MONACO
“Jouer au Casino est un élixir de longue
vie” dit joliment Jacques Dubost, le “public relations” du Casino.
Au delà de 75 ans, cela signifie s’habiller, sortir, rejoindre ses
amis, se distraire. Bref, retrouver, dans ces magnifiques salons, l’atmosphère
de plaisir et de luxe de sa jeunesse !”
Machines à sous et jeux … américains Craps, roulette américaine, black-jack,
punto banco … les jeux américains arrivent à Monaco en 1979,
avec l’inauguration, dans le Casino de Monte-Carlo, d’une salle qui
leur est consacrée. En même temps, les appareils automatiques,
eux aussi d’origine américaine, connaissent une ferveur croissante.
C’est à peu près à cette époque que la SBM
introduit dans ses magnifiques salons Napoléon III … les populaires
machines à sous, alors encore interdites en France. C’est également
la raison de l’ouverture du Casino du Loews en 1975, qui sera exploité
conjointement par le Loews et la SBM, cette dernière percevant la
moitié des recettes. Quant au nouveau Café de Paris, inauguré
en juillet 88, il abritera sur plus de 1300m2, quelques 400 machines automatiques.
Mais aussi 9 tables de black-jack, 8 tables de roulette, et une de craps.
Enfin, la SBM tentera une diversification en décembre 91, avec l’introduction
du Pai Gow Poker, jeu importé d’Orient, mélange de poker
et de chemin de fer … très prisé parait-il aux USA. Sans
oublier les deux Colossus, slot-machines géantes, uniques en Europe
… Bonjour l’Amérique !
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Même l’ancien fumoir ainsi que la Salle
Blanche, tout en marbre et feuilles d’or, qui étaient autrefois
salle de baccara et chemin de fer, sont aujourd’hui dédiés
aux machines à sous, et en particulier au vidéopoker très
à la mode. Les touristes sont parait-il ravis de repartir avec,
en souvenir, le gobelet qui sert à ramasser la monnaie. Il est en
plastique mais … aux armes de la SBM !
Mais il reste encore des riches ! On rencontre trois sortes de clients dans le Casino,
soutient Jacques Dubost qui aime les formules. Les touristes en visite;
les habitués, retraités le plus souvent, qui sont ici chez
eux et viennent pour se retrouver entre eux au moins autant que pour
jouer et enfin les richissimes attirés par la sécurité
de la Principauté. Plus besoin ici d’être entouré
de ses 40 gardes du corps !
On trouve par contre, à côté
des amateurs qui jouent de petites sommes pour se distraire, les “systémiers”,
sortes de professionnels férus de mathématiques qui ont inventé
un système pour gagner leur pain quotidien. Souvent, ces bons
clients arrivent à empocher de 300 à 500 francs par jour,
l’art étant alors de savoir s’arrêter à temps.
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| Qui perd,
qui gagne ?
Cependant, les jeux restent “enrichissants” pour
la SBM : ils pèsent pour 70% de son chiffre d’affaires global. Malgré
un personnel obligatoirement nombreux, une table de jeu occupant six croupiers,
cylindriers et chef de table, dont deux doivent rester au vestiaire.
La SBM emploie ainsi 1000 salariés rien que pour les jeux, dans
ses 4 casinos : le Casino de Monte-Carlo, le Café de Paris et la
Salle des Palmiers du Monte-Carlo Sporting Club, rendez-vous des jeux en
été. A quoi s’ajoute le Sun Casino du Loews.
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