ROUCY1

PAZIOLS SOUS L’ADMINISTRATION DES CHEVALIERS CROISES


L’administration directe de Simon de MONTFORT (vers 1210-avant 1215).

Il est vraisemblable, compte-tenu de l’histoire mouvementée de cette période, qu’à partir de 1210, date de la chute du château de TERMES et de la capture puis de la mort en captivité de Raymond de TERMES, chef de l’une des deux branches de cette maison, le TERMENES tomba sous la domination du comte de Montfort.

Seule une mention (non datée) de cette époque existe encore de nos jours.L’acte lui-même ne parait pas nous être parvenu. Il s’agissait, d’après ce qu’il reste aujourd’hui, d’une transaction réglant les droits des habitants de Domneuve à amener leurs troupeaux dépaître sur les paturâges de Paziols, Tuchan et Ségure. Cette mention figure dans une analyse d’une transaction de 1345 relative aux droits de dépaissance, et précise que les troupeaux de Domneuve doivent se retirer pour la nuit à la distance d’un trait d’arbalète, " suivant l’Ordonnance du Comte de MONTFORT ".

En analysant les actes qui nous restent, il est logique de penser que par cette transaction, Simon de MONTFORT voulait limiter les prétentions de l’abbaye de LAGRASSE , (propriétaire de DOMNEUVE et NOUVELLES?); à faire dépaître ses bestiaux sur les terres voisines ayant appartenu à la maison de TERMES.

Il ne parait pas que le partage des terres des chevaliers faidits entre les croisés restés en Languedoc ait été conservé. Nous ne pouvons donc déterminer avec certitude à quelle date il eut lieu, mais ce qui est certain, c’est qu’il intervint avant 1215 et que Simon de Montfort se substitua au Comte de Toulouse et au vicomte de Carcassonne et établit ses fidèles dans la région, notamment Guy de LEVIS, maréchal de la Foi, à Mirepoix et dans les régions proches, Lambert de THURY à Limoux et Saissac et Alain de ROUCY dans le TERMENES, ainsi qu’à Bram et à Montréal. C’est ce dernier qui nous intéresse, car c’est à lui qu’échut le village de PAZIOLS.

L’administration d’Alain de ROUCY (vers 1210-1221)

Qui était cet Alain de Roucy qui se vit attribuer PAZIOLS parmi les autres possessions des seigneurs de TERMES, et que les auteurs considèrent comme originaire du village de Roucy, dans l’actuel département de l’Aisne?

Nous commençons à entendre parler de lui lorsqu’il accompagne, avec dix chevaliers, la fille de Philippe Auguste allant prendre possession du Royaume d’Angleterre (1).

Ses armoiries étaient : " D’or au lion d’azur, armé et lampassé de gueules et couronné d’argent " (2).

Il combat également à la bataille de Muret en septembre 1213 (3).

Le chroniqueur Beaudoin d’Avesnes, dont l’oeuvre est postérieure aux événements, fait s’affronter en combat singulier, durant cette bataille, les chevaliers Alain de Roucy et Florent de Ville avec le Roi Pierre II d’Aragon, les deux chevaliers Français, accompagnés de quelques autres, ayant fait le serment de tuer le Roi durant la bataille.Mais Pierre II ayant échangé ses armes avec un chevalier de sa suite (fait attesté par Pierre des Vaux de Cernay), Roucy s’aperçut qu’il ne s’agissait pas du Roi.Ce dernier, qui se trouvait non loin de là, se dévoila (fait attesté par la Chanson) et fut alors tué au combat.Cette mort est semble-t-il, inventée de toutes pièces. En effet, Alain de Roucy était originaire de Roucy, actuellement canton de neufchâtel sur Aisne à 75 km au Sud d ’Avesnes, et Florent de Ville de Florentville, autre ville proche d’Avesnes.Il est donc plus que vraisemblable que Beaudoin d’Avesnes ait voulu faire jouer un rôle de premier plan dans cette bataille à deux de ses compatriotes (4).

En juin 1214, peut-être à l’occasion du mariage d’Amaury de Montfort avec Béatrice de Viennois, Alain de Roucy fait une donation de trois pièces de terre au monastère de Prouille, l’une pour construire un e maison, les deux autres à usage de potager et de champ (5).

Il nous reste quelques documents concernant directement PAZIOLS pour cette période.

Le premier document, qui figure parmi les archives de l’Abbaye de Lagrasse, est l’enquête préliminaire à la transaction de 1215 passée entre le monastère et Alain de Roucy quant à leurs prétentions respectives.

Le second est la transaction de 1215 qui figure également parmi les archives de l’Abbaye de LAGRASSE et qui a été transcrite en quasi-totalité par Mahul dans son Cartulaire. Cette transaction nous permet de constater que le différend amorcé avec la famille de TERMES ne se régla pas avec l’arrivée des chevaliers croisés. Ce différend n’était pas encore totalement réglé en 1220, puisqu’il existe deux transactions de cette année-là entre les deux parties pour régler encore divers droits.la première eut lieu le 14 des kalendes de Juin et concernait diverses albergues et autres droits réclamés par Alain de Roucy pour ses châteaux et villages du Termenès dans lesquels l’Abbaye de Lagrasse possédait des biens (6).La seconde eut lieu le 10 des Kalendes de décembre de la même année.Il s’agit d’une sentence arbitrale rendue par le prieur de Lagrasse et le châtelain de Termes pour régler le différend entre l’Abbé et Alain de Roucy (7).A la même date, un procès similaire avait opposé Simon de Montfort à la même abbaye, et un procès de moindre importance à Guy de Lévis, l’offensive croisée ayant eu des répercussions importantes sur les domaines des vassaux de Lagrasse (8).

Alain de Roucy apparaît à de nombreuses reprises dans la chanson de la Croisade albigeoise (9).

En effet, la Chanson a été écrite par deux auteurs différents.Le premier donne lui même son nom: il s’agit de Guillaume de Tudèle.les 2272 premiers vers (écrits de 1210 à 1213) sont de lui, et ses sympathies vont sans aucun doute possible vers le camp des Français.Le second , qui reprend la rédaction vers 1228, est appelé l’Anonyme et il écrit les vers 2273 à 9571 (jusqu’à la fin de la Chanson lors du siège de Toulouse de 1219).Ses sympathies vont au camp occitan.C’est toujours sous sa plume que nous voyons apparaître Alain de Roucy, et il lui fait jouer un rôle relativement ambigu.En effet, même s’il nous le montre souvent combattant vaillament au plus fort de la bataille, il est la plupart du temps parmi ceux qui tentent de faire entendre raison pour négocier à Simon de Montfort lors d’entreprises difficiles ou désespérées.Toutefois, étant donné le caractère épique et romancé de ce document, il est impossible de dire si le rôle qu’on lui fait jouer a bien été le sien, y compris pour sa participation aux événements dans lesquels il apparaît.Les tractations qu’il effectuera pour rendrela ville lui seront reprochées après la prise de la ville de Montréal, et il n’est pas impossible que l’Anonyme, connaissant la suite des événements ait créé un personnage dont le portrait colle avec la réalité pour le rendre plus vraisemblable.

Lorsqu’il est cité pour la première fois dans la Chanson , sous le nom " n Alas de Roci " ( avec par la suite quelques légères variantes), sa seule présence et celle de Pierre de Livron suffisent (aux dires de l’auteur de la Chanson) au printemps 1212, lors du siège de Saint-Marcel, proche de Cahuzac, à empêcher le Comte de Toulouse de se jeter sur les débris de l’armée croisée en déroute (10).

Nous le retrouvons ensuite lors du siège de Beaucaire où il se montre dès le 06 Juin 1216 pour se porter au secours des gens de Montfort assiégés dans le château par les gens du comte de Toulouse (11).

Alain de Roucy est l’un des barons qui accueille Simon de Montfort au siège de Beaucaire à son retour d’Ile-de-France (12).Après quelques assauts, il tente de faire entendre raison à Montfort pour lever le siège (13), mais on le retrouve ensuite au plus fort de la bataille (14), puis parmi les barons croisés qui entraînent les français vers la ville (15).Après un assaut furieux, on le trouve sermonnant Simon de Montfort pour le carnage qui vient d’avoir lieu (16).

On retrouve encore Alain de Roucy défendant la machine de guerre (appelée chatte) dressée par les Croisés devant Beaucaire et qui vient d’être incendiée par les Provençaux. Après cet assaut, Hugues de Lacy ayant dit à Simon qu’il fallait lever le siège, celui-ci lui rétorque qu’il ne retournera pas à Castelnaudary, ni Alain de Roucy à Montréal, tant que Beaucaire ne sera pas tombée (17).

Alain de Roucy figure encore en tête des lignes croisées lançant le dernier assaut infructueux sur Beaucaire (18).Le siège est levé le 24 août 1216 (19).

Lors du retour sur Toulouse, Guy de Lévis, Alain de Roucy et quelques autres engagent Simon de Montfort à la modération, car ils pensent que dans le cas contraire, la ville se révoltera (20).Simon décide malgré tout de piller la ville pour se venger de l’hommage qui lui avait été rendu et qui a été bafoué.Guy de Lévis l’engage encore à la prudence.Alain de Roucy est du même avis (21).Puis, le Comte Raymond entre dans Toulouse révoltée (22).Une bataille s’ensuit, et les chevaliers Français sont vaincus.Alain de Roucy les invective alors, leur reprochant de s’être fait vaincre par le peuple, au détriment de l’honneur Français (23).Avec d’autres chefs de la croisade (dont Guy de Lévis et Foucaud de Berzy), il élabore un plan d’attaque (24).Durant le siège, d’autres accrochages verbaux ont encore lieu entre Simon de Montfort et Alain de Roucy (25).

Lors d’un nouvel assaut sur la ville, Guy de Lévis voulant se jeter dans la bataille quitte à y mourir pour l’honneur, Alain de Roucy lui dit en se moquant de passer le premier avec ses troupes, et que, si Simon de Montfort est le second, il sera le troisième.Montfort accepte la proposition de Lévis et ils se lancent tous dans la bataille sans résultat notable (26).

Lors de la Pentecôte (03 Juin 1218), les Croisés, dont Alain de Roucy, tiennent conseil.Le Comte de Soissons arrive dans le camp des croisés, puis Raymond VII de Toulouse dans celui des assiégés.Après un assaut manqué, les Croisés délibèrent encore sur la conduite à tenir (27).

Après la mort de Simon de Montfort (25 juin 1218), les croisés , ayant élu Amaury de Montfort son fils a leur tête, lancent un nouvel assaut qui se solde par un échec.Alain de Roucy lui conseille alors de lever le siège de Toulouse (28).

On retrouve Alain de Roucy dans le camp Croisé lors de la bataille de Baziège (29).C’est là l’une de ses dernières apparitions dans la Chanson de la Croisade.

Alain de Roucy avait obtenu de la maison de Montfort au printemps 1210, le commandement du château de Montréal, qu’il tenait encore lorsque l’offensive du Comte de Toulouse l’y rejoignit.cette place avait d’abord été donnée, à l’automne 1209, à un clerc français (30).

Les conditions de la reddition de Montréal, peu flatteuses pour la maison de Roucy, sont relatées dans le compte-rendu de deux enquêtes qui nous ont été conservés, et dont voici l’essentiel (31).

La première est l’enquête diligentée par Pierre d’Auteuil, Sénéchal de Carcassonne.ce document, non daté, est donné pour l’année 1258, soit plus de 30 ans après les faits.

" C’est durant le temps que cette terre était tenue par le Comte de Montfort qu’Alain de Roucy rendit le château de Montréal aux ennemis de la foi...Amaury, Comte de Montfort (32) tenait Carcassonne et le seigneur Alain de Roucy tenait le château de Montréal pour lui...Raymond, autrefois Comte de Toulouse et le Comte de Foix, alors ennemis dudit Comte de Montfort, et les ennemis de la foi et de l’église, avec d’autres chevaliers faidits et excommuniés, assiégèrent ledit seigneur Alain dans le donjon dudit château de Montréal et prirent la ville de Montréal dont les murs étaient détruits et assiégèrent ledit seigneur Alain qui se défendit vaillamment dans le donjon du château où il avait une forte et bonne garnison de chevaliers et autres hommes d’armes, des vivres et des munitions.Le second jour du siège, ledit seigneur Alain fut gravement blessé à la tête par un carreau d’arbalète.Mais peu de temps avant, son fils Alain était parti à Carcassonne demander du secours au Comte de Montfort.Et lorsque le Comte l’eut entendu, il partit incontinent le jour même avec ses chevaliers pour aller secourir ledit Alain; et comme il était sur la rivière de Carcassonne avec sa cavalerie, la rumeur lui apprit que ledit Alain avait rendu le château audit Comte de Toulouse et aux autres ennemis de la foi.Et ayant appris cela, le Comte de Montfort revint en arrière avec ses chevaliers.la reddition de ce château s’effectua réellement de la façon suivante: le jour même où ledit seigneur Alain fut blessé, il envoya le chevalier Arnaud de Villemur (33) vers le Comte de Toulouse afin de négocier les conditions de sa reddition, demandant à pouvoir sortir, accompagné de ses chevaliers et de tous les autres qui étaient avec lui dans ledit château, avec toutes les choses qu’ils pourraient emporter et à être escortés en sécurité jusqu’à Carcassonne, ce qui fut fait.Et après ces tractations, tout le peuple vit ledit seigneur Alain sortir du château; et comme le Comte de Toulouse était assis sur une grosse pierre à la barbacane, il alla vers lui et s’assit à ses pieds, ne voulant pas par respect s’asseoir à ses côtés.Et tous les gens purent voir ledit Alain sortir dudit château avec armes et bagages et toutes les choses qu’ils purent emmener, et les gens du Comte de Toulouse reçurent ledit château.Et alors le Comte de Toulouse fit guider le seigneur Alain et ses gens avec tous leurs bagages, par le chevalier Pierre du Puy (34) jusqu’à Carcassonne.Et le peuple ne put entendre ce qui fut traité entre le seigneur Alain et le Comte de Toulouse.Et tout ce qui est dit ci-dessus dura deux jours.En outre , les témoins ajoutèrent que bien que ledit seigneur Alain ait été blessé durant l’assaut, que le donjon du château était très sûr, défendu par de hautes murailles, des barbacanes, des fossés profonds et occupé par une garnison de 150 hommes puissamment armés et avec du ravitaillement pour six mois et plus; et que ledit Comte de Toulouse et les autres ennemis de la foi qui étaient avec lui craignaient tellement l’arrivée des renforts envoyés par le Comte de Montfort, qu’ils restaient nuit et jour équipés, avec leurs chevaux sellés et prêts à partir pour le cas où ils entendraient parler de l’arrivée prochaine du Comte de Montfort ".Parmi les vingt-quatre témoins de Montréal figurent notamment les nommés Loup de Foix, P. de Grave et B. de l’Eglise.

L’autre enquête, donnée pour le 30 Novembre 1258 et datée " aux alentours de la fête de Saint André, apôtre " donne une version sensiblement différente de l’affaire (35).

L’un des témoins, un prêtre nommé Guillaume, déclara sous serment " que les bourgeois de Montréal livrèrent la ville au Comte de Toulouse et au Vicomte de Béziers et les reçurent dans ladite ville; et qu’ensuite, ceux-ci encerclèrent le château et l’assaillirent; et que dans l’assaut fut blessé le seigneur Alain le vieux, à la tête, d’un carreau d’arbalète; qu’ensuite, il fut conduit dans sa chambre.et le dit seigneur Alain, fils de celui-ci, rendit alors le château auxdits Comte de Toulouse et Vicomte de Béziers; et ledit Alain, père, vint vers le Comte Amaury, vers Carcassonne, et s’excusa, disant que ce n’était pas lui qui avait rendu le château, mais son fils Alain...Le dit Guillaume ajouta qu’après la reddition du château, ledit Alain fils se commit avec lesdits Comte et Vicomte, et se fit conduire hors du pays, car il n’osa pas se présenter au Comte Amaury de Montfort...Il ajouta que ledit Alain père et plusieurs autres qui étaient avec lui, pouvaient attester de son innocence.Il ajouta aussi que le Comte de Montfort était prêt à se porter au secours du château ".

Le chevalier Hugues de Corgent jura également tout ce qu’avait dit messire Guillaume, hormis qu’il n’entendit pas les excuses dudit Alain père quand il vint à Carcassonne et qu’il ne savait pas ce que devint ledit Alain fils.Il ajouta qu’il entendit à plusieurs reprises dire que ce ne fut pas Alain père qui rendit le château, mais Alain fils.

Le chevalier Pierre de Charmeya , outre ce-dessus, ajouta qu’il était présent à Carcassonne auprès du Comte de Montfort, quand ledit Alain père s’excusa en ces termes : " Sachez, Seigneur, que ce n’est pas moi qui ait rendu mon château "..., mais il dit que ce fut son fils.

Gilles Barbier, qui était Chambellan dudit Comte Amaury jura la même chose, hormis qu’il n’entendit pas les excuses dudit Alain père, mais il le vit en personne aux alentours de Carcassonne, venant à la rencontre du Comte Amaury, et qu’il était connu de tous, y compris de la rumeur publique, qu’il venait s’excuser du fait que ce n’était pas lui qui avait rendu le château, mais son fils Alain qui s’était fait conduire vers lesdits Comte et Vicomte (de Toulouse et de Béziers), et de là, à l’extérieur du pays.

Plusieurs autres personnes apportèrent des témoignages similaires.

Il ressort de ces deux enquêtes que le rôle de la famille de Roucy ne fut pas très clair dans cette affaire, et que l’un des deux, au moins, pourrait être accusé de faiblesse, voire de trahison.Il est vrai qu’Amaury de Montfort venait alors de subir lui-même le cuisant revers de Castelnaudary, et que la position des croisés leur paraissait précaire , bien que la position des faidits ne soit pas, elle non plus, assurée.

Alain de ROUCY père dut mourir peu de temps après le siège de MONTREAL

Nous ne savons pas si son fils Alain revint dans le pays après ce combat, ou si Olivier de TERMES, le fils de Raymond, était déjà revenu prendre possession de ses terres; en effet, les sources documentaires présentent une lacune pour les années qui nous intéressent (entre 1221 et 1228).

 

 

 

------------------------------------------------------------------- 1 - Mahul, Cartulaire..., tome III, page 451, citant Favin, " Théâtre d’honneur ", pages 1020 et 1434.

2 - Mahul, Cartulaire, tome III, page 451.

3 - Michel Roquebert, L’Epopée Cathare, tome 2, page 175, qui indique que Roucy est cité dans les sources les plus fiables, sans toutefois les donner.

4 - Michel Roquebert, l’Epopée Cathare, tome 2, page 435.

5 - Michel Roquebert, l’Epopée Cathare, tome 2, pages 275,357, 358 et 454, indiquant que les transcriptions de ce texte ont été données par A.Molinier, Catalogue des actes de Simon de Montfort, N° 83, et par Koudelka, Monumenta diplomatica S. Dominici, N° 60.Nous n’avons pu vérifier ces sources, ni retrouver l’acte original dans le fonds de l’Abbaye de Prouille aux Archives de l’Aude.

6 - Mahul, Cartulaire..., tome II, page 264.La transaction de 1215 figure aux Archives de l’Aude dans le fonds de l’Abbaye de Lagrasse, dans la liasse H 159.

7 - Mahul, Cartulaire..., tome II, page 264.

8 - Michel Roquebert, L’Epopée Cathare, tome 2, pages 340 à 344 pour une analyse de ces différents procès.

9 - Chanson de la Croisade Albigeoise, traduction nouvelle par Henri Gougaud, éditions Berg International, qui contient en regard du texte une édition en fac-similé du manuscrit de la croisade conservé à la Bibliothèque Nationale, Fonds Français, N° 25425.

10 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 2347 et circa.

11 - Chanson de la Croisade Albigeoise , vers 4036.Henri Gougaud précise en marge, sans donner de référence, qu’Alain de Roucy est arrivé (ou revenu?) avec un contingent croisé en septembre 1211.

12 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 4116.Henri Gougaud fait alors (pour l’arrivée de Roucy?) une référence au vers 840, mais Alain de Roucy n’y est pas nommément désigné.

13 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 4160 à 4180.

14 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 4270 : " ... lo coms, en Alaus, en Folcaut an sufrit... "..

15 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 4550.

16 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 4595.

17 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 4817.

18 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 4847 et suivants.

19 - Henri Gougaud, Chanson de la Croisade Albigeoise, page 251.

20 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 5025-5026.

21 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 5388 à 5391, puis vers 5591.

22 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 5887 à 5889.

23 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 6032 à 6038.

24 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 6057.

25 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 6275 à 6286, vers6476 à 6499 et vers 6586 à 6614.

26 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 6964 à 6970 et vers 7000 et suivants.

27 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 8025.

28 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 8644 à 8654.

29 - Chanson de la Croisade Albigeoise, vers 9002.

30 - Michel Roquebert, L’Epopée Cathare, tome 1, pages 306 et 346.

31 - Mahul, Cartulaire..., tome III, pages 249 et 250, citant Doat, volume 153, folio 118, Ordonnances et hommages de Languedoc.

32 - Il s’agit du fils de Simon de Montfort, ce dernier ayant été tué en 1218 lors du siège de Toulouse.

33 - Sur celui-ci, voir Michel Roquebert, l’Epopée cathare, tome 2, pages 351 et 352.

34 - Appelé P. de Podio dans l’acte.

35 - Mahul cite comme source l’Histoire Générale de Languedoc, tome III, preuve CCCXXX, colonne 536.

 


 

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