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Le lac d'Annecy-Généralités
Le
lac d'Annecy
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Surface
:........................27 km²
Longueur
:...................14.6 km
Largeur
:...........de 0.8 à 3.2 km
Altitude
:....................446.97 m
Profondeur
moyenne :...... 41 m
Profondeur
maximale :..... 65 m
(
Le Boubioz ............78.70 m)
Volume
: ...1 124 500 000 m3
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Le lac, un vaste
réceptacle
Le bassin versant est constitué de 30 % de calcaire et de
50% de marnes (mélange de calcaire et d'argile). Les 20%
restants correspondent à des sédiments plus siliceux
(grès, moraines). Issus de l'ensemble de ces terrains, de
nombreux ruisseaux s'écoulent et convergent en sept torrents
qui alimentent le lac, transportant les fines particules déposées
sous forme de vase dans le lac.
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Le Thiou à
Annecy
Les torrents de l'Eau Morte, de l'Ire et du Laudon assurent la plus
grande partie des apports, bâtissant de vastes deltas dans
le lac. L'évacuation des eaux se fait à Annecy par
le Thiou et le canal du Vassé, exutoire secondaire distant
de 100 mètres. Elles vont plus loin gonfler celles du Fier,
puis du Rhône en aval de Seyssel, rejoignant ainsi la mer
Méditerranée.
Le lac renouvelle l'ensemble de ses eaux tous les quatre ans.
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Un
bassin lacustre à fond plat
Couvert de vase, le fond
du lac est relativement plat. Le bassin du lac a été
creusé par les glaciers, il est formé de deux cuvettes
séparées par un seuil allongé situé
au niveau du roc de Chère. Cet étranglement du cinquantaine
de mètre de profondeur se rétrécit en un étroit
goulet en face du Roselet séparant naturellement le "grand
lac" du "petit lac".
Vous noterez qu'à
proximité d'Annecy on trouve un trou de plus de 78 m appelé
le Boubioz et qu'à l'opposé au large de Sevrier, deux
pitons rocheux affleurent la surface à 7 m pour le crêt
d'Anfon et 4,50 m pour le crêt de Chatillon.
La zone littorale du
lac est constitué par "la côte", zone où
la profondeur n'excède pas 5 à 7 m; c'est justement
à la rupture de "la côte" que nous rechercherons
le brochet.
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Afin d'illustrer mes
explications je vous propose la carte bathymétrique
du lac en cliquant sur le lien.
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Le
retournement du lac
L'été la
surface du lac chauffe, l'eau du fond étant plus froide,
donc plus dense il n'y a pas ou peu d'échange entre les eaux
du fond et les eaux de surfaces; simple application de lois physiques.
L' oxygénation
du lac étant principalement due aux effets de la fonction
chlorophyllienne du plancton végétal qui par définition
à besoin des rayons lumineux pour fonctionner, les eaux du
fond du lac s'appauvrissent en oxygène.
Les zones profondes seront
donc plus ou moins désertées par les êtres vivants.
A l'opposé, en
hiver, les eaux de surface se refroidissent et donc augmentent de
densité jusqu'à la rupture de l'équilibre,
on assiste, alors, au mélange des eaux favorisant ainsi toute
une série de réactions chimiques entre l'eau et les
sédiments, le lac se trouble, le fond s'oxygène, les
êtres vivants peuvent regagner les grandes profondeurs.
Ce basculement est indispensable
au bon équilibre physico-chimique du lac, seuls des hivers
trop doux ne permettant pas un refroidissement suffisant des eaux
de surface pourrait remettre en question cette oxygénation
naturelle des eaux profondes et permettre aux taux en azote ammoniacal
et phosphore d'augmenter.
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Sauvegarde
de la propreté du lac
C'est en
1943 que le Docteur Servettaz tire la sirène d'alarme et
alerte les autorités sur les risques d'eutrophisation que
court le lac.
Voici les
grandes étapes qui permirent à notre lac d'être
classé parmi les lacs les plus purs d'Europe :
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1943
: alerte menée par le Docteur Servettaz.
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1948
: début des campagnes d'information et de recherche,
premiers bilans hydro-biologique du lac.
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1957
: création du SILA(syndicat intercommunal du lac d'Annecy).
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1962
: premiers travaux de la station de traitement des eaux, début
du bouclage par le collecteur périphérique.
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1976
: le bouclage est terminé, début des travaux
sur le bassin versant.
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1993
: le réseau de collecteurs recueille les eaux usées
de la plupart des communes du bassin versant sur un total
de 540 km. Le lac d'Annecy est à l'abri des pollutions
domestiques et industrielles.
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Le SILA
Constitué des
22 communes du bassin versant du lac, le Syndicat intercommunal
du lac d'Annecy fut créé en 1957 dans le but de
sauver de la pollution les eaux du lac. Après avoir bouclé
le plan d'eau par un collecteur périphérique d'eaux
usées, il achève de couvrir l'ensemble du bassin
versant par un réseau d'égouts raccordés
au premier. L'usine de traitement des eaux et l'usine d'incinération
des ordures ménagères font également partie
de son oeuvre.
Le SILA participe encore à toutes les interventions
qui concernent le lac, comme le suivi physico-chimique des eaux,
les écho-sondages du lac, les enregistrements météorologiques,
ainsi que les opérations d'aménagement et de protection
des rives. Au service des communes riveraines pour la réalisation
d'autres projets, il constitue un syndicat à vocation multiple
en plein dynamisme !
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Les
roselières
La roselière qu'elle
soit aquatique ou terrestre joue un rôle essentiel de protection
de la faune
L'essentiel de ce qui
reste de ces roselières se trouve dans les réserves
naturelles du Bout-du-Lac et de St Jorioz. De 180 hectares au début
du siècle, sa surface c'est réduite à environ
15 hectares actuellement. Depuis 1984 un piquetage systématique
et une réduction du nombre de ponton a été
réalisé mais il apparaît que ces mesures soit
insuffisantes. Un retour à une situation plus favorable semble
malheureusement ne pouvoir être atteint
Dans la
roselière aquatique nichent de nombreux oiseaux, Grèbe
huppé, Foulque, Cygne tuberculé, Canard colvert ne
trouvent pas toujours suffisamment de place pour y ancrer leurs
nids. De nombreux insectes comme les libellules et les éphémères
vivent dans l'eau lorsqu'ils sont jeunes et dans l'air à
l'âge adulte. De nombreux poissons blancs viennent y frayer
ou s'y mettre à l'abri. Les batraciens s'y reproduisent .
C'est toute une vie animale qui trouve refuge dans ce milieu.
La roselière
terrestre quant à elle, constitue un milieu dense, univers
du sanglier et abri de nombreux oiseaux, passereaux et autre Rousserolle
effarvate viennent y nicher. La couleuvre vipérine vient
y chasser têtards et poissons, une multitude d'insectes s'ébattent
ici pourchassés par les libellules.
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Les herbiers
Jusqu'à 5 m de
profondeur, les herbiers constituent l'abri, la maternité
et le garde-manger de nombreuses espèces de poissons : Brochets,
perches, gardons, tanches et carpes viennent y coller leurs oeufs
au printemps. Après éclosions, les alevins grandissent
là se nourrissant de bactéries et de plancton. Avec
les mollusques, ils constituent la principale source de nourriture
des Grèbes, Canards et autres Mouettes.
Ces herbiers sont constitués
essentiellement de Potamots, Hippuris, Myriophyles et d'algues,
les Charas. Fleurs de Potamots et Myriophylles signalent le présence
à la manière d'un périscope.
Comme le plancton végétal,
les herbiers sont une source importante d'oxygène à
la belle saison.
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Archéologie
Le lac, après
avoir connu un niveau supérieur de 13 m au niveau actuel
il y a environ 18 000 ans, baissa à - 7 m de ce que nous
connaissons aujourd'hui. Cette période autorisa l'installation
de populations dans des parties désormais immergées
qui sont l'objet d'un programme de fouilles coordonné par
le centre national de recherches archéologiques subaquatiques
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