|
Définition: |
|
cryptozoologie : n.f. -- Science qui tente d'étudier objectivement le cas des animaux seulement connus par des témoignages, des pièces anatomiques ou des photographies de valeur contestable (Homme des neiges, améranthropoïde, Serpent de Mer, "monstres" divers) ; illustrée en France par les ouvrages de Bernard Heuvelmans |
|
Historiquement, le mot "cryptozoologie" a été forgé au milieu des années 50 par le zoologue Bernard Heuvelmans pour désigner le genre de recherches auxquelles il se consacrait depuis plusieurs années. Bien qu'il en ait exposé le concept dès les années 1950, Bernard Heuvelmans n'a donné lui-même une définition aussi précise et exhaustive que possible de la cryptozoologie que relativement récemment, pour dissiper un certain nombre de malentendus sur ce qui en relève et ce qui n'en relève pas (Heuvelmans 1988) : "L'étude scientifique des animaux cachés, c.à.d. des formes animales encore inconnues pour lesquelles sont seulement disponibles des preuves testimoniales ou circonstancielles, ou des preuves matérielles considérées comme insuffisantes par d'aucuns." En d'autres termes, l'étude des animaux dont l'existence, bien que controversée, peut être établie sur la base de preuves testimoniales (témoignages oculaires), circonstancielles (indices concomitants, etc.), ou même autoscopiques (que chacun peut voir) mais considérées comme insuffisantes par certains (fragments anatomiques par exemples). Pour Bernard Heuvelmans, la recherche d'espèces ou de sous-espèces encore inconnues implique que la survivance d'espèces animales considérées comme disparues au cours des temps historiques ne relève pas de la cryptozoologie stricto sensu : la survivance tardive de la rhytine de Steller (Hydrodamalis gigas, supposée éteinte en 1768), du grand pingouin (Alca impennis, supposé éteint en 1844), ou même du thylacine ou loup marsupial de Tasmanie (Thylacinus cynocephalus, supposé éteint en 1932), en dépit de leur intérêt pour la cryptozoologie, restent des "affaires" purement zoologiques, car leur existence récente n'est pas en cause. En revanche, la survivance de Néandertaliens en Asie Centrale relève pleinement de la cryptozoologie, puisque il est communément admis qu'ils ont disparu il y a quelque 40 000 ans, et que l'on attribue généralement un statut de sous-espèce (à tout le moins) à de tels cas de "survivants de la préhistoire". La découverte fortuite de nouvelles espèces animales ne relève pas non plus de la cryptozoologie : découvrir des dizaines d'espèces d'insectes nouvelles dans une forêt tropicale à la suite d'une collecte systématique après un épandage d'insecticide n'a rien de cryptozoologique. La cryptozoologie a en effet un caractère prédictif, dans le sens où elle vise à anticiper les découvertes zoologiques à venir (au lieu de s'en remettre au hasard), en rassemblant toutes les informations disponibles permettant d'établir l'existence possible d'une forme animale encore inconnue. |
|
Qu'est ce que la cryptozoologie? |

|
Dossiers du mois |
|
Accueil |

|
Sondage |
|
Liens |
|
Autres légendes |
|
Contact |
|
Audience |
|
Statistiques |
|
Le Kraken |
|
Godzilla |

|
|
|
|