Monaco insolite texte  
L’Abécédaire insolite de Monaco

Casino, Rolls et haute couture, c’est l’image classique de Monaco. Pour changer,  voici quelques adresses insolites, sortant de l’ordinaire. Décollons ensemble vers des cieux  moins fréquentés. Embarquement immédiat.
(cliquez sur les images …)


 
A comme Aéroclub


La Principauté vue du ciel, voila un angle insolite. C’est possible en s’inscrivant à l’Aéroclub de Monaco (vieux de près de 40 ans). Pour jouer les filles de l’air, vous aurez à votre disposition un Robin D-R 400,  monomoteur de 4 places,  basé sur l’aérodrome de Cannes-Mandelieu …  mais  immatriculé à Monaco. Le club possède de plus depuis 1992 deux hélicoptères, un Robinson R 22 pour apprendre et un Bell Ranger 206, plus confortable, pour partir en voyage. Vous rejoindrez ainsi les 107 membres déjà inscrits, dont une vingtaine sont encore des élèves, les autres ayant tous leur licence de pilote privé. Une licence qui s’obtient après 25 heures de vol accompagné et 10 heures en solo pour l’avion, 40 heures pour l’hélicoptère. Il suffit ensuite de réserver un appareil pour survoler les Gorges du Verdon, les calanques de Cassis ou faire le tour de la Corse. Le record du club : aller à Marrakech en deux jours avec escale en Espagne. Compter 1500 francs le week end en Corse en avion.

B comme Barbagiuans

Pour se réconforter après son baptême de l’air, allons combler une petite faim chez “A Roca”, l’incontournable adresse des amateurs de “barbagiuans”. Terme barbare pour  les non initiés,  le “barbagiuan” est une spécialité culinaire monégasque à base de blettes ou d’épinards enrobés dans une pâte à tourte. Mitonné par un “enfant du pays”, Albert Croési et son équipe, ce beignet typique se mange accompagné de raviolis, pissaladières, tourtes, petits farcis, socca ou fougasse …  autant de spécialités très couleur locale mais légères, digestes, particulièrement délicieuses en été.
A Roca, qui signifie ”le Rocher” en monégasque, a désormais deux boutiques-lieu de dégustation, à la Condamine, rue Louis Notari ainsi qu’à Fontvieille, Avenue Prince Héréditaire Albert - où l’on trouve encore une carte de sandwiches sophistiqués, avec pain au noix pour aller avec le fromage et pain aux olives pour accompagner la charcuterie. A Roca est devenu en 5 ans LE  fast-food à la monégasque. A 4,50 francs le barbagiuan, on aurait tort de s’en priver !

C comme Cornet Roulé

Vous le préférez  moulé ou roulé ? Les amateurs de glaces comprendront vite qu’il s’agit de la forme du cornet, le premier étant le plus ancien, peu sucré et au goût  fade, le deuxième plus épais, plus sucré et de qualité supérieure.  Mais savez-vous que c’est une société monégasque, la SAMUPE, qui a quasiment lancé la mode de ce fameux cornet “roulé” ? Dès 1976,  François Mantica, héritier de la gauffreterie créé 25 ans plus tôt par son père, se lance dans l’achat de nouvelles machines. Car il fut un des premiers  à comprendre que le bon vieux cornet  dit “moulé” par les professionnels, allait disparaître au profit du “roulé”. Sa petite entreprise familiale (13 salariés) fait aujourd’hui dans la discrétion, un chiffre d’affaires de 10 millions, vendant ses cornets moulés à 2000 artisans glaciers du Sud de la France.
Il ne reste en France que quatre fabricants de cornets de glace. Et l’un est à Monaco, dans un vieil immeuble de la rue Honoré Labande.
 
D comme Décoller en parapente

Mis à part les hautes cimes de ses buildings, la Principauté n’a pas la chance de posséder de montagnes. Par contre tout près, sur la commune de Roquebrune Cap Martin, le Mont Gros culmine à 680 mètres d’altitude. Un site idéal pour pratiquer le parapente, dit encore aile volante. C’est ce qu’a vite compris Alain Bouffier, président de Vol Libre, l’association sportive qui accueille chaque année entre 7 à 8.000 amateurs de sensations fortes. En hiver, ils viennent nombreux des régions de montagnes de l’Allemagne, de l’Autriche ou de la Suisse. En été, le décollage est encore possible mais seulement après 18 heures car l’attérissage se fait sur une plage (celle du Golfe bleu à Cap Martin).
Un parapentiste chevronné exploite les masses d’air, comme avec un planeur. Son but est de “remonter le plus haut possible”  - le record du club est à 2600 mètres d’altitude - sa vitesse peut atteindre 40 km/h. Les meilleurs sont capables d’attérir à Sospel, Annot ou La Colmiane ! … Pour faire comme l’oiseau !

F comme Fin du carabinier folklorique

Le “carabinier de Monaco” n’est plus. Boudée par les touristes, la petite poupée folklorique qu’on trouvait chez tout bon marchand de souvenirs de Monaco était-elle démodée ?  Fabriqué à la main - et en exclusivité - par Typic Souvenir depuis 1958,  dans un petit atelier de la rue de la Turbie, il demandait  deux personnes pour piquer, couper et monter son uniforme en feutrine : blanche pour l’été, bleue pour l’hiver. Chaque année, 5000 carabiniers “folkloriques” voyaient ainsi le jour, avant d’être distribués dans les boutiques du Rocher. Vendu entre 30 et 80 francs selon la taille - en fait non rentable - il ne représentait plus ces derniers temps qu’un petit 10% du chiffre d’affaires. Avant de s’endormir pour toujours ?
 

G comme Grimaldi Forum

Gonflée, en effet, l'exposition inaugurale du Grimaldi Forum (ci-contre)
En cet été 2000, le nouveau Palais des congrès et des expositions monégasque exposait “Air-air show”, les  “projets gonflables réalisés ou imaginés entre les années 1920 et 2000”.
Initiée par un collectif d'artistes, le “27ème Stratagème”, cette exposition d'oeuvres gonflables a vu le jour grâce à Pierre Nouvion, galériste spécialisé en art contemporain bien connu en Principauté et pour l’heure commissaire de l’exposition.

et  G comme "Gonflée" …

La dernière exposition sur le sujet remonte à … mars 1968 au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris. On pouvait déjà y remarquer la grande diversité des domaines abordés par les structures gonflables : industrie, architecture, arts plastiques, loisir, design, transport aéronautique, naval, scientifique, sportif, publicitaire … Car la décennie 1960-70, marquée par l'explosion de la Pop culture et de la société de consommation, favorisera la création des structures gonflables les plus utopiques en particulier dans le domaine de l'Urbanisme et de l'Architecture : fauteuils ou canapés, mais aussi éclairages ou vêtements.
A Monaco, on pouvait admirer, entre autres, les chewing-gums "dans la ville" de Simone Decker, les souris géantes de Takashi Murakami ou le robot jaune (et articulé) de Choi Jeong-Hwa.

       Des oeuvres d'art "gonflées" pour 
        inaugurer le Grimaldi Forum

H comme Haute montagne

Connaître l’ivresse des plus hautes cimes, c’est ce que vous propose depuis un mois le Monégasque Steve Poliakovic, avec “Aventure et Survie”. Déjà propriétaire de l’entreprise monégasque de Travaux Acrobatiques, ce passionné de haute montagne, vient de créer une deuxième activité dans la petite rue des Lilas : à la fois petite boutique qui vend de l’équipement et bureau de guide, Aventure et Survie organise des expéditions en haute montagne partout dans le monde.  : trekking, escalade,
Exemple, en juin dernier, Steve Poliakovic est parti avec un petit groupe de 4 personnes dans la Cordillère Blanche, au Pérou, dans le but  de monter jusqu’au sommet du  Huascaran, à 6768 mètres.
Au programme : stages et week ends de “maitrise et dépassement de soi”,  sorties hivernales en ski de randonnée ou hors piste, séjour de découverte des Dolomites ou du Sud Tyrol … Pour les alpinistes aguerris !
 
I comme Ile de Lérins

Que diriez-vous d’une journée entière aux Iles de Lérins ? Au départ du port de Monaco (à droite),tout simplement,  sans s’user les nerfs dans sa voiture ni transpirer ? Il suffit d’être capable de se lever à huit heures trente du matin pour embarquer quai des Etats-Unis sur le Catamaran “Vision” de Pierre Brezzo.  Il vous en coûtera 150 francs la journée, retour vers 19 heures. Vous pourrez préférer une mini-croisière jusqu’à Saint Tropez ou San Remo.
Par ailleurs le Monégasque Pierre Brezzo, décidément très entreprenant, vient de racheter un vieux monocoque en bois, le Classic Hippocampe basé à Menton. Restauré à l’ancienne avec laiton apparent, marins en tricots rayés et canotiers de paille à la mentonnaise, il vous propose des promenades en mer Menton-Monaco d’une heure et demie pour 60 francs.

J comme Jeunes

Une auberge de jeunesse citée par le Guide du Routard ou le “Let’s Go Europe”, des chambres  à 70 francs la nuit, douche et petit déjeuner compris …  C’est bien à Monaco, au Centre de la jeunesse Princesse Stéphanie. Le bâtiment, plutôt ancien, a été récemment rénové, offrant de petites chambres à 4 lits ou des dortoirs de dix lits superposés … avec eau chaude s'il vous plaît, une denrée rare parait-il dans d’autres auberges du même type. Et même un agréable jardin !
Le Centre connaît un succès croissant, son taux de remplissage dépassant désormais les 65% sur l’année. En été, ses 72 chambres sont quasiment occupées à 100% par des Français mais aussi des Européens et Américains, Africains et Japonais. Baskets et sacs à dos, voila une des faces cachées du tourisme en Principauté.

L comme Limousine à Louer

Faute d’avoir les moyens de garer sa Rolls devant le Casino, il n’est pas interdit d’en louer une … Juste pour une heure. Chez  Monte Carlo Limousine, un petit tour en Rolls Royce Silver Spur blanche avec chauffeur vous en coûtera 1250 francs de l’heure.  Mais vous aurez droit à un chauffeur trié sur le volet, vêtu d’un costume bleu marine ou gris foncé avec cravate, parlant trois langues et connaissant comme sa poche l’histoire de la Principauté ,les dates des fêtes nationales l’ histoire de François Grimaldi ou étant féru de politique étrangère. Une petite folie à s’offrir pour se prendre, le temps d’un instant, pour une vedette du sport ou un  top model.
 
 
M comme Maillot de bain Monégasque

Des maillots de bain à l’esprit californien, couleurs éclatantes et tissus exclusifs, bien coupés et de plus de prix abordables (entre 250 et 400 francs)… Ne cherchez pas plus loin, c’est Made in Monaco et nulle part ailleurs. Grâce à la créativité de la styliste californienne Nat Maory et au talent commercial de Daniel Flachaire et de son équipe, la marque monégasque Banana Moon a le vent en poupe. Avec 400.000 pièces vendues l’année dernière, exportation dans toute l’Europe et un  CA de 60 millions de francs. On trouve les maillots Banana Moon dans les grands magasins (comme les Galeries Lafayette), en boutique de sport et dans les bonnes boutiques des villes de bord de mer. A Monaco, chez “Il Teatro”, 8 bis rue Grimaldi; “Trottinette”, 3 avenue St Charles et “La Licorne”, plage du Larvotto. Pour être dans le bain, à la piscine Albert Premier (à gauche) !

N comme Nuits de la Danse

Les Ballets de Monte-Carlo sont loin d’être aussi classiques qu’on pourrait l’imaginer, surtout depuis l’arrivée de Jean-Christophe Maillot. Danseur et chorégraphe, le directeur des Ballets n’a pas perdu son temps : il a à son actif plus de 25 pièces chorégraphiques, dont Roméo et Juliette ou Du voyage d’Hiver sur des lieders de Schubert. Invité à Monaco par la Princesse Caroline pour prendre la tête des Ballets, il y poursuit  “l’exploration extrême du vocabulaire et la technique classique” selon ses propres termes. Entre danse classique et contemporaine, il ne choisit pas, mêlant au répertoire des Ballets de Monte-Carlo à la fois oeuvres majeures du 20ème siècle (dont les Ballets Russes) et chorégraphies contemporaines. Pour les Nuits de la Danse, qui se déroulent en juillet sur les Terrasses du Casino, il nous prépare de nouvelles créations : si la musique est classique, la danse sera résolument actuelle.
P comme Poupées

Surprenant, une villa du siècle dernier signée Charles Garnier au milieu des hautes tours de l’Avenue Princesse Grace. C’est pourtant là que se trouve le Musée National (à droite), célèbre pour sa collection de 400 poupées et 80 automates rassemblée par Madeleine de Galéa (1874-1956). 
Chaque été, une exposition à thème permet aux visiteurs de retrouver le monde de leur enfance :  les jouets anciens, la poupée Barbie, l’ours ou les poupées de Peynet .


R comme Ré 
(Marisa del)

 Entre Karel Appel …
A Monaco la sculpture qui s’expose aux regards dans les jardins publics est résolument moderne, voire contemporaine. Etonnant, dans une Principauté plutôt "classique" ? C'est grâce à l’effet magique de  Marisa del Ré. Cette Italienne née à Rome qui possède une galerie à New York a organisée une première exposition de sculptures monumentales ... en maquette. Habituée de Monaco, elle a l’idée de proposer une exposition de ce type grandeur nature. Dès 1987, la première Biennale de Sculpture voit le jour. Inscrite depuis lors dans le calendrier artistique de la Principauté, la Biennale aura exposé des oeuvres du Modernisme tardif (Joan Miro, Hans Arp, Alexandre Calder), du pop art (Robert Indiana, Marisol, Georges Segal), du nouveau réalisme (Arman et César). Mais encore le Lyrisme Abstrait tardif, le minimalisme le process art, l’Earth Art  ou le “New Figurative”  …
Marisa del Ré aura réussi, sans effort apparent, à faire accepter à la Principauté la sculpture de son temps. Une prouesse ?
D’autant plus que l’Etat, après chaque Biennale, achète quelques oeuvres pour agrémenter ses squares et jardins publics.

     … et Bernar Venet

 

      Fontaines dans les jardins de Fontvieille

S comme Samedi de la brocante

La brocante du samedi sur le port de Fontvieille est “une vraie brocante, avec de vrais brocanteurs qui font les caves et les greniers” selon les termes d’Annie Lajoux, son organisatrice et par ailleurs décoratrice sur le port. Où l’on trouve linge ancien et cartes postales, montres et objets d’art africain, vaisselles et petits meubles, tableaux, livres et disques parfois … Initiée par l’Union des commerçants dans le but d’animer un quartier un peu assoupi, la brocante poursuit son petit bonhomme de chemin : une douzaine de marchands fidèles viennent de toute la Côte et même d’Italie. Comme gage de sérieux, on leur demande un numéro de registre du commerce, qui est transmis aux autorités monégasques. De plus, ce qui ne gâte rien, “on peut faire des affaires, à des prix imbattables”, comme le confie Annie Lajoux, qui  y a  trouvé des objets intéressants pour sa boutique. Un endroit reposant  et agréable où venir chiner après la plage.

T comme Taxifolia

Néfaste ou pas, le débat n’est pas tranché. Toujours est-il que la Caulerpa Taxifolia est une algue d’un étonnant vert fluo, très belle à observer sous l’eau parait-il. C’est du moins l’avis des plongeurs. Si la faune se fait de plus en plus rare dans les eaux monégasques, on peut y voir heureusement encore quelques daurades et  poulpes,  langoustes et homards ainsi que de beaux massifs de corail, du moins dans les deux réserves sous-marines. Le club de plongée - une centaine de membres - recommande
le Cap Estel et le Cap Martin, La pointe Mala et la pointe des Douaniers pour découvrir la beauté des fonds marins. Ceux qui n’aiment pas se mouiller choisiront le Catamaran “Vision”  qui propose une heure de visite commentée de la baie de Monaco. Grâce à ses parois transparentes, on peut observer les progrès de la taxifolia et aussi posidonies. Pour 50 francs seulement, gratuit pour les enfants moins de dix ans, le parking gratuit étant également inclus dans le prix du billet.
 
W comme Welcome au Star’N’Bar

Sur le quai Antoine 1er,  à l’emplacement de l’ancien Comptoir Pharmaceutique Méditerranéen  - dont il a conservé le style “usine” - s’est installé voici trois ans le Star’N’Bar. Sur plus de mille mètres carrés, sans une once de ce marbre ni de ce chic si typiquement monégasque, le”bar du Blues et du sport”, est devenu pourtant une institution … Répertorié par l’Express dans les “endroits à la mode”, on en parle aussi dans le Newsweek américain ou dans le Bunte allemand et même jusqu’au Japon. Le Star’N’Bar, c’est  à la fois : un “bar des sports” sur le modèle américain, regroupant les trésors variés offerts par de grands sportifs, comme un bobsleigh du Prince Albert, une Formule 1 de Thierry Boutsen ou les combinaisons de pilotes du Rallye de Monte-Carlo. 


 
 

      Le Quai Antoine 1er vient d'être réhabilité

Un restaurant où les plats sont “all american”, pavé de bison, T-Bone, sandwiches new-yorkais ou hamburgers. Une salle de jeux avec billard, vidéos et autres flippers. Ainsi qu’une salle de jeux pour enfants avec animatrices …
Enfin, le Blues Bar inauguré par Chuck Berry, qui a vu défiler quelques uns des meilleurs musiciens locaux de blues et de rock. Et des vedettes comme Prince, Stevie Wonder, Peter Gabriel ou les Scorpions. Le tout réparti sur trois niveaux, dans une ambiance mi-western, mi-branchée-fun-cool, aux murs couverts de vieilles publicités américaines, récupérées dans caves ou greniers. La devise - très américaine -  des propriétaires, la Texane Kate Powers et le Français Didier Rubioli, étant : service et accueil.
Brunchs américains le dimanche matin, ateliers pour les enfants le samedi après-midi ou soirées à thème de l’été - du style “Woodstock” ou “Beach Party” - il y en a pour tous les goûts, âges et bourses. D’ailleurs, les clients s’y bousculent, en provenance d’Italie ou de Cannes. Célèbres ou non, “You are welcome” au Star’N’Bar !

 
Z comme jardin Zen

Insolite, le Jardin Japonais au pied des buildings. Insolite également, sa construction qui fut une oeuvre de longue haleine : dix huit mois de travail après avoir fait bénir l’emplacement  par un grand prêtre shintoïste. Dessiné par l’architecte-paysagiste Yasuo Beppu, il fut fait dans les règles, en respectant une tradition séculaire - qui remonte au VIème siècle - selon laquelle la nature a une âme. C’est pourquoi l’architecte a choisi lui-même, un à un, les rochers de la cascade, se déplaçant en personne en Corse ou en Auvergne.

Dans son principe, un jardin japonais est une copie stylisée de la nature avec toutes ses composantes, montagne, cascade, plage, ruisseau … Chacun des éléments ayant une signification : le vieil arbre (un olivier de 400 ans provenant de Roquebrune) est symbole de sagesse, la barrière en bambou, représente la fragilité et la légèreté, le pont rouge (couleur du bonheur),de forme cintré et étroit pour symboliser l’accès difficile à l’île divine, la cascade, symbole de la force de la nature et de l’homme … Autant d’idées issues de la pensée Zen, le but étant de conduire à la recherche de la beauté et de la sérénité.
Encore plus insolite pour un Occidental, la Maison de Thé, qu’on atteint par une allée conçue pour marcher à petits pas. En traversant un jardin Zen, lieu de méditation fait de sept rochers représentant les 7 continents (sic !) et de gravier blanc sculpté en vague pour figurer les océans.

Avant d’entrer dans la Maison, le visiteur se purifie l’âme et le corps avec une louche d’eau. Puis, il franchit le seuil par une sorte de trappe basse, destinée à imposer humilité et respect. A l’intérieur, un salon carré, avec un coin où frémit l’eau, baignant dans une lumière diffuse naturelle pour conduire à l’introspection.
On connait la Cérémonie du Thé elle-même : accroupi, ou à genoux, l’hôte remue le thé avec l’eau, un nombre de fois bien précis puis tourne le bol dans un sens puis dans l’autre … Le but étant toujours d’atteindre à la méditation. Autant de mystères de l’Orient  auxquels rêver en visitant ce magique Jardin Japonais.

 

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