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ARRIVÉE À NEW DELHI

Le marché à New Delhi

Après avoir voyagé toute la nuit, nous arrivons à NEW DELHI et prenons un taxi pour nous rendre dans une famille indienne.






NEW DELHI / RISHIKESH

Rishikesh

Départ pour Rishikesh , huit heures de bus dans la chaleur, près de 43 degrés et la poussière, nous nous arrêtons pour manger dans un endroit où les mouches viennent se coller aux tables et à notre peau. Je ne me sens pas très bien, je suis déjà fatiguée mais l'ambiance dans le bus est agréable, nous donnons des échantillons de parfum aux femmes qui nous offrent en échange des bonbons...suite de rishikesh





L'ASHRAM A GANGOTRI - 3300 M

La fête du Gange

C'est la première journée dans l'ashram , les chambres n'ont pas d'électricité ni de chauffage, les toilettes sont en bordure des bois à l'extérieur, les repas sont végétariens, nous avons souvent du dal, ce sont des lentilles avec une sauce jaune, du riz et des chapatis, ce sont des galettes ou sorte de crêpes. Beaucoup vont s'approvisionner en dehors de l'ashram. Le programme de yoga n'est pas chargé, c'est même assez cool nous arrivons le jour de fête du Gange.





LA VIE DANS L'ASHRAM

La chambre dans l'ashramA six heures du matin c'est la méditation à jeun, enfin...nous essayons de méditer une heure sans bouger en position du lotus, Dominique enveloppé dans son duvet s'est endormi et se met à ronfler, je n'ai qu'une envie, c'est de me lever et d'aller faire un tour, les paupières mis closes, je surveille du coin de l'oeil le réveil, "encore quarante minutes", c'est l'apprentissage de la patience.
Il fait froid, huit degrés environ, le soleil s'est caché.
Je pars seule me balader, je m'assieds un moment au bord du Gange et j'aperçois un feu au loin, sans vraiment réaliser qu'il s'agit d'une crémation.




TROISIEME JOURNEE DANS L'ASHRAM

La salle de bain avec le chaudron au premier planTrois jours sont nécessaires pour s'adapter à l'altitude, je vais à la méditation à six heures du matin pendant une heure, notre swami "Jotty" me fait remarquer que je gigote moins que la veille, il est très amusé lorsque huit occidentaux déplient en même temps leurs jambes engourdies, se frottent le dessous des pieds et essayent de se mettre debout. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, une sorte de bouillie, et c'est tout, puis cours de yoga pendant deux heures.
Le reste du temps nous le passons à faire la lessive, écrire, se promener, lire.
Le Soleil brille, il fera beau toute la journée, environ 30 degrés.



ASCENSION JUSQU'A GAUMUK (4000 M)-18 KM DANS LES SENTIERS

Les sentiers à près de 4000 mètres

C'est le départ pour GAUMUK, il est quatre heures du matin, la journée va être rude, dix-huit kilomètres en ascension. Chacun va à son rythme. Malgré la fatigue je me sens portée par le paysage, je regarde le Gange au fond du ravin pour ne plus y penser.
J'emboîte le pas d'un sherpa simplement chaussé de tongs avec une table sur ses reins, je le suis un bon moment pour m'abriter du vent.
La fatigue est de plus en plus présente, les uns sont devant les autres derrière, je ne sais pas combien de kilomètres il reste à parcourir.....suite du récit avec le sherpa




ASCENSION DE 4000 A 4600 M - TAPOVAN - ALLER RETOUR DANS LA JOURNEE

Je me lève, je ne suis pas sûre de pouvoir aller jusqu'à Tapovan, j'ai mal dos, La source du Gange à 4000 mètres je me sens loin du reste du monde et je sais que s'il m'arrive le moindre problème, personne ne pourra rien, avant de partir en Inde, j'en avais accepté les conditions et je savais que le risque existerait.
Je décide de m'en remettre à "shiva" et de monter à TAPOVAN accompagné de notre sherpa qui s'appelle (phonétiquement Champou). A partir de 4000 mètres il faut grimper en escalade, il n'y a plus de sentiers, ni de mulets....suite du récit




LA VEILLéE A 4000 M A GAUMUK

Le soir arrive, nous sommes tousLa veillée avec les sherpas les huit rassemblés pour le dîner. Le repas est pris sur les tables où dorment les sherpas.
Il fait froid, la nuit est tombée, je vais chercher une bouteille d'eau au bar, j'aperçois notre sherpa assis dehors, le dos contre le mur en tailleur, enveloppé d'une couverture. Il n'est pas rare que les sherpas passent la nuit à l'extérieur par des températures qui avoisinent les zéros degrés, quelquefois en dessous. Je lui donne quelques roupies pour le remercier de nous avoir accompagnés, il me sourit, son visage est buriné par les intempéries, à cet instant je ne peux pas m'empêcher de penser à la vie de ces gens là et à la nôtre.



RETOUR DE GAUMUK A GANGOTRI

Chacun retourne à Gangotri, je suis malade, je vomis toute la misère de ce pays et celle qui est en moi. Un japonais s'arrête à quelques mètres de moi, il se concentre pour me soulager à distance, Gangotri je lui réponds que je vais mieux pour qu'il parte, mais je suis toujours aussi malade. Il paraît qu'il méditait dehors à cinq heures du matin par zéro degré en position du lotus. J'arrive enfin à l'ashram, fatiguée je laisse tomber mon sac à dos en vrac, notre sherpa qui m'a devancée le ramasse et le pose délicatement contre le mur en me faisant remarquer qu'il y a mon appareil photo.
Je n'ai qu'une envie, c'est de me laver, je me dirige vers le robinet d'eau, le Manager qui m'a vue vient me signaler qu'il n'y a plus d'eau dans l'ashram. Je trouve un filet d'eau au robinet dans les toilettes ce qui fait mon affaire.


DERNIERE JOURNEE DANS L'ASHRAM

Le repas dans l'ashramJe suis cassée, il fait froid, notre sherpa veut nous servir notre dernier repas parce qu'il sait que nous allons bientôt partir, il le fait avec respect, c'est assez rare d'être servie de cette façon. En Inde chacun fait son travail avec respect et présence pour revenir dans une autre vie meilleure.





RETROUR VERS RISHIKEH

Six heures du matin, nous partons pour Rishikesh, quatorze heures dans un bus crasseux où nous ne voyons pas à travers les vitres, tout d'abord dans le froid de l'Himalaya et ensuite la chaleur. Rishikesh-Les bords du GangeC'est le moment des adieux et des larmes, à l'ashram, à notre sherpa.



RISHIKESH-HARIDWAR

Nous prenons un rickshaw pour nous rendre à Haridwar , ville de pèlerinage, le spectacle est insoutenable, de nombreux mendiants et lépreux, je ne peux pas m'empêcher de regarder le ciel, des lépreux arrivent vers moi, je recule par crainte...
Nous arrivons à l'entrée d'un temple, on nous demande de nous déchausser pieds nus, l'émotion est tellement forte qu'il m'est impossible de prendre des photos....suite du récit à Haridwar

RISHIKESH - NEW DELHI - VOYAGE EN TRAIN

Nous quittons Rishikeh pour prendre le train. Nous voyageons de nuit, couchés sur nos sacs à dos pour que personne ne nous les vole, les bras dans les sangles, allongés sur les couchettes.
Un couple d'indiens est face à nous, ils partagent la couchette, la femme n'a presque pas de place, le mari prend ce qu'il lui faut, elle prend ce qui reste.
Je me réveille au petit matin vers six heures, l'Inde s'éveille, nous traversons la campagne, des gens se lèvent, dorment sur les toits à ciel ouvert.
Arrivés à quelques kilomètres de New Delhi, nous traversons les bidons villes, nous faisons un bond dans la préhistoire. Un spectacle d'horreur et de désolation, des ordures partout, les femmes lavent le linge dans le Gange boueux, aucune hygiène, les enfants jouent dans l'eau et sur les détritus, ils vivent les uns sur les autres.


LA FIN DU VOYAGE

Le jour du départLa dernière journée est consacrée aux achats divers, vers vingt et une heures nous quittons la chaleur moite pour pénétrer dans l'aéroport climatisé de New Delhi....


Un voyage extraordinaire où nous avons voyagé tous ensemble, personne n'a vu ni vécu la même chose, personne n'a fait le même voyage.

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Dernière mise à jour : Décembre 2002
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