Ghost Dog - La voie du samouraï

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GHOST DOG

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Le film :

Le film retrace l'histoire d'un samouraï contemporain qui doit obéir à son maître car celui ci lui a sauvé la vie. Seulement, la situation va faire que son maître ne pourra faire autrement que de monter son clan contre son vassal . . .

 

En quelques mots :

Splendide ! Splendide la musique, splendide, la mise en scène, splendide les acteurs ! Le film retrace l'histoire de cet homme dévoué avec une simplicité, mais également avec une justesse qui font que ce long métrage est poignant, touchant, et surtout captivant.

La critique :

Le théâtre dramatique utilisait des thèmes encrés dans la réalité, mais surtout forts pour captiver l'attention du spectateur. Il fallait donc qu'il soit touché émotionnelement pour que la pièce l'intéresse. Ensuite, la mise en scène faisait en sorte que l'oeuvre plaise à celui qui la regarde. Ici nous avons à faire au même schéma.

En effet, nous assistons à l'histoire d'un homme qui après s'être imprégné du livre Hagakure décide de devenir le vassal d'un homme qui lui a sauvé la vie. En tant que Samouraï il doit donc être sous les ordres de son maïtre, signe de respect envers lui. Ce samouraï se fait appellé Ghost Dog. Celui ci doit donc obéir à un certains nombres de règles qui justifient ses actes.

Le film établi un lien direct entre le personnage et les spectateurs grâce à ses monolgues courts mais réguliers, qui nous décrivent les principes qu'il respecte avec dévouement.Ces monologues (du style : Il faut traîter légèrement les choses sérieuses, et sérieusement les choses légères) font réflaichir le spectateur sur les actions du personnge, mais aussi sur sa propre vie.De plus ces "règles" justifient les actes plus ou moins violents de Ghost Dog ce qui le rend plus humain et par conséquent plus attachant.Ce qui rend captivant le fait de suivre l'évolution de la situation dans laquelle il se trouve, et la façon dont il réagit.

De plus le jeu entre la mise en scène et les acteurs est tellement recherché, et expressif qu'il fait parti intégrante du deroulement de l'histoire du film. En effet, il contribue à la description du personnage de Ghost Dog en ajoutant des émotions que des dialogues ne pourraient pas exprimer. Enfin la musique, signé RZA, ainsi que la performance des acteurs ne font que souligner ses émotions qui font la consistance même du film.

 

 

L'Amitié
"Dans la région de Kamigata, il y a une sorte de coffret à repas qui sert pour une journée, quand on va admirer les fleurs. Au retour, on le jette et on le piétine. La fin est importante en toutes choses."

 

Le Conflit
"il est mauvais qu'une chose devienne deux... celui qui a cette compréhension sera ouvert à toutes les voies"

 

L'honneur

"Si on devait définir en un mot la condition de samouraï, sa base tient dans une dévotion sérieuse, corps et âmes à son maître. Ne pas oublier son maître est la chose fondamentale pour un vassal"

 

Le Savoir (L'enseignement)
"Les questions importantes doivent être traitées légèrement. Celles sans importance doivent être traitées sérieusement."

 

ANNEXES :

Synopsis


Ghost Dog vit au milieu d'une volée de pigeons, sur le toit d'un immeuble abandonné. Régi par un ancien texte samouraï, Ghost Dog est un tueur professionnel qui vénère un livre : Hagakure. De même, il reste fidèle à son maître, un maffieux de seconde zone qui lui a sauvé la vie...
Il n'a qu'un ami, un vendeur de glaces français qui ne parle pas l'anglais. Il n'a qu'un espoir : cette gamine assoiffée de livres.
Quand son code moral est trahi par le dysfonctionnement d'une famille mafieuse qui utilise parfois ses services, il réagit strictement selon la Voie du Samouraï. Et va jusqu'à l'élimination, et les complications, de la Famiglia.

Forrest Whitaker


Réalisateur (les sirupeux Waiting to Exhale et Hope Floats) et acteur, la présence de Whitaker au cinéma est ponctué de films alimentaires et d'oeuvres magistrales où il étale tout son talent.
Né au Texas en 61, il a été révélé en 82 par une comédie lycéenne, "Fast Time at Ridgemont High" qui lanca par ailleurs Sean Penn et Jennifer Jason Leigh. Dès 85, il joue les seconds rôles chez Scorsese ("The Color of Money"), Levinson ("Good Morning Vietnam"), Stone ("Platoon") et Badham ("Stakeout"). Il enregistre un coup de maûtre grâce à Eastwood, avec un rôle qui lui colle encore à la peau, celui du jazzman Charlie Parker dans Bird, pour lequel il emporte un prix d'interprétation à Cannes et une nomination aux Golden Globes.
Whitaker devient alors un des plus ardents défenseurs de la cause afro-amércaine au sein d'Hollywood. On continue de le voir dans Rage in Harlem, The Crying Game, Prêt-à-porter, Smoke, Species, Phenomenon... difficile de l'étiquetter, voire même de se souvenir de certains de ses personnages. Sans disctinction ni séduction, il passe de rôles en rôles de manière assez banale.
Mais en croisant Jim Jarmusch, il se transforme en tueur à gages samouraï, en sage sanglant, et livre là sa plus belle interpréation, toute à la fois gracieuse, intense, sensible et déterminée. Un brin de désespoir accompagne son fatalisme. Et on y croit. Mystique, Whitaker? Possible. Le choix de ses films nous le fait croire...

Jim Jarmush

La silhouette et ce visage d'adolescent cachent un homme déjà installé dans la quarantaine. Ses cheveux blancs, la cigarette
perpétuellement au bec, ce profil-bas calculé (avec la voix idoine, presque rauque) en font une sorte de dandy décalé, faussement détaché, n onchalent, cultivé, poête, auteur et donc réalisateur. De son esprit s'évade un univers beau, triste, drôle, magique, désespéré, âpre. En 20 ans,
Jim Jarmusch est devenu une figure de proue du cinéma indépendant américain, et vient de signer, avec Ghost Dog, son film le plus
accessible. Car Jarmusch, cinéaste culte des cinéphiles et connaisseurs de films "art & essai", est souvent plus connu pour son petit rôle de
Sling Blade (Billy Bob Thorton, 97) que pour ses films, même les plus récompensés. Si Cannes en a fait un de ses favoris, les Américains n'ont jamais accroché à ce caractériel méfiant des médias, à cet artiste cultivé.

Ayant atteint une totale maturité dans son art, le cinéma, Jim Jarmusch reste fidèle avant tout à ses convictions, assumant sa différence, ayant totalement conscience de son statut particulier. Et finalement, zen. Jarmusch, héritier de Godard et d'un langage cinématographique en constante évolution, inscrit son oeuvre dans un univers, dans une société riche de ses contradictions et de ses déracinements. Une observation mystique et humaniste de ceux qui refusent d'être assimilés à une uniformisation culturelle.

Filmographie :

1999 - Ghost Dog The
Way of the Samuraï
1997 - Year of the Horse
1995 - Dead Man
1993 - Coffee and Cigarettes (III)
1992 - Night on Earth
1989 - Mystery Train
1986 - Down by Law
1986 - Coffee and Cigarettes (I/II)
1984 - Stranger than paradise
1982 - The New World
1980 - Permanent Vacation

annexes tirés du site écran-noir

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