Initiation Electronique
 
 

Conseils achats | Découverte Web | Initiations Electronique
Initiations Informatiques | Jeux | Utilitaires |Divers
|   Television  |  Son  | Image  |  Tube |  Peritel  | Clavier  | Video  | Telecommandes |  Aide  |

LA TELEVISION


La T.V est un domaine nettement plus complexe que la radio ( même si les bases restent valables ... ).
Nous allons tenter d'être clairs et succincts, sans entrer trop dans les détails.
Pour ceux qui voudront en savoir plus, il leur suffira de consulter des livres techniques sur le sujet.
( une liste sera donnée en fin de section ...)






Un téléviseur peut se diviser en deux parties distinctes:
          Etage son
et Etage image.

Ces deux parties comportent plusieurs sous-parties qui sont plus ou moins complexes à étudier.
Nous vous donnons ci-après le synoptique d'un TV classique.





Partie son:

Basée (en gros )sur le principe d'un récepteur radio AM, tel que celui étudié précédemment, mais elle travaille sur des fréquences assez élevées de l'ordre de + 300 Mhz pour le tuner, et 30 Mhz pour la FI. ( fréquence intermédiaire )
Le récepteur amplificateur UHF ( ultra haute fréquence ) appelé aussi tuner, est placé à l'entrée, pour capter le signal venant de l'antenne. Il y a ensuite un oscillateur local, géré par le CAF (controle automatique de frequence ) qui evite les dérives de fréquence; puis le mélangeur qui attaque la FI .
Sur cette FI, il y a deux sections, avec séparation entre partie son et partie image. La FI son est détectée et envoyée vers l'ampli BF, qui alimente le haut parleur.




Partie image:
Après l'oscillateur mélangeur, le signal modulé de la partie image est envoyé vers la FI vision image.
Le signal passe par une réjection du son ( filtre) puis par la détection image, pour atteindre via le décodeur, la section chrominance qui traite le signal vidéo, pour en extraire les couleurs fondamentales Rouges (R) et
Bleues (B). On finit par la Verte ( V ) qui est reconstituée par soustraction du Bleu et du Rouge, à partir du signal de luminance. ( Y )
Les signaux passent enfin par l'ampli vidéo, pour atteindre les cathodes (RVB) du tube cathodique couleur.

Au niveau de l'ampli vidéo, une partie du signal est récupérée pour en extraire les informations de synchronisation trame ( balayage vertical de l'écran en 50 Hz ) lesquelles sont traitées et envoyées sur l'ampli trame qui lui donne un niveau suffisant pour attaquer le déviateur trame placé sur le tube cathodique.
L'autre partie du signal vidéo sert pour les tops de balayage ligne ( balayage horizontal de l'écran en 15625 Hz ) le signal est traité puis amplifié, il arrive sur le transistor de balayage ( souvent un BU 508 ou BUT 11 ).
Ce transistor, alimenté sous une tension superieure à 100V (entre 100 et 160V en général ) sur son collecteur, attaque le transfo ligne qui produit une tres haute tension redressée, laquelle attaque un tripleur et produit une tension continue avoisinant les 25.000 volts. ( de nos jours la plupart des THT ont un tripleur incorporé ).
C'est cette tension qui est nécessaire pour alimenter l'anode du tube cathodique.
Une autre portion recuperée sur le secondaire du transfo attaque le "déviateur ligne" placé sur le col du tube cathodique. (a noter que le déviateur comporte deux bobinages et sert en trame aussi bien qu'en ligne )
Les autres tensions intermédiaires nécessaires pour l'anode d'accéleration (G2) qui tourne aux alentours de 300 à 450 Volts (en général ); ainsi que la tension de focus (G3 = netteté ) qui tourne aux alentours de un
milliers de volts, voire plus; sont egalement récuperées à partir de la THT.


Reconstitution de l'image sur un tube cathodique:
Le tube cathodique est composé de trois filaments de chauffage, alimentés en basse tension sous 6,5 volts alternatifs environ. Ces filaments ont pour role d'exciter les electrons des trois cathodes RVB, sur lesquelles on envoie les signaux luminances, chrominance.
L'anode G2 d'accéleration, qui suit est alimenté sour une tension superieure a + 400V; elle attire et accélere une premiere fois les electrons issus des cathodes.
L'anode G3 ( alimentée sous quelques milliers de volts ) sert pour le reglage de focalisation (netteté ).
L'anode principale, reliée a la tétine, supporte une tension de +25 Kv qui attire les electrons vers l'ecran.
Le déviateur placé sur le col du tube, dévie le spot ( point lumineux ) pour le déplacer sur l'ecran (un peu comme on ecrit une page d'ecriture : de gauche à droite et ligne par ligne ).


Prise Peritel :
Depuis une vingtaine d'années, on a instauré un système standardisé de commutation péritel; qui traite en "entrée" ou "sortie" aussi bien les signaux "images" que les signaux "sons". Il est donc possible d'utiliser un téléviseur comme un simple "moniteur" grace à la prise peritel ( branchement de jeux avec les signaux RVB, liaison avec un magnétoscope, connexion d'un décodeur numérique pour les satelites ou pour Canal + , etc )
Une péritel possède une borne de commutation, qui lorsqu'elle est reliée à une tension de 12v , permet l'entrée en fonction de ses circuits.
En gros on peut considerer qu'une péritel est un simple relais electronique qui coupe ou laisse passer des signaux vidéo et sons, grace à une basse tension de commande.


Clavier de commande :

Sur le schéma il est occulté, pour ne pas alourdir l'ensemble.
Les commandes de changement de chaines, de réglage couleur, son, lumiere, contraste, recherche de chaine, et changement de standart, placée normalement sur la facade du TV, ne sont pas representées sur le synoptique, car cette section est reliée à de nombreux etages du téléviseur...


Alimentation à découpage :

Nous en avions dejà parlé, mais un retour s'impose. Ce type d'alimentation présente l'avantage d'avoir une consommation réduite; un transformateur de petite dimension (ce qui réduit aussi le poids ) et de plus on peut mettre facilement en sortie plusieurs basses tensions avec un fort débit .
On réalise en premier lieu un circuit oscillant à l'aide d'un circuit intégré qui attaque un transistor ballast ( genre BUT11 par exemple ) lequel débite sur le primaire du transfo son train d'impulsions. En sortie du transfo, il y a plusieurs bobinages de basse tension permettant par exemple d'obtenir du 5V, 13V, 26V, 7V, 145 Volts. Quelques diodes avec de forts condensateurs de filtrage, plus quelques résistances de limitation, et le tour est joué.
A noter que les circuits actuels sont équipés d'un système de détection de surcharge. Ce qui permet en cas de court circuit de mettre l'alimentation en "sécurité" . ( en général elle est en battement, c'est a dire qu'elle émet un petit sifflement caractéristique a un rythme régulier, qui évite la destruction de l'alim )

LA VIDEO

Tout le monde sait qu'un magnétoscope ( appelé aussi une vidéo ou scope dans le jargon technique ) sert à lire ou enregistrer des émissions T.V., des films préenregistrés ou des images issues d'un caméscope sur une bande magnétique.
Cette bande magnétique sera cinq fois plus large qu'une bande audio, ( utilisée dans un magnétophone à cassette ) car des signaux vidéo qui necessitent une plus large bande de fréquences, seront aussi enregistrés dessus. Mais expliquer à des néophytes comment çela fonctionne devient un peu plus compliqué...
Nous allons quand même tenter d'y parvenir.


Analogie avec un magnétophone: On peut dire en simplifiant qu'un magnétoscope est comme un magnétophone (audio) Il possède une tête de lecture / enregistrement, ( en vidéo, c'est en principe un double bobinage placé dans un tambour en métal ) qui en enregistrement magnétise une bande en celluloïd imprégnée d'une très fine couche de métal ou alliage, (fer ou chrome) et y dépose des informations ( audio et vidéo dans le cas du scope ) ... En lecture, c'est l'inverse, les têtes placées dans le tambour captent les informations magnétisées sur la bande.
Une tête de magnétophone audio comporte un bobinage de fils très fins, ( entouré de céramique ou résine epoxy ) placé dans une petite capsule en métal. Ce bobinage va capter les micros courant induits ( ou si vous préférez imprégnés ou magnétisées ) sur cette bande. A l'inverse, si on veut enregistrer un signal, il faudra effacer les informations déjà imprégnées sur la bande, grâce à une tête de démagnétisation distincte, ( placée devant la tête de lecture ) qui créera un signal oscillant à une fréquence suffisamment élevée pour être inaudible ( au delà de 20 Kz ). Par ailleurs, l'autre tête ( de lecture ) fonctionnera en inverse, c'est à dire quelle recevra sur son bobinage un signal qui magnétisera la bande et y imprégnera le son !

A présent revenons à notre magnétoscope. Il faut savoir qu'il comporte comme en T.V, une alimentation, (envoyant des tensions dans tous les étages du scope ) un tuner ( réception des signaux UHF ) un clavier de syntonisation ( pour la recherche et réglage des chaînes ) Une péritel pour recevoir ou envoyer des signaux vers un T.V. ou un autre magnétoscope, via une autre péritel. Un microprocesseur de gestion (qui en vidéo gère les nombreuses fonctions des commandes mécaniques et électroniques telles que la lecture , l'enregistrement, la programmation, etc )

Mais il comporte en plus un modulateur ( pour envoyer ses signaux HF sons et images, vers l'entrée antenne d'un T.V.. ), et un système de traitement de l'image plus complexe permettant de recevoir des signaux vidéo/couleur/syncro/et sons (comme un T.V qui n'est qu'un "récepteur" ) ou émettre ces mêmes genres de signaux ( comme l'émetteur de Télévision qui envoie des signaux sur votre antenne ou parabole, lesquels sont captés par votre récepteur T.V. )
On peut donc dire qu'un magnétoscope, est à la fois un lecteur/enregistreur/émetteur/récepteur de signaux audios et vidéos.

Hormis ces éléments, si on entre un peu dans le détail, le scope possède deux à quatre têtes de lecture, qui permettent de lire et enregistrer sons et images. La tête principale ( nécessaire pour l'image ) se présente sous la forme d'une tambour (actionné par un moteur électrique ) dans lequel sont incrustés au moins deux minuscules noyaux de ferrite entourés d'un bobinage, lesquels captent ou transmettent les signaux vidéo. La bande magnétique passe en biais, ( selon un angle précis, grâce au guide bande) devant ce tambour qui tourne à grande vitesse, et les informations sont recueillies sur les bobinages (en lecture ) ou déposées sur la bande (en position enregistrement ) de façon oblique, et sur le centre de la bande.
Une autre petite tête placée avant le tambour principal, sert à la prémagnetisation de la bande, afin d'effacer les informations déjà inscrites ( magnétisées en position enregistrement ). Enfin, une troisième tête de lecture/enregistrement, est uniquement affectée au traitement du son (elle est placée en dernier dans la série de ces tête), et fonctionne comme indiqué dans le premier paragraphe.

En lecture, les faibles signaux issus de ces bandes magnétiques sont traités et amplifiés, pour en extraire les composantes vidéo, chrominance, syncro ( tête vidéo principale ) et audio ( tête son ).

Les étages de traitement "lecture" d'un scope sont semblables à ceux d'un téléviseur. On ne fait qu'amplifier et traiter ces divers signaux issus de la bande pour qu'ils puissent arriver à un niveau correct sur les péritels ou sur les prises antennes des T.V. ( via les modulateurs ).

Les sections "enregistrement" sont utilisées en inverse; c'est a dire que tous les signaux ( vidéo, chrominance, syncro, audio ) doivent être décomposés, et envoyés séparément sur les tête pour imprégner des zones précises sur la bande.
Les informations reçue d'un émetteur de télédiffusion ( via votre antenne ) sont en principe d'un très bon niveau; ce qui permet d'effectuer des enregistrement d'excellente qualité. Mais cela dépend aussi des qualités intrinsèque de votre scope et de celle des bandes magnétiques que vous achetez.
Conseils d'entretien :
En général les meilleurs scopes actuels sont équipés en super VHS, voire en numérique. Notez que si vous les utilisez avec des bandes au chrome, vous aurez une garantie de bons résultats ...( prenez plutôt des marques connues du style TDK, PHILIPS, SONY, MAXELL, etc.) Si vous avez une image anormalement pâlotte, ou neigeuse, il se peut que ce soit votre tête de lecture qui soit sale. Evitez l'utilisation de k7 de nettoyage qui sont abrasives et peuvent les abîmer. Il existe des bombes spéciales de produit nettoyant, qu'on utilise en imprégnant légèrement une feuille de papier blanc, qu'on plaque sur le tambour délicatement; et qu'on fait tourner.( mais il faut ouvrir le magnétoscope ) Cette méthode évite bien des déboires,
( têtes détruites par abrasifs ou mauvaise manipulation ...) mais il faut savoir ce qu'on fait ...( déconseillée aux débutants )

Le numérique est un mode de transfert binairedes informations, ( sous forme de 0 et 1 ) qui permet une haute définition
des images. (une image est composée de points appelés pixels. Au plus il y aura de points au mieux sera l'image.)
Il existe aussi des systèmes artificiels, permettant un double balayage des images ( passant de 50 à 100 Hz ) qui reconstituent artificiellement les pixels manquants entre deux lignes trames et améliorent significativement leur qualité.


La mécanique : Hormis les sections précitées, il y a de nombreux éléments mécaniques à l'intérieur d'un scope. ( Guide bande, moteur chariot, moteur cabestan, entraînements divers, embrayages, courroies, galets ... ) Ce sont ces éléments mécaniques qui souffrent le plus, et sont la cause de nombreuses pannes. Il existe parfois des Kits qui permettent de changer plusieurs éléments ensemble, pour éviter les retours rapides après réparation.
Attention également aux contact divers, qui sont fermés grâce à des ensembles mécaniques ( un élément voilé ou mal positionné et le contact ne s'effectue plus ) redressez ou changez la mécanique, puis utilisez les bombes nettoyantes de contact ...
Pensez aussi aux cellules infrarouges, qui détectent le positionnement de la bande magnétique. Si le faisceaux n'est plus émis ou reçu, le scope ne démarrera pas ou créera parfois des phénomènes bizarres. Enfin, attention aux problèmes dus aux alimentations, qui ont des tensions incorrectes, ( cela peut donner des mouvements compulsifs au niveau entraînement mécanique ) ou des tension nulles ou en court circuit (en général les mesures de base dans l'alim permettent de vérifier ces problèmes assez vite ).
Ces pannes peuvent être dues à des régulateurs ou transistors H.S., mais aussi à des condensateurs secs, en court circuit, ou ayant une fuite. La première chose à faire pour réparer un scope, étant de bien observer les composants (capas, résistances,
diodes, transistors, CI ) notamment dans l'alim; de les mesurer et les changer systématiquement au moindre doute.
L'utilisation de bombes réfrigérantes s'avère utile, lorsqu'il y a des pannes intermittentes, ou se produisant à long terme.
Une production de chaleur à l'aide d'un sèche cheveux, peut aussi être utile pour détecter les pannes thermiques. (à utiliser avec modération et prudence, pour éviter la surchauffe inutile de composants sains ! )


Les télécommandes: Une télécommande est un simple émetteur à infrarouge composée d'un circuit intégré qui fabriques diverses fréquences et les envoie sur un transistor de puissance; lequel les amplifie et les dirige vers des diodes infrarouges qui émettent un faisceau. Ce faisceau situé en dehors de la lumière visible doit être orienté vers un T.V. ou un scope..
Les diverses fréquences correspondent chacune à un contact ( sélection de chaîne +-, volume, contraste, etc. ou lecture enregistrement, etc. dans le cas d'un scope ) placé sur la face avant. Un film celluloïd pastillé est en général présent sous le clavier ( lui même composé de boutons en plastic ) et sert à effectuer les contact.
Ces télécommandes sont facile à réparer, car la plupart ont de mauvais contacts dus aux piles, ou au film en celluloïd (un bon nettoyage est assez souvent salvateur ). Parfois le CI oscillateur ou le quartz sont H.S.. En dernier lieu, voir les diodes infrarouges ou le transistor de sortie.
Dans d'autres cas, ce n'est pas l'émetteur, mais le récepteur infrarouge qui est en panne sur le T.V. même. ( plus rare ! ) dans ce cas, vérifier la réception du signal modulé à l'aide d'un oscilloscope placé en sortie de l'ampli infrarouge. (comparable à un ampli B.F., équipé d'un filtre). Si tout est ok, il faut aller vérifier le CI de gestion qui suit. ( il est peut-être H.S., ou voir si c'est un problème d'alim ).

AIDE AU DEPANNAGE ET CONCLUSION
Nous arrivons à la fin de la première partie de notre section " Electronique". ( Hormis la liste de livres et liens, qui suit )
Les sections suivantes traiteront des pannes qu'on peut rencontrer couramment ou plus rarement dans le domaine TV, Vidéo*. Mais pour accéder à ces sections, il vous faudra accepter de m'envoyer vos coordonnées et participer activement à la rubrique en m'indiquant au minimum cinq pannes que vous avez pu résoudre grâce à votre grande sagacité ! ( marque et référence de l'appareil TV ou Vidéo + symptômes + mesures + remèdes. )    Pour m'envoyer vos infos, cliquez sur l'icône plus bas...

Il etait logique de demander à ceux qui sont intéressés par mes tuyaux de renvoyer la balle, afin que ce site vive non pas uniquement par mes apports personnels, mais aussi par les votres !

Mon objectif sera d'aider les techniciens pros du dépannage T.V , Vidéo, mais aussi de rendre service à quelques amateurs "éclairés". Quant aux apprentis sorcier, soyez sympas, retournez à l'école ou plongez-vous dans les études à fond, avant de nous demander des solutions à des problèmes que vous seriez incapable de résoudre sans équipement et compétence nécessaires... Non pas qu'on veuille vous décourager, mais comme dit le proverbe:
" A chacun son métier et les vaches seront bien gardées "

*
Plusieurs autres rubriques seront bientôt à disposition, mais nous préférons garder la surprise !

                                                                          
Page précédente

 Liste de livres et liens



Jeux
Art
Informatique
Collection
Profession
Consommer
Annexe
Contacts

 

© François Gallenca 15-7-2000