Le traitement de l'image numérique

Créer des hypermédias en situation pédagogique

2/06/01

Le traitement de l'image numérique

L'emploi des images dans un hypermédia est loin d'être chose facile. Par méconnaissance, on se trouve souvent confronté à des difficultés qui semblent insurmontables ou l'on sombre dans le n'importe quoi.
Bernard.gobert

La numérisation

Vous allez utiliser une quantité d'images numérisées par quelqu'un d'autre. Images volées sur le Web, images récupérées sur un cédérom d'images, images issues d'un appareil photo numérique… il faudra alors vous contenter de ce que l'on vous donne. Sachez que si vous travaillez sur des formats dégradés comme le …jpg, il est hélas trop tard. Vous ne pourrez jamais améliorer le résultat. Préférez toujours un fichier non compressé comme le BMP par exemple.

- Images vectorielles et images bitmap

Les images vectorielles concernent surtout les dessins. Elles sont obtenues à partir de logiciels spécifiques comme Corel draw ou Illustrator (.cdr, .ai,.cmx, .wmf…). Il s'agit d'un résultat mathématique (chaque élément de l'image est composé de vecteurs). Elles peuvent s'agrandir à l'infini sans déformation aucune. Il existe sur cédérom de nombreuses banques de dessins vectoriels (Corel gallery par exemple). Les images bitmap sont obtenues par numérisation et traitement dans un logiciel de retouche d'image comme Paint Shop Pro. Elles sont composées de points (les pixels) de différentes couleurs et supportent très mal d'être agrandies. Elles sont toutefois celles qu'il nous faudra employer. Les dernières versions des logiciels de retouche d'image permettent d'inclure dans une image des éléments vectoriels… c'est très utile.

L'image de départ à subi un grossissement bitmap en haut (remarquez la dégradation) et un grossissement vectoriel en bas (avec une légère dégradation liée au transfert en bitmap pour l'affichage sur le Web)

La retouche d'image

- Les formats de l'image bitmap

Dans votre logiciel de retouche d'image, sauvegardez toujours votre original au format propriétaire ou en bmp. Même s'il s'agit d'une image déjà compressé (cela limitera les dégâts !) Ces images auront un nom finissant par 0 (monimage0.psp). Créer une nouvelle image identique qui sera votre support de travail et finira par 1,2,3… selon le nombre de moutures créées (monimage1.psp, monimage2.psp…). Ce n'est qu'une fois le travail terminé que vous sauvegarderez cette image au format jpg (monimage.jpg). Si vous aviez une modification à faire repartez toujours de l'image propriétaire et jamais de l'image jpg car en la sauvegardant à nouveau vous ajouterez une nouvelle dégradation. N'oubliez jamais que votre image si elle est destinée à l'écran doit être en 72 DPI.

(on ne parlera que de l'image fixe sur PC). On distingue les formats non compressés (lourds !) comme le .BMP ou le .TIF non compressé…, les formats compressés sans pertes comme le .GIF ou le .PNG, les formats compressés avec pertes comme le.JPG, les formats propriétaires comme le .PSP pour Paint shop pro, le .CPT pour Corel photo paint, le .PSD pour PhotoShop… (ces formats sont non compressés et conservent les différents objets et modifications subis par l'image).
· Pour le Web : One ne peut utiliser que 3 formats d'images :
· GIF : utilise une compression non dégradante, limité à 256 couleurs, codable sous 1, 4 ou 8 bits. Dans sa version 89a, il supporte la transparence. Il peut être entrelacé (interlaced) ou non entrelacé (noninterlaced) [affichage à netteté progressive ou immédiate par le navigateur]. La limitation des couleurs du gif affecte surtout les photographies. Il est donc a priori raisonnable de choisir le format gif pour les dessins "au trait", les logos, les images contenant du texte, les cartes géographiques.
· JPG : utilise une compression dégradante réglable. Toujours codé sous 24 bits (donc 2 24 = 16,8 millions de couleurs). Il peut être standard ou progressif (l'équivalent à de l'entrelacé du gif). La dégradation des jpg affecte surtout la netteté des traits et contours bien définis : formes géométriques, texte... On retiendra ce format pour les photographies.
· PNG : format récent (logiciel Fireworks de Macromédia) qui n'est lisible que par les navigateurs de dernière génération (donc déconseillé pour l'instant pour un usage sur le Web). Utilise une compression non dégradante. Comme le gif, il supporte la transparence et peut être entrelacé ou non entrelacé. Format d'avenir puisqu'il mêle les avantages du gif et du jpg.

- L'optimisation des images compressées

Les dernières versions des logiciels de retouche (depuis la version 6 dans PSP) permettent de visualiser le taux de compression tout en vous donnant le poids de l'image. Il n'existe pas de taux idéal, tout dépendra de l'image.
- Pour les images .gif vous pouvez faire varier le nombre de couleurs (de 3 à 256). Inutile de sauvegarder une image .gif avec une palette de 256 couleurs si elle n'en contient que quatre.
- Pour les images en .jpg le taux de compression varie sur une échelle graduée.

GIF : L'image de départ (en bmp) à été sauvegardée en gif. Il a fallu la convertir d'abord en 256 couleurs. Remarquez les gradations en a-plats liées à la perte. Vous pouvez fixer une transparence (ici le vert)… c'est un des grands intérêts du gif… sans parler des gif animés.

Le scanner

: Lorsque vous scannez une photographie destinée à l'écran scannez-la toujours en 150 DPI (points par pouce) pour éviter d'avoir à l'agrandir par la suite et sauvegardez-la dans un format non compressé (tif, bmp). Une résolution de 300 DPI et plus n'a d'intérêt que pour l'impression ou si vous ne deviez retenir qu'un détail de l'image. En règle générale les images numérisées sont un peu sombres. Ajoutez-y un peu de contraste et de luminosité. Une fois toutes les corrections et modifications apportées à l'image définissez sa résolution à 72 DPI (toute résolution supérieure est inutile pour un affichage à l'écran et surtout gourmande en ko).

L'utilisation d'une multiplicité d'images sur une page Web est un choix tentant. Sachez toutefois que l'internaute est impatient... Il vaut mieux quelquefois utiliser de petites images en basse qualité (on parle de vignettes) qui renverront sur un simple clic à l'image originale.

JPG: on passe ici d'un taux de compression minime (29 ko) à 80 % (4 ko) puis à 95 % (2ko)… (on utilise ici la compression de Corel Photo Paint 8) La compression optimale dépendra de de la qualité de l'image de départ et de l'objectif que l'on assigne à l'image désirée.

Les palettes

Votre logiciel de retouche d'images doit vous permettre d'optimiser les palettes. Sujet délicat! Il faut savoir que les images codées sur 1 bit sont en noir & blanc. Les images codées sur 4 bits ont au maximum 16 couleurs. Les images codées sur 8 bits ont au maximum 256 couleurs. Les images codées sur 24 bits ont au maximum 1 677 7216 couleurs.
L'important est de comprendre le sens du mot "maximum" : une image qui n'utilise que le noir et le blanc peut être codée sur 24 bits. Dans ce cas, son fichier est 24 fois plus encombrant que si elle était codée correctement sur 1 bit. Voici un exemple d'image bmp…

millions de couleurs=26ko

256 couleurs= 5 ko

1 couleur = 2 ko