| Laurent Sicard (L),
André Vital (A), François Fauchery (F). |
Madiran, Pacherenc
du vic-bilh, Jurançon, Jurançon
sec, Tursan
Madiran |
Jurançon |
De très belles dégustations en perspective pour nos trois complices, la région est riche en vins de qualités, et nous ne seront pas déçus ! La camionnette blanche parcours l'autoroute à vive allure, après que nous ayons décidé du sens de parcours : Pacherenc à l'apéritif, ensuite Madiran, et Jurançon pour le dessert. Le beau temps est avec nous, et notre premier repas de midi se passe dans un pré au milieu des vaches et de leurs veaux (le père semble absent, mais nous sommes sur nos gardes). Un grand merci à M. Sorbe pour son superbe essai de sauvignon au goût d'ananas, et à la cave coopérative de St André pour son grenache du Roussillon 1985. Nous arrivons à Madiran, et profitons de la fraîcheur de son église du XII ème siècle, de ses cerises mûres, et de ses vignes de la liberté, plantées en 1989.
Le climat est océanique, doux et semi-humide. Les températures sont clémentes avec un long automne; il peut y avoir des températures de plus de 15° jusqu'en novembre, rendant possible la parfaite maturité du raisin. Les vendanges ont lieu vers la première quinzaine d'octobre pour les rouges, et durent jusqu'en novembre pour les blancs.
Les sols sont d'origine tertiaire et quaternaire, et peuvent se diviser en trois catégories :
Les
hauts coteaux et versants ouest formant le "Vieux Pays", constitués
d'une masse argileuse de 2/3 mètres d'épaisseur (argilo-calcaire,
argilo-cilicieux ou terrefort) et assurant une parfaite rétention
d'eau.
Le
versant Est, (Madiran), donnant un sol à "grepp" : au dessus d'une
couche (Alios ou Grepp) de concrétion ferro-magnésifère
parfaitement imperméable à l'eau et aux racines, se trouve
une couche de 30 à 50 cm de boulbène, terre pauvre en argile
et en matières organiques. Ce sol est à l'origine du vin
noir et tannique du Madiran.
Sur
les coteaux restants, se situent des zones d'argiles à galets, de
limons argilo-sableux très caillouteux, assurant une très
bonne régulation hydrique. Les vins y seront intenses, mais plus
souples, avec des tannins amples.
Le
Cabernet Sauvignon et le Cabernet Franc, apportent leur souplesse et leur
fruité. Ces cépages bien connus du Bordelais sont parfaitement
adaptés à la région, et sont toujours employés
en complément.
Le
Fer Servadou ou Pinenc (présent aussi dans le Gaillacois), très
vieux cépage apportant de la rondeur, des tannins gras et fins,
et une grande palette aromatique, de menthe et d'écorce d'orange,
puis de cassis lors du vieillissement. Il ne peut dépasser 10% du
volume.
Il s'agit bien de contrôler l'oxygénation naturelle du vin, qui s'effectue classiquement à chaque remontage, ou à travers les douelles du fût. Ici, on peut doser exactement et progressivement l'apport d'oxygène. Les goûts de réduit quelquefois présents dans les cuves inox, ou herbacés, peuvent être corrigés, on peut aussi contrôler l'élevage sur lies en supprimant les remontages (qui brassent trop le vin). Les fins de fermentation, parfois difficiles sont facilitées. Les doses injectées sont de l'ordre de 1 à 4 ml par litre et par mois, et toujours inférieures à la capacité de consommation du vin.
Toutes les implications ne sont pas encore connues, mais quelques vignerons, particulièrement dans le sud-ouest, expérimentent avec bonheur cette technique.
Madiran
" classique " 1994, 20F. Des tannins fins, une finale un peu chaude. (12L,
12A)
Madiran
" La motte Peyran " 1994, 26,30F. Trois mois en fûts, un nez plus
cerise et une jolie finale. (6L, 12A)
Madiran
" collection " 1993, 33,50F. 10mois passés en fûts neufs,
vin tannique, un peu chaud en fin de bouche, plus long.
Pacherenc
" collection " 1994, 39F. robe claire, nez de pomme ténu. Bouche
manquant d'acidité, un peu court.
Pacherenc
" de la St Albert " 1994, 65F. Nez d'agrumes confits, plus d'acidité,
mais déséquilibré, pas terrible...
Pacherenc
1985. Nez un peu madérisé, et de foin...
Devant nos critiques du pacherenc, l'employée de la coopérative pour se faire pardonner nous offre royalement un magnum de Madiran 1990, un beau cadeau !
Madiran
Mouréou 28F. 60% tannat, 40% cabernet. Le tannat passe de 8 à
12 mois en fût, avec micro-oxygénation, et essais de brassage
sur lies. (A12, L12, F6)
Pacherenc
Mouréou 1994, 38F. Majorité de petit menseng, avec du courbu,
passé en fût. Laurent pense qu'il a été réacidifié.
Pacherenc
Chapelle Lenclos 1995, 52F. Joli nez, avec une bonne acidité, et
un bois moins marqué que le précédent.
Le vigneron est classé comme " expert " en Madiran, pour juger de la typicité des vins dans les commissions professionnelles. Pour avoir droit à l'appellation Madiran, il suffit de posséder au moins 60% de tannat dans ses vignobles, mais pas forcément dans les bouteilles. La production est limitée à 60 hectos à l'hectare. La région est dynamique, les viticulteurs communiquent beaucoup entre eux. 50% de la production part en coopérative. Beaucoup de propriétés produits aussi des céréales, ce qui a permis à de nombreux vignerons de subsister dans les périodes difficiles.
Le soir arrive, nous visitons une vieille église avant d'établir notre campement en plaine. L'apéritif au bougies précède les côtelettes d'agneau au riz. Le magnum de Madiran est entamé avec allégresse, mais nous n'arrivons pas à le finir, malgré les efforts répétés de Laurent, notre spécialiste de la descente.
La nuit était calme, le ciel finit par se voiler le matin, tandis que Laurent nous conte l'histoire du Madiran, écrite dans le n° 15 du Rouge et le Blanc.
Madiran
Tradition 1994. (94 : A12, L6, 2F)
Madiran
Vieilles vignes 1994, passé un an en fût. (2F)
Madiran
Cuvée du couvent 1994, 80% de tannat, élevé un an
en fût. (A12, 6L, 6F)
Madiran
Cuvée du couvent 1993, 70% de tannat. (F2)
Pacherenc
sec 1995. Gros menseng. Bonne acidité. 1995 est une bonne année,
pleine de gras et de rondeur, le vin est presque prêt à boire.
Pacherenc
sec 1996, 23F. 10% de petit menseng récolté en septembre
à 17,5° potentiels, puis assemblé au gros menseng, et
élevé sur lies pendant 7 mois. (1F)
Pacherenc
(moelleux) 1995, 40F. Bien équilibré, bonne acidité.
80% de petit menseng, 20% de gros menseng. Les vendanges tardives ont eu
lieu en novembre, la fermentation s'est passée en fûts de
chêne, l'élevage a duré 6 mois sur lies et avec bâtonnages.
(A24, 12L, 6F)
Le repas de midi a pour cadre un petit bois au bord de l'eau et d'un pont, arrosé par un Pessac-Léognan fort boisé.
Pacherenc
sec, Gros menseng, petit courbu, arrufiat (qui donne le goût de pierre
à fusil), élevés en barrique.
Madiran
Fleury Laplace 1995, à consommer dans les 5 ans.
Madiran
Frédéric Laplace 1994, 7 ans de garde, 60% de tannat, 40%
cabernet, 6 mois en barrique de deux vins provenant de Château d'Aydie.
Madiran
Château d'Aydie 1994, 52F. 80% tannat provenant des meilleurs cuves.
L'élevage s'effectue en partie sous micro-oxygénation. Ce
délicieux Madiran sera notre coup de cœur dans l'appellation ! (A12,
L6, F6)
Pacherenc
Fleurie Laplace 1994, 29F. Gros menseng. Moins d'acidité, des arômes
de poire, élevage sur lies dans de vieux fûts. (2F)
Pacherenc
Château d'Aydie 1995. Petit menseng, élevage sur lies dans
du bois neuf.
L'élevage en barrique est assez récent dans le Madiran, il a été introduit par Montus, à l'encontre des œnologues en place. Auparavant il n'existait que les grands foudres en chênes. La tannat possède une grappe très serrée, qui ne se prête pas à la vendange mécanique. L'avantage de l'enherbement partiel, et qu'après un orage de grêle, le traitement obligatoire peut s'effectuer facilement par les tracteurs, qui manœuvrent alors sur un sol qui n'est pas boueux. Nous parlons à demi mots de l'eutypiose, il semblerai qu'elle ait tendance à baisser par les efforts d'hygiène effectués, mais qu'elle ressort en temps de sécheresse. Les statistiques concernant cette terrible maladie sont à prendre avec précautions, car elle pouvait être confondue avec les effets de la grêle.
" Le tannat impose 8 à 10 soutirages par ans, contre 4 maximum pour le cabernet. Il existe quelques vignes franches de pied vieilles de 200 ans ! Les seules traces du pinot-noir proviennent des essais pinot/tannat effectués, afin que le pinot apporte plus de gras, et le tannat son corps. Mais les dates de maturités sont trop différentes pour une fermentation commune, le tannat ayant un cycle long adapté au climat. Malgré tout, les résultats sembles satisfaisants. Le fût est indispensable au tannat pour assouplir les tannins et lui donner de l'air, les bois provenants des forets froides poussent moins vite et donnent des grains plus fins. (Nous admirons la construction très bien pensée des chais, où l'aération passant entre les fûts accentue l'évaporation du sol qui provoque une baisse de la température en été.) Le micro-bullage permet de réduire les soutirages qui demandent trop de manipulations et enlèvent les lies du vin ; 30 secondes d'un mélange d'air et d'oxygène à 500g de pression à travers une céramique provoque ce brouillard d'air qui se dissout entièrement dans le vin. Ceci s'effectue tous les 15 jours pour les vins jeunes, et permet un dosage précis de l'air dissout. Le tannat est effeuillé à la propriété quand la vigne fleurie, afin de donner plus de soleil aux grappes, de lutter contre la pourriture, et permet de donner une peau plus épaisse aux raisins qui pourront alors se récolter avec 15 jours de maturité supplémentaires. Les vendanges sont manuelles pour le tannat, aussi parce que la grappe tombe difficilement au passage des machines. "
Madiran
tradition 1993, 60% tannat, barriques de deux à trois vins.
Madiran
tradition 1994, un millésime plus puissant.
Madiran
Charles de Batz 1993, 100% tannat
Madiran
Charles de Batz 1994, 42F. Très mûr.(A12, L6, F6)
Tout est égrappé, la macération dure trois semaines, la fermentation est démarrée par un pied de cuve. Le moût est rarement refroidi, et peut monter jusqu'à 34-35 degrés ! On préfère lors de la fermentation le principe consistant à vider entièrement la cuve, puis la remplir à nouveau, ce qui permet de casser le chapeau du marc, qui ensuite remonte lentement, laissant les pépins en fond de cuve. Le vigneron se souvient de ses séjours en Bourgogne où il a pu expérimenter le pigeage humain, très performant, car le pied nu peut bien sentir les zones chaudes ou froides où se passe plus ou moins bien la fermentation. Les tannins du tannat chutent très vite au bout de 5-8 ans, et on peut garder le vin autant de temps après maximum. Les meilleurs années en Madiran ont étés 1995-1994-1990-1985.
Pacherenc
sec 1995, 29F, provenant des premières tries des moelleux. Gros
et petit menseng, courbu, élevage sur lies avec bâtonnage.
Un vin intéressant aux arômes de fenouil. (A6, F2)
Pacherenc
1995 " Charles de batz ". Le petit courbu apporte le gras, les arômes
de poire et la complexité.
Pacherenc
vendanges tardives du 20 décembre, 42,50F. Le raisin est flétri,
mais non pourri. Majorité de petit menseng qui est plus tardif.
(A12, F2)
Pacherenc
vendanges tardives du 20 novembre 43F (A12)
Pacherenc
vendanges tardives 1996, le vin est filtré très fin sur membrane,
afin de baisser l'apport de souffre.
Nous remercions chaleureusement notre vigneron pour son brillant et complet exposé.
Madiran
1993, à boire dans 2/3 ans
Madiran
1987, qui commence à s'ouvrir. (F2)
Madiran
1994, deux ans en fût, non collé ni filtré pour lui
conserver son gras. Ce millésime se conservera plus que le 95 qui
sera plus vite à boire, mais les deux années sont très
bonnes dans l'ensemble. (A18, L6, F6)
Un cahors " Château Triguédina Prince Probus " 1985, vin avec beaucoup de matière, des tannins importants mais fondus, accompagne les saucisses de canard, et termine notre dernière journée dans le Madiran. Le lendemain nous partons dans les Pyrénées du côté du Jurançon.
Les
coteaux de Jurançon à l'est, très escarpés,
qui constituent le terroir de prédilection du menseng
Les
coteaux de Monein à l'ouest, de moindre altitude, qui forment un
morcellement de terroirs dont la qualité dépend du sous-sol.
Les " poudings " proviennent du démantèlement de la couverture calcaire, ils sont présents sur une épaisseur de 300 mètres. Ils sont partagés entre des poudings sains, gros blocs calcaires enrobés dans un ciment calcaire , et les argiles à galet et blocs fantômes résultant de l'altération des poudings sains et totalement décalcifiés, ces terres argileuses rouges forment la roche culte du Jurançon.
En surface :
Les
sols de graves siliceuses à cuirasse ferrugineuse donnent la meilleure
expression du petit menseng (finesse et aptitude au vieillissement), comme
sur les communes de Jurançon, Cuqueron.
Les
terroirs de sols lourds développés sur des argiles à
galet fantôme résultent de l'altération des poudings,
ils y font associer la finesse et la fermeté du corps, exemple à
la Chapelle de Rousse.
Les
terroirs de poudings calcaires non altérés diminuent la puissance
mais arrondissent et subtilisent les arômes.
Les
sols de côtes calcaires sont moins appréciés, et les
sols légers sont de moindre intérêt.
En année favorable, Jurançon et Lasseuble tirent le maximum d'expression de leurs terroirs ; en année hostile, le secteur de Monein prend sa revanche par la qualité de son climat.
Le
secteur septentrional, autour de Monein, où les vignes souffrent
moins car elles bénéficient d'un climat protecteur. Les vins
sont plus charnus et moins acides, fruités surtout d'exotisme, puissants,
structurés, ils gagnent en rondeur par rapport aux précédents,
ils sont d'un goût plus spontané.
Le
secteur méridional et occidental, autour de Gan, Lasseube, Cardesse,
sud-est de Lucq. Contenu par l'influence climatique la plus montagnarde,
il est d'un ensemble plus aléatoire, avec des pôles de qualité.
Jurançon
1994 (50cl) bonne acidité, nez rôti, crème brûlée,
et miel. Bonne longueur.
Jurançon
1995 (75cl), 40F. assez soufré, des odeurs de foin, de fleur. Bouche
boisée, avec une acidité persistante, des arômes de
miel et de citron et un bel équilibre. (L6, A12, F6).
Le déjeuner se tient à la Chapelle de Rousse, à l'ombre d'un platane et devant la vallée. Le soleil est de plomb, mais ne nous empêche pas de nous abreuver d'un coteaux du Layon Chaume 1986 (Roulerie), d'un Quincy 1992 (Sorbe), et d'une mondeuse de Savoie 1994 (Trosset). Nous repartons nous promener, en passant devant le délire mégalo de la cave des producteurs de Jurançon, une immense cave enfouie sous terre style Bartholdi dans le Médoc... Nous visitons Oléron et sa cathédrale.
Jurançon
sec 1995. Vif, presque violent, 13°, un nez de pomme et 3g de sucre
résiduel. Le vigneron s'inquiète devant notre nez tordu et
nous demande " vous le trouvez pas bon mon vin ? "
Jurançon
1993 nez superbe de goyave, que l'on retrouve en bouche. C'est du petit
menseng qui a passé un an en barrique. (L6, A12)
Jurançon
1994, le même un peu plus jeune. (F6)
Jurançon
1992, passé dans du vieux bois, rond et équilibré.
Jurançon
1994 " classique ", gros menseng, avec plus d'amertume et moins de matière.
L'acidité des vins est inférieure à 6g. La production maximale est de 40 hectos/hectare pour l'appellation Jurançon. La propriété produit de 5 à 6000 flacons de jurançon moelleux par an, qui sont tous vendus à des particuliers.
Le lendemain...
L'année 96 a eu une belle arrière saison, mais de la pluie de juillet à août, et un manque de soleil.
1994
Fût N°3, une belle acidité
N°29
1994, avec des notes plus miellées, une bonne attaque et une belle
finale.
N°J
1994 joli nez un peu fermé, bonne souplesse et bonne acidité.
N°O
1995 plus d'arômes primaires et floraux, vin harmonieux et équilibré,
belle fin de bouche persistante.
N°Q
1995 petits reflets verts, vin gras et équilibré.
N°
M 1995 nez plus boisé (le vin est passé auparavant dans un
fût neuf).
N°3
1995 (vinifié en cuve inox) bonne acidité, du gras, mais
un ensemble moins fondu, vin long et puissant
N°17
1996 robe claire aux reflets verts, acidité marquée, des
arômes primaires non fondus.
Cuve
inox (1996) : vin trouble, un peu de gaz, avec un nez de réduit
(œuf couvé), ce goût disparaîtra au passage dans le
bois. Acidité faible n'apparaissant qu'en fin de bouche.
"
Vendanges tardives " du 12 décembre 1996 gras, acidité moins
marquée pour le millésime, goût de passerillé
et de fruits exotiques. La production n'excède pas 30 hectos/hectare.
Nous sommes enchantés par cette longue dégustation, où nous n'avons pas beaucoup recraché (c'est l'heure de l'apéritif). Le 93 est en vente à 50F (A12, L3, F6), ainsi que de nombreux anciens millésimes à des prix très raisonnables (1981 95F : A1, F1).
Le déjeuner se passe sereinement, et Laurent s'engage dans un de ses " raccourcis " dont il a le secret. Le chemin devient très difficile avec des ornières profondes, et bientôt une descente vertigineuse où le camion se plante. Pas moyen de repartir, il nous faut décharger les nombreuses caisses de vin accumulées, soulever et pousser le Trafic qui parvient à descendre, puis nous passons une bonne heure à remettre le chargement, où nous ressemblons à des porteurs sénégalais, ou à des rappeurs écoutant leur musiques sur des radios " Henri II " portées sur leurs épaules. Belle après midi sportive !
Le vigneron nous offre gentiment une bouteille de Jurançon 95.
Jurançon
sec 1996 nez poivre, acidité mais avec une matière moyenne,
et un manque de gras
Jurançon
1996 robe pâle, manque de matière
Jurançon
1995 manque de matière due à un problème de bactéries,
vin complètement déséquilibré.
Le déménagement des chais s'est fait difficilement, le nouveau bâtiment n'a pas été suffisamment pourvu de levures indigènes, et les deux millésimes proposés n'ont pas étés non plus très faciles. Nous repartons avec les excuses du vigneron, et nous lui souhaitons meilleure chance pour les prochains millésimes
Nous campons au bord d'un lac, avec de nombreuses mouches, alléchées comme nous par une délicieuse côte de bœuf arrosée de Châteauneuf du Pape 1985. La pluie et le vent viennent durant la nuit et nous apportent la fraîcheur.
Tursan
blanc sec 11°, 18F " Pierre de Castelnau " 100% baroque. robe très
claire, vin très sec, bouche un peu fatiguée et oxydée.
Tursan
blanc sec " Carte Noire " 12°, 20F, baroque avec un peu de menseng.
Robe pâle, joli nez fleuri et miellée, bonne attaque, vin
plus gras mais un peu dilué avec une petite amertume en finale.
Tursan
blanc sec " Domaine de la Castèle " 22,30F. Plus de gras, moins
fleuri.
C'en est fini de cette superbe ballade viticole, où nous avons
rencontré de très beaux vins, et des vignerons à la
hauteur, qui ont su prendre le temps de discuter avec ces trois touristes
que nous sommes.