Bonjour, je m'appelle Francois
et j'habite la région brestoise. L'herpétologie est un de mes
hobbies. Après avoir été terrariophile en espèces
plutôt exotiques, je me suis aperçu que la faune locale
pour être moins colorée n'en est pas moins aussi intéressante
à
observer. Lorsque je me suis mis à la photo j'ai pu allier deux centres
d'intérêt ce qui fut une grande satisfaction. Les premières
sorties sur
le terrain furent laborieuses, car ces animaux sont farouches et pouvoir
les approcher sans les faire fuir réclame beaucoup d'attention.
Au fil des ans, j'ai pu ainsi me faire une bonne idée des endroits favorables
de ma région.
Aussi, en adhérant à la S.H.F., j'ai pu faire profiter de cette
connaissance
cette association qui réalise des études sur la dynamique des
populations
de reptiles et d'amphibiens, notamment à travers la réalisation
d'un Atlas de
répartition.
Les années passant, j'ai été le témoin d'une tendance
dont les reptiles
ne sont pas les seules victimes : la destruction des biotopes et
l'empoisonnement de l'eau.
Mes sorties sont devenues de plus en plus infructueuses.
La pédagogie ayant toujours été présente dans mes
contacts,
la tâche de faire connaitre et comprendre cette catégorie animale
et la place qu'elle prend dans la chaine alimentaire s'est vu doublée
d'un message de prise de concience d'un appauvrissement de ce qui
constitue un patrimoine. La vipère bérus et la couleuvre à
collier
sont les deux serpents les plus répandus en Bretagne. Ils constituent
à ce titre une facette du patrimoine naturel breton et sont parfaitement
intégré dans les biotopes typiques bretons de l'imagerie populaire.
Les landes, qu'elles soient côtières ou non, les zones marécageuses,
si elles n'ont pas bonne presse, commencent néanmoinds à trouver
justification
en tant que reliques naturelles et culturelles.
Alors tous les ans je me rends dans les écoles de la région et
laisse les enfants
appréhender les 200 millions d'années qui les séparent
de la couleuvre qu'ils
ont en main.