certaines municipalités étaient autorisées
à établir et à percevoir sur les marchandises de consommation locale
(droits d'entrée). (par ext.) Administration qui était chargée de cette contribution.
Le bureau, la barrière de l'octroi. – Lieu où était perçue cette
taxe, aux limites de la ville. PR |
21 |
|
œil (faire l’—) |
(substd vx) Faire crédit. DA. La langue actuelle n’a conservé que
la locution à l’œil, sans
payer. |
313 |
|
œil-de-bœuf |
Fenêtre, lucarne ronde ou ovale, pratiquée dans un mur, un comble. Cf.
oculus. PR. Mais le contexte indique clairement ici qu’il ne peut
s’agir que d’une horloge, probablement ronde et accrochée en hauteur
(cf. au-dessus de la glace), à
l’instar de la forme et de la position des lucarnes du même nom. |
94 |
|
oignon |
En argot, oignon désigne
l’anus, et par extension le postérieur. DA. Le personnage de Boche étant
régulièrement présenté comme assez “coureur”, peut-être Mme Lerat
entend-elle dans l’aveu de son goût des petits
oignons celui de son amour des « petits culs » ?
Allez savoir… |
110 |
|
opalisé |
Qui a la couleur laiteuse et les reflets irisés de l’opale (pierre
semi-précieuse) PR |
37 |
|
ordure |
Propos, écrit, acte vil, sale ou obscène. Cf. cochonnerie, grossièreté, obscénité, saleté, (substd)
saloperie. Dire, écrire des ordures. Ce livre est une ordure. « Il
répondit par un flot d'ordures » (Zola). PR Ici, comme souvent dans L’Assommoir,
c’est le sème de l’obscénité qui domine. Emploi qui me paraît
vieilli. |
110 |
|
oreille (s’en fourrer jusqu’aux —s) |
(substd vieilli) Manger jusqu’à n’en plus pouvoir, avec excès.
La langue substd mod. préfère le verbe mettre
(s’en mettre, en
l’occurrence) et fait alterner jusqu’aux
oreilles, jusqu’aux yeux, jusque-là.
DA |
261 |
|
os (numéroter ses —) |
(loc. substd) Cf. note à abattis. |
488 |
|
où vous savez |
Euphémisme du même type que quelque
part p. 445, cf. note. |
464 |
|
ours |
(par allus. aux mœurs solitaires, à l'aspect lourdaud de l'ours)
Homme insociable, hargneux, qui recherche la solitude. Quel ours!
C'est un vieil ours. – Ours mal léché. – (Adj) « La mère et le
fils semblaient un peu ours » (Zola). PR |
134 |
|
ouvrage |
(vieilli) Métier, travail. |
54 |
|
paf |
(substd) Ivre. PR. Adj inv. en genre, parfois comme ici en nombre. Par
contre il sera accordé en nombre à la p. 408. |
277 |
|
paillasse à soldats |
(paillasse de corps de garde 1680) (substd vieilli) Prostituée de bas
étage. Cf. pouffiasse. « Pas
en peine pour trouver des lits chez les autres, ces paillasses-là »
(Aragon). PR |
43 |
|
pain bénit |
(loc. substd) C'est pain bénit, c'est une aubaine. PR |
80 |
|
paletot |
(vieilli) Vêtement de dessus, généralement assez court boutonné
devant. Cf. manteau, pardessus.
PR. Ici, élément de la tenue d’un corps de métier. Ailleurs (p. ex.,
p. 449), vêtement du “bourgeois”, par opposition à la blouse (cf aussi note à bourgeron)
de l’ouvrier. |
23 |
|
panade |
Bouillie de pain, de beurre et d’eau. DA |
465 |
|
panier aux crottes |
(substd vieilli) Derrière, postérieur. Remuer ou secouer son panier
à crottes, danser. Aujourd’hui, ne subsiste que la loc. substd et
grivoise mettre la main au panier de
qqn, risquer une caresse érotique sur le postérieur de qqn [généralement
une femme]. DA |
86 |
|
panne |
(substd vx) Misère. DA |
344 |
|
pantalon rouge |
(vx) Soldat. D’après la couleur, à l’époque, de cette pièce de
l’uniforme dans l’infanterie française. |
455 |
|
papa (à la —) |
(loc. substd) (1808) Sans hâte, sans peine, sans risques. Conduire à
la papa. Cf. tranquillement. PR |
299 |
|
papier (fumer du —) |
Fumer des cigarettes, comme Lantier par ex., alors que les ouvriers,
eux, fumaient la pipe. |
59 |
|
paroissien |
Livre de messe. Cf. missel.
PR |
363 |
|
passe |
(techn. modes) Bord d'un chapeau de femme. PR |
179 |
|
passer |
(vieilli) Mourir. |
325 |
|
patagueule |
(substd vx) Pénible, lourd. De la locution fais pas ta gueule, arrête de bouder. |
477 |
|
patatoire,
ventrouilloire |
N plaisants (il s’agit d’une chanson enfantine traditionnelle)
d’instruments imaginaires, dérivés respectivement sur les N patte
et ventre, à l’aide du suffixe –(at)oire,
dans le second cas augmenté de –ouill–.
Le caractère plaisant est accentué par le fait qu’ordinairement le
suffixe –(at)oire s’applique
soit à des radicaux verbaux pour former des N (observer
Þ
observatoire) soit à des N pour former des Adj (mérite Þ
méritoire). |
353 355 |
|
patoche |
(substd vieilli) Mains, pattes. Cf.
paluche. PR |
379 |
|
patraque |
(substd) Un peu malade, en mauvaise forme. Cf. souffrant, (substd) mal fichu. PR |
325 |
|
patte |
(substd) Jambe. À pattes,
à pied. |
88 |
|
payer des lapins aux dames |
Le contexte comme ce qu’on sait de Boche ne favorise pas une lecture
littérale de lapins. Par
contre, le RH cite, (en 1878-79), l’expression (substd) faire cadeau d’un lapin à une fille, « ne pas rétribuer
ses faveurs » (à l’origine de l’actuel poser
un lapin, « ne pas se rendre à un rendez-vous »).
L’expression est très proche de celle que nous avons ici, mais on perçoit
comme une distorsion dans le fait que Boche détourne une partie de
l’argent du ménage “pour” payer
des lapins. Peut-être faut-il comprendre que les sommes en jeu ne
sauraient lui permettre de rétribuer
lesdites dames, seulement de
leur faire miroiter une telle rétribution pour parvenir à ses fins ? |
386 |
|
pedzouille |
(1886[1] ; pézouille «
rustre » 1800; o. i.) (substd et péj.) Paysan. Cf.
péquenaud, plouc. « C'est le vrai pedzouille […] il pue, il parle
mal son gros patois de plouk » (Sarrazin). – Par ext. Personne naïve
et ignorante des usages de la ville. PR |
347 |
|
peignée |
(substd) Coups. Cf. raclée,
rossée, volée. Donner, flanquer, recevoir une peignée. PR |
464 |
|
peine (être en —) |
(loc. substd) S’inquiéter. |
151 |
|
peloter |
(substd) Caresser, flatter. |
344 |
|
peloteur, –euse |
(substd) Personne qui aime caresser, peloter. PR. Ici, bien entendu, métaphorique.
Cf. flatteur, enjôleur. |
468 |
|
pelure |
(substd) Habit, vêtement. PR |
450 |
|
pelurer |
V dérivé sur le N pelure,
qui provient lui-même de peler
par suffixation en –ure. Je
n’ai trouvé aucune autre attestation de ce verbe dans les instruments
dont je dispose. Formation populaire ? Néologisme zolien ? |
128 |
|
pépin (avoir avalé un —) |
Être enceinte. HM+DA |
99 |
|
perse |
Tissu d'ameublement à décor floral, toile peinte originaire de
l'Inde (mais que l'on croyait être de Perse). PR |
19 |
|
pétard |
(1859) (substd) Derrière. Cf.
cul. « Ces femmes moutonnantes, avec leurs pétards plantureux »
(Montherlant). PR |
347 |
|
pétard |
Éclat dissonant, ici dans l’ordre visuel. |
365 |
|
pétaudière |
Lieu où manquent l’ordre, l’organisation et où règne
l’anarchie. RH |
463 |
|
Pètesec (Mme —) |
De pète-sec (substd),
personne autoritaire au ton hargneux et cassant. Quels pète-sec! Une
institutrice tyrannique et pète-sec. Un air pète-sec. PR |
347 |
|
petoche
(galt pétoche) |
(substd) Le seul sens attesté par les dictionnaires est celui de peur
(PR, RH, DA), qui ne convient pas particulièrement bien ici, et qui ne
semble pas antérieur à la guerre de 14-18 (argot des “poilus”). Je
comprends plutôt l’expression en
petoche comme plein d’ardeur, insistant, pressant, qui s’explique
peut-être par des expressions comme péter
le feu, être plein d’entrain, d’énergie. |
433 |
|
peton |
(substd) Pied. |
62 |
|
piaulement |
Cri aigu et plaintif des petits poulets et de certains oiseaux. Cf.
piaillement. PR. Ici, par analogie. |
24 |
|
piauler |
(substd) Crier en pleurnichant. Cf.
piailler. PR. Cf. note précédente. |
404 |
|
pif |
(substd) Gros nez, et (par ext.) toutes sortes de nez. PR. Ici le mot
est pris de manière fig. comme dans les expressions faire un nez, un drôle de nez ou, absolt, faire un [de ces] nez, qui toutes traduisent une mine de désappointement,
de mécontentement. |
249 |
|
piger |
(substd)
1° (vx) Prendre, attraper.
2° (1835) (mod.) Saisir, comprendre. Cf.
(substd) entraver. PR |
515 |
|
pincé (être —) |
Être pincé, se faire pincer, être attrapé, se laisser attraper
(par qqn, par une maladie, par l'amour). Il commençait « à sentir en
lui cette présence constante de l'absente […] Et il se disait " Je
crois bien que je suis pincé " » (Maupassant). Cf.
mordu. PR |
69 |
|
pincer |
(substd, vieilli avec un COD-hum ) Attraper. Cf.
note précédente. |
283 |
|
pingre |
(N) Avare particulièrement mesquin. C'est un vieux pingre. – (Adj)
Il, elle est un peu pingre. PR |
166 |
|
pioncer |
(substd) Dormir. |
344 |
|
pique-nique |
(vx, en ce sens) Repas où chacun apporte son plat, paie son écot. PR |
86 |
|
piquer (ça — dur) |
(substd) Le froid est très vif. |
22 |
|
piquer (se — le nez) |
(loc. substd) S’enivrer. PR |
177 |
|
piquer une tête |
(substd vieilli) Tomber la tête la première. Auj. la loc.
s’emploie pour plonger, faire un plongeon, au sens propre. PR |
419 |
|
piquet |
Jeu de cartes où le joueur doit réunir le plus de cartes de même
couleur, ainsi que certaines figures ou séquences. PR |
316 |
|
piqueton ou
picton |
(substd) Vin, généralement acide et de mauvaise qualité. Cf.
piquette. DA |
261 |
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pisser à l’anglaise |
La loc. à l’anglaise
s’est employée à partir de la fin du XIXe s. combinée avec des verbes
comme fuir, s’esquiver, (substd)
filer, pour dire s’échapper sans prendre congé ni être aperçu.
RH+PR. Sa combinaison avec (substd) pisser
pourrait apparaître comme un jeu verbal amené par le contexte, s’il
n’y avait l’attestation de la “source” de Zola invoquée par HM,
ainsi que l’antériorité chronologique de cette source et de
l’attestation même de L’Assommoir.
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448 |
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pituite |
(mod. méd.) Liquide glaireux que certains malades (alcooliques)
rejettent le matin à jeun ; vomissement habituel de ce liquide. PR |
397 |
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plan (mettre en —) |
(substd vx) Trace d’une vieille expression remontant au moyen français
et signifiant proprement « mettre (ou laisser, ou rester) […] en
prison » ; s’appliquant à un objet, elle se comprend comme
« mettre (ou laisser, ou rester) […] au mont-de-piété ».
RH. La langue actuelle ne connaît plus guère que « laisser […]
en plan », au sens d’abandonner qqn, de laisser qqch en suspens,
qui semble indiquer une confusion avec l’homonyme de plan
signifiant projet du plan, sorti
de l’usage, signifiant prison. |
339 |
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plante |
(vieilli) Face inférieure des pieds. « J'ai usé mes plantes
pendant trois heures sur la route » (Zola). – (plus cour.) La
plante du pied, des pieds. PR |
109 |
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planter là |
(XVe) Quitter, abandonner brusquement. Cf. (substd) plaquer. |
346 |
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pleine lune du père Colombe, une vraie vessie de saindoux |
Métaphores de la rondeur du tenancier de l’Assommoir, de son obésité. |
411 |
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pleurer comme un veau |
Sangloter bruyamment. PR |
351 |
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plomb |
(vx, tj plur.) Cuvette qui servait à l'évacuation des eaux sales.
« Un escalier suffocant où plombs et latrines répandaient leurs épouvantables
exhalaisons » (Bloy). PR |
372 |
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plomb |
(substd vx) Bouche, gueule. DA. Emploi métaphorique de plomb
au sens de la note précédente. |
446 |
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plomber (se —) |
Plomber, donner à (qqch.) une teinte livide qui rappelle celle du plomb.
« C'est la ville que le jour plombe » (Verhaeren). – Pronom.
« Sa peau se plombait » (Hugo). PR |
397 |
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pochard |
(substd) Ivrogne misérable, sans tenue. Cf. poivrot. PR |
362 |
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poche (mettre qqch dans sa — avec son mouchoir par-dessus) |
(loc. substd) Y renoncer, à propos de sentiments. PR |
224 |
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poil (avoir un — dans la main) |
(loc. substd) Être paresseux. |
59 |
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poils ou
poil (à —) |
(substd vx) Courageux, viril. DA. Auj., l’expression équivaut à nu. |
307 |
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pointe (avoir sa — |
(substd vx) Ressentir les premiers effets de l’ivresse. DA |
262 |
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poire |
(1896[2]) (substd) Personne qui
se laisse tromper facilement, se laisse faire. Cf.
naïf. Quelle poire, ce type! Cf.
imbécile, sot. PR. |
183 |
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poireau (faire le —) |
(loc. substd) (1877[3])
Rester planté comme un poireau, faire le poireau, attendre (cf.
Faire le planton). Cf. poireauter.
– Par ext. Un poireau, une personne qui attend. PR |
108 |
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poivre |
(Adj substd vieilli) Ivre. Cf. note
ci-dessous. |
235 |
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poivre (mine à —) |
Le poivre est, au XIXe s., l’une des désignations, aujourd’hui
vieillie, de l’eau-de-vie dans la langue populaire –soit parce qu’on
y mêlait parfois cette épice, soit par allusion à sa force. RH. On en déduit
aisément que la mine à poivre,
c’est le cabaret, le débit de boissons. HM, s’appuyant sur les
« sources » de Zola, précise qu’il s’agit d’un débit où
l’alcool est distillé sur place. La langue familière moderne n’a guère
retenu que poivrot pour désigner l’ivrogne et poivrade, plus rare, pour une beuverie. |
60 |
|
polisson |
(rare) Personne portée à la licence dans ses manières, ses propos. (Adj) (1685) (choses) Un peu grivois, licencieux. Cf.
canaille, égrillard, leste, osé. Conte polisson. – (plus cour.)
Des yeux, des regards polissons. Cf.
fripon. PR |
96 |
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pommé |
(substd vx) Parfait, achevé. RH |
502 |
|
pompadour |
(Adj inv.) Du nom de la marquise de Pompadour, favorite officielle de
Louis XV, de 1745 à 1750. Style décoratif aux formes imitées des
coquillages, des plantes, des rochers, en vogue sous Louis XV. Cf. rocaille, rococo. DH |
163 |
|
pomper (tu vous pompes) |
Emploi substd de pomper au
sens de boire goulûment, rapidement. Quant à vous, c’est ce qu’on appelle traditionnellement un “datif éthique”,
cf. GA, p. 500. |
410 |
|
pompette |
(substd) Un peu ivre. Cf. éméché.
PR. |
174 |
|
pomponner (se —) |
Se parer avec soin et coquetterie. PR |
415 |
|
popote |
(substd) Embourgeoisé et tranquille. Cf. (substd) pantouflard. RH |
343 |
| porte Saint Denis (passer sous la —) | La porte Saint-Denis est (avec la porte Saint-Martin) l’un des deux emplacements de portes de l’ancienne muraille entourant Paris marqués par un monument en forme d’arc de triomphe. D’une part, elle matérialise la “frontière” entre le faubourg où se déroule L’Assommoir et la ville “bourgeoise”, l’ancienne ville. Mais, d’autre part, on est certainement ici en présence d’une expression populaire parisienne, suggérant selon toutes les apparences que “la paire de cornes“ symbolisant le cocuage de Poisson (cf. même page, début de l’alinéa suivant) a atteint de telles dimensions que la porte Saint-Denis, pourtant monumentale, ne saurait plus lui laisser le passage. [Interprétation due à Abdelmounaim Nazim] |
376 |
|
porter (— une santé à) |
(substd vieilli) Boire à la santé de. La langue std actuelle emploie
porter un toast à. |
115 |
|
poser (faire —) |
(vx) Faire attendre. RH |
432 |
|
poseur |
(1842) Personne qui prend
une attitude affectée pour se faire valoir. Cf.
fat,
pédant. «
On s'accordait à me trouver poseur, voire insolent? » (Céline). –
Adj. Elle est un peu poseuse. Cf. affecté,
maniéré, prétentieux. PR |
80 |
|
possible |
(1859) (Choses ou personnes) Acceptable, convenable, supportable. |
88 |
|
pot-bouille |
(vx) Popote, ordinaire du ménage. « Pot-Bouille », roman de Zola.
PR |
63 |
|
poudre d’escampette (prendre
la —) |
(substd) S’en aller sans autre forme de procès, s’enfuir. |
435 |
|
pouf |
(vx, auj. région.) Dette impayée. PR+RH+DA |
338 |
|
pouilleux |
1° Couvert de poux, de vermine. Un vieux mendiant pouilleux. – N.
Un pouilleux. 2° (vieilli) Qui est dans une extrême misère. – N. Un pouilleux,
une pouilleuse. Cf. gueux, misérable,
pauvre. PR |
372 |
|
poule |
Terme ambigu, tantôt appellatif affectueux, tantôt désignation péj.
d’une femme aux mœurs légères. PR |
415 |
|
poussier |
(substd vieilli) Lit. DA |
462 |
|
pratique |
(vieilli) Client. |
196 |
|
puce |
(en appos. ou n. m. inv.) Brun-rouge assez foncé (rappelant la
couleur de la puce). Des habits puce. « Vêtue d'une robe sombre […]
entre le puce et le caca d'oie » (Zola). PR |
93 |
|
puce (secouer les —s) |
(substd mod.) Secouer les puces à qqn, le réprimander vivement. PR.
(≠ p. 185 et note) |
419 |
|
puce (secouer ses —s) |
(substd vieilli) Secouer ses puces, s'étirer, s'ébrouer en se
levant. PR. (≠ p. 419 et note) |
185 |
|
putassier |
(substd). Relatif aux prostituées, digne d'une prostituée. Langage
putassier. – Un comportement putassier, servile, obséquieux. PR |
400 |
|
quart |
(mar.)
Période de quatre heures (autrefois de six heures : le quart de 24
h), pendant laquelle une partie de l'équipage, à tour de rôle, est de
service. PR. P. métaph., station d’une prostituée « sur le
trottoir », dans l’attente de clients. |
44 |
|
qué |
Transcription d’une prononciation populaire de quel. Outre le titre de la chanson, tiré du refrain, les deux
couplets qui suivent aux pp. 278-9 contiennent de nombreuses traces
de telles altérations de la prononciation. |
277 |
|
que (c’est moi — je séduis les belles) |
C’est moi […] qui séduis les belles. Syntaxe typiquement
populaire, dans laquelle on observe un décumul des marques du relatif ;
le morphème invariable que sert
de démarcatif de subordination à la relative, à l’intérieur de
laquelle l’antécédent moi est
repris par un pronom clitique coréférentiel, en l’occurrence marqué
comme sujet puisque c’est sa fonction dans cette relative, je. |
267 |
|
quelque part |
(euphémisme substd) Dans le cul. |
445 |
|
quenotte |
(substd) Petite dent d'enfant. PR |
459 |
|
queue (faire des —s) |
(substd vieilli) Faire des infidélités. DA |
423 |
|
quille |
(substd) Jambe. DA |
174 |
|
quinquet |
Ancienne lampe à double courant d'air, et à réservoir supérieur.
PR |
454 |
|
quiqui |
(substd vx) Volaille,
poulet. DA |
394 |
|
quiqui |
Ici métaphore hypocoristique. Cf.
note précédente. |
473 |
|
quitter (lui — le bras) |
Aujourd’hui on aurait plutôt lui
laisser le bras (avec la construction spécifique aux parties inaliénables)
ou bien quitter son bras (avec
la construction standard). |
19 |