Arkopharma.html COTE D’AZUR/ ECONOMIE

Une industrie des plantes
Jean-Pierre Blanc, Colette Robert, les soeurs Costa (Photos DR)                                                                  … florissante
 

La Côte d’Azur est un bon terreau pour l’industrie des plantes, qu’elles soient à parfum, médicinales … ou à déguster. Bien que très peu récoltées dans la région, mais au contraire importées du monde entier, elles ont permis la croissance de plusieurs secteurs, tous aujourd’hui florissants.

Les plantes médicinales “poussent” bien sur la Côte. Bien qu’elles ne soient pas récoltées dans la région, mais viennent au contraire du monde entier, elles ont contribué à la croissance express d’Arkopharma, devenu le numéro un français de la phytothérapie. Positionné sur le “mass market”, le laboratoire de Carros exporte partout ses Arkogélules. Tandis que quelques challengers, comme Vitajouvence, tentent leur chance sur un marché qui a, semble-t’il, un potentiel énorme.
Si, selon le petit Larousse, elle est le “traitement des maladies par les plantes”,  la phytothérapie a été classée longtemps dans la “parapharmacie” puisqu’elle ne demande pas d’autorisations de mise sur le marché ( AMM).
Même si, depuis 1986, elle a été reconnue officiellement comme une  “médecine à part entière” par le Ministère de la santé, et qu’on trouve certains de ses produits en pharmacie.
Un marché de l’automédication évalué à 10 milliards de francs pour la France.
Si l’on en croit le site web d’Arkopharma , les  Sumériens utilisait déjà la phytothérapie 3000 ans avant Jésus-Christ.
Cette “quête de l’homme vers la connaissance des plantes, leurs secrets et leurs vertus bénéfiques” voit aujourd'hui s’ouvrir de nouveaux horizons grâce à la science (agronomie, chimie, pharmacologie).
Désormais, les plantes sont devenues des “médicaments de santé”,  qui proposent des traitements de fond “dont l'action plus douce vous aidera à prévenir les maladies et à traiter des problèmes chroniques tels que l'arthrose ou l'insomnie” …
Bref, la phytothérapie serait-elle la “réponse idéale  aux maladies du siècle qui caractérisent nos sociétés, comme le stress, la perte du sommeil ou la prise de poids”, comme l’affirme Arkopharma ?
Toujours est-il que le laboratoire de Carros surfe sur la vague actuelle de “ la recherche d'une vie plus saine, d'un retour à la nature, aux valeurs essentielles”.

Cotée en bourse, Arkopharma fait le bonheur de ses actionnaires
 

Docteur vétérinaire et créateur d’entreprise, Max Rombi, 70 ans aujourd’hui, est  un homme de passions. Non content d’avoir donné naissance en 1967 à Virbac, devenu sous son impulsion le troisième laboratoire vétérinaire français, il repart de zéro en 1980 pour bâtir Arkopharma, avec le but de “construire de toutes pièces une nouvelle médecine à base de produits naturels”. Épaulé depuis le début par Colette Robert, 51 ans, docteur en chimie, à la gestion, aujourd’hui présidente du Directoire.
Les Arkogélules, le grand succès du laboratoire Arkopharma, sont lancées dès 1982 : une gamme qui compte plus de 120 sortes de gélules  à base de plantes, depuis l’aloes jusqu’à la vigne rouge en passant par le chiendent, le pissenlit, l’ortie  ou la queue de cerise.
Arkopharma fabrique également des associations de plantes, des solutions buvables pour mincir ou dormir, des extraits aqueux et hydro-alcooliques, et même des cigarettes sans tabac, composées de “plantes NTB sans nicotine pour une désaccoutumance progressive”.
Devenu numéro un de la phytothérapie en France, devant des concurrent beaucoup plus petits (comme Plantes et médecine” de Pierre Fabre) Arkopharma détient plus de 244 Autorisations de Mise sur le Marché (AMM), pour un catalogue de 1000 références (non remboursables).
Satisfait d’avoir “redonné à la phytothérapie ses lettres de noblesse”, Max Rombi garde la “passion” de “convaincre le monde entier de l’importance” de “l’autre médecine”.
La phytothérapie représente toujours la plus grosse part du chiffre d’affaires (56%), même si Arkopharma s’est depuis lors diversifié. Dans le domaine des vitamines et minéraux (19% du CA), avec par exemple son produit-vedette Azinc ou la dermopharmacie (11% du CA), sous forme de gélules pour bronzer ou hydrater sa peau “de l’intérieur” . Mais aussi l’homéopathie, en rachetant deux laboratoires existant  ou les produits minceur, sous formes de tisanes de la gamme Mincifit, lancée en 1998.
Arkopharma est aujourd’hui une entreprise internationale qui emploie 1026 salariés, dont 700 sur site de Carros. Avec des filiales en Angleterre, Allemagne, Etats-Unis, Espagne, Pays-Bas, Italie, Belgique, Irlande. Son chiffre d'affaires augmente régulièrement (en moyenne de 10%par an : 900 millions en 1999) de même que les bénéfices (66 millions en 1999) soit une rentabilité nette de 7,4%.
Cotée en bourse, au Second Marché, depuis avril 1996, Arkopharma est très appréciée également par ses actionnaires, leur offrant des bénéfices par action en hausse de … 26%
Pour ce faire, Arkopharma investit sans cesse, réalisant des extensions (deux fois 10.000 mètres carrés à Carros) pour améliorer l’outil de production ou construisant une nouvelle usine en Irlande (20 millions de francs en 1998), destinée à approvisionner l’Europe du Nord et de l’Est.
En 1999, Arkopharma a construit sur le site de Carros la plus grosse installation industrielle française de gaz supercritique, un extracteur CO2 permettant de produire des extraits de plantes très purs.
Et, la même année,  racheté  Oakmont, un laboratoire américain qui produit sous la marque “Health from the sun”, une gamme de compléments nutritionnels à base d’acides gras poly-insaturés. Croissance attendue de cette nouvelle filiale : au moins 25%.
Aujourd’hui, Arkopharma exporte pour 50% de son CA dans plus de 50 pays, les meilleurs résultats étant obtenus avec l’Espagne, le Portugal, l’Argentine et l’Europe de l’Est.
Le secret d’une telle réussite, selon Colette Robert : “la vogue des produits sains et naturels, des produits traités comme des médicaments (avec essais cliniques  et AMM) … et donc prescrits volontiers par les médecins. Ainsi des deux best-seller : Phyto Soya (pour la ménopause) et Exolise (pour mincir)”.

Malongo préfère l’arabica d’origine noble et la torréfaction traditionnelle

Chaque année, il s’échange dans le monde six millions de tonnes de café. Deuxième production mondiale après le pétrole, le “petit noir”  rapporte 100 milliards de francs aux pays producteurs. Un marché dominé par cinq grands groupes qui achètent 60% de la production. Au contraire du torréfacteur français Malongo, qui tablant sur la qualité et la spécificité des goûts, s’est fait une place au soleil de Carros, Alpes Maritimes, avec un beau chiffre d’affaires de 280 millions de francs. Grâce à une stratégie de développement vers les produits haut de gamme (purs arabicas), dans un marché qui reste stable mais toujours quasiment universel : 94% des Français consomment du café (et 60% des clients d’un bar).
Malongo est une des premières entreprises de la Côte à posséder un site web permettant d’acheter en ligne. Très esthétique et complet à la fois, ce site explique en détail  “le monde du café”, répertoriant par exemple les “pays du café”, dont le Brésil, qui est de loin le premier producteur et exportateur mondial.
L’origine du café ? Ce sont les marchands hollandais qui ont propagé l’arabica, qui poussait en Abyssinie (l'actuelle Éthiopie) et au Yemen, en le transportant à Java.
Ensuite un Français, le capitaine de Clieux, l’implanta dans la zone Caraïbe où sa diffusion gagna l’Amérique.
Le caféier est un arbuste au tronc droit qui vit environ 70 ans : il possède un feuillage persistant, des fleurs de couleur blanche et surtout, un fruit appelé “cerise” qui mûrit durant plusieurs mois, passant du jaune au rouge puis au noir. Sur une soixantaine d'espèces, deux dominent le commerce mondial, l’arabica et le robusta. L’arabica pousse à des altitudes comprises entre 500 et 1700 mètres d'altitude, dans la zone intertropicale. Tandis qu’à l’état sauvage, le robusta, pousse dans les forêts de la zone tropicale africaine : il se cultive dans les zones basses du Centre et de l'Ouest de l'Afrique, en Asie, au Sri Lanka, aux Philippines.

La saga Malongo commence en 1934, quand fut fondée à Nice la Compagnie Méditerranéenne des Cafés, une SA qui fit connaître la marque Malongo par ses publicités sur RMC. La société est  rachetée en 1964 par le torréfacteur belge Hugo Rombouts. Malongo est dirigée depuis 1980 par Jean-Pierre Blanc, qui affiche ainsi son credo : “préférer l’arabica au robusta, rechercher des lots typés et des origines nobles, choisir les planteurs à la production soignée et personnalisée, la cueillette à la main, le transport en sac de jute, la torréfaction traditionnelle, les emballages sous boite métallique ou sachet sous vide à valve fraîcheur “unisens” (deux oscars mondiaux de l’emballage)”.
En effet, la torréfaction, se fait “à l’ancienne, durant 20 minutes” dans l’usine ultramoderne de Carros, où les machines sont pilotées par ordinateur et la qualité de la mouture contrôlée au rayon laser.
D’où une gamme Malongo de 50  variétés, depuis les grands classiques, Goûts Italiens ou Supremo d’Arabica, jusqu’aux pures origines, Brésil Sul de Minas ou Moka Sidamo d’Ethiopie, en passant par les cafés rares (Corps Sauvage ou Arôme Fruité). Sans oublier le café le plus cher du monde (600 francs le kilo), le Blue Mountain de Jamaïque, dont Malongo est le premier importateur mondial. Nouveautés : cafés biologiques ou Aromatiques - parfumés vanille ou noix de coco, et destinés aux jeunes.
Jean-Pierre Blanc aime se vanter d’avoir “une idée à la minute”. Ainsi celle, rentable semble-t’il, des “Malongo Cafés”, une dizaine de boutiques de dégustation à Paris, Lyon … ou Cap 3000, qui s’exportent également depuis peu à Anvers, Madrid, Berlin et Beyrouth.
Sa dernière idée : le lancement en septembre 1997 de “1,2,3 Spresso”, une machine expresso à doses, qu’il a supervisé avec un soin “maniaque” : six ans de recherche à Carros, deux brevets déposés, 25 millions investis … et un produit “révolutionnaire” selon ses termes, car les doses sont pré-emballées dans un papier naturel, entourées d’un carton servant de joint pour la machine. Une subtilité qui évite toute manipulation, pas de joint encrassé à changer, la dose usagée étant éjectée dans un bac spécial. Commercialisée sous la marque Chromex, cette machine s’est déjà vendue à 50 000 exemplaires (l’objectif de départ était de 20 000 !) et l’exportation démarre, en Suisse et aux Etats-Unis, bientôt le Japon et l’Europe. En même temps, Malongo va pratiquer une politique de vente sous licence. Bref, une machine qui a un “fort potentiel de développement ”, ce qui devrait faire bondir les chiffres à l’export, qui jusqu’à présent n’était que de 8%.
Résultat, la société Malongo se porte comme un charme : elle compte 10 000 clients, parmi lesquels les professionnels les plus prestigieux dont le chef Alain Ducasse. Tandis que son chiffre d’affaires est en progression constante (+ 25% en 1997, 13% en 1998, 12% en 99). A ce jour, 280 millions de francs pour 230 personnes (dont plus d’une soixantaine à Carros). Tous les bénéfices sont réinvestis.
Plus original, Malongo joue la carte de la pédagogie du consommateur. Comme avec le CD Rom “Le café”, une promenade virtuelle dans la maison d’un amateur de café. Même démarche avec “le Journal du Café”, un astucieux mélange de reportages (sur les pays producteurs de café par exemple) et d’informations sur les produits Malongo, sans oublier le site web (malongo.com).
Intarissable sur les origines du caféier ou sur sa collection de moulins à cafés, Jean-Pierre Blanc place le respect des hommes au dessus de tout. Respect qu’il apporte dans ses rapports avec les planteurs des pays producteurs, où il se rend quatre fois par an. Il est prêt à mettre un prix plus élevé pour encourager les petits producteurs vers la qualité. Le meilleur exemple en est son projet de faire revivre le Bonifieur, café de Guadeloupe fameux dans les années 20, dont les plants étaient tombés en friche au profit de la banane. Sans fausse modestie, Jean-Pierre Blanc se dit convaincu de “travailler pour le patrimoine de l’humanité”.

Les parfumeurs grassois réalisent la moitié du CA de l’industrie aromatique française


Grasse, ses ruelles étroites, ses alambics … et une oeuvre de Fragonard, l'enfant du pays

Il est bien loin le temps où, comme dans “Le Parfum” de Patrick Suskind, Grasse fabriquait des parfums à partir des roses, jasmins, lavandes et autres mimosas cultivés dans la région. Depuis les premières distilleries grassoises apparues à la Renaissance, l’industrie du parfum a connu bien des mutations.
Centre industriel important dès le Moyen Âge - on y trouvait des tanneries connues dans toute l’Europe pour  la qualité de leurs peaux  - Grasse se spécialise dans la parfumerie grâce à la mode des gants parfumés lancée par Catherine de Médicis.
Au début “gantiers-parfumeurs”, les industriels deviennent parfumeurs à part entière au début du XVIIIème siècle.
Depuis lors, les techniques d’extraction des essences n’ont cessé d’évoluer : bien vite,  on a abandonné la vieille technique de l’enfleurage pour  la distillation à la vapeur d’eau (qui permet d’obtenir des huiles essentielles) et l’extraction par solvant (pour obtenir l’essence pure ou “absolue”). Dans chaque entreprise, sont apparus des laboratoires d’analyse et de contrôle qui utilisent des techniques de pointe, résonance magnétique nucléaire et spectrométrie de masse.
Une modernisation qui s’est accéléré ces vingt dernières années : extraction au gaz carbonique super-critique,  robotisation des mélanges. Et même, depuis une dizaine d’années, arrivée des biotechnologies dans les arômes alimentaires.
Par contre, en raison de coûts de production trop élevés, les fleurs ne sont plus récoltées dans la région. Du moins très peu  : roses de Grasse, jasmins et feuilles de violettes vendus par les agriculteurs locaux ne pèsent que pour dix millions de francs.
D’où l’importation massive de matières végétales de Chine, du Brésil ou d’Egypte, de Bulgarie, de Turquie ou de Madagascar. Si le romantisme y perd, l’efficacité économique y gagne sans doute.
Aujourd’hui, le métier des laboratoires grassois consiste à produire des extraits à partir de sources aromatiques naturelles, qui peuvent ensuite être modifiées par voie chimique. Et à créer des “compositions parfumantes” pour des secteurs aussi variés que la “parfumerie alcoolique de luxe”, les cosmétiques, savons, détergents, produits ménagers.
Le bassin grassois réalise la moitié du chiffre d’affaires global de l’industrie aromatique française, qui pèse 6,7 milliards de francs et emploie 6 000 personnes.
On sait, depuis Louis XIV qui se lavait au parfum jusqu’à Marylin qui dormait nue avec Chanel numéro 5, que la France est  Le pays du Parfum. La parfumerie est un secteur phare de l'industrie française :  4 des 8 principaux groupes mondiaux du secteur sont français (citons L’Oréal ou LVMH). C’est depuis longtemps une industrie ouverte sur le monde où les mutations sont constantes : les sources d’approvisionnement changent, les chercheurs mettent au point des molécules de synthèse inconnues, des applications inédites surgissent, comme l’aromatique alimentaire. Il est à noter qu’aujourd’hui, le chiffre d’affaires du secteur est réalisé à 45% dans l’alimentaire. Enfin, c’est une activité exportatrice à 70%.
L’industrie grassoise, quant à elle, compte une soixantaine d’entreprises pour 3 200 salariés, grands groupes  mais aussi affaires encore familiales et indépendantes, comme les deux ténors que sont Mane et Robertet, qui approchent ensemble les deux milliards de francs de CA et figurent parmi les dix premières entreprises “aromatiques”  mondiales.
Nombreuses sont les petites PME/PMI, dont beaucoup de création récente - du fait de salariés ayant subi les restructurations des années 80 - et la plupart en forte croissance : actuellement, les sociétés “vieilles” de dix ans pèsent entre 30 et 80 millions.
Citons la société Jehanne Rigaud , implantée depuis plusieurs décennies à Bar sur Loup, qui crée et commercialise des parfums dans sa propre marque - comme "Nuit de Jeunesse" qui a une notoriété internationale. Ou encore Charabot  (produits aromatiques), Expressions parfumées (qui a démarré en 1983 dans un garage et compte parmi ses clients clients Procter & Gamble ou Johnny Hallyday),  Aromatech (production de produits aromatiques sur mesure), Orgasynth (extraits pour parfumerie et industrie des arômes).
- “La santé du secteur est excellente, se réjouit Han-Paul Bodifée, président délégué général de Prodarom, le syndicat national de la profession basé à Grasse, avec une croissance de 10% en  moyenne, même en 1998 malgré la crise asiatique”.
Pour l’année 1999, les soixante entreprises du secteur enregistraient des ventes totalisant 3,5 milliards de francs (2,9 milliards en 1995), dont 70% à l'exportation (contre 60% en 1995). Trois entreprises - Robertet, Charabot et Mane - ont réalisé plus de quarante pour cent du chiffre d'affaires global de l'activité Parfums et Arômes.
Une bonne santé confirmée par les investissements massifs de ces dernières années.
Charabot, aidé par le Conseil Régional, s’installait en novembre 97 dans la zone de Sainte Marguerite, au sud de Grasse : un investissement de 175 millions et 30 emplois à la clé. Aromatech, après avoir racheté une société tunisienne, inaugurait en décembre de la même année un laboratoire de fabrication à Singapour, tout en agrandissant son unité de production d’arômes à Saint Cézaire, avec le projet de créer un laboratoire de recherche. Expressions Parfumées augmentait également  son unité de production pour faire face à la demande,  Biolandes Technologies intégrait ses nouveaux locaux de 28 000 mètres carrés et le russe Green Mama installait une unité de production de cosmétiques …En septembre 1998, Mane inaugurait un nouveau centre de recherche tandis que Robertet renforçait sa filiale au Vietnam, investissait 25 millions aux USA pour construire une usine d'arômes alimentaires et acquérait une unité d'extraction de matières premières en Afrique du Sud.
Si les principaux clients  du pôle aromatique sont principalement en Europe, aux États Unis et au Japon, il ne faut pas oublier  l’Asie :
- “Grasse possède aussi une longue tradition d’échanges avec l’Orient,  explique le président de Prodarom. Or, la Corée et l’Indonésie, gravement touchées par la crise asiatique, se redressent  et constituent ainsi pour nous un pôle d’exportation de plus en plus attrayant. Et bientôt la Chine, qui s’ouvre à l’économie libérale. Nous allons pouvoir leur proposer notre savoir-faire : tout ce qui touche au goût et à l’odeur." Rappelons que Grasse, avec 42 000 habitants, fait 8% du chiffre d’affaires mondial de l’industrie aromatique.
Sans oublier que Grasse, comme le savent les touristes du monde entier, c'est un micro-climat, des maisons de retraite … et surtout "Galimard-Molinard-Fragonard", le trio des parfumeurs à visiter absolument.

                                                                                                    Florence CANARELLI

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