Le Tonnelier
LeTonnelier


La girouette de l'atelier du tonnelier
Que faut-il pour faire des tonneaux? Du bois, des cercles en fer, un artisan, et des outils.
Le bois,
Le bois employé pour la fabrication des tonneaux, était en général, pour les tonneaux qui devaient être remplis de vin, le chêne. Pour d'autres liquides, huile etc ... était le châtaignier. Il était en général apporté directement par le bûcheron, sous la forme de " merrain ". Le merrain se présentait sous forme de gros morceaux de bois fendu.

Un artisan,
Le tonnelier, devait avoir un coup d'oeil d'une grande précision, et une grande rigueur comme vous pourrez en juger par la suite.

Des outils,
Au fur et à mesure de la visite, j'essaierai de donner le déroulement de la fabrication d'un tonneau.

Vue d'ensemble.
Aprés une ou deux années de séchage, le tonnelier refendait le merrain, en planche à l'aide du " départoir " (8), outil qui servait aussi en campagne pour fendre piquets, barreaux etc... Le morceau ainsi obtenu se nommait "douve ou douelle " (25).
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Il fignolera son travail, avec le "coutre de merrandier(4 et 5). La particularité de ces coutres est que la douille d'emmanchage est conique et à l'envers, car le tonnelier travaille manche en l'air et lame en bas.
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La photo (4) représente comme la (5) un départoire aussi appelé "coutre", mais plus ancien.
La douve, aprés avoir été coupée de longueur avec la scie, était tenue verticalement sur " l'ours " qui n'était autre qu'un billot de bois, parfois un simple vieux moyeu de roue. Avec "l'herminette" (1), la douve était aminçie en son milieu. Ensuite il la coinçait dans le "banc d'âne" (10), sur lequel aprés s'y être assis, avec les "planes" il affinait son travail.


A vec la plane droite (24), il aplanisait la face qui sera à l'extérieur et avec une plane courbe (2) la face concave.
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Photo 24 deux planes droites, sur la 2 différentes planes courbes.
Puis sur la "colombe", grand rabot (1 métre 50) posé de biais sur 3 pieds, il amincicait les extrémités de la douve pour lui donner une forme plus large en son milieu, pour tenir compte du galbe du tonneau, et égalisait ses champs (petits côtés). Précision exigée pour les dimensions des douves, il se servait de différents calibres, alors que le profil de la douve qui doit être légérement de biais pour permettre aux douves de bien s'ajuster tout en faisant un cercle devait être à un poil prés et pourtant décidé à l'oeil.

Photo 13, colombe comportant deux lames de rabot,de taille différentes.
La plupart ne sont qu'à une lame.

Commence alors le montage, où, les douves préalablement mises à tremper pendant deux jours, sont posées côte à côte et verticalement, dans le cercle de montage,cercle en fer plus épais que ceux qui resteront sur le tonneau et qui resservira pour chaque tonneau, sa circonférence correspondant au total des extrémités des douves qui y seront placées côte à côte,en s'aidant de serre-joints. Les douves avaient été préalablement trempées dans l'eau.
Ensuite les cercles plus larges sont descendus en forçant à l'aide de "la chasse" (15) et du "maillet" (20)
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Sur la photo 15 , à gauche une chasse toute en bois, celle du milieu est en fer, celle de droite plus récente en fer sur manche bois.
Les douves, jointes sur leur moitié, le tonneau est mis sur un brasero, le bout terminé en haut et au bout d'un certain temps, avec la "bâtissoire", (N'en ayant pas au musée, je joins un croquis.) dont la corde,comprimera les douelles disjointes et les cercles seront posés au fur à mesure à l'aide de la chasse. Si besoin est, il se sert du " chien ou tire" (18) pour replacer les derniéres douelles dans le dernier cercle.
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Puis le tonneau est attaché avec une chaine sur un grand trépied de façon à permettre au tonnelier d'aplanir les joints à l'intérieur,avec "les planes à queue"(9) et "le rabot à semelle convexe" (17) pour l'extérieur.
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Différentes planes à queue dont la largeur des fers différent sur la photo 9.Sur la 17 deux rabots à semelle concave.
Avec l'"assyau" (6) il rognera les extrémités, et avec "le rabot-jaboire"(7) il aplanira les cinq premiers centimétres.
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Puis avec le "jabloire" (27) il creusera la rainure circulaire "jable", rainure, qui sera égalisée aves le "fer à chauffer" (21) qui préalablement chauffer au rouge, sera passé dans la rainure dans laquelle les fonds viendront se poser.
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Aprés avoir enlevé les premiers cercles, avec le tire-fond, qui n'est qu'un fer plat coudé, les fonds préalablement introduits verticalement face à la douelle de bonde, plus large que les autres, sont introduits dans la rainure, et les cercles sont remis en place. Ces cercles qui sont actuellement en fer, sont faits par le tonnelier avec du feuillard (fer plat mince) et rivés sur une petite enclume appelée "bigorne"(23) . Dans le passé les cercles étaient faits avec du bois, des rejets de chataignier, fendus avec le "gauchoire"(3). Ces brins d'osier seront préalablement trempés une journée, puis enfermés dans une cuve où brûle du soufre, afin de leur donner une couleur jaune.
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Pour assembler ces cercles, le tonnelier s'introduira dans le trou qui est au centre de la planche ( 16) et tiendra serré avec les chevilles de bois du pourtour le morceau de chataignier pour le lier, passant le brin d'osier ou le fil de fer dans la rainure faite dans la planche.
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Photo 12 la bondonniére, composée d'une lame courbe et triangulaire terminée par une vrille, avec laquelle, l'on fait le trou de bonde qui sera égalisé ensuite, avec la bondonniére à râpe de la photo 11,
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